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Vis ma vie d’organiste page 10

Le retour de l’insecte fou

 

Renouant avec la tradition – bien obligée – des concerts YouTube, voici, pimpant et pomponné, que point à l’horizon un nouveau rendez-vous avec la musique d’orgue et le festival Komm, Bach!. Dans un fringant programme fagoté avec soin, ce film, initialement annoncé le 10 avril, viendra faire pétiller vos écrans grâce à des pièces variées, une réalisation soignée et de belles lumières à savourer avec papilles et pupilles.

 

 

Esther Assuied, interprète, transcriptrice et vidéaste, déversera, entre tubes et tuyaux, ses foucades et son onirisme entre doulce sensibilité et fureur tellurique. Comme ce concert est un concert pour orgue seul mais que, dans ce festival, ben, on fait pour partie ce que l’on veut, il accueillera aussi, pour un golden hit, Emmanuel Acurero, la pépite du violoncelle vénézuélien. C’était pas prévu, mais le virtuose a vu de la lumière et il est entré, alors bon.

 

 

Rendez-vous sur la chaîne du festival dès samedi 22 mai, à 20 h, pour la Première. Le concert est gratuit, mais vous pouvez soutenir le festival (donc ses artistes) en envoyant force sesterces ici.

 

Bien accompagné 21

Photo : Bertrand Ferrier

 

Il semblerait que les inspecteurs Sleepy & Partners ne seraient jamais passés par l’orgue de Saint-André de l’Europe. Pour l’occasion, ils ont donc mandaté un stagiaire chargé de jauger la granularité sonore de l’instrument. Singulièrement, après avoir jaugé « les vibrations du moment », le spécialiste a considéré avec intérêt la proposition de visiter l’intérieur de l’orgue, puis décrété avec affabilité que, dans un premier temps, il allait s’en tenir à sa mégatechnique préférée. Entendez : lire dans la carotte comme d’autres lisent dans les boules. De cristal, bien sûr.
Il en est ressorti ceci : « De façon volontariste, il faut continuer à donner sens à un projet précis et généreux, où la proposition de détail, phasée, progressiste et inclusive comme il se doit, s’intègre à une globalisation harmonisée. Relâcher les efforts à court ou moyen terme serait contre-productif tant l’ironie historiciste nous incite à une modestie de l’être-là dont aucune dépréciation momentanéiste ne saurait évacuer la pertinence interrogative. Une seconde visite s’impose a minima avant de pouvoir envisager une jaugeation de la granularité sonore. Mais il ne faut pas exclure que, comme beaucoup d’experts patrimoniaux, je me foute carrément de la gueule du monde. »
Dont acte.
Le cas échéant, nous essayerons d’éviter la présence trop volubile de l’expert lors de la venue imminente de Daniel Roth, prévue pour l’enregistrement d’un concert YouTube destiné à conclure en joies et beautés le festival Komm, Bach!. Sécurité, sécurité.


Retrouver Sleepy & Partners…

  1. … aux grandes orgues de la collégiale de Montmorency.
  2. … à l’église Saint-Marcel.
  3. … à l’église Sainte-Marie-Madeleine de Domont.
  4. … à l’église Saint-Martin de Groslay.
  5. … à l’église Saint-Louis de Vincennes [l’épisode le plus polémique du monde].
  6. … à l’église Saint-Joseph d’Enghien-les-Bains.
  7. … sur l’orgue provisoire loué par Notre-Dame de Vincennes.
  8. … aux grandes orgues de la cathédrale de Gap.
  9. … aux grandes orgues de Sainte-Julienne de Namur puis de la cathédrale de Namur.
  10. … à l’église Notre-Dame de Beauchamp.
  11. … sur l’harmonium du temple protestant du Saint-Esprit.
  12. … à l’église de Taverny et à l’église de Bessancourt.
  13. … à l’église du Raincy.
  14. … à l’église de Notre-Dame du Rosaire.
  15. … aux grandes orgues de l’église Sainte-Marie des Batignolles.
  16. … aux grandes orgues de la chapelle du Val-de-Grâce.
  17. … aux grandes orgues de la basilique d’Argenteuil.
  18. … sur l’orgue Cattin de Notre-Dame de Vincennes.
  19. … sur l’orgue Mutin-Cavaillé-Coll de Saint-Georges de la Villette.
  20. … sur l’orgue Merklin de Saint-Dominique, une fois ou deux.

Saxo piccolo et compagnie

Pierre-Marie Bonafos, le 6 mai 2021, en l’église Saint-André de l’Europe (Paris 8). Photo : Bertrand Ferrier.

 

Armé de son saxophone sopranino, Pierre-Marie Bonafos est venu souffler deux inédits en vue du cyberconcert Komm, Bach! du 21 juin. Il lance ainsi,

  • avec chaleur et dans le froid,
  • avec légèreté et profondeur,
  • avec brio et intériorité,

la série des captations programmées en l’église Saint-André de l’Europe pour la clôture événement du festival.

