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Le monde est tout petit

Relativité de l’immensité

Claudio Zaretti au théâtre du Gouvernail, le 18 mars 2026, lors du double concert « D’une pierre deux coups ». Photo : Rozenn Douerin.

Plus de 40 000 km de diamètre. Plus de 500 millions de kilomètres carrés de superficie. Plus de 1X10 à la puissance 12 de kilomètres cubes (le blog n’est pas paramétré pour ce genre d’infos, alors on bricole).

  • Notre logement,
  • la zone d’errance où nous baguenaudons plus que nous ne vaquons,
  • la planète bleue comme un trou noir dont nous habitons une fraction fragile :

non,

  • rien n’est grand (d’autant que, comme le chantait Pain dans le pont du magistral « Dancing with the dead », « too much is never enough »),
  • rien n’est petit (même si, souvent, notre logement fait vachement bien semblant),
  • tout est une question d’échelle, surtout quand on en est tombé.

 

 

En souvenir du mendiant paki avec qui j’eus jadis l’habitude d’échanger longuement et souvent en franco-anglais, l’été devant ce qui est devenu un parc canin, près du square des Batignolles, l’hiver au-dessus d’une bouche qui crachait un peu d’air chaud, rue de Rome, j’aime bien fredonner cette chanson qu’il m’a inspirée.
Tantôt, je récidivai avec le soutien de Claudio Zaretti, devant un public qui constatait comme moi que, pour qu’une guitare électro-acoustique fonctionne, c’est mieux si les branchements ont été consciencieusement faits et vérifiés – rassurez-vous, les gens, je m’en rendis compte itou mais, quand les dés sont jetés, rien ne va plus, on y va, et merci aux curieux qui survécurent à cet incident technique. En plus d’être souvent petit, le monde du live est souvent complexe, so let’s kiffe the vibe, won’t we?

 

Le Soum-Soum 6, 13 janvier 2017

Bertrand Ferrier au Soum-Soum, le 13 janvier 2017. Photo : Rozenn Douerin.

Aux côtés de Rémy, Barthélémy Saurel et Claudio Zaretti, la chanson, c’est mignon. Mais quoi à propos de parler des vrais sujets ?

Par ézampe, la mondialisation du souinnegue.

Mais l’artissse est d’abord suikissoucie du pov. La preuve. (Je sais, la basse saoule, mais bon.)

Zoophile, par souci de beuze, avec un « z », le vocalissse peut aussi défendre les lapins, donc les tartines.

Mais bon, faut respecter les tubes qui nous mettent à nu.

C’est un tout petit monde…

… fragile au creux de nos mains, disait Jean-Jacques G. Mais il n’est pas le seul. La preuve.