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Le Figaro

Petits papiers – 29

Un GPS français. Photo : Bertrand Ferrier.

En attendant un prochain post, quelques nouvelles du monde via nos découpures de presse. À commencer par une idée forte : tout va bien. Même si

 

 

Même si

 

 

Même si

 

 

Même si

 

 

Ce qui compte, c’est que

 

 

sont prévus. Vous voyez ? Du coup, tout va bien. Ne soyons jamais défaitistes. Même quand la vie devient compliquée voire dangereuse, il existe une solution, une manière de s’en sortir. Parfois pas la plus attendue, mais bon, hein, on fait c’qu’on peut avec c’qu’on a.

 

 

Alors, oui, les jeunes s’adonnent à d’étranges activités…

 

 

… mais, au moins, la police bénéficie d’une quasi impunité, c’est beau.

 

 

Elle est même capable d’expliquer qu’une nana en cellule de GAV n’attend qu’une chose : baiser avec ses geôliers. Et ça passe crème !

 

 

Ha, oui ! Heureusement, que la police a tous les droits car le bleu est sur tous les fronts, y compris quand il s’agit d’interpeler des suspects armés d’une arme.

 

 

Allons, apaisons les tensions et offrons-nous une pause philosportive assez utile. Enfin, je trouve. Voici le sujet que je vous appelle à méditer.

 

 

Et puisqu’on en est aux activités physiques, prenons le temps de respirer en rigolant des sportifrançais, des sportifs comme les autres sauf qu’ils savent qu’il vont gagner et qu’ils se prennent des roustes. Par exemple, en judo, y avait une nana qui devait tout déchirer d’un trait de lumière grâce à un encadrement béton prouvant qu’elle pouvait être maman et championne du monde.

 

 

Mais patatras…

 

 

Non, tu n’es pas nulle, Clarisse. Tu es juste une sportifrançaise. Après cette pause requinquante, passons à la rubrique « L’humain est un animal décidément tout à fait singulier ». Avec, pour commencer, une nouvelle forme de « guerre hybride », ce mythe censé désigner la manière dont Vladimir Poutine fait la pré-guerre à notre pauvre monde innocent, démocratique et gentil. Surtout gentil.

 

 

À ceux que la géopolitique internationale dépasse, effraye ou bute et rebute, offrons un autre épisode de la même rubrique.

 

 

On peut terminer cette séquence avec un épisode toujours sur les humains singuliers mais beaucoup plus conscious, à travers un cas présentant tous les symptômes d’une maladie souvent profitable : l’anti-antisémitisme extrémiste.

 

 

L’affaire étant Klaus, nous pouvons passer à notre rubrique « L’humain est un animal décidément tout à fait évolué, intelligent, décent et en perpétuelle amélioration » grâce à la bande au mec avec des cheveux de poussin tombé dans le mauvais bac à coloration. 

 

 

Essayons donc de nous concentrer sur l’idée essentielle que, l’un dans l’autre, tout va bien. J’ai bien sûr des preuves solides de ce que j’avance.

 

 

Qui dit mieux ? D’autant que la France jouit notamment d’une langue magnifique, wesh, parlée par des hommes grands qui risquent de se gratter longtemps pour devenir de grands hommes puisque, bismillah, c’est les ténèbres, khô.

 

 

Grâce à cette langue, dans ses sommets, même le journalisme sportif devient une poésie d’une intensité rocambolesque.

 

 

Oui, la langue française est magnifique. D’un coup de voyelle magique, elle peut transformer un problème de ruralité financière et politique en un éloge soudain de l’art financier propre au sexe faible.

 

 

Bon, cela dit, inutile d’en disconvenir : tout va bien mais tout n’est pas parfait. Le Figaro a l’art de pointer ces petits dérèglements – des points de détail de l’Histoire, sans doute – qui font regretter à ce torchon l’ère de la trique et du coup dans la gueule au cours de laquelle l’ordre, la morale et le catholicisme régnaient pour le plus grand bonheur des maîtres violents et des esclaves admiratifs.

 

 

Pour retrouver le bonheur total vers un nouvel âge cosmique et réminiscent, il y a bien une martingale que le journal suggère.

