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La musique de moi page 19

Bientôt Michel Bühler (2)

Le phare de Tourcoing – Studio. Photo : Bertrand Ferrier.

Les répétitions des concerts « Bertrand Ferrier chante Michel Bühler » se sont concentrées au Phare de Tourcoing dans la petite salle de concerts qui sert aussi de studio pour des résidences ou des enregistrements – comme l’incroyable « Tubular Bells » par Jean-Marc Boël.
Conditions idéales pour recueillir les conseils avisés de François Marzynski (hors champ), fin connaisseur du « concert de reprises » pas banal depuis son spectacle « L’Esprit Béranger », prolongé dans l’aventure du VF Trio…

 

Bientôt Michel Bühler (1)

Ex-église Saint-Louis, le Phare de Tourcoing, endroit incroyable réinventé par Silvany Hoarau et animé par François Mazrynski. Photo : Bertrand Ferrier.

On aura vécu un premier report, puis un second, dont on annoncera fort bientôt les détails. On aura vécu et – si tout va bien – survécu à la haine de la culture manifestée par Dictateur inavoué dit le Sossotteur honni, l’impossibilité de rentabiliser des productions et, l’on aura donc survécu itou à la raillerie des gens de bien qui vous expliquent que « se produire sur une scène quand les gains ne sont pas garantis, c’est un loisir, pas un boulot », classique. Bref, le 29 octobre, peut-être on aura vécu et survécu, ce que l’on fait depuis moult dizaines d’années, malgré que la vie.
L’ensemble de ces petits rien qui font nos petits touts n’eurent point de quoi nous empêcher d’aller travailler le tour de chant des 29 et 30 octobre dans un endroit magique comme le Phare de Tourcoing, sponsorisé par Silvany Hoarau et ouvert grâce à François Marzynski. Tu sais, ces endroits avec deux harmoniums, un orgue et un clavier Nord (« tracasse, c’est le vieux truc du claviériste qui prête ») où tu te dis, en substance : « Boutique, faudrait pas trop que je me chiasse dessus pour la journée de répétition – coaching – direction artistique. »
Plus de détails à suivre – oh, ce sens parisien du teasing !

Jann Halexander, « Revivre », Théâtre Michel, 5 octobre 2020

Jann Halexander par Rozenn Douerin

Il l’a fait ! Après avoir reporté une première fois ce concert suite aux décisions fascistes de Dictateur Inavoué dit le Honni, Jann Halexander a enfin pu acter qu’il avait dix-sept ans. Dix-sept ans de grandes et petites scènes, fêtées dans les « conditions sanitaires » requises mais dans un cadre enchanteur et avec un public venu nombreux. Prise de risque gagnante pour l’artiste et, espère-t-on, pour le public… d’autant que j’étais au piano et à la guitare pour accompagner le sémillant Franco-gabonais.

Bertrand Ferrier au théâtre Michel. Photo : Rozenn Douerin.

Lors d’un récital maîtrisé, ponctué de surprises, tel ce florilège issu de « Du Gabon à la Russie » cofrappé avec Veronika Bulycheva ou cet extrait d’Anne Sylvestre en ouverture de rideau, Jann Halexander a donné sa pleine mesure devant un public nombreux associant fans, curieux et spectateurs par les fans attirés. Chansons drôles (« Le sexe triste »), grinçantes (« Un poisson dans mon assiette »), poétiques (« Un dimanche à Vieil-Baugé »), géographiques (« C’était à Port-Gentil »), étonnantes (« J’ai pas la foi »), mystérieuses (« Apprendre à mourir ») et même chansons d’autrui (« Je vous appelle » de Michèle Bernard) ont perlé jusqu’à former un collier séant et idéalement adapté, dans sa diversité, à l’artiste aux multiples costumes.

Bertrand Ferrier et son fameux accord-de-Do-mais-de-face au théâtre Michel. Photo : Rozenn Douerin.

