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La musique de moi page 21

Rupture de la malédiction, 1

Jann Halexander à l’Espace Pantin. Photo : Rozenn Douerin.

Ce n’est pas tout à fait l’Olympia, ni même le théâtre Michel où j’accompagnerai itou Jann Halexander à la rentrée ; mais c’était une belle manière de fêter la fin de l’interdiction des concerts, ce 22 juin, dès 18 h. Plus question d’attendre – attendre qui ? attendre quoi ?
Plus d’une trentaine de spectateurs – le maximum que la jauge « sanitaire » autorisait raisonnablement – se sont réunis pour cet événement porté par le mulâtre autoproclamé de la chanson française et votre serviteur, son ploum-ploumiste. En attendant la date supplémentaire à l’Atelier du Verbe, lundi prochain, voici donc le premier extrait du concert – une plongée dans le Gabon d’antan, version habanera.

 

 

Sous-rions

Capture d’écran de contrôle, feat. Jennifer Young : Bertrand Ferrier.

Tu connais ce moment, oh, tu connais ce moment où, quand tu enregistres, alors que ce sera reproduit sans patch, id est comme en concert, la prise est plutôt correcte jusque-là, et tu ripes à une mesure de la fin.
Ce semi-sourire dit « aux lèvres mordues » n’est rien moins qu’une promesse de suicide pour échapper à la honte éternelle – promesse d’autant plus triste que tu ne la mettras même pas à exécution. La moue de la soprano dit, avec une sobriété toute américaine, ce qu’elle ne te dira jamais car, elle, a de l’élégance.

Une belle photo…

Photo : une femme de goût

… peut-être même la plus belle photo du moment, vue sur un mur Facebook. Et, pour une fois, pas le mien. Vous aussi, composez un des plus beaux clichés du moment en piochant ici !

44 (ou presque) : la face D « dans le miroir » (2)

 

Pour l’instant, nous n’allons plus aux bois, les guichets sont fermés. Peut-être un jour retournera-t-on affronter des guichets ouverts, et tant mieux si le loup y est.

 

 

En attendant, acheter le disque dont est extraite cette chanson reste d’une simplicité postale et se règle ici.

 

 

44 (ou presque) : la face D « dans le miroir » (1)

Bertrand Ferrier & Debussy de la Lorette en Cornouailles by Kuhuru.


Comme Georges Perec, je me souviens, grâce à la quinte augmentée dont s’est gaussé Jean-Pierre Bouquet, du soir de la création de cette chanson où un de mes chanteurs préférés, Jean Dubois, qui m’avait déjà accusé d’user de trop d’élisions, m’a dit, malgré la dernière syllabe de son patronyme : « Tu crois pas que tu chantes trop de chansons à boire ? » Mon foie, je ne sais pas même si j’ai bien ma p’tite idée, bien sûr.
Ce nonobstant, j’espère toujours que ceux qui aiment la chanson avec du texte éventuellement liquide dedans continuent de soutenir la fredonnerie avec du texte en acquérant, selon leurs moyens et leurs désirs, 44 chansons ou presque ici. Précisons que la photo est issue d’une séance réalisée pour la marque urban Kuhuru.
Menée par des oufs malades de l’os de la tête, cette ligne a aussi signé la photo de couverture de l’album quadruple. Respect et reconnaissance à elle et à ses mystérieux meneurs. Pour retrouver la partie émergée des susdits secoués du ciboulot, et je sais de ce qu’est-ce que je parle au niveau soukouss de la matière grise, ça se passe là.

 

 

44 (ou presque) : la face C « à l’ancienne »

Photo : Rozenn Douerin

Pas question de le nier : je fais des chansons à l’ancienne, moulées à la louche donc fabriquées par des vrais gens pour des vrais gens, avec du texte qui déborde parfois, des petites gouttes de musique restées flic-floquer sur la table, des paroles qui s’adressent à ceux qui ne logent pas leur cerveau que dans leurs chaussettes, ce genre de billevesées.
Quelques petites choses dont j’aurais aimé qu’elles plussent aux pétronilles comme aux gens de notre acabit.

 

 

Dans cet espoir, toute mon équipe et moi (moi, donc) vous prions de trouver ci-avant et ci-après des fredonneries extraites d’un disque qui, sans vergogne, reste disponible à la vente avant, pendant et après – si cela existe – le Grand Confinement.
Pour les pétronilles et les non-pétronilles intéressées par les susmentionnés gribouillages, rendez-vous ici.

 

 

44 (ou presque) : la face A(moureuse)

Debussy de la Lorette en Cornouailles. Photo : Bertrand Ferrier.