 

 

Vous voyez ? Un problème, une solution : tout – va – bien. Nous avons trop tendance à l’oublier. Les gens qui sachent et prennent plaisir à nous emmerder, eux, ne l’oublient pas, gloire à eux. Ainsi, à la veille de la révolte lycéenne mais pas que, chacun sait désormais que Macron & Trogneux Ltd avaient conscience de la nécessité de se concentrer sur l’urgence de la situation. Peut-être le parallélisme entre deux affaires d’emprise sur un ado qui a réussi ajoutaient-elles à la joie de la danseuse ?

 

 

Baste, comme la danseuse-chanteuse, soyons joyeux. Après tout, la France est un pays merveilleux – rien que la gastronomie hexagonale est un délice plein de surprises !

 

 

Nous vivons dans un miracle permanent, vous dis-je (mais vous le savez déjà). Si les journalistes le décident, un fils de peut (pas de faute de frappe) éblouir un public qui ne l’a pas encore vu. Ça, c’est ma France !

 

 

Il faut dire que le journalisme français est une merveille. Ainsi, le fayot de service peut s’extasier qu’une monarquette de pacotille porte une marque de merde comme les ploucs…

 

 

… en oubliant de signaler le prix de l’accessoire qui lui sert de serre-tête.

 

 

C’est la joie, on n’y peut rien, c’est – la – joie ! Et c’est la grandeur du journalisme que de plaider contre les fantasmes sexuels anti-pensionnats version Maxime Le Forestier (c’est pas très gentil, la femme n’est pas un objet) juste avant de consacrer un article à un soutien-gorge à huit chiffres (c’est très gentil, la femme est un objet qui a un prix).

 

 

Bref, ça fait du bien quand tout va bien, ne me dites pas le contraire de l’inverse ! Même la merde qu’est le nucléaire, on sait s’en débarrasser pour qu’il reste dangereux mais invisible. Très astucieux…

 

 

Au fait, puisque l’on parle de merde, l’on apprit aussi tantôt que, au plus haut niveau des pays voisins, louer le corps d’une femme est une fierté. Formidable, non ?

 

 

Le seul petit problème, en Europe, si je me risque à glisser cette remarque avec une infinie humilité, c’est peut-être qu’il faut faire attention à la prononciation de certains toponymes. M’enfin, c’est pas la mer à boire…

 

 

Quoiqu’il advienne, la France reste la France, un pays démocratique où, quand une manif se passe bien, on coffre quand même 1000 zozos. L’appétit des post-sarkozistes pour les chiffres censés attraper des électeurs serait fascinant s’il n’était pas gerbant.

 

 

On apprend enfin que, pour les traqueurs de fake news, l’Albanie et la France, c’est du pareil au même. Mais c’est pas grave, c’est la faute de la régie – par conséquent, ça passe, franchement.

 

 

Et pourtant, tout va bien, au moins tant qu’on subventionne la picole.

 

 

Enfin, tout va bien… Oui, tout va bien. Ce nonobstant, attention aux goûts musicaux des manifestants, quand même [cliquer pour agrandir l’image].

 

Entre Porte d’Italie et porte de Vincennes, le 24 octobre 2026. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Il n’en demeure pas moins que, si j’étais le patron de Havas, j’embaucherais de suite comme CR le gars à l’ardoise effaçable qui a trouvé le meilleur slogan de tout l’univers face aux dérives autocratiques et libérales du macronisme : non. Quand je vois ça, je me dis que décidément, si tout ne va pas bien à 100 %, tout n’est peut-être pas complètement perdu. Au point où on en est, quelle victoire, mes amis, quelle victoire !

 

Entre Porte d’Italie et porte de Vincennes, le 24 octobre 2026. Photo : Bertrand Ferrier.

 

À suivre.

Petits papiers – 3

« Non, le macronisme n’est pas une gerbance », niveau expert.

Je, petite princesse, souffre sans vergogne, niveau élite.

 

Ah, merde, on n’y avait pas pensé, niveau je-sers-à-rien helvétique.

 

Aïe. La guigne, en somme.

 

Pleurons. Les farceurs de l’amour habitent un plus de 100 mètres carrés, dit l’article.

 

10 millions d’euros par an pour sponsoriser cette merde qu’est Le Figaro et ses grands reporters engagés.

 

Ha, d’accord. Mais bon, c’est ce que je pensais.

 

Coupons la télévision publique. Et les subventions aux médias complices.

 

Parler français, niveau 2026 by La Machine du Moulin rouge.

 

Les grands groupes de mon cul délivrant du lait chinois au prix exorbitant sont innocents, Bernard l’était pas dans la voiture !

