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Écologie

Petits papiers – 13

Je pose là ce mode d’emploi. (Capture d’écran YouTube)

En attendant un prochain post, quelques nouvelles du monde. À commencer par une bonne nouvelle : bientôt des couvents sans crucifix. À suivre ?

  • Des spaghetti bolo sans pâte ni tomate (ni bœuf),
  • des vins sans alcool,
  • des viandes sans viande,
  • des cafés décaféinés,
  • des sucres désucrifiés,
  • des légumes sans OGM mais quand même un p’tit peu, et
  • une FNSEA non soumise aux lobbies des pesticides et des gros capitalistes de l’agroindustrie.

Aïe, on me signale dans l’oreillette que ce dernier épisode vient d’être annulé suite à une longue maladie due à une pendaison par balle empoisonnée ayant emporté le réalisateur. Nous présentons nos plus sincères condoléances à la FNSEA et vous prions d’accepter nos excuses pour l’effroi que vous dûtes éprouver.

 

Je crois qu’une défenestration depuis le dernier étage d’une tour Montparnasse infernale et amiantée doit être proposée fermement au gratte-papier ayant écrit qu’une coupure de métro est une merveilleuse occasion de « repenser ses trajets au quotidien ». Et ce, uniquement pour ses sécurités physique et mentale.

 

Il est deux heures du matin. Une information vient de tomber sur le télex du Figaro.

 

Quand tu es embarqué dans un attentat de masse, tu peux espérer fonder un truc qui te vaudra d’être décoré par Sosotteur Ier de la Pensée débile. Double sanction.

 

Que diable avez-vous dit après « rappeur » ?

 

L’œnologie expliquée aux femmes. (« Wouououh ! / – Et vous ajouterez au vin un peu de second degré, comme Florence Foresti, d’accord ? »)

 

Ça donne envie d’engager un pisciniste, non ?

 

Si votre fille adoptive noire pense qu’elle est noire, rassurez-vous et rassurez-la : c’est normal, elle est noire. Si elle pensait qu’elle était blanche, là, on aurait un problème houstonien. Néanmoins, la penseuse peut se rapprocher de Thomas Portes pour former une association antiBlancs. Y a encore beaucoup trop de Blancs en France, c’est vrai. Quand elle avait de l’humour, même sainte Muriel Robin le constatait, c’est dire.

 

« Oumy est souvent confrontée aux regards et aux attitudes des autres personnes. » Ha, la guigne. Ça n’est jamais arrivé à personne, ça. « Il y a un truc quand même tout le temps », pareil : c’est très beau, on dirait du Christian Bobin relu par Doc Gynéco. Bon, on peut fermer le ban ou tu dois continuer à faire ta promo, M. Je Rentabilise Ma Fille Adoptive Au Max Du Max ?

 

L’empereur est nu, mais Angelina est habillée. Well, sort of. En tout cas, c’est une info.

 

Une polémique ? Mais pourquoi diable ? Tsss, tsss.

 

Dans la découpure de presse qui suit, j’aime bien le « par erreur ». Dans ce monde de foufous, on ne sait jamais.

 

Oh, mince !

 

Si toi aussi tu trouves que les temps sont durs et que les p’tits poissons font la gueule, imagine le mec qui a pitché le truc qui suit devant les huiles de la production.

 

On a beaucoup rendu hommage à Marseille, dans les précédents épisodes. Reconnaissons que certain État américain est, lui aussi, something else.

 

À suivre !

En rentrant d’un gros entretien…


… avec un pianiss, faut être précis pour ne pas exciter toutes les voitures qui me lisent, j’ai déçu des potes pourtant très sympa.


Pas de carotte, pas de quignon dans mon sac. Juste un pareil photo. L’arnaque désolée.

