C’est un entretien hors norme, accordé à un moment où l’une des artistes lyriques dont notre pays s’honore redécouvre, après le Covid, qu’elle est chanteuse. Affriolée (je tente) par cette révélation, elle
invente de nouveaux projets,
raconte ce qu’est la vie d’une chanteuse n’ayant plus le droit de chanter,
échafaude,
rigole,
tremble,
redécouvre,
revit.
Alors qu’elle s’apprête à faire trembler à la rentrée les spectateurs et les dieux en Erda dans Siegfried, à la Monnaie, celle qui, avant de gagner l’aventure du Rhin, incarna – entre autres – tant
prenait le temps, il y a pile trois ans de cela, de s’entretenir avec nous pour verbaliser son expérience artistique et humaine, riche en émotions, telle que sa sensibilité bouillonnante et lucide lui permettait de la vivre – et de nous la faire vivre ! Après un premier rendez-vous plutôt destiné à ses futurs confrères alors en formation au CRR de Paris, un second volet s’imposait. En voici la palpitante rediffusion.
Éloignée des scènes depuis les annulations en cascade dues à l’épidémie de fermetures (et réciproquement), Nora Gubisch fait son grand retour au Théâtre des Champs-Élysées ces 2 et 3 juillet pour trois représentations de prestige. À cette occasion, la mezzo entière et passionnée qui a triomphé dans quelques-uns des plus grands théâtres lyriques de la planète, celle qui a été la Carmen de légende de Calixto Bieito et la Brangäne qui a époustouflé l’Opéra de Vienne, celle qui interprète avec la même fougue Mozart et Fénelon, Berlioz et Bartók, Berio que Saariaho – tout en récitant Debussy, nous offre de passer la soirée du 1er juillet en sa compagnie.
Au programme, une série en deux volets pour percer les secrets de cet étrange métier d’artiste lyrique… et deviner qui se cache vraiment sous l’impressionnante chanteuse et récitante qu’elle est devenue. Authentique et réfléchie, spontanée et profonde, rigolote et pas que, la star s’humanise sans tout à fait perdre son mystère mais en nous révélant quelques vérités aussi croustillantes que palpitantes sur son art, sa profession et sa vie. Forcément inratable !
Première partie, à 20 h : avant (2019)
Le 17 décembre 2019, Nora Gubisch invite les curieux et les étudiants du très réputé Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris à une rencontre pour parler de son travail exceptionnel, de sa formation, de sa passion et de ses rêves. Annoncée « sans tabou », la rencontre a tenu ses promesses entre fous rires et confidences.
En Première YouTube, nous en diffusons en exclusivité un florilège bondissant et rebondissant.
Seconde partie, à 21 h 30 : après (2021)
Dix-huit mois après cette première rencontre, le monde artistique est bouleversé. La plupart des scènes ont fermé. Sauf quelques exceptions, notamment en Russie, les artistes se sont retrouvés le bec dans l’eau, à attendre des jours meilleurs sans être sûrs qu’ils arriveraient. Nora Gubisch a accepté de témoigner sur cette période imprévisible et tellurique, avec sa vivacité coutumière, son intégrité viscérale et sa puissante force de vie.
Un moment où l’on parle aussi bien de voix que de mésange charbonnière, d’utilité (ou non) des artistes que de procrastination, de casseroles que d’appli pour les hôpitaux, de désarroi que de passion. Cet échange profondément humain est à suivre en Première YouTube en présence digitale de l’artiste (sous réserves).
Pour retrouver les événements sur Facebook, c’est ici et là.
Jacques Jakubowicz, dit Jacky, le 1er décembre 2020, par Rozenn Douerin
« Le rire est le propre de l’homme. Jacky lave plus propre. » C’est ce pitch hygiéniste et marrant qui préside à la gravitation de zozos artistes ou assimilés autour de la co-vedette de feu le Club Dorothée, pour une quotidienne de culture mêlant mainstream et underground, en français de préférence, et programmée à 17 h sur IDF 1, la chaîne chapeautée par la holding de Jean-Luc Azoulay.
Après y avoir accompagné à la guitare le chanteur Jann Halexander tantôt, j’y étais invité ce mardi avec mon piano à queue.
Dans la loge du JLPP, le 1er décembre 2020. Photo : Rozenn Douerin.
Bon, faute de piano à queue, j’ai trouvé un accessoire à ma hauteur pour participer à une émission qui mêlait, improbable en ces temps de promo convenue et d’émissions guindées,
un mec qui récite des fables de La Fontaine depuis qu’un accident l’empêche d’exercer son métier de violoniste,
un dénonciateur de dérives dans le milieu interlope du presque-cinéma-ou radio,
et un zozo qui fredonne.
Oui, mon but était, in fine, le fredon, selon le titre de l’exceptionnel roman d’Olivier Gadet, publié chez Climats avant que Flammarion ne prenne possession de la boîte et ne la détr – bref. Or, c’était fort chouette, de fredonner dans un décor noëllique !
Pendant les balances du JLPP, le 1er décembre 2020. Photo : Rozenn Douerin.
Et le plus joyeux, il faut l’espérer, c’est que l’on peut acquérir l’objet du délit ou du délire, va savoir, ici même.
Autre projet de livre, qui s’annonce semi-croustillant. Suite d’une série d’entretiens, et lectures hyper techniques pour ne rien négliger (quitte à ne pas tout, tout piger). Au fait, si Pilipse veut m’envoyer une prime pour l’avoir ainsi promotionné, je suis totalement incorruptible mais j’accepte volontiers. Par respect, bien entendu.
L’Homme qui jouait de l’orgue séduit « Le Parisien »
Ce qui est bien, avec les entretiens retranscrits par la presse, c’est que l’on apprend plein de choses sur soi. Mais comme le ton est bienveillant et puisque faire un article sur un organiste, c’est un beau geste, alléluia voire deo gratias !
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