 

Jamais j’aurais pu être entrepreneur. Pas assez sensible à l’attrait de l’art de la prostipute, en tout cas sous ce tuyau.

 

Ah, Patrick.

 

Le mondes est merveilleux, mais Le Figaro, pardon, c’est autre chose.

 

Ah, la diversité du 100 %…

 

Le vivre-ensemble va trop loin.

 

Putain ! C’est la crise ! Arrêtons avec le salaire minimum ! Aucune entreprise européenne ne peut plus employer qui que ce soit ! Vous voulez qu’elles aillent toutes en Chine ou bien ?

 

La femme Le Figaro, une leçon de vie, sans doute, si cet immondice n’était pas financé par nos impôts.

 

L’info, la classe, l’âgisme.

 

L’expertise non experte des experts, c’est foufou et non-foufou.

 

Merde chiée par la bouche, niveau CIO.

 

Quand le chauvinisme fake est un moyen de faire du fric et de récupérer des subventions, niveau L’Équipe.

 

Quand t’es une pauvre merde de privilégiée qui chougne pour passer pour une victime et vendre, par la grâce d’un média soumis, un livre que personne n’achètera.

 

Quand, à force, tu te rends même plus compte de ce que t’écris en érigeant les ultrapollueurs en protecteurs de l’environnement déconfits.

 

Dont c’est un sujet. Mais oui. Changez le stagiaire IA de vague francophonisme.

 

« Faut vraiment qu’on mette un non ? »

 

Fallait-il que papa eût des doss pour qu’il imposât une série Arte avec un pitch de cette envergure.

 

Contrat à la française. Juste une question : combien de subventions et de frais pour cet exploit ?

 

Le monde d’amour autour de nous est sourd, bien entendu.

 

J’ai versé une larmichette. Puis je me suis souvenu pourquoi l’article était réservé aux abonnés du Dassault Système.

 

Aïe, Dassault n’est pas content. On en est plutôt heureux, mais pas lui, je crois.

 

Il ne faudra jamais oublier cette ordure qui n’utilisera tout autant jamais le 49.3.

 

Tout va trop vite, selon la hiérarchisation de l’actualité du Figaro.

 

Un remboursement exemplaire, jeune mais imminent, on imagine (chez les hypocrites).

 

C’est vrai que je cherche à ce que les gens achètent des billets pour mon prochain concert. Mais j’arrive trop tard dans l’indignité, je le crains.

 

La modernité selon Le Figaro. Achetée par un notable au cul bordé de nouilles parce que ses ascendants ont exploité le peuple, ignorante des réalités du pays puisque vivant loin des problèmes, bref, parfaite pour diriger un monde dont, concrètement, elle ne connaît rien. Même pas honte, la presse française, c’est ça ce qui est beau.

 

Pourquoi il faut arrêter de dépenser des sous dans cette farce qu’est l’ONU. Et pas que pour l’écriture débile qu’utilise cette déjection qu’est Le Figaro, évidemment.

 

À suivre, hélas.

Ils pensent, donc je suis – 31 octobre 2022

 

J’admire l’article pré-écrit et assumé dans sa mauvaise foi de pensée préfabriquée, qui est la seule façon de penser acceptable. Ceux qui en déduisent qu’il faut dissoudre le diffuseur de fake news qu’est cette vieille ordure enkystée couramment appelée Le Figaro sont des complotistes proches de l’extrême-droite, la seule droite acceptable étant non pas celle qui part en piston dans la gueule du LR mais celle qui est validée par Le Figaro.
Arrêtons de croire que le fait précède son commentaire. Le fait n’est qu’un accessoire. Seule compte la pravda, cette vérité décidée au préalable et conforme aux intérêts de ceux qui l’énoncent. En conséquence, ne supprimons pas les subventions d’État à ces dégueulasseries qui ne représentent rien. Appelons ces errements XX, et boutons hors d’état de nuire les faux journaleux qui pensent encore qu’une élection n’est pas jouée d’avance, contrairement à une érection. Ya basta.

 

#notinmyname


Je pensais rédiger un post sur la représentation d’un opéra. Mais énoncer la vérité médiatique sur la pauvreté des ploucs dont je crois être me semblait légèrement plus important, en hommage à ces salopards du Figaro.
Si, poser que les gens préfèrent avoir froid parce que pas de fric, faut vraiment être un salopard pour l’écrire.
Donc, pour le compte-rendu de Don Carlo, ben, on attendra un chouïa.