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Hans Zimmer

Faîtes de la musique – Le programme (3/3)

 

Sous le coup d’une menace d’extinction pour ses prochaines saisons, le festival Komm, Bach! a résolu de répondre à sa façon par un (possible) dernier concert YouTube en forme de feu d’artifice. Au programme : un cyberconcert, possiblement le dernier, d’une durée de 24 h, incluant

  • un florilège thématisé des dernières années de concerts ;
  • des vidéos non encore publiées issues des cent concerts fomentés depuis octobre 2016 ; et
  • des cyberconcerts inédits, offerts par les artistes passés par le festival.

Sur la platine du vidéo jockey, de l’orgue et pas que, du Bach et pas que, du partage et des propositions. Hauts les cœurs, et rendez-vous le lundi 21 juin, sur la chaîne YouTube du festival, dès la minuit du 21 juin ! Pour se mettre en appétit, après l’apéritif de huit heures proposé tantôt, puis le plat de huit heures expliqué ici, voici la set-list des huit ultimes heures du concert…

 

Troisième partie

 

Dix-septième concert : souvenirs d’Europe pour vingt doigts et quatre pieds (1 h 5’)

Extraits inédits du concert donné le 28 janvier 2017 par Hervé Désarbre et Julien Bret
inspiré par le quartier où est sise l’église Saint-André de l’Europe

  1. La rue de Saint-Pétersbourg | Valse et polka extraites de L’Âge d’or de Dmitri Chostakovitch (1906-1975)
  2. La rue de Rome | Tema con variazioni de Domenico Cimoso (1804-1878)
  3. La rue de Téhéran | « Sáki », extrait de la Suite persane de Roy Spaulding Stoughton (1884-1953)
  4. La rue de Vienne | Adagio en Ut de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
  5. La rue d’Amsterdam | Thème et variations sur « Zie ginds komt de Stoomboot » [Voici venir le bateau à vapeur, thème] de Klaas Bolt (1927-1990)
  6. La rue de Lisbonne | Allegro de la Toccata en sol mineur de João de Sousa Carvalho (1745-1799)
  7. La rue de Londres | Première diffusion de l’œuvre sur YouTube | « Oliver Twist », une suite de Julien Bret (né en 1974)
  8. Paris | Sonate parisienne de Julien Bret
  9. Bis anti-Brexit | Première diffusion du mouvement sur YouTube | Allegro de la sonate « L’entente cordiale » de Julien Bret

 

Dix-huitième concert : Vincent Crosnier repasse son Bach d’abord (55’)

Concert enregistré spécialement pour ces Faîtes de la musique

  1. Trio 1027a de Johann Sebastian Bach (1685-1750)
  2. Improvisation #1
  3. Choral « Erbarm dich mein, O Herre Gott » [Prends pitié de moi, ô mon Dieu] (BWV 721)
  4. Improvisation #2
  5. Choral « Wachet auf, ruft uns die Stimme » [« Réveillez-vous, nous crie la voix »] (BWV 645), connu comme le Choral du veilleur
  6. Improvisation #3
  7. Toccata et fugue en ré mineur (BWV 565)
  8. Improvisation #4
  9. Bonus track: vidéo inédite | Pascal- Henri Polo improvise au terme de son « concert des 3 B » (Bach, Böhm et Buxtehude)

 

Dix-neuvième concert : miscellanées-fantaisie (1 h)

« On n’est pas toujours sérieux quand on joue de la musique ! »

