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Comme à la maison

Jann Halexander. Photo : Rozenn Douerin.

Racontons pas la messe, on l’entend assez souvent (en tout cas, je l’entends assez souvent), surtout sans le pape.

  • J’adore chanter.
  • J’adore gérer le plan de feux avec le régisseur.
  • J’adore le face-à-face avec le micro.
  • J’adore le danger de merder.
  • J’adore le projet d’after.

J’adore tout ça. Mais quel kif aussi d’accompagner, et quel kif en sus d’accompagner des artistes sur le long terme ! Par exemple mais pas par hasard, accompagner Jann Halexander, c’est cool.

  • Parce qu’on peut proposer des trucs et des machins pour habiller ses chansons.
  • Parce que le mec ne méprise pas ceux qui back-upent sa voix de crooner maléfique.
  • Parce que le zozo mordille sur des répertoires inattendus
    • (les inconnus de Mylène Farmer,
    • les tubes hispanisants,
    • même Mireille Mathieu…).
  • Et parce qu’il s’entoure d’autres accompagnateurs qui, loin d’être des concurrents, sont des porte-voix complémentaires avec lesquels s’accorder musicalement est un autre kif.

Monde de Bisounours ? Ben non. Juste respiration dans une lutte pour

  • la survie,
  • la musique et
  • le partage.

Donc,

  • quand JMTV + et ses 125 000 abonnés réclament Jann Halexander pour un set privé,
  • quand celui-ci te demande de l’accompagner,
  • quand tu apprends que Claudio Zaretti sera de la partie,

brusquement, ça va bien. J’espère que, pendant 25′, pour les visionneurs aussi.

 

Tout cela passera, mais

Avec Jann Halexander et Claudio Zaretti, le 7 mai 2026 à Villeneuve-la-Garenne. Photo : Jacky Moffo pour JMTV+.

Jouer, disent-ils.

  • Dans un parking clandestin pendant le confinement.
  • Dans un théâtre à l’italienne pour fêter vingt ans de carrière.
  • Dans des salles des fêtes où se love un quart de queue méprisé par la municipalité.
  • Avec une flopée de collègues ou juste le guitariste-contrebassiste-feel-good singer Claudio Zaretti.
  • Dans un cinéma des Champs-Élysées, séance tenante.
  • Dans une brasserie pseudo chic parce que.
  • Sur une péniche où y a personne mais y aurait du.
  • Dans un jardin privé avec quatre-vingt spectateurs qui ne connaissent rien à la chanson et où le clavier est posé sur une table à repasser.
  • Au fond d’une cave du deuxième arrondissement parisien.
  • Dans un théâtre en vue du off d’Avignon, pour une chanson de fin de résidence.
  • Dans un studio aux fonds verts et, au fond, vert.

Jouer où tu peux, disent-ils, mais jouer. Disent-ils. Ils n’ont pas tort. Car, à la finale, tout cela passera, et nous aurons joué pour accompagner Jann Halexander. Lequel fête son anniversaire ce jour. Alors youpi.