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Orgue page 36

It was IRL, it was no fantasy


Quand la feuille paroissiale confirme que ta vie d’organiste était, ce tantôt, plutôt un grand vide d’organiste.

Hot travail


Répétitions de fin d’été. Des moments de passion partagée…


… où toute l’attention est focalisée sur la musique qu’il convient d’intéroriser.


Que d’émotions en perspective, pouët !

#MyTho


Ce tantôt, j’ai joué un Cavaillé-Coll somptueux qui… Un instant, je vous prie.
Ouais, c’est moi, tu peux me faire monter le stagiaire Photoshop ? Super. Avant ça, apporte-moi le rouleau de Sopalin, du détergent et le 9 mm. Pardon ? Mais non, au contraire ! C’est pour éviter de le faire souffrir trop longtemps. Voilà, et appelle sa mère. Dis-lui qu’il est parti aux Bermudes, il paraît qu’elle est d’accord et tout et tout.
Vas-y, entre, stagiaire, on va parler.

Note for myself


– Ha, vous voyez, il va très bien, cet orgue !

– Ben non.
– Pardon ?
– Quand on tire le clairon du grand orgue, ça fait pouët.
– Bon, une fois qu’on le sait…
– Certes, mais le premier do de ce jeu met cinq à dix secondes à fermer son clapet. Et le troisième fa dièse est muet.
– La belle affaire ! Vous préférez quand ça fait pouët ou pas ?
– Les cinquièmes do et fa dièse de trompette sont muets itou.
– Il reste d’autres notes à jouer, je suppose.
– Quand on tire la fourniture et la cymbale, ça pouëtte aussi.
– Choisissez des jeux moins puissants.
– Le troisième do dièse du grand orgue déclenche la flûte de 4 même quand le registre n’est pas tiré.
– Tant pis, les gens s’en moquent.
– Le quatrième si du grand orgue déclenche le quatrième si du bourdon même quand…
– Oui, « même quand le registre n’est pas tiré », on connaît la chanson.
– En revanche, quand on tire certains registres du positif, le deuxième do dièse corne.
– Pourquoi vous les tirez, aussi ?
– Bah, si on ne tire aucun jeu au positif, le bourdon fonctionne quand même.
– Ne jouez pas au positif. Ça vous laisse le grand orgue et le récit… et le pédalier.
– … mais le troisième fa de soubasse est aussi un troisième mi de soubasse. Et, bien sûr, les anches sont fausses – mais ça, c’est normal, en fin d’été.
– En résumé, l’orgue va très bien. Vous voyez, même vous, vous êtes obligé de le reconnaître !
– En fait, il faut que j’arrête de parler aux gros cons. Un de ces jours, je serai moins fatigué et ça va mal se mettre, c’est sûr.

Marre du pape ? Vivent les soupapes !


Lampe en main, Étienne traque le responsable du cornement persistant du 1Db au récit. Je le conseille de mon inutile mais perçant regard noir et blanc. La vie estivale d’un orgue, quoâ.

That’s why


Ce moment où, pour 2 h 30, tu comprends pourquoi être rganiss, c’est coule. Car, non, tu ne pars pas en vacances – tu es trop petit pour zapper deux mois de casuel, mais voici août, c’est la night et t’es au centre d’un Paris vidé, donc tu vas répéter en p-a-i-x, sans faute de rtograf. Et, après une première mi-temps en solitaire, tu vas pulser en compagnie d’un trompettiss pomme-pet-deup, pour un concert qui te tient aux entrailles. Quoi d’autre ?

Écriture exclusive


Le danger de cette ineptie d’écriture inclusive, c’est ça (par exemple).

Mi-quenelle, mi-hommage

– Je ne sais pas de quoi ça parle, me dit la vedette concernée par cette image qu’il m’envoie.
– Je ne sais pas quel organe de semi-paltoquet m’a semi-piqué cette photo, réponds-je. Si quelqu’un dit m’avoir contacté, lo niego todo.
– Survivons-y, suggère-t-il.
– Bon, si t’insistes, je ferai mon possible, conclus-je.
– …
– Ben alors, t’insistes, David ?

Audition estivale


« Si, ça m’intéresse beaucoup. Vas-y, je t’écoute. Zzzzzz… »

Un beau compliment que l’on peut te faire à la fin d’une célébration