  1. Benjamin Pras joue « Bœuf bourguignon » de Pierre Cholley (né en 1962)
  2. Jean Dubois chante « J’rigole » de Jean Dubois (né en 1962)
  3. Marie-Agnès Grall-Menet joue « Tanets » de Naji Hakim (né en 1955)
  4. Emmanuelle Isenmann et Jorris Sauquet interprètent « Youkali (tango-habanera) » de Roger Fernay (1905-1983) et Kurt Weill (1900-1950)
  5. Pierre-Marie Bonafos et Bertrand Ferrier jouent « Miscellanées » de Bertrand Ferrier (né en 1977)
  6. Guy Angelloz et Gilles Rancitelli jouent « Humoresque » d’ Antonín Dvořák (1841-1904)
  7. Vidéo inédite | Marie-Colette Souka, Marcus Kouami et Bertrand Ferrier interprètent « Mawu ga, miekafu wo » [Grand Dieu, nous te bénissons] et « Yehowa enye kpola nye » [Yahvé est mon berger, rien ne me manque] extrait du concert « Johann Sebastian au Togo »
  8. Hervé Désarbre joue « North of the Border » de Stanley Willie (1919-2003)
  9. Emmanuelle Isenmann et Jorris Sauquet interprètent la « Danse macabre » de Camille Saint-Saëns (1835-1921)
  10. Vidéo enregistrée spécialement pour ces « Faîtes de la musique » | François-Xavier Grandjean joue « Show must go on » de Queen
  11. Vidéo enregistrée spécialement pour ces « Faîtes de la musique » | Pierre-Marie Bonafos improvise sur le thème de la Follia
  12. Aurélien Fillion joue la Première fantaisie de Jehan Alain (1911-1940)
  13. Esther Assuied transcrit et joue « Dream is collapsing » de Hans Zimmer (né en 1957)
  14. Vidéo inédite | Mickaël Koné et Bertrand Ferrier improvisent « We shouldn’t have knwon better »

 

Vingtième concert : exaltations/exultations (1 h)

  1. Vidéo inédite | Pascal-Henri Polo joue les Prélude et fugue en mi mineur de Dietrich Buxtehude (1637-1707)
  2. Jasmina Kulaglich joue la Sonate en fa mineur K 184 de Domenico Scarlatti (1695-1747)
  3. Vidéo enregistrée spécialement pour ces « Faîtes de la musique » | Jennifer Young et Vincent Crosnier interprètent l’Exsultate Jubilate K 165 de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
  4. Les Trompettes de Versailles interprètent l’Air pour le coucher du Roy de Jean-Baptiste Lully (1632-1687)
  5. Première diffusion intégrale | Gustave Cuypers et Bruno Beaufils de Guérigny jouent la Suite française de Bruno Beaufils de Guérigny. Ouverture | La chasse | Prière à Saint-Germain [vidéo enregistrée spécialement pour ces « Faîtes de la musique »] | Carillon
  6. Vittorio Forte joue « Ici, il fait bon », une mélodie de Sergueï V. Rachmaninoff (1873-1943), extraite des Quatorze romances op. 34 n°1, sur un texte de Glafira A. Galina (1870-1942) et dans une transcription d’Earl Wild (1915-2010)
  7. Vidéo enregistrée spécialement pour ces « Faîtes de la musique » | Midori Abe joue « Dieu parmi nous », extrait de La Nativité d’Olivier Messiaen (1908-1992)

 

Vingt et unième concert : visages de la Beauté (56’)

