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Orgue page 23

Marie-Agnès Grall-Menet, seconde approche

Photo : Bertrand Ferrier

Le grrrand récital parisien de Marie-Agnès Grall-Menet approche ! La seconde répétition in situ a eu lieu. Désormais, tout est calé (tu penses) pour un programme puissamment varié.

Et comme l’artiste ne voulait pas que l’on croie, suite à sa première vidéo, qu’elle adorait surtout jouer plein de notes hypervite, elle a accepté de pos(t)er une seconde vidéo sur la chaîne YouTube du festival Komm, Bach! qui l’accueille. C’est moins moderne que du Naji Hakim, certes, mais c’est du tube.

 

 

Bonne redécouverte à tous, et rendez-vous en l’église Saint-André de l’Europe (24 bis, rue de Saint-Pétersbourg | Paris 8) à 20 h 30 pétantes. Concert retransmis sur écran géant. Entrée libre, sortie aussi, mais concert bien quand même.

 

Bien accompagné 18

Vénère from Sleepy & Partners. Photo : Bertrand Ferrier.

L’inspection experte des orgues continue.
Cette fois, Sleepy aka le KanGourou, a envoyé son partner Vénère tester le premier orgue-coffre de Gérard Cattin, spécialiste du clavecin. Rappelons aux nouveaux venus que l’objectif de ces examens est toujours d’évaluer la mystérieuse  granularité sonore « en soi et pour soi » bien entendu.
Il va de soi que nous n’avons pas eu accès au mémoire consécutif à l’évaluation. Dans une ville où la tribu des partners a réussi à causer un ramdam inattendu, dans une église où les entreprises restaurant le bâtiment ont réussi in extremis à finir de massacrer le grand orgue en tribune tout en fusillant une partie de l’électricité du local, le représentant des Connaisseurs a tenu à rester particulièrement discret, n’admettant qu’une satisfaction de surface appuyée sur « la stabilité du son », la « cohérence du propos » et la « vulnérabilité du meuble modeste, dans un contexte hygrométrique et celsiusique relativement hostile ».
Même la présence d’un string point G n’a pas suffi à décoincer un officiel dont la sériosité n’avait d’égal que l’uniforme. Ce qui ne veut rien dire, mais bon, classique.


Retrouver Sleepy & Partners…

  1. … aux grandes orgues de la collégiale de Montmorency.
  2. … à l’église Saint-Marcel.
  3. … à l’église Sainte-Marie-Madeleine de Domont.
  4. ... à l’église Saint-Martin de Groslay.
  5. … à l’église Saint-Louis de Vincennes [l’épisode le plus polémique du monde].
  6. … à l’église Saint-Joseph d’Enghien-les-Bains.
  7. … sur l’orgue provisoire loué par Notre-Dame de Vincennes.
  8. … aux grandes orgues de la cathédrale de Gap.
  9. … aux grandes orgues de Sainte-Julienne de Namur puis de la cathédrale de Namur.
  10. … à l’église Notre-Dame de Beauchamp.
  11. … sur l’harmonium du temple protestant du Saint-Esprit.
  12. … à l’église de Taverny et à l’église de Bessancourt.
  13. … à l’église du Raincy.
  14. … à l’église de Notre-Dame du Rosaire.
  15. … aux grandes orgues de l’église Sainte-Marie des Batignolles.
  16. … aux grandes orgues de la chapelle du Val-de-Grâce.
  17. … aux grandes orgues de la basilique d’Argenteuil.

Marie-Agnès Grall-Menet, première approche

Photo : Bertrand Ferrier

On va pas se mentir, mâme Chabot : l’iconique titulaire des grandes orgues de Saint-Nicolas du Chardonnet n’est pas totalement enthousiaste à l’idée d’être fixée sur pellicule numérique alors qu’elle n’est ni costumée, ni maquillée. Ce nonobstant, quoi que l’on comprenne sa posture, l’enjeu est trop important pour qu’elle feigne de jouer longtemps les midinettes.
Ce samedi 8 février, à 20 h 30, Marie-Agnès Grall-Menet conclura le « mois des quatre samedis » organisé par le festival Komm, Bach!. Avec un programme décapant, taillé sur mesure pour l’orgue local, elle va soukousser l’église Saint-André de l’Europe, l’entraînant de Johann Sebastian Bach à Yannick Daguerre dans une farandole profonde et néanmoins endiablée.

