Blog

La musique de moi page 17

Vulguerre

« Je suis louche, donc je suis.  » Théâtre du Gouvernail (Paris 19), 29 octobre 2020. Photo : Jacques Bon (http://www.cafcom.net/).

 

C’était le début d’un concert quasi impromptu. Il fallait qu’il fût donné vite et tôt et, malheur, sans after – mais il pouvait être donné, ô miracle surplombant l’incompétence éhontée des politocards en blues blanc.
Alors, avec le théâtre du Gouvernail et le chanteur Jann Halexander, assez frappadingue pour coproduire la représentation on a dit : on y va. On va chanter Michel Bühler.
Soyons poètes : évidemment, on va perdre de l’argent et, à notre échelle, beaucoup d’argent – moins de public, moins de représentations que prévu, alors que les frais fixes, eux, ne risquent pas de diminuer. Mais tellement important de remercier ceux qui viennent – masque au visage, gel sur les mains, distances de rigueur – pour résister, vibrer et chanter.
Certes, Michel B. avait dû repartir en pays vaudois avant que ne se fermassent les frontières, et c’était un peu plus qu’un peu triste de ne pas se goberger de sa présence bienveillante ; mais moult gens étaient là, par curiosité, fidélité à Jann Halexander ou admiration d’un répertoire exceptionnel – celui de Michel B. Donc on y fut.
Voici le premier éclat de ce moment improbable, volé au massacre de la culture et des cultureux par un gouvernement de banquiers, de justiciables, d’incompétents patentés et de wannabe dictateurs. C’est perfectible, c’est brut, mais c’est joliment capté par Jacques Bon, et c’était le début du dernier concert parisien. Pas prévu d’ouvrir le récital avec cette hymne, mais ça s’imposait : je suis vulgaire.

 

 

Ciao, les frères !

Photo : Rozenn Douerin

 

L’escargot rêve de laisser une trace.
Nous, moins.
C’est pour ça, on fait des chansons.

 

 

Dans les moindres recoins de l’espace

Photo : Jacques Bon (http://www.cafcom.net/)

 

C’est un hasard, mais c’est encore un ploum-ploum de moi, extrait du concert « Y a d’la joie ! » claqué en collectif le 21 juin.
En même temps, c’est mon site, ça peut jouer aussi.
Si, à la marge, mais ça peut jouer. Éventuellement.

 

 

Au-dessus des zozos

Photo : Rozenn Douerin

 

Marcher sur le gazon, est-ce tenir le haut du pavé ? À défaut d’en pouvoir débattre en live, fredonnons-le entre nous.

 

 

Que ma joie demeure

Photo : Jacques Bon (http://www.cafcom.net/)

 

La joie est indécence.
C’est pour ça.
Sinon, elle ne serait sûrement qu’ennui.

 

 

Clarika avait raison…

 

Photo : Bertrand Ferrier

 

… j’étais mieux avant, pavé ?

 

 

Sur le grill avec Jacky

Jacques Jakubowicz, dit Jacky, le 1er décembre 2020, par Rozenn Douerin

 

« Le rire est le propre de l’homme. Jacky lave plus propre. » C’est ce pitch hygiéniste et marrant qui préside à la gravitation de zozos artistes ou assimilés autour de la co-vedette de feu le Club Dorothée, pour une quotidienne de culture mêlant mainstream et underground, en français de préférence, et programmée à 17 h sur IDF 1, la chaîne chapeautée par la holding de Jean-Luc Azoulay.
Après y avoir accompagné à la guitare le chanteur Jann Halexander tantôt, j’y étais invité ce mardi avec mon piano à queue.

 

Dans la loge du JLPP, le 1er décembre 2020. Photo : Rozenn Douerin.

 

Bon, faute de piano à queue, j’ai trouvé un accessoire à ma hauteur pour participer à une émission qui mêlait, improbable en ces temps de promo convenue et d’émissions guindées,

  • un mec qui récite des fables de La Fontaine depuis qu’un accident l’empêche d’exercer son métier de violoniste,
  • un dénonciateur de dérives dans le milieu interlope du presque-cinéma-ou radio,
  • et un zozo qui fredonne.

Oui, mon but était, in fine, le fredon, selon le titre de l’exceptionnel roman d’Olivier Gadet, publié chez Climats avant que Flammarion ne prenne possession de la boîte et ne la détr – bref. Or, c’était fort chouette, de fredonner dans un décor noëllique !

 

Pendant les balances du JLPP, le 1er décembre 2020. Photo : Rozenn Douerin.

 

Et le plus joyeux, il faut l’espérer, c’est que l’on peut acquérir l’objet du délit ou du délire, va savoir, ici même.

 

44-ou-presque-double-cd-bertrand-ferrier-face-avant

 

La vie en encore plus mieux, sans doute.

 

 

Amenez-y

Photo : Bertrand Ferrier

 

La chanson de confinement du jour : j’ai failli l’oublier !

 

 

Ces petits rien qui font des petits tours

« Un petit tour, et puis… » Photo : Rozenn Douerin.

 

Le Deuxième confinement empêche artistes et fredonneurs de tourner. Pas de petit-tournoyer. Donc : voici une chanson du petit-tournoiement. Na, forcément na.

 

 

Ces liens que l’on sécrète et qui joignent les êtres

Eugène Delacroix, « Femme nue allongée vue de dos » (1826). Photo : Rozenn Douerin.

 

Dans la série inédite des « chansons malgré le confinement », en voici une sur quelques raisons qui font que nos raisons sont vaines. Veillons tard !