
« Lettres d’ami, courriers d’amour se font de plus en plus rares » chantait naguère Jacques Serizier. Voici pourtant la transcription – notre transcription – d’une épistole que Pat Metheny envoya aux Terriens en 1991.

« Lettres d’ami, courriers d’amour se font de plus en plus rares » chantait naguère Jacques Serizier. Voici pourtant la transcription – notre transcription – d’une épistole que Pat Metheny envoya aux Terriens en 1991.

Amen : c’est sûr, j’y crois. Puis le postlude totalement improvisé : c’est sûr, je crois que j’ai un truc à propulser, et je parle pas d’un mortier d’artifice dans la tête du mec avec un uniforme qui se prend pour Sarkozy sur Terre. Un truc pas prévu, ouf. Un truc qui ménage un peu de spontanéité dans ce monde de prévisions prévisibles. Nothing but not nothing.

Les volutes du sax s’élèvent au-dessus d’un orgue obstiné qui vient fricoter avec la mélodie avant de reprendre sa place : bienvenue dans une relecture de « Are you going with me? » que n’avaient sans doute pas prévue Pat Metheny et Lyle Mays, ses compositeurs !

La meilleure biographie de Bill Evans a été écrite par Lyle Mays. En voici une version estivale, portée par le souffle, le son et l’inspiration de M. Pierre-Marie Bonafos en personne !

En 1968, James Taylor publie un disque avec Paul McCartney à la basse et George Harrison aux chœurs. Pourtant, cet honnête chanteur folk prolongé par mère porteuse reste surtout célèbre pour avoir inspiré le sublime tube du troisième album du Pat Metheny Group, dont voici une sainte version iconoclaste s’il en est.

C’est pas dur d’aller loin,
c’est partir qu’est pas rin
chantait Allain Leprest. N’empêche, je suis fier, euphémisme, d’avoir embarqué avec Pierre-Marie Bonafos pour une aventure commencée avec des concerts tout classiques, tout mignons, un peu réduits en regard de son espérance parce que je n’ai pas la dextérité redoutable d’Alexandra Bruet, son accompagnatrice officielle actuellement empêchée par les joies d’un Covid long, mais pétillants, ce me semble, dans lesquels, chemin faisant, le jazz a infusé de plus en plus. En parallèle, ensemble, puisque je n’ai nul souci à exploiter les talents sympa, nous avons partagé des domaines où je n’ai nul complexe, comme la chanson et le jase. Puis nous avons mis au centre de l’échange de plus en plus de jazz. On a jazzifié des classiques. Joué des classiques de jazz. Jazzé, en somme.
Avec du vrai jazz, donc avec des 6b, des 11# et des « ben non, y a pas de mi dans cette mesure parce que c’est le renversement de quinte par opposition au sous-marin en B7 ». Du jazz, donc.
Depuis les cours ronéotypés et très précis d’un prof de clarinette foufou, j’avais peu repratiqué ce monde réputé hostile aux étrangers, donc hyper attirant parce que, bien mené, ça le fait grave. Alors, nous avons cheminé à base de tranquillade. Jusqu’à proposer cette rencontre entre un ploum-ploumiste classico-chansonnique et un jazzman autour d’une admiration commune : Pat Metheny, featuring forcément Lyle Mays. Ça s’appelle A map of our world et, ce 21 juin, ça commençait comme ça.

Ce samedi 24 juin, dans le cadre de la Nuit des églises, je ponctuerai par des improvisations le parcours fomenté et dit par Jean-Michel Dhermay à travers l’œuvre de Charles Péguy. L’occasion de contempler les « flammes anxieuses » qui traversent « l’épaisseur de nos nuits », et de, peut-être, n’en pas revenir.
Collégiale Saint-Martin, Montmorency (Val-d’Oise) | Samedi 24 juin, 20 h 45 | Durée : 1 h 20 env. | Entrée libre

Seconde représentation du récital « Pat Metheny » avec Jacques Bon aux machines.
Sinon, doit y avoir du Jauni au bar du coin, hein. Pas forcément une autre ambiance mais, forcément, un autre style. Enfin, j’espère.

Première du récital Pat Metheny pour orgue et sax ce jour, en la collégiale de Montmorency (Val-d’Oise), à 20 h 30. Avec tout curieux serait un sus.

Aujourd’hui, j’avais jouet de la musique. D’abord avec l’ensemble StaccaToy pour une première répétition associant Bach, Scarlatti et… Markeas – pour l’occasion, on m’a confié un piano à queue et quelques accessoires. Après quoi, j’ai pris la direction d’un jouet un peu plus grand qu’il convenait d’accorder. La musique est dans les détails et dans toutes les tailles !

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