 

 

À cette occasion, elle nous a fait le cadeau – avec l’aval du compositeur vedette – de proposer, en toute simplicité, au gré d’une répétition, la première diffusion YouTube de « Tanets » de Naji Hakim. Le résultat est ci-dessous. Viendez donc l’ouïr avec le vrai bon son et l’adrénaline du direct !

 

Komm, Bach!, épisode 78

Photo : Rozenn Douerin

Grâce au catalogage plus précis des concerts, voici quelques nouvelles du formidable soixante-dix-huitième concert en date du festival Komm, Bach!. S’y étaient faufilées les prestigieuses Trompettes de Versailles qui, comme leur nom l’indique, rassemblent un organiste, une percussionniste et, voilà, deux trompouëts. Dès lors, pas étonnant si l’énergie était au rendez-vous, dès la première partie où se dégourdissait un certain Jean-Baptiste…

 

 

Est-ce à dire que le swing devait disparaître derrière une apparente solennité ? Que nenni, messires. Oyez, je vous prie, cet extrait de la suite autour d' »Orfeo » fomentée par Georges Bessonnet à partir de l’original monteverdien…

 

 

Alors, est-ce à dire que les cuivres et les timbales étaient destinés à masquer l’orgue, cet instrument réputé chiant ? Baste, c’est mal nous connaître en général, et mal connaître le pêchu Georges Bessonnet en particulier.

 

 

D’aucuns en concluront que nous récusâmes – par le fait même – les pièces plus ambitieuses pour orgue. Ils auront tort car, au cours de la seconde partie du concert, centrée sur la musique romantique et post-romantique, fut donnée, pour la troisième fois dans l’histoire du festival, une composition en voie de devenir iconique de cette manifestation perpétuelle (pour découvrir les autres, rendez-vous ici).

 

 

Restait à jouir, parmi d’autres pièces puissantes, de l’impressionnante marche funèbre que ces joyeux vivants nous avaient réservée en toute amitié.

 

 

Toniques, généreux, musiciens et néanmoins sympathiques : les Trompettes de Versailles ont tout déchiré d’un trait de lumière sous l’objectif avisé de Rozenn Douerin. Prochain concert ce samedi avec l’icône de Saint-Nicolas du Chardonnet, Mme Marie-Agnès Grall-Ment en personne, qui nous a concocté un programme exceptionnel. Hâte de vous y saluer avec gratitude.

80, le bientôt bel âge

Photo : Bertrand Ferrier

La quatre-vingtième approche. La soixante-dix-neuvième d’abord, mais bientôt quand même.
Merci aux artistes, au public, aux artisans, à la paroisse et aux instigateurs.
Let’s get going.

Les Trompettes de Versailles sont dans la place

Georges Bessonnet hissant l’une des timbales de Marie-Madeleine Landrieu à la tribune. Photo : Rozenn Douerin.

Le concert qui décoiffe (sauf Stéphane Vaillant, dit l’Indécoiffable) est sur les rails ! Les timbales sont bien arrivées à la tribune ; les artistes sont réunis pour la générale ; même le programme est prêt, c’est dire !

Retrouvez ce samedi 1er février les Trompettes de Versailles en concert exceptionnel à Saint-André de l’Europe.

 

 

Ça va faire du bien, ce qui n’est pas une insulte – sauf pour les snobs, bien entendu.

 

Georges Bessonnet est en approche

Photo : Bertrand Ferrier

L’organiste des Trompettes de Versailles est venu en avant-première tester l’instrument et préparer ses registrations. Dans la ligne de mire de Georges Bessonnet : le concert des Trompettes de Versailles, avec deux trompettes et timbales, dont il sera le prestigieux ploum-ploumiste… mais aussi le soliste dans deux pièces-phares de Bach-Vivaldi et de César Franck. En voici un p’tit extrait pour la route !
Rdv ce samedi 1er février, à 20 h 30, en l’église Saint-André de l’Europe (24, bis rue de Saint-Pétersbourg | Paris 8 |M° : Place de Clichy, Europe). Récital retransmis en direct sur écran géant. Entrée gratuite, sortie aussi mais concert bien quand même.

 

 

Pour une intégrale Komm, Bach! de cette pièce, on peut choisir entre la version fougueuse de Bruno Beaufils de Guérigny, aka 2BdG…

 

 

… et celle, plus tellurique, de François-Xavier Grandjean, ce musicien aux interprétations assez fines et à l’humour assez belge pour qu’il n’ait pas à jouer les effarouchés lorsqu’il est surnommé, en référence à sa stature et à ses chemises, « le Bûcheron des Ardennes ».

 

Coralie Amedjkane est en approche

Coralie Amedjkane. Photo : Bertrand Ferrier.