  1. Vidéo enregistrée spécialement pour ces « Faîtes de la musique » | Jennifer Young et Emmanuelle Isenmann chantent « Duo seraphim » d’Alvise Balbi (ca 1570 – ca 1625)
  2. Vidéo inédite | Vincent Rigot joue le Prélude op. 29 de Gabriel Pierné (1863-1937)
  3. Vidéo enregistrée spécialement pour ces « Faîtes de la musique » | Gustave Cuypers et Bruno Beaufils de Guérigny jouent la Romance en Fa op. 36 de Camille Saint-Saëns (1835-1921)
  4. Vidéo enregistrée spécialement pour ces « Faîtes de la musique » | Emmanuelle Isenmann et Jennifer Young chantent « Miraculous Love’s Wounding », extrait des Canzonets à deux voix de Thomas Morley (ca 1557-1602)
  5. Vidéo inédite | Vincent Rigot joue le Deuxième choral de César Franck (1822-1890)
  6. Vidéo enregistrée spécialement pour ces « Faîtes de la musique » | Charlotte et Emmanuelle Isenmann interprètent « Ciel, air et vents » de Pierre de Ronsard (1524-1585) et Albert Roussel (1869-1937), extrait des Deux poèmes de Ronsard op. 26.
  7. Vidéo enregistrée spécialement pour ces « Faîtes de la musique » | Daniel Roth joue la Fugue sur le carillon des heures de la cathédrale de Soissons de Maurice Duruflé (1902-1986)
  8. Vidéo enregistrée spécialement pour ces « Faîtes de la musique » | Jennifer Young et Emmanuelle Isenmann chantent « When Lo, by break of the morning » extrait des Canzonets à deux voix de Thomas Morley (ca 1557 – 1602)
  9. Vidéo inédite | Vincent Rigot joue la Sortie en Mi bémol de Louis James Alfred Lefébure-Wély (1817-1870)
  10. Vidéo enregistrée spécialement pour ces « Faîtes de la musique » | Emmanuelle Isenmann et Jennifer Young chantent « Er ist’s » d’Eduard Mörike (1804-1875) et Hugo Distler (1908-1942)
  11. Vidéo enregistrée spécialement pour ces « Faîtes de la musique » | Daniel Roth joue le Lied extrait des 24 pièces en style libre op. 31 de Louis Vierne (1870-1937)
  12. Vidéo inédite | Michaël Koné et Bertrand Ferrier interprètent « Music for a while », composé par Henry Purcell (1659-1695)
  13. Vidéo enregistrée spécialement pour ces « Faîtes de la musique » | Vincent Rigot joue la « Gigue » de la Pastorale BWV 590 de Johann Sebastian Bach (1685-1750)

 

Vingt-deuxième concert : quatorze fragments d’Apocalypse (1 h 4’)

Orgue et électronique
Concert enregistré spécialement pour ces Faîtes de la musique
Avec Régis Saunier, récitant ; Jacques Bon, Behringer 2600 ; Bertrand Ferrier, orgue.

  1. La révélation
  2. Le ravissement
  3. Le livre
  4. Les anges
  5. La fumée
  6. Les sauterelles
  7. Les sept tonnerres
  8. La femme enceinte
  9. Le grand dragon
  10. Le léopard à dix cornes
  11. Le tonnerre
  12. Les harpes de Dieu
  13. La colère
  14. Le tabernacle

 

Vingt-troisième concert : Esther Assuied joue César Franck (1 h 15’)

Concert enregistré spécialement pour ces Faîtes de la musique

  1. Pièce héroïque
  2. Prière
  3. Les trois chorals
  4. Pastorale
  5. Prélude, fugue et variations

 

Vingt-quatrième concert : l’éternel come-back (45’)

Concert enregistré spécialement pour ces Faîtes de la musique

  1. Arthur Nicolas-Nauche joue la Quatrième sonate en trio en mi mineur BWV 528 de Johann Sebastian Bach (1685-1750). Adagio – Vivace|Andante|Un poco allegro
  2. Pierre-Marie Bonafos joue la Sarabande de la Partita en la mineur BWV 1013 de Johann Sebastian Bach
  3. Esther Assuied joue les Prélude et fugue en mi mineur BWV 548
  4. Arthur Nicolas-Nauche joue la Marche du veilleur de nuit extrait de Bach’s Memento de Charles-Marie Widor (1844-1937)
  5. Daniel Roth, qui a inauguré l’orgue restauré et donné le premier récital du festival, boucle la boucle en interprétant les Prélude et fugue BWV 541 de Johann Sebastian Bach

 

Les 16 plus grands cybersuccès de Komm, Bach!

Crédit : festival Komm, Bach!

Depuis le 7 octobre 2016, certains artistes nous autorisent à mettre en ligne des vidéos issues de leurs répétitions et/ou concerts donnés dans le cadre du festival Komm, Bach!. Toutes portent témoignage de leur souci d’offrir une heure d’orgue de qualité aux curieux. Quelques-unes rencontrent un succès patent auprès du cyberpublic. Voici, à ce jour, le classement du Top 16. (À la base, on partait sur un Top 15, mais on trouva que cela manquait de générosité. Alors voilà, quoi.)

