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Hervé Désarbre page 2

Une cavatine pour la route

Hervé Désarbre à Saint-André de l’Europe, le 19 septembre 2020. Photo : festival Komm, Bach!.

 

Voici le tube de Jo Raff, op. 85 n°3 de son petit nom, transcrit pour tuyaux par Aloÿs Claussmann : un peu de mignonnitude dans un monde souvent dégueu, injecté par l’imperturbable clergyman bien français qu’est Hervé Désarbre. Joie.

 

 

L’arrêt public des prêtres en marche

Hervé Désarbre en l’église Saint-André de l’Europe (Paris 8), le 19 septembre 2020. Photo : festival Komm, Bach!.

 

Un peu d’opéra qui charme : c’est par cette astuce que Hervé Désarbre concluait son concert inaugurant la cinquième saison du festival Komm, Bach!. En cette période de pilules amères, il était temps d’offrir aux gourmands ce petit bonbon. Bonne savourade à tous !

 

 

Aujourd’hui, je bois rouge

Hervé Désarbre au festival Komm, Bach!, le 19 septembre 2020

 

Lorsqu’il lança, tout seul comme un grand, la cinquième saison du festival Komm, Bach!, Hervé Désarbre choisit d’ouvrir deux bonnes bouteilles, extraites d’une suite œnologique germano-californienne.
Après le Gamay, voici le Syrah. Comme on ne dit plus aux États-Unis, Tchine !

 

 

À la vôtre !

Hervé Désarbre le 19 septembre 2020, en l’église Saint-André de l’Europe

 

Lors du lancement de la cinquième saison du festival Komm, Bach!, Hervé Désarbre a débouché deux bouteilles offertes par Hans-Uwe Hielscher. Voici la première.

 

 

La cinquième saison

 

Enfin ! À quelques jours de l’inauguration de la saison, le 19 septembre, voici dévoilé le programme de la trrrrès attendue (au moins) cinquième saison de Komm, Bach!, qui proposera, parmi les pépites de l’année :

  • des récitals d’orgue solo, ainsi que des concerts
  • orgue et hautbois,
  • orgue et trompe de chasse,
  • orgue et soprano,
  • orgue et piano,
  • orgue et chœur,
  • orgue et cuivres, et même
  • un concert pochette surprise, qui sera le secret le mieux gardé de la saison.
Affiche du quatre-vingt-septième concert du festival Komm, Bach!, qui inaugure la cinquième saison.

Cette nouvelle édition du festival assumera deux orientations :

  • une envie d’Europe, malgré le report d’un projet russe pour cause de coronavirus, avec un épisode nomade assumé par Frédérique Gros, un triple épisode italien (face à la fougue italienne, impossible de faire les choses simplement), un épisode anglais d’antan, le florilège annuel concocté par le Namurois Fix Grandjean, et un épisode espagnol ; et
  • un souci de diversité puisque la programmation mettra à l’honneur Johann Sebastian Bach, forcément, et un de ses collègues un peu moins connus, Jean-Christophe Rosaz.

En effet, depuis plusieurs saisons, le festival formalise son goût pour la musique contemporaine en explorant une voie privilégiée chaque année.

  • Lors de la troisième saison, les artistes ont joué une demi-douzaine de pièces du passionnant Robert Maximilian Helmschrott (né en 1938).
  • En quatrième saison, la Pastorius toccata de Yannick Daguerre (1971-2011), éditée par Komm, Bach!, a résonné à une dizaine de reprises.
  • Cette fois, après un Allemand et un Français (un Basque, protesteront les localistes), c’est le tour de Jean-Christophe Rosaz.

JCR est un métis à sa manière : Franco-Suisse, il a des attaches en Italie et en Argentine. Il a glané ses diplômes d’assembleur de notes au CNSM de Lyon (composition) et à l’École normale de musique de Paris (musique de film). Par son travail, il aspire à « puiser aux sources d’inspiration de la nature » tel que le chant des oiseaux, des baleines et des étoiles. Son projet dialoguera avec ceux de Bach, donc, ainsi qu’avec ceux d’Alain, de Beaufils de Guérigny, Beethoven, Brahms, Bret, Blow, Cholley, Chopin, Debussy, Dupré, Enesco, Fisher, Franck, Guilmant, Homilius, Kerckhoven, Kerll, Krebs, Lefébure-Wély, Liszt, Locke, Marchand, Mendelssohn, Mozart, Purcell, Rossini, Tchaïkovski, Verdi, Vierne et Wagner (entre autres).

Le site de Jean-Christophe Rosaz : http://www.jeanchristopherosaz.eu.
La Pastorius toccata : https://www.bertrandferrier.fr/produit/pastorius-toccata-de-yannick-daguerre-partition-en-pdf-10-p/.
La page FB du festival : https://www.facebook.com/kommbach/.

 

La rentrée a du bon

Affiche du quatre-vingt-septième concert du festival Komm, Bach!, qui inaugure la cinquième saison.

