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Quatuor Akos

Faîtes de la musique – Le programme (1/3)

 

Sous le coup d’une menace d’extinction pour ses prochaines saisons, le festival Komm, Bach! a résolu de répondre à sa façon par un (possible) dernier concert YouTube en forme de feu d’artifice. Au programme : un cyberconcert, possiblement le dernier, d’une durée de 24 h, incluant

  • un florilège thématisé des dernières années de concerts ;
  • des vidéos non encore publiées issues des cent concerts fomentés depuis octobre 2016 ; et
  • des cyberconcerts inédits, offerts par les artistes passés par le festival.

Sur la platine du vidéo jockey, de l’orgue et pas que, du Bach et pas que, du partage et des propositions. Hauts les cœurs, et rendez-vous le lundi 21 juin, sur la chaîne YouTube du festival, dès la minuit du 21 juin ! Pour se mettre en appétit, voici la set-list de la première partie de huit heures…

 

Première partie
Retour vers les futurs

Premier concert (1 h)
Komm, Bach! fête Bach à l’orgue

  1. Jean-Luc Thellin joue les Toccata et fugue en ré mineur (BWV 565)
  2. Bruno Beaufils de Guérigny joue « Ich ruf zu dir » (BWV 639)
  3. François-Xavier Grandjean joue la Fantaisie et la fugue en do mineur (BWV 537)
  4. Vincent Crosnier joue le 14ème contrepoint, inachevé, de L’Art de la fugue (BWV 1080)
  5. Jorris Sauquet joue « Schafe können sicher weiden » (BWV 208)
  6. Jean-Luc Thellin joue les Fantaisie et fugue en sol mineur (BWV 542)
  7. Marie-Agnès Grall-Menet joue la « Badinerie » (BWV 1067)
  8. François-Xavier Grandjean joue la « Fantaisie en Sol » (BWV 572)

 

Deuxième concert (55’)
Komm, Bach! fête Bach à l’orgue-mais-pas-que

  1. Clavecin : Anna Homenya joue Prélude et fugue en do dièse mineur (BWV 873), extrait du Clavecin bien tempéré
  2. Orgue à trois mains : Hervé Désarbre et Benjamin Pras jouent la Sinfonia de e la cantate « Ich steh mit einem Fuß im Grabe » (« J’ai déjà un pied dans la tombe ») BWV 156
  3. Saxophone : Dmitry Ouvaroff joue la « Courante » extraite de la Deuxième partita pour violon (BWV 1004)
  4. Violoncelle : Hannah Holman joue le Prélude extrait de la Quatrième suite (BWV 1010)
  5. Hautbois : Pierre Makarenko (hautbois) et Christophe Guida (orgue) jouent la Sinfonia de la cantate BWV 21, « Ich hatte viel Bekümmernis » (« J’avais grande affliction en mon coeur »)
  6. Clavecin : Jean-Luc Thellin joue les Prélude et fugue BWV 869
  7. Soprano : Jennifer Young chante « Jesus bleibet meine Freude » [Jésus demeure ma joie], extrait de la cantate BWV 147
  8. Violoncelle : Emmanuel Acurero interprète les bourrées de la Quatrième suite pour violoncelle (BWV 1010)
  9. Orgue : Jorris Sauquet joue l’Allegro final du concerto en Ré majeur (BWV 1054)
  10. Saxorgue : Anna Homenya et Dmitry Ouvaroff jouent l’Adagio dolcissimo de « Back to Bach » de Jean-Denis Michat
  11. Orgue : Aurélien Fillion joue la « Berceuse (et son miroir) » et le Thème (méditation), extraits de « Cercles » de Laurent Carle, puis la Fantaisie en do mineur BWV 537 de Johann Sebastian Bach

Troisième concert (1 h 05)
Komm, Bach! fête Bach-et-pas-que

  1. Bach en majesté : Anna Homenya joue le Trio super « Allein Gott in der Höh sei Ehr » [Gloire à ton nom, ô Dieu de paix] (BWV 664)
  2. Autour de Bach (1) : Christophe Guida joue une Fantaisie d’Abraham van den Kerckhoven (1619-1702)
  3. Triple Bach : Jean-Luc Thellin joue les trois grands chorals sur « Nun komm, der Heiden Heiland » (BWV 659-661)
  4. Autour de Bach (2) : Vincent Crosnier joue la toccata de Frei Jacinto (ca. 1712)
  5. Bach l’Italien : Georges Bessonnet joue le Concerto en Ut BWV 594 d’après Antonio Vivaldi (1678-1741)
  6. B-a-c-h après Bach : Hervé Désarbre joue deux valses sur le nom de Bach de Nino Rota (1911-1979)
  7. Bach l’éternel veilleur : Jean-Luc Thellin joue « Wachet auf, ruft uns die Stimme » (BWV 646), aka le Choral du veilleur