16. Johann Sebastian Bach, « Fantaisie et fugue en do mineur » (BWV 537) par François-Xavier Grandjean

 

 

15. Bernstein & Sondheim, « Tonight » par Hervé Désarbre et Julien Bret

 

 

14. Jehan Alain, « Ave Maria » par Emmanuelle Isenmann et Olivier Willemin

 

 

13. Olivier Messiaen, « Le sourire » par Emmanuelle Isenmann et Jorris Sauquet

 

 

12. Johann Sebastian Bach, les trois « Nun komm der Heiden Heiland » par Jean-Luc Thellin

 

 

11. Noël Hazebroucq, l’incroyable improvisation sur le « Cabinet du docteur Caligari »

 

 

10. Robert Maximilian Helmschrott, « Im licht » par Esther Assuied

 

 

9. Louis Vierne, « À midi » (extrait des Angélus) par Ariane Zanatta et Coralie Amedjkane

 

 

8. Olivier Messiaen, « O sacrum convivium » par Emmanuelle Isenmann et Olivier Willemin

 

 

7. Naji Hakim, « Tanets », première cyberdiffusion, par Marie-Agnès Grall-Menet

 

 

6. Louis Vierne, « Naïades » par Coralie Amedjkane

 

 

5.  Johann Sebastian Bach, Fugue en sol mineur (BWV 578) par Jean-Luc Thellin

 

 

4. Orgue et bombarde par Jean-Pierre Rolland et Jean-Michel Alhaits

 

 

3. Johann Sebastian Bach, « Fantaisie et fugue en sol mineur » (BWV 542) par Jean-Luc Thellin

 

 

2. Louis Vierne, « Ave Maria » par Emmanuelle Isenmann et Jorris Sauquet

 

 

1. Hans Zimmer, « Dream is collapsing » par Esther Assuied

 

 

Oserez-vous assister en direct au prochain récital qui renversera peut-être la table ?

 

