Heureux de revenir en Alsace pour faire musique, yo, avec l’ami Pierre-Marie Bonafos. À cette occasion, nous avons imaginé un concert « pour faire bouger les oreilles » ce qui est, nous semblait-il, un bon projet musical, qui plus est pour un dimanche après-midi. Surtout à 17 h 00 – j’adore le 00.
Pendant douze heures, soixante organistes vont se succéder à Saint-Eustache (Paris 1) à l’occasion de la Nuit de l’improvisation organisée pour les dix ans d’Orgue en France. À 00 h 36, je ploum-ploumerai pendant douze minutes entre, en gros, Thierry Escaich et Olivier Latry. J’espère qu’ils ne seront pas trop impressionnés ! D’autant que, de ma besace, je sortirai l’ami Michaël Koné, contre-ténor et fort tempérament musical. Pour coller à cette nuit improvisée, nous avons choisi de divaguer autour de l’Hymne à la nuit de Joseph Noyon d’après Jean-Philou Rameau.
Ci-dessous, extrait d’un filage – entre les séquences 3 et 4 – esquissé en l’église Saint-André de l’Europe. Concert à entrée libre, sur présentation d’un QR code-barres censé prouver votre pureté virale – c’est si beau…
Ce n’était pas tout à fait une création, mais pas loin. Un an jour pour jour après la mort de Juliusz Łuciuk, Daria Aymé-Martin interprétait cette méditation inspirée par Jean-Paul II, qui lui avait été spécialement remise par le compositeur. C’est puissant, et ça donne ce qui suit.
Parfois, les affiches sont magnifiques. Parfois, elles sont juste fonctionnelles, et c’est le projet qui est sympa.
Ici, une heure de musique (pas une minute de plus !), juste à la sortie de gare de Lyon, entre tubes bien connus et musique polonaise à peu près inouïe, avec une puissante mezzo et une entrée gratuite.
Dans ces conditions, la belle affiche peut attendre.
Les machines de Jacques Bon, le 11 mai 2021, en l’église Saint-André de l’Europe (Paris 8). Photo : Bertrand Ferrier.
Le 21 juin, dans le cadre du concert de 24 h propulsé par le festival Komm, Bach!, était diffusée une improvisation en quatorze chapitres pour orgue et Berhinger 2600. Revoici l’impro, remixée, recolorisée et pourvue d’un générique pour le moins pimpant. Bonne redécouverte !
Cette photo a une histoire.
Dûment autorisés par le curé de Saint-André de l’Europe, Jack Good et moi-même estions en train de capter un concert pour orgue et machines électroniques autour de l’Apocalypse quand, soudain, des jeunes bien propres vinrent prier devant le maître-autel de l’église. Le fait eût pu réjouir, n’eût été leur souhait d’entonner des cantiques charismatiques en boucle. Bientôt, les belles âmes décidèrent de polluer davantage en ajoutant à leurs voix celles desdits cantiques, diffusés depuis YouTube via leur smartphone à pomme. Devant leur insistance à péter notre captation (créneau d’1 h 15 pour prestation d’1 h), nous nous résolûmes – surtout moi – à agir avec une violence superlative : improviser sur les grands jeux jusqu’à ce que les gougnafiers se cassassent.
Les connaisseurs noteront sur la photo, à droite, l’extrême délicatesse de l’organiste. Au cas où des paroissiens moins néfastes eussent été présents, le musicien a pris soin d’ôter le clairon (cinquième tirant en bas à gauche), qui eût sonné faux très vite.
Encore une victoire de la musique contre les hypocrites malotrus !
(Le résultat est disponible ici.)
En voici un. Avec vous serait un plus. Pour cela, une adresse : ici.
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