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Piscine

Petits papiers – 25

Chez des gens. Photo : envoyé spécial pour Bertrand Ferrier.

En attendant un nouveau post, voici des nouvelles du monde à travers quelques découpures de presse. D’abord, j’espère que vous allez bien. Ne dites pas non, j’ai lu dans la presse que l’ambiance était plutôt smooth, en ce moment.

 

 

Dites-vous que, si vous galérez, vous ne galérez pas vraiment. Vos difficultés ne sont pas le fruit d’une crise, juste d’une « menace de récession ». C’est cool, non ? Et, surtout, vos galères ne sont pas la preuve que Sosotteur Ier de la Pensée complexe a tout foiré pour financer ses petits copains et les lobbys qui vont avec. Pas du tout. Ne faisons pas le jeu de l’extrême-droite ou de Mélenchon ou de la Russie (les trois sont interchangeables). Si ça va mal, ce n’est pas vous qui souffrez, c’est le gouvernement – sans doute une déstabilisation hybride liée à la Russie. Le Monde l’écrit, c’est pas rien, je pense : tout risque de compliquer la rentrée (les vacances, non, c’était tranquille) des privilégiés qui nous dirigent.

 

 

Plutôt que de chougner sur votre sort, mieux vaut saluer le beau combat du Figaro pour défendre ceux qui ont le plus besoin d’être défendus : les riches et les hypersubventionnés.

 

 

Pourtant, pour faire du fric, on en a, de bonnes idées, en France…

 

 

Sans déconner, un lance-pierres, fût-il produit par le parc préféré du mari de la vieille femme dont la fille sort elle aussi avec un jeunot, ô fatalité familiale, c’est dangereux ? Première nouvelle ! Heureusement, fût-ce pour se promener, on a de bonnes idées.

 

 

Le problème, c’est que, avec ou sans accent, on ne les a pas forcément au bon moment.

 

 

Au Japon, aussi, ils ont de bonnes idées : ils pratiquent très bien l’alpinisme et l’excuse. Moi, je suis nul dans les deux sports. Remarquez, c’est peut-être mieux ainsi.

 

 

Non, je crois que je vais rester Français, et tant pis si le populisme des concitoyens soupçonnés de détournement de fonds publics et de divulgation de données à caractère personnel peut chiffer. Enfin, j’imagine que, à l’ouverture de la chasse, il promettra une prime aux débiles qui tirent sur des animaux pour leur plaisir. Après tout, en France, on n’a pas d’argent mais pas de vergogne non plus, ça compense.

 

 

Des explications, on a, mais non, pas de vergogne, ça, incontestablement.

 

 

Limite on ne sait pas pourquoi on a inventé ce mot, quand on voit une cochonnerie serrer la main au dictateur barbare avec un torchon sur le crâne.

 

 

En revanche, on a de l’humour. Beaucoup. Trop, peut-être. Si, traiter un type de pédé et de rat (alors qu’un rat sera toujours plus respectable qu’un chroniqueur de France Inter), c’est incontestablement trop d’humour.

 

 

C’est d’autant plus dommage qu’il y a des domaines où l’on est super bons. La brosse à reluire, par exemple. Et l’art de subvertir le sens des mots comme celui de « diversité ». Pas forcément par méchanceté, hein. L’inculture joue son rôle aussi. Hélas, elle n’empêche pas d’être mal intentionné en prime, mais c’est une autre histoire, ainsi que le chantait le philosophe narrateur Jean-Jacques Goldman.

 

 

Après, ce qu’il y a de beau, chez l’humain, c’est qu’il sait perpétuellement s’inventer de nouvelles occupations. Nous rouvrirons donc notre traditionnel catalogue de grandes questions par l’une de ces néo-occupations.

 

 

Ça ou autre chose, y a toujours un truc débile à faire, tant qu’on est vivant. C’est chouette ! Las, ne sera-ce pas en faisant n’importe quoi qu’on devient n’importe qui ?

 

 

Bien sûr, certaines occupations sont moins chouettes que d’autres, mais faut bien vivre, fût-ce en permettant de tuer toujours plus de gueux. Du moment que c’est pour de l’argent, ne chipotons pas, ça passe.

 

 

Après, ne soyons pas chauvins : l’encéphalogramme plat voire creux n’est pas une exclusivité hexagonale.

