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Consolatio

Une bonne habitude

Avec Jann Halexander, au théâtre de l’île-Saint-Louis (Paris 4), le 10 juin 2022. Photo : Rozenn Douerin.

 

Au long de son « Consolatio Tour » qui vient de s’achever après de longs mois de prestations joyeuses et applaudies, Jann Halexander m’a souvent invité à ploum-ploumer pendant qu’il wowowait. Preuve qu’il ne s’en mord pas trop menottes ou babines, il a accepté de venir donner une conférence à sa façon sur l‘art de prolonger sinon l’amour, du moins le couple. Voilà une souvenance du résultat !

 

 

 

 

Au théâtre ce soir…

 

… derrière un piano et autour de Jann Halexander (dernières places disponibles ici). Puis en tournée, souvent mais pas toujours, de ci de là, avec le même hurluberlu.

 

 

 

Il semblerait que nous soyons toujours seuls dans nos nudités

Avec Louise Kersulec et Jann Halexander à l’Atelier-théâtre du Verbe (Paris 14), le 5 septembre 2021

 

Quand, avec Jann Halexander, nous avons pu sortir des concerts clandés donnés dans des parkings, nous ne sommes pas direct retournés dans les théâtres à l’italienne, faut raison garder. Un p’tit théâtre-atelier (et vice et versa) avec des spectateurs chauds bouillants, c’était bien pour retrouver le plaisir de partager des chansons puissantes jamais souillées par un passage sur France-Inter.
De fait, vidéo à l’appui, c’était chouette et bon – la présence de Louise Kersulec à la flûte étant évidemment un plus résolument positif.

 

 

 

Le moment juste avant

Depuis les coulisses. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Prends un siège, Cinna…

Nounours de l’Atelier-théâtre du Verbe (Paris 14). Photo : Bertrand Ferrier.

 

… puisqu’il va encore falloir que je supporte du bruit, moi qui ai l’ouïe si sensible. En sus, je suppute que je vais être invité à quitter mon siège ? Voilà, ça ne rate jamais. Je crains d’être encore obligé de maugréer en ronchonchonnant. Ô Seigneur ! Pauvre de moi !

 

 

Le temps des lichettes

 

Dès la première date du nouveau spectacle, intitulé Consolatio, le phénomène Jann Halexander se confirme. Même si le processus semble bien en place (petites salles atypiques et sympathiques, public mixant fidèles et curieux, succession de dates au long desquelles le programme se lisse et se renouvelle), c’est joyeux de voir que les spectateurs sont toujours aussi avides d’entendre cet étrange olibrius, sorte d’Anne Sylvestre qui se prendrait pour une Mylène Ribeiro ou une Catherine Farmer à la sauce gabonaise. Articulé autour de ses nouvelles chansons, la première du récital 2021 sacrifiait à quelques « tubes » attendus (donc partiellement revisités) et au jeu des petites raretés.
Ce sera encore le cas ce week-end puisque le succès conduit l’artiste à proposer deux nouvelles dates, samedi et dimanche, pendant lesquelles Michael Bond fredonnera un drôle de western avec la vedette, tandis que Sebastyen Defiolle – le réalisateur du nouveau maxi Consolatio – gling-glinguera et que je ploum-ploumerai. Pour tous ceux à la recherche d’un moment sapide, original et malin, renseignements et billets ici.

 

 

 

Best of the best

Photo : Bertrand Ferrier

 

Le nouveau disque de Jann Halexander est arrivé. Explorant une vaste palette de possibles chansonniques, l’opus 2021 est surtout désirable pour ses pistes 5 et 6, les meilleures, même si les autres sont tout aussi meilleures.
Envie de découvrir le disque en avant-première ? Profitez des dernières places disponibles pour le concert de lancement de l’album et de la tournée !

D’oreille et d’encre

« Avant » de Jann Halexander, détail. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Carrément heureux et carrément fier d’être conservé (j’ai pas fini) dans l’équipe qui entoure Jann Halexander : je ploum-ploumerai pour son nouveau tour de chant, issu de son nouveau disque. En conséquence, il me revient de prendre quelques notes à partir dudit disque – j’aime bien la sonorité du syntagme du dudit disque – afin de ne pas ploum-ploumer que n’importe quoi.
Étant nul en dictée musicale, entre autres, j’assume une remotivation sporadique du propos de l’artiste, d’autant que je sais que, quand il sera au comble de l’exaspération, lors des répétitions d’une série de concerts commençant le 12 juin, il lâchera, très zen :
– Alors, j’aime beaucoup, mais je ne suis pas sûr que ce soit tout à fait ça…

équivalent franco-gabonais du suisse :
– C’est spécial.

Allégeons nos peines

 

L’histoire ne s’est pas vraiment arrêtée. Jamais. Malgré Pharaon Ier de la Pensée complexe et la Pharmacienne de C8. Dès qu’il y a eu un interstice pour chanter, pas même une fenêtre, à peine une meurtrière, Jann Halexander a chanté et, bien sûr, je l’ai accompagné. Quand plus d’interstices, Jann en a profité pour enregistrer un disque concentré sur sept chansons intitulé Consolatio. Quand toujours pas d’interstices, il a pris le chemin des concerts sauvages ; j’étais dans ses bagages. À présent qu’une fenêtre de tir s’ouvre, il tente de se consoler de ce temps passé loin des fans et des curieux.
Ce samedi 12 juin, il donnera la première représentation de son nouveau tour de chant, qui fait la part belle aux nouvelles chansons et aux raretés de son répertoire… notamment. Soucieux d’ouvrir son univers, il invite pour une chanson le protéiforme Michael Bond, avec lequel il s’est produit tantôt pour un one-shot. Le reste ? Chansons avec du texte, de la musique, des sautes d’humeur et d’humour, des vibrations à partager avec ce zozo aussi énigmatique qu’accessible, ce même hurluberlu qui traîne ses guêtres sur les scènes francophones depuis, pfffiou, dix-huit ans, le bel âge.
Pour ma part, hâte de refaire ploum-ploum pour ce nouveau défi et de retrouver un public masqué associant connaisseurs experts et p’tits nouveaux intrigués. L’ambiance des concerts de Jann est toujours chaleureuse, entre les spectateurs et l’artiste mais aussi entre les spectateurs. Je ne sais pas si ça console, j’imagine que ça dépend de quoi ou de qui ; en revanche, j’ai bien constaté que c’est pomme-pet-deupe à tous les coups. Pour réserver moyennant moins de 13 €, c’est ici.