Un jour (un peu plus, en fait), jadis, je suis allé en Tunisie. Pour le travail, bien sûr, pensez. J’en ai rapporté des lumières, des rigolades, des incompréhensions, de beaux et baroques souvenirs, des regrets d’ignorance, des amitiés éphémères, des rencontres ineffaçables… et une chanson que j’ai promenée, tantôt, à Angers, grâce à Jann Halexander.
C’est une sorte d’histoire que nous raconte la superstar worlwide de son époque : cette Douzième grande étude pour orgue est la plus narrative, la plus longue et la plus trop courte du recueil plaisant à souhait gratté par le désormais sous-estimé (pensez, il écrit de la musique plaisante) Sigismond Neukomm. À l’invitation de Christophe Martin-Maëder, titulaire des grandes orgues de Saint-Augustin, j’en ai proposé une interprétation lors de mon récital in situ. Voici le résultat.
Sur le Steinbach de L’Entre 2 (Angers). Photo : Monique Hottier.
Suite de la minitournée « Revivre. » de Jann Halexander pour visiter brasseries, cabarets et théâtres.
L’occasion de rendre visite à la dame qui dit si bien « Je t’aime » aux gens comme aux animaux.
Tout’ manières, hormis partager des notes tant que l’on est à peu près vivants et, si possible, faire vibrer grâce à elles ceux qui les reçoivent, peu de projets semblent importants.
Si, y a bien un truc qui compte car, ça aussi, ça se partage (ou ça devrait se partager) : la mangeation. Ça tombe bien, Jann est un joyeux luron dès qu’il s’agit de passer à table.
Nanda, Jann Halexander et B. F. Photo : Rozenn Douerin.
Il y avait comme un air d’été dans la proposition de Jann Halexander, pour son tour de chant « Revivre. » où je l’accompagnais. Il y avait aussi comme un air d’été quand Nanda est venue faire une apparition – pardon, un feat. – et nous proposer de revivre. Hey, maybe it’s summertime again…
Pas toujours, mais parfois, il faut compter juste sur soi.
Surtout quand vous donnez un récital dans un endroit exceptionnel et que la mécanique se révolte.
Oh, bien sûr, être entouré de la capteuse d’images mouvantes coutumière et d’une des plus fantastiques jeunes organistes que l’on connaisse, réduite pour la circonstance à l’état de lutin volant autour de la console, ça peut aider mais, disons pour sauver la face, à la marge.
Dommage que, dans la vraie vie, nothin’ can save me from myself. Ça paraît si simple, autrement.
Ceux qui rêvent de se dandiner avec cœur et intelligence peuvent mettre le cap sur le Théâtre du gouvernail. Poursuivant une aventure entamée tantôt à Lyon, Claudio Zaretti y partage la scène avec Jann Halexander.
Les deux olibrius m’ont invité à venir y pousser la clarinette et la chansonnette.
Ce sera chouette ; vous retrouver dans ce théâtre serait évidemment un sus. Dernières places en vente ici !
Deuxième concert pour Jann, ce lundi 29 juin. Un deuxième pied-de-nez aux vedettes affirmées qui ne peuvent rentablement se produire que devant des centaines voire des milliers de clients. Ici, partage, aller-retour, prix négociables mais artiste intraitable sur ce qu’il propose (c’est son ploum-ploumiste qui témoigne). L’idée : retrouver l’échange. L’incroyable lien qui va de vous à lui de théâtre en théâtre.
Cela valait bien un partage où la slameuse Nanda sait se tailler la part de la lionne.
Se regarder dans un miroir est un bon moyen d’avoir une réflexion de qualité. En témoigne l’auto-ironie sans concession de Jann Halexander, toujours prêt à jouer avec la veine autobiographique sans se couper les cheveux veineux en quatre. C’est pour ça, c’est chouette d’improviser autour de ses récits…
De même, la chanson engagée me dégoûte. La chanson absurde et maligne me frissonne, si si. C’est pour ça, ça aussi, j’aime bien.
Alors, après Pantin et Paris, on va promener cette musique à Angers dès aujourd’hui. Entre deux soit dit, on serait heureux d’y croiser les autochtones !
Bertrand Ferrier à l’Espace Pantin. Photo : Rozenn Douerin
Le retour de Jann Halexander à Paris devait se faire dans un beau théâtre à l’italienne : l’initiative est repoussée à la rentrée. En attendant, de petites scènes en bistro le chanteur se remet en selle avec, au piano, votre serviteur. Après un premier extrait ce tantôt, voici quelques éclats de voix proposées à l’Espace Pantin le 22 juin, pour le premier concert après la fin du monde.
La date supplémentaire de ce lundi 29 juin, dans l’étonnant Théâtre-atelier du verbe (Paris 14), feat. la slammeuse Nanda que j’accompagnerai itou, est quasi complète. On peut néanmoins vérifier s’il ne reste pas une place ou deux en téléphonant au 06 16 13 98 32, mais la jauge ténue et les mesures sanitaires plus draconiennes que dans un avion ne garantissent pas un résultat positif !
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