 

 

Toutes les polices du monde entier sont là non pas pour nous protéger mais pour rappeler l’universalité de cette creusalité encéphalogrammique.

 

 

Heureusement, moi, j’ai des idées. Par exemple, si tu veux plus du français…

 

 

… pourquoi n’en profiterait-on pour économiser 136 millions d’euros ? Un échange de bons procédés, c’est astucieux, n’est-il pas ?

 

 

Bon, d’accord, je sens que je suis allé trop loin. Changeons de sujet, si vous le voulez, et parlons sport. Par exemple, savez-vous ce que se dit le meilleur cycliste du monde, et de loin, quand il se fait doubler dans un col monstrueusement difficile ? On l’écoute.

 

 

Allez, toujours si vous le souhaitez, nous pouvons continuer de fouiller les sujets essentiels. Ainsi, certains garçons se demandent qui a la plus grosse. Certaines filles aussi. Toutefois, ils ne parlent pas de la même chose. L’une des choses est obscène, l’autre indécente. Je crois que je préfère largement l’une.

 

 

Attendez, attendez, on peut faire plus pétaradant, comme synthétiser, dans un grand précipité, des éléments évoqués supra. Par exemple, on peut mix’n’matcher

  • brosse à reluire,
  • journalisme d’investigation et
  • grandes questions sociétales.

 

 

Que ces problématiques vertigineuses ne nous éloignent pas de la substantifique moelle de la vie – laquelle reste, toujours, l’argent et la nécessité d’en gagner. Si nous en manquons voire que nous devons aller taffer pour en gagner, ça arrive, c’est tout de suite un problème. Si les vedettes en manquent et se rendent compte qu’elles aussi doivent se sortir les doigts, c’est quelque chose entre une info et un drame abyssal. Nuance.

 

 

Partant, bien entendu, il faut jober, voire jobi-jober, mais peut-être pas au point de vouloir endosser l’uniforme, n’exagérons pas. Ni de réaliser des documentaires de propagande financés par la police. Et cependant, saluons : le niveau intellectuel du film est à la hauteur de son sujet, jolie coïncidence !

 

 

Si vous tenez absolument à vous engager, ne déconnez pas : privilégiez

  • le féminisme,
  • le cuirisme et
  • l’absence de courage politique.

C’est plus sûr. Tout le monde vous trouvera méga braves voire pimpants, ne serait-ce que pour ne pas être accusé de crime par la pensée. Bravo, j’en frémis d’avance pour vous.

 

 

Moi, pour vivre, j’essaye de vendre des livres que j’ai aidé à écrire. Voici donc une séquence promotion pour le livre de Jérôme Pensu sur le trafic animal, disponible chez votre libraire ou ici, et toujours d’une violente actualité.

 

 

Après la réclame à laquelle, je suis sûr, vous n’aurez pas manqué d’être sensible, et je vous en remercie, reprenons le cours de notre émission. Avec sérieux, d’abord, en rappelant que « s’immoler », c’est se donner la mort en se sacrifiant pour une cause. (Ne faites pas les étonnés, j’avais dit : « Sérieux », je tiens parole.) Avec prudence, ensuite : on ne s’immole pas pour s’amuser. D’une façon générale, je ne vois pas l’intérêt de s’immoler, mieux vaut manger une bonne mimolette si l’on veut quelque chose d’approchant. Mais s’immoler pour s’amuser, c’est pas un oxymoron, c’est ce que les spécialistes appellent – et ça, pour le coup, c’est une hénaurme litote, oxymoron patenté s’il en est – une connerie.

 

 

À présent, petit flash info d’actualité avant notre dernière séquence…

 

 

… et, maintenant, place à une rubrique qui nous est chère mais ne coûte rien : l’hommage aux sportifrançais. On le sait, « sportifrançais » ne désigne pas juste un Français qui pratique un sport ; c’est un concept en soi qui rappelle un personnage toujours sur le point de conclure mais – non, y a rien après « mais ». Plus précisément, c’est un sujet qui permet aux médias

  • de vendre la prochaine victoire d’un compatriote, en un mot ou deux, puis
  • d’annoncer sa défaite souvent lamentable sinon grotesque, et enfin
  • d’interviouver le gusse pour qu’il explique « ce qui s’est passé » (« en vrai, les autres étaient meilleurs » ou « je me suis viandé » ne sont pas autorisés dans ce genre d’entretien).