Pour lancer la cinquième saison du festival, portée par le design renouvelé de Marie-Aude de la Serve (http://www.studio-m-a.com/), coup double pour les Journées Européennes du patrimoine.
À 18 h, visite commentée du patrimoine – en l’espèce, l’orgue de Saint-André de l’Europe, ouverte à tous les curieux, dans la mesure des places disponibles (30).
Et, à 20 h 30, concert spécialement concocté par Hervé Désarbre – pour la première fois en solo sur l’orgue Delmotte / Béasse – autour de l’Europe.
Les deux propositions sont à entrée et sortie libres mais bien quand même. Entrée et sortie libres, c’est-à-dire que l’on entre gratuitement et que l’on ressort gratuitement. Si l’on est un peu court en pesetas, si l’on est radin, si l’on boude, oui, on peut sortir sans dégainer une pièce et sans fuir par une porte dérobée (sans dérober de porte non plus, faut pas abuser). Néanmoins, il sera toujours possible de lâcher un petit billet de deux cents euros – par exemple – pour soutenir l’association qui chapeaute le rayonnement culturel de l’orgue (visite) et pour remercier de son investissement, de son talent et de sa créativité Hervé D., le foufou que le ministère de la Défense a récemment choisi comme son organiste à lui, et qui règne depuis environ un siècle ou deux sur le Cavaillé-Coll du Val-de-Grâce.

 

 

Fort focusss, donc, sur l’événement du soir, retransmis sur écran géant avec cadrage live assuré par Rozenn Douerin, que les habitués du festival connaissent bien.
En effet, un concert d’Hervé D. n’est jamais un récital comme un autre. Déjà, on ne s’y ennuie jamais, on y sourit souvent, on y découvre plein de compositeurs et on y sautille de surprises en surprises. Au-delà d’être original, chaque concert du soliste international présent ce 19 septembre est pensé. Pensé pour que chacun accroche, mélomane ou curieux (variété des morceaux, gouleyance du partage qui rechigne rarement à faire sourire sans être obsédée par l’effet, richesse de la matière sonore, durée globale d’1 h 10′ tout compris) ; et pensé pour que le concert ait du sens.
Cette fois, le sens tourne autour du « match retour en Europe ». À travers des compositeurs éclectiques, allant de Bach à Bret, en passant par – entre autres – Rossini, Lefébure-Wély et Rota, Hervé D. propose un fight réciproque entre France, Italie, Allemagne et Pays-Bas. Le programme détaillé de la bataille sera fourni afin que chacun puisse suivre, en direct et avec précision, ce qui se passe dans les vestiaires de chaque équipe nationale.
Masque obligatoire, hélas, mais émotions, belle humeur, découvertes de jeunes ou très vieux talents et wow garantis.

 

 

Pour rejoindre l’événement FB et partager la bonne nouvelle, cliquer ici.

Les 6 plus grandes redécouvertes Komm, Bach! à faire

 

Parmi les vidéos du festival Komm, Bach!, certaines ont remporté un succès phénoménal à l’échelle du plus petit festival international d’orgue-mais-pas-que – nous l’avons vu tantôt. D’autres restent, et c’est joyeux, à découvrir. Voici, donc, dans notre catalogue, quelques suggestions.
Et la première, comme quoi, on est hyperouverts au niveau toléranciel, au moins, c’est pour ceux qui détestent l’orgue. En revanche, comme sur l’pont du Gard, attachez votre coiffe – ça souffle.

 

 

La deuxième, c’est pour ceux qui aiment la musique bien jouée, même si y a de l’orgue dedans : un tube du répertoire à tuyaux enlevé par le brillant bûcheron des Ardennes, aka Fix Grandjean.

 

 

La troisième vidéo que l’on propose, c’est une magnifique exécution d’une des six pièces de César Franck pour grand orgue. C’est puissant comme une série Netflix qui durerait moins d’un quart d’heure – et ça, ça n’est rien d’autre qu’un cadeau pour les oxymoronophiles.

 

 

Ha, on a un vrai cadeau pour les curieux qui aiment l’Écosse. Ce sera notre quatrième vidéo.

 

 

Bon, celle-là, c’est pour tous ceux qui détestent la musique contemporaine. Je pourrais dire que c’est une pièce que je trouve plutôt pimpante – mais comme je finis par être impliqué dans l’histoire, je peux pas, tu penses. Et ce fut la cinquième vidéo.

 

 

La sixième vidéo ? Bon, parce que vous insistez. C’est pour saluer un compositeur qui, assurément ne fait pas recette. I mean, it’s not maître Gims. Et pourtant, quel sens de l’harmonie et du climat, quand de belles interprètes s’y collent !

 

Yannick forever

Photo : festival Komm, Bach!

