
La quatre-vingtième approche. La soixante-dix-neuvième d’abord, mais bientôt quand même.
Merci aux artistes, au public, aux artisans, à la paroisse et aux instigateurs.
Let’s get going.

Komm, Bach!, saison 3, c’est fini ! Forts du succès croissant de la manifestation, du soutien et de la paroisse qui l’accueille, et des artistes qui nous font l’amitié – le mot n’est pas vain – de venir se produire, et du facteur Yves Fossaert qui, après avoir brillamment restauré l’orgue avec ses ouailles, reste toujours aussi réactif que compréhensif devant les impératifs et aléas propres à une telle manifestation, il est temps pour nous d’envisager, avec une modestie touchante, notre passage à l’ère Vivaldi.
En effet, dès le 21 septembre, nous égalerons le nombre de saisons d’Antonio – des saisons tour à tour primesautières, enténébrées, vaporeuses, fuligineuses, déstructurées, aguicheuses, frissonnantes, tressailleuses et sifflotières, pourquoi pas. Puisque voilà l’été, voilà l’été, voilà l’été qui, pour les aficionados de Komm, Bach! est cette « étrange saison où il neige sans discontinuer », il nous revient de donner appétit à tous en révélant enfin le programme de la saison qui nous attend – et ce, dans la mise en page de la graphiste qui a accepté de succéder à l’excellente Tomoë Sugiura, Marie-Aude Waymel de la Serve.
Au programme ?
Do you know the meaning of « feu d’artifice » ? Certes, ce n’est pas le bouquet final du Festival Komm, Bach!, sauf que, pour proposer un mois de juin esssseptionnel, on a préparé un dernier concert de mai fa-bu-leux ! Au programme de ce concert, quelques-uns des plus précieux élèves du Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris (on nous en promet trente à quarante, mine de rien), même si le conservatoire fait la moue lorsque l’on parle ainsi de nos invités. On retrouvera, en à peine plus d’une heure, la fine fleur des rganissses élevés par Sylvie Mallet, les plus belles pousses de la classe de Philippe Ferro, et la maîtrise de Paris sous la direction de madame Edwige Parat elle-même, pour un programme Bach (Festival Komm, Bach! oblige), et best of musique du vingtième ou quasi : Vierne, Fauré, Alain, Langlais et Dupré.
Un projet considérable, mobilisant des dizaines de virtuoses en formation et néanmoins déjà grands zicosses, autour de l’orgue de Saint-André… mais pas que. Plus qu’un récital à plusieurs, une expérience. Louper ce moment serait autant un choix qu’une faute méritant coup franc, pénalty et carton rouge (au moins) ! Pour l’éviter, avec postrophe, rdv sur Facebook !
Pour le dernier concert de Marie-Louise Langlais, donné à Saint-André de l’Europe avec la complicité de Sylvie Mallet, Naji Hakim était dans l’assistance ; et cependant, notre spectateur chouchou, c’était ce monstre. Comme quoi, il est à craindre que, même quand on est flatté de la présence de compositeurs et musiciens vedettes, les chiens, ça reste something else!
Pour fêter les derniers moments de l’orgue de Saint-André de l’Europe, dont je suis titulaire, cinq concerts ont été organisés juste avant son démontage. Voici le concert de ce samedi 20 juin, avec sa set-list.
Au programme, ça ne rigole pas : Sylvie Mallet, professeur d’orgue au Conservatoire à Rayonnement Régional de la rue de Madrid, partagera la tribune avec la pimpante Marie-Louise Langlais, veuve du grand compositeur et organiste Jean Langlais. Cerise sur le gâteau, la set-list a été conçue pour plaire à chacun, afin de faire découvrir la beauté de l’orgue et l’originalité de l’oeuvre de Jean Langlais. Bon appétit à tous !
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