La joie de Noël pour tous, archicathos, chrétiens d’occasion, mécréants ordinaires et haters laïcards : c’est le projet du désormais traditionnel concert de la veille don’ Noé. En plein 24 décembre, ça va festoyer des esgourdes, des yeux, du cœur et du bidon en trois temps :
visite de l’orgue commentée pour ceux qui peuvent crapahuter deux étages et demi (nombre de visiteurs limités, pas d’accès PMR) ;
concert avec chants anciens de Noël, musique savante et improvisations ;
chocolat chaud pour les survivors.
Avec, au casting,
des chanteuses lyriques,
un musicien multicarte et
un chanteur « de cabaret » qui vient explorer le répertoire jadis valorisé par Jacques Douai, en invitant les volontaires à le partager de vive et joyeuse voix.
Noël, nous voilà ! Pour les curieux, le programme est dispo en cliquant, attention, c’est très technique, sur Concert de Noël – programme.
Le mois de décembre est lancé. Avec lui se profile le trio visite de l’orgue – concert pour tous – chocolat chaud programmé pour « la veille don’ Noé ». Pour ne pas languir en chemin, chanterons quelques sornettes de moult sortes, parmi lesquelles
chants de Noël traditionnels by Jean Dubois en personne,
airs lyriques de circonstance avec la signora Laura Striolo et damoiselle Tanaquil Ollivier,
noëls pour orgue parce que, bon, quand même, ça va bien aller, maintenant, et
symphonie de Noël improvisée en « quatuor à deux » avec Laurent Valero au violon, à l’alto et à la flûte.
Une tradition dans la tradition, gratuite mais bien quand même, pour tous ceux qui veulent kiffer la vibe de Noël au-delà des repas, des emplettes et cependant pas de la famille puisque l’ensemble est dimensionné pour que l’on puisse venir en solo, entre amis et même en famille. À noter que, pour des raisons pratiques et de sécurité, la visite de l’orgue – non accessible aux personnes à mobilité réduite, contrairement au concert – sera réservée aux trente premiers curieux. Vivement la veille don’ Noé, et rendez-vous en l’église Saint-André de l’Europe (24 bis, rue de Saint-Pétersbourg | Paris 8) !
Laure Striolo le 17 septembre 2022 en l’église Saint-André de l’Europe. Photo : Rozenn Douerin.
Gratis promusica, le jour du Seigneur est l’occasion de louer le Seigneur par la bouche de la soprano Laure Striolo, ne serait-ce qu’en souvenir du concert du jubilé tenu tantôt !
20 ans d’orgue à la tribune de Saint-André de l’Europe… Des milliers de célébrations jouées… Des centaines de concerts donnés et organisés… Ça se fête ! Après les rebondissements sans lesquels organiser un concert serait beaucoup moins drôle, voici le programme qui attend les spectateurs prêts à jubiler, ce samedi 17 septembre à 20 h 20.
L’entrée et la sortie du concert sont libres ; les artistes se produisent exceptionnellement gratis pro musica ; néanmoins, des corbeilles permettront aux spectateurs qui le désirent de participer aux frais (graphisme, SACEM, éclairage, programmes, coquetèles). Au plaisir de jubiler ce tout tantôt en la compagnie des curieux !
L’année dernière, on avait associé visite de l’ogre, grande zizique et improvisations, et les nombreux gens étaient contents.
Alors, on récidive.
16 h, visite de l’ogre pour petits et grands (ouverts aux 20 premiers visiteurs.
16 h 30, concert de la veille don’ Noé, avec chants de Noël traditionnels et grande musique (45′).
17 h 30, pour les gourmands, messe de la nuit anticipée pour les familles.
Cherchez pas, on est au moins les seuls dans le monde à oser ça, mais notez que l’on n’en tire aucun orgueil.
Enfin, si peu.
Surtout si vous venez, pensez.
(Cliquez sur les images infra pour découvrir en grand le programme du récital.)
La quatre-vingtième approche. La soixante-dix-neuvième d’abord, mais bientôt quand même. Merci aux artistes, au public, aux artisans, à la paroisse et aux instigateurs. Let’s get going.
