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Plage

Les aventures de Jamel 1

Photo : Bertrand Ferrier

 

Pour sa première expertise de granularité sonore en milieu organique (voir le récapitulatif des 21,5 premiers épisodes ici), un nouveau spécialiste de la célèbre firme Sleepy & Partners a été dépêché dans le Midi. La veille du grand jour, il a fait étape à Narbonne-Plage « afin de se ressourcer et de « tempérer la pression voire la pressurisation parisienne ».
Nous sommes enfin en mesure de lever le voile sur l’avant-dernier membre intronisé au sein même de la confrérie si redoutée des « facilitateurs worldwide de diagnostics relatifs à la sculpture des couleurs organistiques ». Étant le douzième zozo, il s’appelle, logiquement, Jamel Leddouze.

 

Photo : Bertrand Ferrier

 

Traditionnellement, les partenaires revendiquent le droit à une certaine discrétion. Jamel ne fait guère exception à la règle. Toutefois, quand on le supplie de nous dévoiler un aspect spécifique de sa personnalité, il confesse pratiquer volontiers une « méditation axée sur le ressenti contre les ressentiments, l’être-là contre le non-être, et la pleine conscience plutôt que la conscience pleine ». « Il ne faut pas se chercher pour se trouver, conclut-il, mais se trouver pour continuer de chercher. »

 

Photo : Bertrand Ferrier

 

Cette capacité à se recentrer pour se décentrer permet à l’expert de disposer « d’une propension à la mentalisation énergétique particulièrement précieuse au moment de visualiser les problématiques liées au spectre des possibles ». D’où, expose-t-il, son goût pour l’escalade, « illustration physique d’une projection ascensionnelle, opposant l’horizontalité a-dynamique à l’impulsion verticaliste ».
L’ascension du filet de volley-ball l’illustre en permettant au spécialiste de

  • se hisser vers le soleil par ses propres forces
  • tout en défiant la complexité des toiles qui nous emberlificotent…

 

Photo : Bertrand Ferrier

 

… ce qui, visiblement, même pour un expert en granularité méditative, n’est pas si fastoche-fastoche que certains nous le voudraient faire croire.

 

Photo : Bertrand Ferrier

 

À suivre !

 

Mon beau glaçon

100_6335« Bertrand Ferrier, vous lauréâtes ‘premier prix jeunes’ de Poésie de la Ville de Paris en 1993. Qu’avez-vous fait de votre talent ?
– Eh bien, je continue à versifier mais, de mes vers, je fais des chansons, maintenant. C’est un peu moins nul. Enfin, parfois. Pas toujours, je dois l’admettre. Hélas.
– Et vous nous offririez un texte inédit ?
– Euh… Bon, parce qu’on approche de Noël, alors. Mais j’ai un peu peur de refroidir votre enthousiasme… »

La chanson du glaçon
1/ Un glaçon s’prom’nait tout nu sur la plage
Un glaçon s’prom’nait tout nu, uh, uh, uh

2/ Pourquoi s’prom’nait-il tout nu sur la plage
Pourquoi s’prom’nait-il tout nu, uh, uh, uh

3/ C’est parce qu’il avait chaud sur la plage
C’est parce qu’il avait chaud, woh, woh, woh
(Eh oui, faut suivre)

 4/ Le glaçon, je n’le vois plus sur la plage
Le glaçon, je n’le vois plus, uh, uh, uh
(Qui a dit : « Woh, woh, woh ? »)

5/ Y a qu’du sable et d’l’eau dessus, sur la plage
Y a qu’du sable et d’l’eau dessus, uh, uh, uh

6/ C’est qu’le glaçon a fondu sur la plage
Sauf si tu as froid dans l’cul, uh uh uh