 

 

Bientôt, nous exulterons en jubilant

Jennifer Young et Vincent Crosnier en l’église Saint-André de l’Europe, le 30 avril 2021. Photo : JY / Festival Komm, Bach!.

 

Un concert de 24 h en préparation. Déjà des fumerolles montent. Hâte que tout soit accompli !

 

 

Un caprice, et c’est pas fini !

Hervé Désarbre à Saint-André de l’Europe, le 19 septembre 2020. Photo : festival Komm, Bach!.

 

Non, c’est pas fini de prendre l’orgue au sérieux sans pour autant se priver de petits plaisirs volés aux pianistes et adaptés à la mode organistique – après tout, les pianistes nous le rendent bien… En tout cas, c’est pas fini avec Hervé Désarbre, sérieux organiste porté sur le dénichage de pièces inattendues et leur interprétation acidulée lors de concerts conçus de main de maître. Nouvelle démonstration avec cet extrait pimpant du concert qui inaugurait l’étrange cinquième saison du festival Komm, Bach!.

 

 

Faites la fête des faîtes

 

Oh, ce n’est pas une défaite, c’est plutôt une fête : l’association paroissiale « pour le rayonnement culturel de l’orgue » qui finance la graphiste et le concert exceptionnel (annulé cette année suite à la démission du pianiste) indispensables au festival, envisage d’annuler les prochaines éditions du festival Komm, Bach!, va savoir pour financer qui ou quoi. Du coup, qu’elle mette ou non sa menace à exécution, comme on ne peut toujours pas « phaser » une reprise des concerts, ainsi que dirait cette ordure de Pharaon Ier de la Pensée complexe, j’ai décidé de programmer

  • une concaténation musicale,
  • une friction de sensibilités,
  • un précipité de talents,

jusqu’à former un feu d’artifice des possibles autour de l’orgue (et pas que : sax, hautbois, cuivres, cordes, percussions, machines électroniques, voix et chœurs seront de la partie) et de la musique de Bach (et pas que : un large spectre de la musique savante sera convoqué, improvisation et musique contemporaine incluses), quitter à former le plus long doigt d’honneur à l’absence de concerts passés et à venir.
En effet, le résultat, si la technique nous prête vie, sera un cyberconcert de 24 h, qui commencera le 21 juin à minuit, et s’achèvera 23 h 59 plus tard.
Au programme (en cours de constitution) :

  • un florilège thématisé (un concert par heure) issu du best of trois dernières années du festival,
  • des vidéos jamais diffusées, et
  • des films inédits spécialement enregistrés pour ce concert par les artistes déjà passés par le festival, avec des participations venues de presque toute la France, quand même, mais aussi, notamment, de Belgique, des États-Unis et du Japon.

Le tout devrait former un laps joyeux, roboratif, furieusement artistique et non moins loufoque, rassemblant sinon les sommets du moins quelques faîtes de la musique d’orgue-et-pas-que. Rendez-vous sur la chaîne du festival dès ce 21 juin, minuit !

 

Voulez-vous danser avec moi, ce soir ?

Hervé Désarbre à Saint-André de l’Europe, le 19 septembre 2020. Photo : festival Komm, Bach!.

 

Ce soir, l’orgue danse. Bringuebale. Facétise. Grotesquise. Entre carillon et cirque, Hervé Désarbre propose de mettre le feu à nos dancefloors intérieurs. Alors, voulez-vous danser avec moi, ce soir ?

 

 

Une cavatine pour la route

Hervé Désarbre à Saint-André de l’Europe, le 19 septembre 2020. Photo : festival Komm, Bach!.

 

Voici le tube de Jo Raff, op. 85 n°3 de son petit nom, transcrit pour tuyaux par Aloÿs Claussmann : un peu de mignonnitude dans un monde souvent dégueu, injecté par l’imperturbable clergyman bien français qu’est Hervé Désarbre. Joie.

 

 

L’arrêt public des prêtres en marche

Hervé Désarbre en l’église Saint-André de l’Europe (Paris 8), le 19 septembre 2020. Photo : festival Komm, Bach!.

 

Un peu d’opéra qui charme : c’est par cette astuce que Hervé Désarbre concluait son concert inaugurant la cinquième saison du festival Komm, Bach!. En cette période de pilules amères, il était temps d’offrir aux gourmands ce petit bonbon. Bonne savourade à tous !

 

 

À la vôtre !

Hervé Désarbre le 19 septembre 2020, en l’église Saint-André de l’Europe

 

Lors du lancement de la cinquième saison du festival Komm, Bach!, Hervé Désarbre a débouché deux bouteilles offertes par Hans-Uwe Hielscher. Voici la première.