Les Blancs sont des porcs

Nouvelle campagne anti-Blancs, après celle du STIF. Cette fois, les pollueurs s’appellent Paul  Héfard, Léa Mamont, Pierre Depicq, Marie Odeville et Kevin Broniard. Jamais Nafissatou Diallo, Nasser ben Mokhtar, Gái N’Guyen, Avelino dos Santos, Benjamin Lévy ni même Manuel Valls. Moralité : quels salopards, ces Blancoss aux noms qui, scandale, « font français »…

La nature est mon amie (presque)

La fée Sana 3Mon voisin n’est pas milliardaire, enfin, je crois pas. En revanche, il écrit des livres pour les jeunes et leurs parents conscious. Convaincu que notre environnement pollué est une donnée contre laquelle nul ne peut lutter mais chacun peut s’adapter, il propose un manuel de survie pour parents soucieux de participer à la préservation de la santé de leurs enfants. Son engagement, volontiers bio et sain, se décline en quatre points :

  • profession (après un mastère environnement à l’École des mines, ce jeune ingénieur et déjà double papa multiculturel est devenu chef de projet à l’INERIS, l’Institut national de l’environnement industriel et des risques) ;
  • exemplarité (il s’attache à vivre selon les principes qu’il développe) ;
  • cyberdiffusion (il tient un blog associant articles et podcasts centré sur le lien entre la santé des enfants et son lien avec les environnements) ; et
  • édition.

Dans ce cadre, il a lancé une série avec l’illustrateur iamo’i’s, intitulée « Les bons conseils de la fée Sana ». Deux perspectives : lutter contre la pollution et s’ouvrir aux bénéfices de la nature. Un avertissement : « Je ne suis pas médecin. En revanche, je veux 1) compiler des études, 2) partager des retours d’expérience, et 3) témoigner de ce que je vis avec ma famille. » Rien, donc, de sectaire ou d’illuminé, mais un engagement sincère et permanent que le nommé Guillaume tâche de pédagogiser à destination de tous les parents curieux et de leur progéniture.
Aussi ses albums s’articulent-ils autour de deux axes, après une mini-préface d’une autorité (Denis Zmirou-Navier, caïd des risques environnementaux en France ouvre le troisième tome) :

  • d’abord, une histoire simple, qui met en scène des problématiques très concrètes (quels poissons choisir ? faut-il ouvrir les fenêtres même quand on habite dans une ville très polluée ? est-il bon d’avoir toujours les mains propres ? etc.), avec l’intervention de la « fée Sana » qui, n’en déplaise aux mauvais esprits, est là uniquement pour élargir le débat en apportant des données savantes mais intelligibles par l’enfant ;
  • ensuite des annexes, joliment intitulées « Antisèche pour parents », incluant bibliographie, éléments de langage explicitant, bibliographie et renseignements divers. Un petit espace interactif permettant à l’enfant de dessiner utile fait le lien entre les deux pôles.

L’initiative est évolutive : l’auteur et l’illustrateur ont fait le choix, après les deux premiers tomes, de mener une consultation ambitieuse associant lecteurs primaires (parents), lecteurs secondaires (enfants), prescripteurs (libraires, médiathécaires) et techniciens (éditeurs). L’objectif n’est pas de repositionner le produit, mais de l’optimiser afin qu’il porte encore mieux le message néo-hygiéniste ici appelé « bonnes pratiques »… lesquelles sont parfois très éloignées de ce que l’on pourrait imaginer être de bonnes pratiques.
Le projet reste ouvert à beaucoup d’évolutions (publication sur un papier recyclé dès que le succès le permettra ? relecture professionnelle pour éviter que les « tâches » de boue ne fassent sursauter le psychorigide traquant la fote d’orthographe ? composition justifiée plutôt qu’en drapeau afin de fluidifier la lecture ? etc.). En l’état, on ne peut que saluer une initiative singulière, personnelle, engagée et joyeuse, une sorte de « Il était une fois la vie » conjuguée au futur sain. Chaque tome réserve son lot de révélations au curieux. Le troisième, sans doute le plus abouti et le plus provocateur (pourquoi c’est bien de se salir dans la nature ? pourquoi – sinon les insectes – du moins certains microbes sont-ils nos amis ?), vient de sortir. Découvrez-le avant que le quatrième, annoncé sur le thème de l’alimentation, ne vous happe !

Pour Ségolène

ÉcologieY a pas que le pape qui parle d’écologie. Les vieux chants catho sont déjà so green…