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La musique de moi page 18

Une ligne de bling, une ligne de blang

Cette envie de plein air que crée le huis clos… Studio Rêve le jour, Drancy (aperçu). Photo : Bertrand Ferrier.

 

Steve Vai, tiens-toé ben, j’arriiiiive !
C’était un jour de beau temps, vers la fin de la semaine où l’on enregistrait 44 chansons. Il faisait beau, y avait un jardin. On s’est dit qu’on pourrait bien s’en enregistrer une petite dehors. Comme on pouvait pas sortir le clavier, on a sorti la guitare. Et ç’a donné ceci, très exactement.

 

 

Un passant qui ne passe pas

Photo de commande : Rozenn Douerin

 

Le nouveau confinement fracasse les artistes. Impossible de musiquer ou de chanter. Donc nous continuons de chanter en musiquant. Manquerait plus xo.

 

 

Le monde manque cruellement de « ce nonobstant »…

Debussy de la Lorette en Cornouailles. Photo : Bertrand Ferrier

 

… donc voilà, quoi. Aujourd’hui, on emploie « ce nonobstant », pis c’est tout.

 

 

Chantons sous l’appli

La vie vue du métro chic. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Paraît que, dans les magasins non essentiels, seule la clique se connecte. Ça tombe bien, ceux qui cliquent ci-après se pourront connecter à une chanson inédite moulée à la louche pour ne pas laisser le Petit confinement – cette infamie qui tâche de séparer les gens, de les humilier économiquement et de les asservir socialement – grignoter outre mesure créativité ou envie de découverte.
Non mais.

 

 

Restons vivants

Soleil de Gap. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Une chanson sans gros mot, je crois. Moulée à la louche pour passer le reconfinement avec ou sans couvre-feu. Comme ça, en passant.

 

 

Sauvons les cordes

 

Avec le Nouveau grand confinement, voici le retour des chansons moulées à la louche pour ne pas laisser s’évaporer notre envie de partager sons et sourires. Première étape aujourd’hui !

 

 

La promo du Deuxième Emprisonnement est en ligne !

 

Aujourd’hui et pour quelques jours seulement, « afin de vous faire passer un agréable confinement et de partager un bijou d’expérience aussi jubilatoire que ciselée », tous les romans disponibles sur la boutique sont à dix euros, port compris, même les gros pavés de 580 pages (faut bien soutenir les transporteurs, tu penses). Il n’est pas jusqu’au disque de 4 X 11 chansons et 160′ dont le prix n’ait dégringolé pour se cramponner in extremis à vingt balluches. Bonnes emplettes sur l’échoppe !
Toutefois, si vous ne trouvez rien qui vous séduise, vous pouvez toujours acheter sur Amazon le dernier livre de Jean-Pierre Chevènement, un bon vieux Guillaume Musso, une honteuse sequel plus con que sensuelle de Lucky Luke ou l’un des quelque zéro chef-d’œuvre conseillé par France Inter. C’est vraiment à la guise de l’imaginaire.

Voyage au bout d’avant la nuit

Photo du dernier filage, d’après Jack Good


Ils auront fait leur possible mais, ce jeudi soir, nous gagnerons au sprint.
À 19 h, je donnerai le dernier concert d’avant le Deuxième Grand Confinement. Le cœur lourd, car

  • il devait y en avoir deux,
  • le concert est amputé (y compris de l’after) pour permettre aux spectateurs de rentrer avant le pot-au-feu,
  • des projets s’effondrent,
  • la vie culturelle – la vraie, pas que la mienne – est massacrée par ce nouveau crachat de Fofotteur Ier de la Penfée Complekfe et de ses sbires.

Mais j’aurai aussi le cœur léger car le concert aura bien lieu. Grâce à la ténacité du Théâtre du Gouvernail et du chanteur-producteur Jann Halexander via Purple Shadow Agency, je chanterai – nous chanterons, faites-moi confiance – Michel Bühler en présence de Michel Bühler et de son pianiste iconique, le pianiste Claude Arini… et peut-être avec leur participation. Nous serons portés par le répertoire forgé pendant cinquante ans par le chanteur et écrivain vaudois, associant chansons drôles, puissantes, teigneuses, poétiques et capables de nous donner envie de retomber en amour. Nous saurons pourquoi nous serons là : pour la musique, pour la chanson, et contre l’assassinat de toute manifestation artistique par les banquiers qui nous gouvernent.
Il y aura de la joie, de la colère et, j’espère, de l’émotion. Compter sur votre présence serait un plus : vous pouvez donc réserver ici. Hâte de vous recroiser !

Photo d’après dernier filage : Bertrand Ferrier

Bientôt Michel Bühler (4)

Bertrand Ferrier et François Marzynski. Photo : le Grand Grabuge.

Avec François Marzynski, coach artistique d’un de ses états, on a travaillé, soi-disant que le concert non pas « hommage à Michel Bühler » (pas le genre) mais « avec le répertoire de » n’était pas parfait.
Genre.
Donc j’ai plaidé, avec un « l » évidemment…

Bertrand Ferrier et François Marzynski au Phare de Tourcoing. Photo : le Grand Grabuge.

… et le chanteur – administrateur – metteur en scène a fini par se mettre à mon niveau pour m’expliquer.

Bertrand Ferrier et François Marzynski au Phare de Tourcoing. Photo : le Grand Grabuge.

Ai-je obtenu gain de cause ?
Rendez-vous jeudi ou vendredi pour le bilan.

 

Bientôt Michel Bühler (3)

Après cinquante ans de chanson, Michel Bühler a cessé de chanter… mais ses chansons – drôles, puissantes, touchantes, fortes – courent encore dans les rues !
Pour preuve : dans ce spectacle piano-voix, soutenu par « Bübü » en personne (l’artiste annonce sa présence pour le 29 octobre), je ferai résonner ses hymnes à l’amour et aux gens, à la Terre et au vent, aux voyages – intérieurs ou géographiques – et aux révoltes. Les passionnés y retrouveront quelques-uns des grands succès du chanteur, de « Rue de la Roquette » à « Jean d’en haut », et y picoreront des raretés, comme « Au bord de la rivière ». Les curieux y découvriront le chantre du « PPPC », le plus petit produit culturel – une chanson intelligente, debout, qui se partage entre frères humains et imprègne de joie, de colère et de chaleur celui qui l’écoute.
J’ai choisi de m’approprier ce répertoire en chanteur et en musicien, fidèle à l’idée que « la chanson n’encombre pas les bagages, ne fait sonner aucun portillon de sécurité et passe, sans la moindre question, devant les douaniers les plus suspicieux ». En ces temps troublés, la chanson selon sain(t) Bühler est donc l’objet d’art idéal. La quinzaine de titres et de textes proposés ces soirs-là le prouvera de façon savoureuse et profonde. ; et la patte de François Marzynski, chanteur et metteur en scène, permettra d’aller encore plus loin dans l’exploration joyeuse d’un répertoire puissant. Vous y retrouver, comme un pied-de-nez à la peur et aux barrières, gestuelles ou intériorisées, serait chouette.
La billetterie la moins chère est ici, mais on peut trouver plus cher et plus chic là, ce qui n’est pas si pire.