Trois en un, hyper économique ! Dans cette perspective, pour terminer les découpures de presse du jour, rendons hommage à deux sportifrançais, à commencer par un cycliste « au niveau des meilleurs du monde » (c’est lui qui le dit) donc « plein d’ambition », c’est louable et logique.

 

 

Mais la réalité est cruelle, parfois…

 

 

Précisons que perdre une course, être blessé, cela n’a rien de grotesque ou de honteux, c’est plutôt ça qui donne du charme au sport en créant un suspense, quitte à constater, comme le signalait avec pertinence le journaliste sportif Michel Berger, que « ça fait mal, ça fait mal ». Ce qui est un peu rigolo et très gênant aussi, c’est la fanfaronnade des sportifrançais donc des commentateurs comparée aux résultats qui suivent. Exemple avec un joueur de tennis – et après, c’est fini pour cet épisode, promis.

 

 

Là, c’est sûr, c’est bétonné, Arthur va tout déchirer et gagner un tournoi du grand chelem. Hélas, hélas, trois fois hélas (j’ai recompté), c’est un sportifrançais. De sorte que, oui, il est des nôtres, mais ce n’est pas sans conséquence.

 

 

Décidément, la réalité est cruelle, mais elle est. Puisse-t-elle nous faire sourire parfois. À suivre !

Petits papiers – 23

Sur lefigaro.fr, une publicité qui permet d’applaudir le faquin qui a réussi à faire passer une telle masterpiece (capture d’écran).

En attendant un prochain post, quelques nouvelles du monde comme il va. À commencer par une tautologie sur la vie en entreprise à la fois passionnante et magnifiée par la grammaire – et je parle pas de la vieille personne supra.

 

 

Voici à présent le plus émouvant regret d’une dénonciatrice de radin qui, si elle ne s’appelle pas forcément Nadine, est forcément une grosse squatteuse donc une grosse radine.

 

 

Mais, baste ! Assez de futilités ! Essayons plutôt de dire les drames qui frappent le monde. Ha ! Comme l’on aimerait que les responsables demandassent pardon ! Heureusement, cela arrive…

 

 

This is France for ya anyway.

 

 

Par chance, nous pouvons encore trouver de l’occupation à des gens qui n’auraient rien à glander dans leur pays.

 

 

C’est la crise ! Tout augmente, surtout les profits du CAC40. Coïncidence ou réalité scientifique ?

 

 

Bon, puisque l’on en est aux grandes questions, en voici une autre de premier ordre, cette fois proposée par L’Équipe.

 

 

Et profitons de l’occasion pour saluer à la fois la bonne foi et le génie de nos archéologues hexagonaux : ça chougne quand une pièce est volée mais, quand elle était encore disponible, ça exposait une copie. Du coup, maintenant que l’original est volé, ça change quoi, farceurs ?

 

 

L’important, et je voudrais que l’on évite de l’oublier, c’est que, en France, on a des champions…

 

 

… enfin, presque. C’est ça, on a des clowns.

 

 

Pourtant, y compris grâce aux communistes caviar, on a depuis longtemps tout mis de notre côté pour que les facétieux personnages performent, c’est dingue !

 

 

Encore une chance qu’on soit au moins entré dans une véritable démarche écologique proactive et exigeante pour défendre pleinement l’environnement ou, à défaut, tant que Sosotteur Ier de la Pensée complexe est dans la place, les grosses boîtes agro-alimentaires ultrapolluantes. J’espère que l’on n’omet pas de leur verser des subventions publiques sans condition, il faut soutenir l’entreprenariat dans notre pays, source d’équité, de probité et de citoyenneté.

 

 

Notez que nous sommes également assez en pointe sur le commentaire sportif, cette nouvelle langue toujours en train de réinventer le blabla qui ne veut rien dire.

 

 

« Y a trop de Blancs dans le foot français », y a bon. « Y a beaucoup de Noirs dans l’équipe de France », racisme. L’important est sans doute de ne pas se tromper afin de demeurer du bon côté des cons sensuels.