Dans le cadre du « Mois des quatre samedis » fomenté en l’église Saint-André de l’Europe (Paris 8) par le festival Komm, Bach! et commencé ce 18 janvier par un récital exceptionnel de Philippe Brandeis et Élise Battais, ouf, le concert orgue et soprano de ce samedi 25 janvier, 20 h 30, est en voie. Toujours gratuit, toujours retransmis en direct sur écran géant, toujours avec un programme détaillé offert aux spectateurs, toujours d’une durée encaissable pour tous d’environ 1 h 10. Cette fois, ce sont des gamines que nous avons convoquées. De jeunes virtuoses brillantissimes. Qui ont eu la curieuse idée de former un duo musical et amical quand tant de duos « orgue et soprano » sont fondées sur des opportunités mercantiles. Ici, c’est de musique qu’il va s’agir.
Donc le duo Naïades vous attend. Et ça joue. Pour première illustration : l’organiste, levée à 5 h 30 pour venir répéter in situ, quand tu lui demandes si on peut filmer un bout de la répète, elle te dit qu’elle est en train de travailler les « Naïades » de Louis Vierne, pièce techniquement hyperdure, « ça ira, tu crois ? » Mouais, j’crois ça passe, pour cette fois.
Par conséquent, mesdames et messieurs, voici Coralie Amedjkane, un jour où elle manquait de sommeil, où elle avait été accueillie par la grève des transports alors qu’il lui restait le plus court mais presque le plus long à faire, et un jour où on claquait des dents à la tribune de l’orgue. Rendez-vous ce samedi au 24 bis, rue de Saint-Pétersbourg, à 20 h 30 pétaradantes, pour la version de concert… avec, alentour, Mme Ariane Zanatta aux vocalises.

 

Flûtes et tuyaux sont avancés

 

Voilà. Après avoir présenté le ploum-ploumiste et la souffleuse, l’heure est au programmisme. Partager avec vous la résultation de cette triple conceptologie serait d’un grand joyeusisme.

Élise Battais est en approche

« Azãn » de Rolande Falcinelli (détail). Photo : Bertrand Ferrier.

Ce samedi, à 20 h 30, concert orgue et flûte à Saint-André de l’Europe (24 bis, rue de Saint-Pétersbourg | Paris 8). Ce concert est réservé aux mélomanes qui adooorent les musiques qui swinguent, pulsent et soukoussent – ainsi qu’aux experts recherchant des titres puissants, rares et tripants. Fidèle à sa bonne fortune, le festival Komm, Bach! vous invite à un concert d’une heure, retransmis sur grantécran (avec une vraie cadreuse, pas comme sur les vidéos de répétition disponibles sur YouTube), incluant une entrée libre et une sortie au même tarif. Notre bonne fortune, c’est que nous accueillons, comme à chaque fois, des artistes impressionnants. Accompagnant Philippe Brandeis dans un programme sans temps mort, voici la grrrande Élise Battais – si, quand tu te cognes la tête en montant l’escalier de bois qui mène à la tribune, c’est que tu est grrrande.
Premier prix du Conservatoire royal de Bruxelles, soliste et pédagogue recherchée, spécialiste en sus de la musique vietnamienne (à Komm, Bach!, on aime bien les gens qui ne sont pas qu’un monolithe…), la dame débaroule avec une set-list virtuose associant compositeurs stars et méconnus.

Plus que deux musiciens exceptionnels, ce qui n’est déjà pas si mal, c’est un duo vibrant les même vibes qui s’apprête à investir la petite église qui jouxte la place de Clichy. Au terme de la dernière répétition, le diagnostic est univoque : ça s’annonce impressionnant et inspirant. Alors, pour vous inciter à venir, on aurait pu voler un tube à leur dernier raccord in situ. On a préféré rapter un extrait de l’hommage à Rolande Falcinelli que rendront les artistes – Philippe Brandeis est très fidèle à cette grande dame qui eût été centenaire en 2020 : il a par exemple enregistré un cycle d’elle jadis sur vinyle – ça ne nous rajeunit pas – et l’œuvre dont est issue le fragment ci-dessous pour Hortus… avec une certaine Élise Battais.
Tous les quêteurs d’envoûtement et de mystère sont attendus samedi pour profiter, au milieu de propositions joyeusement consonantes, de dix minutes rares en concert, de musique écrite il y a à peine plus de quarante ans, avec orgue et flûte… et pourtant ni conceptuelle, ni prout-prout, ni barbante. Hâte de vous y retrouver !