Quand l’interrupteur est allumé, la lumière est éteinte.
Quand la lumière est allumée, l’interrupteur est éteint.
DONC
quand vous éteignez l’orgue,
vérifiez que l’interrupteur est allumé afin que la lumière, elle, soit éteinte (si).
C’est clair, non ?
On est tout simplement, simplement, à la tribune de Saint-André de l’Europe.
Au moment de quitter la tribune, j’assume ma décision : je laisse le pupitre où il est. Si une fantômette veut chanter quand y a personne, elle pourra s’y coller. C’est lourd à transporter, un pupitre, quand on est un pur esprit.
Ce samedi, à 20 h 30, concert orgue et hautbois en l’église Saint-André de l’Europe (Paris 8) pour le quatre-vingt-septième épisode du festival Komm, Bach!.
Super programme, varié, riche et rare en concert. Grands interprètes. Entrée gratuite. Sortie aussi. Possibilité de soutenir les artistes et le festival. Disques en vente à la sortie. Extrait de répétition disponible ci-dessous.
… et le programme est même entièrement dispo. C’est foufou.
Masque hélas obligatoire. Gel DeLuxe LVMH offert par le ministère de la Culture fourni car lavage des mains aussi obligatoire.
Hâte d’y croiser les gourmands de grande musique pour tous. RDV 24 bis, rue de Saint-Pétersbourg | Paris 8. Métros : Place de Clichy (2 et 13), Europe (3), proximité Saint-Lazare.
Tube de la musique classique, somptueusement interprété par Emmanuelle Isenmann assistée de son fidèle destrier, le PLDV (petit lutin discrètement virtuose) Jorris Sauquet, voici la « Danse macabre » qui concluait l’antépénultième concert organisé par Komm, Bach! durant le Grand Confinement sous le titre « Racontez-moi une autre histoire (au moins) ».
C’était le moto de la chanteuse Arielle (pas Dombasle) lors de sa dernière tournée connue : soyons délicats.
Ce qui, investi par des gens de goût et surtout pas de simple bon goût, n’a rien de mou ou de conventionnel. En témoigne cette sonate de Scarlatti dont l’impressionnante Jasmina Kulaglich rend rondeurs et contrastes, pleins et déliés, effacements et provocations. Un plaisir fruité et savoureux – pas toujours pléonastique nowadays.
Retrouver le concert en intégralité :https://youtu.be/GUAY5APlCn4. Site de Jasmina : http://www.jasminakulaglich.com/.
Trois mouvements. Vif – lent – vif. Le tout porté par la sonorité chaude et polymorphe de Brett Douglas Deubner, altiste passionné de créations consonantes ou désarçonnant les habitudes auditives des mozartophiles. Ceci est une création offerte au festival Komm, Bach! pendant le Grand Confinement. Pas une sonate. Des miniatures, nuance. Bonne (re)découverte.
Pour le festival d’orgue-et-pas-que, Jean Dubois – l’un des plus formidables chanteurs peu connus que la France dissimule plus qu’elle ne l’abrite – est venu raconter d’autres histoires pendant le Grand Confinement. Parmi ces autres stories, celle de son enfance qui n’est pas la sienne. Acoustique mais avec le grand Jacques – façon Jean, alléluia !
Enfin ! À quelques jours de l’inauguration de la saison, le 19 septembre, voici dévoilé le programme de la trrrrès attendue (au moins) cinquième saison de Komm, Bach!, qui proposera, parmi les pépites de l’année :
des récitals d’orgue solo, ainsi que des concerts
orgue et hautbois,
orgue et trompe de chasse,
orgue et soprano,
orgue et piano,
orgue et chœur,
orgue et cuivres, et même
un concert pochette surprise, qui sera le secret le mieux gardé de la saison.
Affiche du quatre-vingt-septième concert du festival Komm, Bach!, qui inaugure la cinquième saison.
Cette nouvelle édition du festival assumera deux orientations :
une envie d’Europe, malgré le report d’un projet russe pour cause de coronavirus, avec un épisode nomade assumé par Frédérique Gros, un triple épisode italien (face à la fougue italienne, impossible de faire les choses simplement), un épisode anglais d’antan, le florilège annuel concocté par le Namurois Fix Grandjean, et un épisode espagnol ; et
un souci de diversité puisque la programmation mettra à l’honneur Johann Sebastian Bach, forcément, et un de ses collègues un peu moins connus, Jean-Christophe Rosaz.
En effet, depuis plusieurs saisons, le festival formalise son goût pour la musique contemporaine en explorant une voie privilégiée chaque année.
Lors de la troisième saison, les artistes ont joué une demi-douzaine de pièces du passionnant Robert Maximilian Helmschrott (né en 1938).
En quatrième saison, la Pastorius toccata de Yannick Daguerre (1971-2011), éditée par Komm, Bach!, a résonné à une dizaine de reprises.
Cette fois, après un Allemand et un Français (un Basque, protesteront les localistes), c’est le tour de Jean-Christophe Rosaz.
JCR est un métis à sa manière : Franco-Suisse, il a des attaches en Italie et en Argentine. Il a glané ses diplômes d’assembleur de notes au CNSM de Lyon (composition) et à l’École normale de musique de Paris (musique de film). Par son travail, il aspire à « puiser aux sources d’inspiration de la nature » tel que le chant des oiseaux, des baleines et des étoiles. Son projet dialoguera avec ceux de Bach, donc, ainsi qu’avec ceux d’Alain, de Beaufils de Guérigny, Beethoven, Brahms, Bret, Blow, Cholley, Chopin, Debussy, Dupré, Enesco, Fisher, Franck, Guilmant, Homilius, Kerckhoven, Kerll, Krebs, Lefébure-Wély, Liszt, Locke, Marchand, Mendelssohn, Mozart, Purcell, Rossini, Tchaïkovski, Verdi, Vierne et Wagner (entre autres).
Le site de Jean-Christophe Rosaz : http://www.jeanchristopherosaz.eu.
La Pastorius toccata : https://www.bertrandferrier.fr/produit/pastorius-toccata-de-yannick-daguerre-partition-en-pdf-10-p/.
La page FB du festival : https://www.facebook.com/kommbach/.
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