Les vrais le savent. Ce tout tantôt, j’ai sorti, pof, un album de 160′ avec 44 chansons (ou presque), de la musique et du texte, du piano et de la trompette, du sax et des chœurs, des paroles et des photographies, etc. Aujourd’hui, premiers extraits disponibles sur YT du premier bloc de onze chansons amoureuses (ou presque).
J’en ai pioché deux, comme dans chaque ensemble de onze chansons (ou presque). J’espère que ceux qui aiment mes p’tites fredonneries n’auraient surtout pas choisi celles-ci car je serai entièrement d’accord avec eux. Ben oui, soyons lucide, s’il m’avait fallu choisir, je n’aurais pas gravé 44 chansons (ou presque).

 

 

C’est pour ça. Comme le chantait Jean Sommer, « nous serons toujours d’accord pour ne jamais être d’accord », mais avec humour, ouf. Enfin, pas tant d’humour que ça : le disque est acquisitionnable directement ici pour un prix oscillant entre le coquin et le rigolo. Si, finalement, humour tant que l’on pourra.

 

Action !

Jann Halexander en répétition. Photo : Bertrand Ferrier.

Pour le concert du lundi 23 mars, au Théâtre Michel, les choses sérieuses commencent puisque la première répétition en présence de l’artiste a eu lieu au studio Chez Mimi ! Ledit artiste n’a d’ailleurs pas tardé à claquer sa réplique préférée :
– J’aime beaucoup comment tu accompagnes. Vraiment. Ce n’est pas du tout du Jann Halexander, mais c’est intéressant. Cela dit, peut-être que là, tu vois, j’aurais fait un peu différemment. Attends, je vais te montrer…
Pas d’inquiétude : l’accompagnateur a surtout retenu les deux phrases liminaires, non mais.

La victoire de l’échelle humaine

 

Après avoir monté (essayé de, a minima) les pauvres contre les pauvres, les salariés contre les indépendants, les statuts spéciaux contre les précaires, les patrons contre les employés, les autochtones contre ceux que pudiquement l’on appelle « migrants », etc., voici que la clique de Pharaon Ier de la Pensée complexe oppose les malades aux bien-portants et convainc les bien-portants que, s’ils ne restent pas enfermés chez eux, on va tous mourir – samedi ou dimanche, ce qui est un rien dommage si lundi, y a marché.
Mais tenons bon : malgré les annulations grandiloquentes et inutiles cherchant à emphasize la dramaturgie morbide, les spectacles à taille humaine tiennent bon. Toujours en préparation, donc, le spectacle de Jann Halexander dans le très chic théâtre Michel, où j’accompagnerai l’artiste au piano. Ce qui donne, à quelques jours de la grosse répétition : « Au fait, j’ai eu une dernière envie… Je pourrais reprendre ce titre de Catherine Ribeiro, ça passerait super bien au piano, tu crois pas ? »
Voici, donc, mesdames et messieurs, ce que Jann Halexander, cet insolent gourgandin, pourtant pianiste, estime être un titre qui passerait super bien au piano. Quant à savoir si nous l’interprèterons le 23 mars, rendez-vous ici pour acheter vos places et découvrir le fin mot de l’histoire.
D’autant que c’est pas cher, les conditions sont optimales et, si vous aimez la chanson originale, même reprise, ben, bienvenue dans l’univers de Jann Halexander. (Sinon, y a l’Eurovision, peut-être. Ou les chanteurs de France Inter, c’est bien aussi.)

 

Les 6 plus grandes redécouvertes Komm, Bach! à faire

 

Parmi les vidéos du festival Komm, Bach!, certaines ont remporté un succès phénoménal à l’échelle du plus petit festival international d’orgue-mais-pas-que – nous l’avons vu tantôt. D’autres restent, et c’est joyeux, à découvrir. Voici, donc, dans notre catalogue, quelques suggestions.
Et la première, comme quoi, on est hyperouverts au niveau toléranciel, au moins, c’est pour ceux qui détestent l’orgue. En revanche, comme sur l’pont du Gard, attachez votre coiffe – ça souffle.

 

 

La deuxième, c’est pour ceux qui aiment la musique bien jouée, même si y a de l’orgue dedans : un tube du répertoire à tuyaux enlevé par le brillant bûcheron des Ardennes, aka Fix Grandjean.

 

 

La troisième vidéo que l’on propose, c’est une magnifique exécution d’une des six pièces de César Franck pour grand orgue. C’est puissant comme une série Netflix qui durerait moins d’un quart d’heure – et ça, ça n’est rien d’autre qu’un cadeau pour les oxymoronophiles.

 

 

Ha, on a un vrai cadeau pour les curieux qui aiment l’Écosse. Ce sera notre quatrième vidéo.

 

 

Bon, celle-là, c’est pour tous ceux qui détestent la musique contemporaine. Je pourrais dire que c’est une pièce que je trouve plutôt pimpante – mais comme je finis par être impliqué dans l’histoire, je peux pas, tu penses. Et ce fut la cinquième vidéo.

 

 

La sixième vidéo ? Bon, parce que vous insistez. C’est pour saluer un compositeur qui, assurément ne fait pas recette. I mean, it’s not maître Gims. Et pourtant, quel sens de l’harmonie et du climat, quand de belles interprètes s’y collent !