« Parfois, quand on parle à quelqu’un assez longtemps au téléphone, il finit par oublier qu’on a un gros nez. » (in : Charles M. Schulz, Snoopy & les peanuts, 16 mars 1978, trad. Fanny Soubiran, Dargaud, 2014, p. 190)
« Parfois, quand on parle à quelqu’un assez longtemps au téléphone, il finit par oublier qu’on a un gros nez. » (in : Charles M. Schulz, Snoopy & les peanuts, 16 mars 1978, trad. Fanny Soubiran, Dargaud, 2014, p. 190)
Je ne bois jamais comme un trou. Simplement, souvent, il y a un trou dans mon verre. Nuance.

Qu’est-ce qu’un colloque ? Un endroit où des gens prononcent des phrases qui ont parfois du sens in situ mais qui surprennent hors contexte, au-delà même des astuces visant à parler le plus longtemps possible (au bout de 5’/20 autorisées, on déclare : « Je voudrais commencer ma communication » ; au bout de 20’/20, on annonce : « Je vais terminer par trois exemples » ; au bout d’une demi-heure, on lâche : « Enfin, je voulais ajouter, avant de conclure », etc.). Surgissent de la bouche des communicants et des spectateurs, pendant les exposés comme pendant les « débats », des emballements liés à la fougue de l’oralité, des expressions incontrôlées, des trouvailles étonnantes, des professions de foi peu étayées par le raisonnement, des formulations témoignant de la joie universelle de jargonner un brin, des étrangetés amusantes… Par réflexe, je note ces miscellanées, quelquefois épicées par les embardées des interprètes. Et, cette fois-ci, lors du colloque « Fiction littéraire et cinéma » organisé à Carthage par l’Académie tunisienne des Sciences, des Lettres et des Arts, j’ai notamment graffité ceci.

Oui, sur cette photo volée à ma grande surprise, diffusée par des médias internationaux et longuement commentée dans les foyers, l’on constate que, entre deux séances du colloque international sur « Fiction littéraire et cinéma : constantes et mutations dans le monde contemporain », organisé par l’Académie tunisienne des Sciences, des Lettres et des Arts (Beït al-Hikma), j’ai pu, brièvement, me faufiler jusqu’à Sidi Bou Said et son Café des délices afin d’envisager la suite des débats intellectuels, féconds et ô combien enrichissants (gling), avec une manière de recul sociocritique culturellement mieux informé. Devrais-je me justifier de ce souci de contact, de proximité avec la réalité locale ? On croit rêver !
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