Alors que les organistes emblématiques du Val-d’Oise tombent comme à Saint-Privat voire à Gravelotte, nos amis Remi Dardenne et François Cuny étant les derniers sur la liste à ce stade, les regards continuent de se tourner vers le plus célébré d’entre eux : Yannick Daguerre, dont l’aura, le charisme et le talent n’ont pas fini de faire clap-clapper des mains. Cette année, Yannick est la vedette de Komm, Bach! puisque Esther Assuied a accepté d’éditer sa « Pastorius toccata ».

 

 

Une dizaine d’artistes ont accepté de se risquer à la projeter sur l’orgue de Saint-André de l’Europe. À ce stade du festival, qui dure de septembre à fin juin, plusieurs virtuoses nous ont laissé partager leur vision de l’œuvre – à commencer par le premier à s’y coller, en l’espèce le vénérable commandant titulaire du Val-de-Grâce, el señor Hervé Désarbre.

 

 

François-Xavier Grandjean, herr titulaire of Sainte-Julienne de Namur, a relevé le gant et, sous l’œil sévère de la jeune virtuose Esther Assuied, claqué sa propre version de la pièce. De l’engagement et de l’envie comme on aime.

 

 

L’un des plus grands virtuoses de la place parisienne ne nous a pas (encore) autorisé à cingler son exécution de concert sur YT, mais il nous avait laissé onliner l’incipit glané lors d’une répétition – et, déjà, ça zoukait grave, comme disent les musicologues ou presque.

 

 

C’est alors que l’organiste la moins soupçonnable de vulgarité, la tutélaire titulaire des grandes orgues de Saint-Nicolas du Chardonnet, s’est emparée du shmillblick pour l’auréoler de son sérieux et de son exigence.

 

 

À cette heure, la dernière artiste à s’être risquée dans ces eaux mouvementées s’appelle Coralie Amedjkane. La dame est une subtile. Elle cache le feu de la musique sous l’apparence de la strictitude, et le brasier du groove sous le respect de la partition. Coralie, on va pas se mentir : tu-ne-trompes-personne, ton interprétation est wow, voilà – na !

 

 

Pour acheter la partition, c’est exclusivement ici.

Les 16 plus grands cybersuccès de Komm, Bach!

Crédit : festival Komm, Bach!

Depuis le 7 octobre 2016, certains artistes nous autorisent à mettre en ligne des vidéos issues de leurs répétitions et/ou concerts donnés dans le cadre du festival Komm, Bach!. Toutes portent témoignage de leur souci d’offrir une heure d’orgue de qualité aux curieux. Quelques-unes rencontrent un succès patent auprès du cyberpublic. Voici, à ce jour, le classement du Top 16. (À la base, on partait sur un Top 15, mais on trouva que cela manquait de générosité. Alors voilà, quoi.)

16. Johann Sebastian Bach, « Fantaisie et fugue en do mineur » (BWV 537) par François-Xavier Grandjean

 

 

15. Bernstein & Sondheim, « Tonight » par Hervé Désarbre et Julien Bret

 

 

14. Jehan Alain, « Ave Maria » par Emmanuelle Isenmann et Olivier Willemin

 

 

13. Olivier Messiaen, « Le sourire » par Emmanuelle Isenmann et Jorris Sauquet

 

 

12. Johann Sebastian Bach, les trois « Nun komm der Heiden Heiland » par Jean-Luc Thellin

 

 

11. Noël Hazebroucq, l’incroyable improvisation sur le « Cabinet du docteur Caligari »

 

 

10. Robert Maximilian Helmschrott, « Im licht » par Esther Assuied

 

 

9. Louis Vierne, « À midi » (extrait des Angélus) par Ariane Zanatta et Coralie Amedjkane

 

 

8. Olivier Messiaen, « O sacrum convivium » par Emmanuelle Isenmann et Olivier Willemin

 

 

7. Naji Hakim, « Tanets », première cyberdiffusion, par Marie-Agnès Grall-Menet

 

 

6. Louis Vierne, « Naïades » par Coralie Amedjkane

 

 

5.  Johann Sebastian Bach, Fugue en sol mineur (BWV 578) par Jean-Luc Thellin

 

 

4. Orgue et bombarde par Jean-Pierre Rolland et Jean-Michel Alhaits

 

 

3. Johann Sebastian Bach, « Fantaisie et fugue en sol mineur » (BWV 542) par Jean-Luc Thellin

 

 

2. Louis Vierne, « Ave Maria » par Emmanuelle Isenmann et Jorris Sauquet

 

 

1. Hans Zimmer, « Dream is collapsing » par Esther Assuied

 

 

Oserez-vous assister en direct au prochain récital qui renversera peut-être la table ?

 

80, le bientôt bel âge

Photo : Bertrand Ferrier

La quatre-vingtième approche. La soixante-dix-neuvième d’abord, mais bientôt quand même.
Merci aux artistes, au public, aux artisans, à la paroisse et aux instigateurs.
Let’s get going.