Quatrième concert (1 h)
Komm, Bach! tourne autour de Bach

  1. Hervé Désarbre joue le concerto BWV 974 de Johann Sebastian Bach d’après Alessandro Marcello
  2. Guy Angelloz et Gilles Rancitelli jouent un Basque de Marin Marais
  3. Marie-Agnès Grall-Menet joue le Concerto en Sol (BWV 592) de Johann Sebastian Bach
  4. Hervé Désarbre joue la Sixième sonate pour orgue de Carl Philipp Emmanuel Bach (Wq 70-6)
  5. Jasmina Kulaglich joue le Finale (tempo di minuet) extrait de la Sonate n°59 (Hob XVI:49) de Joseph Haydn
  6. Jean-Luc Thellin joue la Sinfonia de la cantate BWV 146 de Johann Sebastian Bach
  7. Gustave Cuypers et Bruno Beaufils de Guérigny jouent l’Ave Maria dit de Giulio Caccini (1551-1618)
  8. Hannah Holmann joue la Sarabande, les Bourrées et la Gigue extraites de la Quatrième suite pour violoncelle (BWV 1010) de Johann Sebastian Bach

 

Cinquième concert (58’)
Komm, Bach! taquine le classique

  1. Jorris Sauquet joue l’Offertoire en sinfonie concertante de Jean-Jacques Beauvarlet-Charpentier (1734-1794)
  2. Gustave Cuypers et Bruno Beaufils de Guérigny jouent la « Marche du prince du Danemark » de Jeremiah Clarke (1674-1801)
  3. Hervé Désarbre joue la Marche des prêtres, extraite de La Flûte enchantée de Wolfgang Amadeus Mozart
  4. Jasmina Kulaglich joue une Sonate en Fa de Domenico Scarlatti (1685-1757)
  5. Jennifer Young, accompagnée par Bertrand Ferrier, chante l’Ave Maria de Bach / Gounod (1818-1893)
  6. Anna Homenya joue cinq extraits du Deuxième ordre de François Couperin (1668-1733)
  7. Hannah Holman et Ghadeer Abaido jouent la Sonate en La pour violoncelle et piano de Ludwig van Beethoven (1770-1827)
  8. Pierre Makarenko et Christophe Guida jouent la Fantaisie pour hautbois et orgue en Fa KWV 602 de Johann Ludwig Krebs (1713-1780)
  9. Nicolas Horvath joue la Dix-neuvième étude d’Hélène de Montgeroult (1764-1836)
  10. Marie-Agnès Grall-Menet joue les Minuet and Dance of the blessed Spirits de Christoph Willibald Gluck, transcrit par ses soins
  11. Le quatuor Akos joue le Douzième quatuor de Franz Schubert (1797-1828)
  12. Guy Angelloz et Gilles Rancitelli jouent le Dernier nocturne de Frédéric Chopin (1810-1849)

Sixième concert (1 h 01)
Komm, Bach! n’a pas peur du dix-neuvième siècle

  1. François-Xavier Grandjean joue l’Introduction et l’Allegro de la Première sonate d’Alexandre Guilmant (1837-1911)
  2. Jasmina Kulaglich joue « La séparation » de Mikhail Ivanovitch Glinka (1804-1857)
  3. Midori Abe joue le Troisième choral de César Franck (1822-1890)
  4. Emmanuelle Isenmann et Jorris Sauquet interprètent « Les hiboux » de Charles Baudelaire (1821-1867) et Déodat de Séverac (1872-1921)
  5. Emmanuel Acurero joue « Preludio-Fantasia (Zarabanda) » de Gaspar Cassadó i Moreu (1897-1966)
  6. Coralie Amedjkane joue « Naïades » de Louis Vierne (1870-1937)
  7. Guy Angelloz et Gilles Ranticelli jouent un Poème de Zdeněk Fibich (1850-1900)
  8. Christian Chamorel joue la « Romance sans parole » op. 85 n°4 de Felix Mendelssohn Bartholdy (1809-1847)
  9. Jorris Sauquet joue la « Danse macabre » de Camille Saint-Saëns (1835-1901)
  10. Les Trompettes de Versailles jouent la « Marche funèbre » d’Alexandre Guilmant (1837-1911)

Septième concert (1 h 01)
Komm, Bach! se faufile vers le vingtième siècle (tranquillement)