Porté par une superbe régie de l’ingénieux ingé son Pierre Hidalgo, Jann a porté haut l’étendard d’une chanson intelligente-mais-pas-que qui, par son truchement, se faufilait pour la première fois sur la scène de ce sympathique théâtre à l’italienne sis à deux pas de la gare Saint-Lazare. Une trouvaille inattendue à l’aune de ce chanteur partagé entre les pôles de la chanson à texte, de la chanson cabaret et de la variété se revendiquant de… Mylène Farmer. Pour les gens sur scène, un récital roboratif, et l’espoir que ce le fut aussi pour les audacieux qui étaient dans la salle. Que, à ces derniers, grâces soient rendues !

Jann Halexander par Rozenn Douerin

C’est l’art en trait

 

Pour célébrer la rentrée, l’hypermarché qu’abrite ce site propose des promotions sidérantes sur tous les produits, alors qu’ils étaient déjà super mais pas chers – allez comprendre.
Jusqu’au 14 septembre exclusivement, vous pouvez acquisitionner à des prix ridiculement bas d’authentiques vistemboires qui ne dépareront pas dans votre coquet intérieur.

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Dans la limite des stocks disponibles (bah, faut un peu de suspense, sinon, c’est hypermoins impactant, qu’il paraît asskonmdi), vous trouverez…

 

 

La trilogie de Mallemonde

Lancée comme « la petite sœur d’Arthur et les minimoys », cette somme de 1600 pages a été conçue comme le croisement entre des livres d’action, d’imaginaire et de poésie. Le tout, ouvert à une double lecture ado/adulte grâce au scénario ultra rigoureux et aux échanges féconds entretenus au long de l’aventure avec Maxime Fontaine – devenu depuis l’auteur vedette des éditions Gulf Stream. Immemoria reste une de mes grandes joies d’édition, bien que l’achèvement de cet ensemble ne soit pas pour rien dans la petite danse de joie rétrospective que m’inspire cette trilogie. L’ensemble a été édité chez Intervista / Europacorp, chez Pocket Jeunesse puis, dans une nouvelle édition, chez Label Libertad. Désormais, les derniers exemplaires neufs sont disponibles ici pour ceux que le pitch rendra curieux : « Quand le rêve devient réalité, le cauchemar n’est pas loin. »

Pour acheter…
Ézoah, c’est ici : https://www.bertrandferrier.fr/produit/ezoah/.
Immemoria, c’est çà : https://www.bertrandferrier.fr/produit/immemoria-roman-580-p/.
Ténébria, c’est là : https://www.bertrandferrier.fr/produit/tenebria-roman-500-p/.

 

 

Les one-shots

Quatre livres au programme.
Le Club des millionnaires express est une fable fabuleuse de Dan Gutman sur l’envie d’argent, le bonheur du pognon, la joie du rêve, l’existence des extraterrestres et le plaisir des cacahuètes. Pour synthétiser, Dan Gutman est un romancier américain capable de s’adresser aux passionnés locaux de baseball comme de claquer des romans géniaux sur des thèmes essentiels (ici, le pognon ; dans Comment devenir président en 26,5 leçons, la politique). Un texte aussi puissant que léger avec son air-de-rien. À vendre sur https://www.bertrandferrier.fr/produit/le-club-des-millionnaires-express-roman-164-p/.
Happy end est un roman écrit pour creuser là où les livres pour la jeunesse bien comme il faut ne voulaient pas aller. Un roman sur la violence, la fatalité, l’hypocrisie, l’inutilité des livres et la nécessité de la littérature. Publié en 2003 au Rouergue, adapté au théâtre en 2007, toujours vivant. Un hymne, donc, à la résilience, à vendre sur https://www.bertrandferrier.fr/produit/happy-end-roman-124-p/.
La Nuit comme en plein jour est un pied-de-nez aux contraintes. Il m’avait été commandé un roman sur les apparences. J’ai donc décidé de faire partager une journée dans la vie d’un invisible. Pour en savoir plus et l’acheter en masse : https://www.bertrandferrier.fr/produit/la-nuit-comme-en-plein-jour/.
Revenez-y est mon premier roman (sur deux). L’illustration de couverture est moche, mais l’intérieur lui a valu d’être comparé à du Éric Chevillard. Le pitch et le livre sont disponibles sur https://www.bertrandferrier.fr/produit/revenez-y-roman-158-p/.