Tanaquil Ollivier à Saint-André de l’Europe le 24 décembre 2019. Photo : d’après collection Laure Striolo.
Par chance, il n’y a pas que les instrumentistes, dans la vie : il y a aussi des chanteuses. Des artistes lyriques. C’est ça, des cantatrices. Pour le dernier concert Komm, Bach! de l’année 2019, ce 24 décembre, deux d’entre ces bêtes mystérieuses étaient réquisitionnées. La benjamine de la bande s’appelle Tanaquil Ollivier et, à la base, comme beaucoup de chanteuses, elle avait une vraie vie, un vrai projet professionnel, un truc sérieux et solide : en d’autres termes, elle était clarinettiste. Et puis, une erreur en entraînant une autre, la jeune enfant est tombée dans la drogue du chant.
Désormais, voici la petite pépite, déjà ouïe lors de la saison 3 du festival, sur l’autoroute du succès, chantant les grands airs du répertoire sopranistologique, direction les troisièmes cycles castafioriques les plus huppés de la capitale. On est peu de chose, ma brave dame.
Du coup, au côté de cette étoile montante, on avait convié une diva, une vraie, une qui traque les photomontages où on la voit avec des lunettes, donc une qui a déjà chanté – l’intégrale, forcément l’intégrale de – Traviata tout en pratiquant la musique contemporaine.
Laure Striolo était de retour à Saint-André de l’Europe, où elle s’est produite à de nombreuses reprises. Voix puissante, sens du texte, goût pour les nuances, plaisir de partager avec le public ont irrigué ses interventions, bien qu’elle eût réservé à sa jeune consœur l’honneur de pousser quelques sacrés tubes sacrés, feat. Bach et Mozart. Les deux intouchables ont fini le concert au milieu du public pour partager des chants traditionnels de circonstance avec mélomanes, future cantatrice importée des États-Unis, avocat mystérieux venant chaque année incognito, flûtiste quasi descendu du ciel et bienveillants curieux soucieux de vivre Noël en musique. Pristi, c’était rien chouette – merci aux publics et aux artistes invités !
Prochain concert : 18 janvier 2019, avec le supervirtuose Philippe Brandeis, titulaire de Saint-Louis-des-Invalides, grand manitou du Conservatoire de Paris, hénaurme musicien et zozo néanmoins, accompagné de madame Élise Battais en personne que l’on annonce derrière, à côté et autour de sa flûte traversière.
Prévoyez de l’émotion et du wow, et venez nous rejoindre : écran géant, cadreuse vidéo incluse dans le projet, musiques variées et spectaculaires, et inch’Allalalalah pas mal de sensations fortes. En revanche, même si le concert sera reboostant, même si on peut laisser moult billets de deux cents euros (ou même de cinq, c’est cool) pour remercier les artistes et aider le festival à survivre, on peut aussi entrer et sortir sans bourse délier, sans même se faire foudroyer d’un regard de Zeus. Hyperconnaisseurs ou curieux titillés, si votre jauge d’énergie vous le permet, venez : vous serez les très bienvenus.
Il y a les marchés de Noël. Les brocantes de Noël. Les arnaques de Noël, en somme. Puis ça, au 24 bis, rue de Saint-Pétersbourg | Paris 8. À chacun de choize.
Laure Striolo et Blandine Bernard. Photo : Bertrand Ferrier.
À la base, j’étais venu écouter un concert de musique baroque donné par l’ensemble Sylène. Mais j’ai croisé l’organisateur et, de fil en aiguille, on a un peu discuté le coup. Si bien que ma chronique sera brève : c’était bien rempli et bien tout court.
En plus, c’est mieux comme ça, vu que j’ai pris des photos mais, à tous les coups, la soprano aurait pas aimé celle que j’aurai choisie pour l’article, ç’aurait fait des sketchs à n’en plus finir. Peut-être même certains visiteurs du site, grâces leur soient rendues, se seraient-ils sentis obligés de lire la notule, les pauvres. Non, je crois qu’il est plus raisonnable pour tous que nous brisions là pour aujourd’hui. Tant pis, on se rattrapera demain or something.
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