  1. Marie-Agnès Grall-Menet joue la Marche en Ut de Louis James Alfred Lefébure-Wély (1817-1869)
  2. Vittorio Forte joue « La muse » d’Alexandre Sergueïevitch Pouchkine (1799-1837), Sergueï Vasilyevich Rachmaninoff (1873-1943) et Earl Wild (1915-2010)
  3. Jorris Sauquet joue « Le cygne » de Camille Sain-Saëns (1835-1901)
  4. Anna Homenya et Dmitri Ouvaroff jouent le « Chant du ménestrel » d’Alexandre Glazounov (1865-1936)
  5. Guy Angelloz et Gilles Ranticelli jouent la « Chanson de Solveig » d’Edvard Grieg (1843-1907)
  6. Ariane Zanatta et Coralie Amedjkane interprètent « À midi », extrait des Angélus de Jehan Lepovremoyne (1903-1970) et Louis Vierne (1870-1937)
  7. Egor Kolesov joue l’Andante en sol mineur de Vladimir Odoïevsky (1803-1869)
  8. Emmanuelle Isenmann et Olivier Willemin interprètent l’Ave Maria de Jehan Alain (1911-1940)
  9. Hannah Holman joue les Prélude et Allegro de la Première suite pour violoncelle d’Ernest Bloch (1880-1959)
  10. François-Xavier Grandjean joue « Lumina » de Firmin Decerf (né en 1942)
  11. Cyrielle Golin joue le Premier mouvement de la sonate op. 25 n°3 de Paul Hindemith (1895-1963)
  12. Nicolas Horvath joue la Troisième gnossienne d’Erik Satie (1866-1925)
  13. Vincent Crosnier joue « Les ténèbres » extrait du Livre du Saint-Sacrement d’Olivier Messiaen (1908-1992)
  14. Jasmina Kulaglich joue « Pagodes » extrait d’Estampes de Claude Debussy (1862-1918)

 

Huitième concert (1 h)
Komm, Bach! conte fleurette aux aujourd’hui

  1. Marie-Agnès Grall-Menet joue « Tanets » de Naji Hakim (né en 1955) [Après la première diffusion de l’œuvre – dédiée à l’organiste et créée par elle – sur YouTube, cette exécution était jouée en concert en présence du compositeur]
  2. Hannah Holman joue « Graduale on DDs » de Barry Lloyd Vercoe (né en 1937) [Pièce dédiée au père de la violoncelliste]
  3. Esther Assuied joue « Dans la lumière » de Robert Maximilian Helmschrott (né en 1938)
  4. Philippe Brandeis et Élise Battais jouent un extrait d’Azãn, op. 61, de Rolande Falcinelli (1920-2006)
  5. Nicolas Horvath joue « En abyme » de Melaine Dalibert (né en 1979)
  6. Aurélien Fillon joue la Première fantaisie de Jehan Alain (1911-1940) et la Troisième saga de Jean Guillou (1930-2019)
  7. Jasmina Kulaglich joue « Bagatelle » de Tomo Hirayama (né en 1981), création mondiale précédée d’une présentation par le compositeur
  8. Pierre-Marie Bonafos et Bertrand Ferrier jouent « Miscellanées » de Bertrand Ferrier (né en 1977)
  9. Brett Douglas Deubner joue « Short Clip » de David Sampson (né en 1951), création mondiale

Dans le mouv’

 

Magnifique cadeau offert au festival Komm, Bach! par le quatuor Akos, feat. Alexis Gomez, Aya Murakami, Théo Delianne et Cyrielle Golin : un bout de quatuor abandonné là par Franz Schubert. Alors que nous nous préparons à déguster le dernier concert de la saison, retour sur un des beaux moments de l’histoire du plus petit festival international d’orgue-et-pas-que.

 

 

Splendeurs de la catastrophe : jour J

 

Joie, fierté, impatience : ce samedi, à 20 h 30, nous sommes heureux d’inviter qui le souhaite au concert confiné du festival Komm, Bach!, deuxième épisode de la cybertétralogie.
Le thème, spécial Grand Confinement : splendeurs de la catastrophe.
Le programme : du Bach, bien sûr, mais aussi de la musique contemporaine, des pièces terrrrriblement romantiques et même de la chanson.
Dans la fosse d’orchestre : l’orgue de Vincent Crosnier, évidemment, mais aussi le piano de Jasmina Kulaglich, le clavecin de Jean-Luc Thellin, le violoncelle de Cyrielle Golin, un quatuor à cordes, ainsi que la voix et la guitare de Jean Dubois !
Le concert sera à retrouver ici – vous pouvez d’ores et déjà y « définir un rappel » pour être sûr de ne pas oublier !

 

 

Splendeurs de la catastrophe, les artistes : le quatuor Akos

Alexis Gomez, Aya Murakami, Théo Delianne et Cyrielle Golin. Photo estivale diffusée avec l’autorisation des artistes.