 

 

Et maintenant, un peu d’attention, s’il-vous-plaît. Quand un fourgon de CRS fait demi-tour et percute une trottinette, c’est toujours la trottinette qui a décidé de foncer sur le fourgon pour le faire valser, sans doute, surtout pas l’inverse. Nan, je sais bien qu’on est d’accord, mais je préférais préciser afin d’éviter toute ambiguïté et afin que nous continuions de remercier, jour après jour, les CRS pour… pour je sais pas quoi mais, en tout cas, nous les remercions.

 

 

Peut-être aideront-ils à résoudre les lourdes énigmes qui pèsent sur notre chère nation, telle que celle soulevée tantôt par L’Équipe ?

 

 

Enfin, pour poursuivre dans la rubrique « hommage », je voudrais que l’on salue le symbole de l’hybridité, de la singularité et de la féminité qu’est, on l’aura deviné, la moustache.

 

 

À suivre !

Petits papiers – 13

Je pose là ce mode d’emploi. (Capture d’écran YouTube)

En attendant un prochain post, quelques nouvelles du monde. À commencer par une bonne nouvelle : bientôt des couvents sans crucifix. À suivre ?

  • Des spaghetti bolo sans pâte ni tomate (ni bœuf),
  • des vins sans alcool,
  • des viandes sans viande,
  • des cafés décaféinés,
  • des sucres désucrifiés,
  • des légumes sans OGM mais quand même un p’tit peu, et
  • une FNSEA non soumise aux lobbies des pesticides et des gros capitalistes de l’agroindustrie.

Aïe, on me signale dans l’oreillette que ce dernier épisode vient d’être annulé suite à une longue maladie due à une pendaison par balle empoisonnée ayant emporté le réalisateur. Nous présentons nos plus sincères condoléances à la FNSEA et vous prions d’accepter nos excuses pour l’effroi que vous dûtes éprouver.

 

Je crois qu’une défenestration depuis le dernier étage d’une tour Montparnasse infernale et amiantée doit être proposée fermement au gratte-papier ayant écrit qu’une coupure de métro est une merveilleuse occasion de « repenser ses trajets au quotidien ». Et ce, uniquement pour ses sécurités physique et mentale.

 

Il est deux heures du matin. Une information vient de tomber sur le télex du Figaro.

 

Quand tu es embarqué dans un attentat de masse, tu peux espérer fonder un truc qui te vaudra d’être décoré par Sosotteur Ier de la Pensée débile. Double sanction.

 

Que diable avez-vous dit après « rappeur » ?

 

L’œnologie expliquée aux femmes. (« Wouououh ! / – Et vous ajouterez au vin un peu de second degré, comme Florence Foresti, d’accord ? »)

 

Ça donne envie d’engager un pisciniste, non ?

 

Si votre fille adoptive noire pense qu’elle est noire, rassurez-vous et rassurez-la : c’est normal, elle est noire. Si elle pensait qu’elle était blanche, là, on aurait un problème houstonien. Néanmoins, la penseuse peut se rapprocher de Thomas Portes pour former une association antiBlancs. Y a encore beaucoup trop de Blancs en France, c’est vrai. Quand elle avait de l’humour, même sainte Muriel Robin le constatait, c’est dire.

 

« Oumy est souvent confrontée aux regards et aux attitudes des autres personnes. » Ha, la guigne. Ça n’est jamais arrivé à personne, ça. « Il y a un truc quand même tout le temps », pareil : c’est très beau, on dirait du Christian Bobin relu par Doc Gynéco. Bon, on peut fermer le ban ou tu dois continuer à faire ta promo, M. Je Rentabilise Ma Fille Adoptive Au Max Du Max ?

 

L’empereur est nu, mais Angelina est habillée. Well, sort of. En tout cas, c’est une info.

 

Une polémique ? Mais pourquoi diable ? Tsss, tsss.

 

Dans la découpure de presse qui suit, j’aime bien le « par erreur ». Dans ce monde de foufous, on ne sait jamais.

 

Oh, mince !

 

Si toi aussi tu trouves que les temps sont durs et que les p’tits poissons font la gueule, imagine le mec qui a pitché le truc qui suit devant les huiles de la production.

 

On a beaucoup rendu hommage à Marseille, dans les précédents épisodes. Reconnaissons que certain État américain est, lui aussi, something else.

 

À suivre !