 

partition-Pastorius-toccata-Yannick-Daguerre-bertrand-ferrier

 

La partition

Yannick Daguerre était un compositeur et un virtuose surdoués. Sa famille a autorisé le festival que je directeurartistise a édité, avec soin, la partition la plus iconique du zozo. Tout bon organiste pourrait désirer la posséder et la jouer. Elle est dispo sur https://www.bertrandferrier.fr/produit/pastorius-toccata-de-yannick-daguerre-partition-en-pdf-10-p/.

 

 

Le disque

Et puis y a le disque. Quatre disques en un, répartis sur deux CD. 44 chansons ou presque, enregistrés dans le studio de Réjean Mourlevat, avec trompette, sax et voix additionnelles. 160′ presque pile poil de musique, héritée de la période où je chantais plusieurs fois par semaine dans les boîtes à chansons de l’époque. Savoir que cette énergie de la chanson à textes et à musiques continue de circuler – par le travail des collègues survivants et par ce disque – est, toujours, une joie. On peut acheter ce bouzin, habillé du plus joli packaging que l’on ait trouvé, avec les paroles et des photos d’artiste, sur https://www.bertrandferrier.fr/produit/44-ou-presque-double-cd-160/.
Bonnes courses à tous les sportifs !

Come as you are

Photo : Rozenn Douerin

C’est le petit plaisir de la fin du récital. Après avoir joué ce que je voulais, je pouvais jouer ce que je voulais encore grâce à l’improvisation conclusive. En m’appuyant sur un thème célèbre, je voulais baguenauder dans les riches sonorités de la Bête. Disons que la Bête a souhaité manifester sa propre volonté. Le résultat est un dialogue entre le prévu et le donné. Une improvisation, donc.

 

 

On vous fait de gros bis

Photo : Rozenn Douerin

Après avoir secoué le théâtre du Gouvernail avec ses chansons chaudes et colorées, en coplateau avec Jann Halexander, Claudio Zaretti concluait le set du 9 juillet en reprenant un titre qui, officiellement, ne fait pas partie de ses golden hits mais, en vrai, si.

 

 

Éloge du p’tit coin

Photo : Rozenn Douerin

Et voilà. La folie Claudio Zaretti reprend. Cette fois, en trio, il est convoqué au coin. Une version inattendue et toute en suspension. Puisse-t-elle vous plaire !

 

 

RIP, en mieux

Photo : Rozenn Douerin

Let’s rest in peace before we die. If great music may help, welcome.

 

 

Avec Jann Halexander à Angers, 3 juillet 2020 (2/2)

Photo : Monique Hottier

Tous, nous avons nos petites appartenances. Tous, nous sommes donc un peu mulâtres. C’était le sens du tour de chant « Revivre. » dont tantôt s’ouvrit le premier volet.

 

 

Demeure ce paradoxe : comment être et mulâtre et de quelque part en priorité ?

 

 

Peut-être manière d’explication : nous ne sommes que d’où nous nous sentons bien. Ne le dites pas à Jann, mais la vidéo qui suit capture peut-être l’une de mes chansons préférées dans son répertoire.

 

 

Partant, j’espère ce tantôt la venir accompagner dans vos théâtres.

 

 

Dandinons-nous

 

Pour la première fois, la « Chanson des îles » de Claudio Zaretti, fagotée en trio avec Jann Halexander et votre serviteur. Et le public pour se dandiner avec nous.

 

 

C’était une joyeuse façon de prolonger la relance post-Grand Confinement, qui suscita cet entretien…