On va pas se mentir, le quatuor Akos, c’est des jeunots, quasiment des zoulous chargés de venir booster le concert des Splendeurs de la catastrophe en Première YT samedi 9 mai à 20 h 30.
Depuis cinq ans, pourtant, ces gamins fonctionnent en quadrinome (même si, comme dans tous les grands ensembles, la composition du combo a déjà connu une mutation). Cinq ans déjà que, pour l’essentiel, ils pivotent autour de la charismatique violoncelliste – et notre chouchoute,  on peut le dire, Cyrielle Golin – tout lauréats qu’ils furent du mégaprestigieux Treizième concours Mozart en 2018.

 

 

En temps de Grand Confinement, les zozos paritaires jouent deux fois par semaine devant les caméras informées de l’altiste, afin d’offrir à leurs nombreux fans des concerts issus de leur travail collectif en Franche-Comté. C’est puissant, varié, impressionnant.
Prochain rendez-vous exclusivement quatuorique le dimanche 10 mai à 20 h 30 sur la chaîne du quatuor. Et surtout le 9 mai, bien sûr. Tsss, tsss.

Vous avez un ticket

 

Samedi 9 mai, à 20 h 30, deuxième édition des concerts Komm, Bach! sur YouTube suite au succès de la première édition.

Le thème

Splendeurs de la catastrophe

Le pitch

Les compositeurs ont toujours réagi à des catastrophes d’ampleur variée, transformant l’effondrement en beauté. Ainsi, la guerre, la mort, la fin d’un amour ou la perte d’un sou ont été mis en musique. D’autres bouleversements secouent le répertoire : compositeurs disparus à la fleur de l’âge, partitions inachevées ou gloires posthumes liées à des fakes – l’Adagio dit d’Albinoni ou l’Ave Maria dit de Caccini en sont des exemples célèbres.
Enfin, des bouleversements pragmatiques peuvent être constitutifs d’un morceau. Pensons aux conditions de composition de certaines pièces, tel  le « Quatuor pour la fin des temps », ou aux accidents instrumentaux comme ces notes coincées qui inspirent à Jehan Alain la « Berceuse sur une note qui corne ». En s’appropriant librement l’idée de « catastrophe », les artistes de ce concert illustrent, à leur manière, comment la musique peut, parfois, sublimer les bouleversements intimes et extérieurs – jusqu’à, peut-être, inspirer positivement ceux qui l’écoutent et se sentent, eux aussi, bouleversés.

Le contexte

Le projet s’inscrit dans le cadre du festival Kom, Bach!, fondé en octobre 2016 pour célébrer le come-back de l’orgue après restauration… et la musique de Johann Sebastian Bach. Environ 21 concerts par saison, du 21 septembre au 21 juin, constituent le « plus petit festival international d’orgue-et-pas-que », sis physiquement en l’église Saint-André de l’Europe (Paris). Ces concerts veulent être accessibles aux mélomanes (seuls de grands musiciens y sont programmés) comme aux curieux, car ils sont

  • courts (en général 1 h 10 maximum),
  • variés (morceaux de durée et d’esprit contrastés, compositeurs métissés, instruments changeants – de l’orgue seul à l’orgue associé avec un chœur, un saxophone, une bombarde, un ensemble de cuivres, un récitant, un film ou des lumières créées pour l’occasion, par ex.),
  • clairs (un programme détaillé est offert aux spectateurs),
  • intrigants (récitals retransmis sur écran géant),
  • gratuits (à l’entrée et à la sortie) mais drôlement biens quand même.

Depuis la création du festival, 81 concerts ont été donnés.
Cependant, en raison du Grand Confinement, les concerts vivants sont momentanément annulés. Pour que la musique ne s’arrête pas au gré des décisions opportunistes prises par le gouvernement, des artistes invités se mobilisent et, autour d’un thème proposé par le programmateur, enregistrent des pièces spécialement pour l’occasion… donc en mode confinement. La Première YouTube de l’événement est diffusée à l’heure initialement prévue pour le concert physique – donc le samedi 9 mai à 20 h 30 tintinnabulantes.

Au programme

Bach, Borodine, Božiċ, Eötvös, Hindemith, Khatchaturian, Kirchner, Messiaen, Mozart, Schubert, surprises et improvisations.

Avec la participation de

Vincent Crosnier (orgue), Jean Dubois (chanson), Cyrielle Golin (violoncelle), Jasmina Kulaglich (piano), Jean-Luc Thellin (clavecin) + un caméo du quatuor Akos. Présentation des artistes à venir !
Avec, en back-up technique et arty, la musicienne, femme de lettres et néanmoins vidéaste Esther Assuied, le graphiste Ludovic Nowicki et, en feat., Rozenn Douerin la cadreuse live du festival. Et, peut-être, vous derrière l’écran !