Hans Zimmer, Zénith de Rouen (Grand Quevilly), 1er juin 2016

Hans Zimmer à RouenC’était un beau moment voire une belle histoire, et pourtant, je n’allais pas « dans » le Midi (le Midi). Le réalisateur Guillaume Vatan (il affirme être désormais ingénieur-réalisateur, ou l’inverse, c’est classe dans les deux sens – il en manque plus que trois ou quatre) m’a invité à Rouen pour applaudir Hans Zimmer, compositeur de musique de blockbusters hollywoodiens, en pleine tournée des Zénith français. On n’était pas quatre sur la banquette arrière, alléluia, mais les trajets voituristiques entre gens de bonne compagnie, c’est souvent sympa, surtout pour un Parisien d’adoption donc encroûté dans son petit Transilien métroïstique. Sans compter qu’un concert exceptionnel (place entre ca. 75 et 150 €, tudieu !) restait à venir…
Le concert : Hans Zimmer structure sa prestation en deux parties. Soi-disant pour que l’on puisse aller se saouler, alors qu’impossible d’accéder à la buvette à la mi-temps, trop peu de personnel derrière le comptoir (a-t-on jamais vu plus benêt ?). Sans doute pour que les gogos puissent profiter de son merchandising, feat. un T-shirt à 30 €, quand même.
La première partie s’articule autour de tubes plutôt brefs, variés, allant de la musique d’ambiance à la comédie musicale en passant par la chanson africanisante – intervient « la vraie voix » du Roi Lion, qui ne nous semble pas toujours chanter très juste, en dépit de sa réelle présence scénique. La diversité des ambiances fait souvent oublier la lourdeur des interludes parlés, trop longs et trop sirupeux pour nous séduire (et c’est un mec qui aime bien parler entre ses chansons qui le dit). On s’étonne de l’absence de vidéos pour habiller le concert, articulé entre cinq sphères : Hans Zimmer, GO, claviériste et guitariste ; solistes « pour une chanson » ; musiciens solistes ; musiciens d’orchestre (peu audibles) ; choristes (encore moins audibles). On se dit aussi : dommage qu’une version réduite n’ait pas été prévue pour des salles de concert type Philharmonie – même si les harmonies sont simples, on en aurait mieux profité.
Comme souvent, on a tort sur notre étonnement : la seconde partie va nous faire regretter notre souhait de vidéos. Sans atteindre le ridicule du dernier concert parisien de notre pourtant tant aimée Diane Dufresne, l’essentiel des vidéos dont la seconde partie nous fait don est surtout constituée de fractales (chuis pas sûr du terme, mais je tente) dont la médiocrité, la banalité, la nullité, la vulgarité, impactent la réception des musiques autant que la création de piètres lumières, réagissant aux sons mais séduisant peu, qui moins est quand elles se font la joie d’éblouir le public avant le rappel, pratique quand même complètement conne, faut bien le dire. Pourtant, cette heure et demie de concert a de quoi séduire. D’abord, elle est exigeante par sa répétitivité et ses introductions entre 3′ et plus de 5’ ; ensuite, elle propose une musique certes itérative, mais qui signe ici la marque Hans Zimmer comme si, nous suggère Guillaume Vatan, le compositeur avait mis « ce qui fait zizir » au début et ce qui lui fait zizir pour boucler ; enfin, elle montre les talents peut-être pas épatants mais patents du zozo : une évidente assurance (platitude d’intros étirées sur de longues minutes), une science certaine du crescendo (même s’il admet avec honnêteté ne pas être l’auteur de tous les arrangements), une envie de mêler orchestre classique et sons rock (guitare électrique, superbe basse saturée) voire électro, et une bonne connaissance de quelques astuces façon minimalistes américains (à l’évidence, Hans a plus qu’écouté Philip Glass).
En somme, malgré la générosité du cadeau qui nous est fait d’assister à ce show, on a du mal à se laisser totalement séduire pour, en gros, trois raisons. D’abord cet ex-Allemand naturalisé états-unien abuse de codes hollywoodiens : humour de connivence façon entertainer, parfois séduisant (« j’ai ajouté ce morceau dans la set-list uniquement pour jouer des big drums : c’est vrai, qui ne rêverait d’en jouer ? »), souvent niveau kermesse de chef lieu de canton (« je pense que le public était meilleur à Genève, vous êtes sûrs que vous ne pouvez pas crier plus fort ? ») ; hommage sirupeux et détestable car rentabilisant aux victimes des attentats d’Aurora (et de Paris, et de Bruxelles, tournée oblige) ; storytelling pas toujours convaincant (guitariste marié avec la jolie violoniste pour introduire un truc vaguement country ; pesante présentation des œuvres avec des anecdotes souvent pendouillantes – peut-être par sincérité, peut-être par maladresse ou manque d’exigence) ; récurrence lassante de « tous les musiciens sur scène ce soir sont mes meilleurs amis de toute la vie pour toujours » ; souci louable mais lourdaud pour le spectateur de mettre trop de solistes en valeur, etc. Ensuite, parce que la répétition des mêmes structures en seconde partie (début soft, éventuellement break, tutti, entrée de la guitare électrique et de la basse sur fond de percus qui s’excitent) peut lasser les moins fans des spectateurs. Enfin, parce que, bien que l’on ne puisse être accusé de militer pour cette connerie de mixité érigée en sommet du consensus socialo-merdique, l’on n’est pas convaincu qu’une construction moins ségrégationniste (les morceaux d’un quart d’heure à la fin, les morceaux plus courts au début) n’aurait pas mieux convenu. Malgré l’audace de finir sur un dernier morceau plutôt en decrescendo, le concert peine assurément à emporter l’enthousiasme absolu des curieux : l’hémorragie de spectateurs en seconde partie pourrait, entre autres, en témoigner.
En conclusion, trois choses frappent, aïe : un, c’est chouette d’avoir des amis qui vous propulsent dans des invitations inattendues et saugrenues en compagnie de relations tout aussi saugrenues et inattendues ; deux, Hans Zimmer a, faut quand même pas déconner, un sacré putain de métier ; trois, même avec un instrumentarium superlatif, c’est difficile de produire une musique exceptionnelle quand votre métier, précisément, vous impose une logique restrictive dont, même quand vous venez exploiter les admirateurs européens, vous ne souhaitez pas ou vous ne savez pas vous défaire. Bref, une soirée intéressante, originale, mais qui ne persuade pas tout à fait que la réputation de Hans Zimmer n’est pas un chouïa surfaite.