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Michaël Koné-Saki

Une chanson fraîcheur s’il en est

Photo : Bertrand Ferrier

 

L’arme ultime contre la canicule serait-elle la chanson du génie du froid, griffonnée jadis par Henry Purcell ? Avis aux testeurs audacieux…

 

 

 

La foi improvisée

Presque Michaël Koné-Saki en l’église Saint-Acceul d’Écouen (Val-d’Oise) le 4 juin 2023 Capture d’écran : Bertrand Ferrier.

 

Amen : c’est sûr, j’y crois. Puis le postlude totalement improvisé : c’est sûr, je crois que j’ai un truc à propulser, et je parle pas d’un mortier d’artifice dans la tête du mec avec un uniforme qui se prend pour Sarkozy sur Terre. Un truc pas prévu, ouf. Un truc qui ménage un peu de spontanéité dans ce monde de prévisions prévisibles. Nothing but not nothing.

 

 

 

L’art mortel de la berceuse

 

Au début du projet Soleil noir, il y avait une berceuse qui tue, et ça commençait comme ça. (Brief du concert et de l’air dans le descriptif de l’avis des hauts).

 

 

 

 

Ténèbres éblouissantes

 

  • Tubes et florilèges,
  • Renaissance et classicisme,
  • semi-opéra et extraits d’un lied iconique du grunge américain,
  • précision baroque et liberté de l’improvisation :

c’est, avec fougue, la fugue à laquelle vous êtes invités ce dimanche sur l’orgue fraîchement ravivé de l’église Saint-Acceul d’Écouen. Oh, ce ne sera pas de tout repos ! Pour se réveiller de la sieste ou de la digestion du repas familial, il y aura, entre autres,

  • de la détresse et de la jouissance,
  • des pleurs et des furies,
  • des Enfers et de la banquise,
  • des tourments insondables et l’ombre bienfaisante d’un platane d’Orient.

Au cœur de ces secousses vitales, le soleil noir d’un contreténor tour à tour

  • vénéneux et enchanteur,
  • fulgurant et paisible,
  • divertissant et complice d’assassinat,
  • très, très humain et férocement mystique.

Partager ces fulgurances tonifiantes avec vous serait un plus positif.