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Le Petit Prince

And now for something completely different

Il est temps pour moi de me préparer à participer à la Biennale de littérature pour la jeunesse organisée par l’université de Cergy-Pontoise.

A priori, j’avais abandonné ces moments bénis où, pendant plusieurs jours, tu es payé (par ta fac, or j’ai plus de fac) essscluzivman pour écouter les collègues, réfléchir, parler, communiquer, débattre sur le cœur de votre expertise commune afin, dans la théorie, de rétrocéder aux étudiants la part stimulante de ces enseignements et confrontations. Je sais plus bien comment ça s’est boutiqué pour que j’accepte de participer à un dernier colloque, mais c’est vrai que, quand on m’invite, en général, je viens. Surtout si le colloque explore « la littérature de jeunesse européenne aujourd’hui » et que j’ai le droit de faire une communication titulée « dans la littérature pour la jeunesse d’aujourd’hui, l’Europe n’existe pas ». Un peu comme quand je viens rappeler que le Klassik de la « littérature jeunesse » est surtout une grosse machine pour vendre très cher des cochonneries.

(Essaye de m’empêcher de ramener ma grande gueule. Vraiment, essaye. Aimerais bien, parfois. Mais peux pas car ce que dis est vrai.)

Qu’est-ce que le p’tit prince ?

PPJ’ai toujours pensé qu’une communication orale devait rester dans son cadre oral et son contexte spécifique, c’est même l’intérêt d’y assister – quitte à prolonger ce moment ponctuel par un article plus adapté à une diffusion moins restreinte. Quand je vais parler dans un colloque, j’essaye de créer une communication spécifique – même si elle reprend des « obsessions de recherche », bien sûr – et de la lier aux autres propositions des collègues. Donc une communication se comprend et s’apprécie, si tout va bien, in situ. Toutefois, comme je ne suis pas une contradiction près, j’ai sans doute signé une autorisation de diffusion de celle-ci.
Par prudence, je préfère ne pas regarder le résultat en entier (juste assez pour voir que les slides Power Point ont été insérées dans la vidéo de façon brillante mais parfois tardive et toujours statique, ce qui donne au début l’impression que je renvoie les auditeurs à une diapo sans rapport avec mon propos : d’où l’intérêt de ne jamais signer une autorisation de diffusion sans avoir vu au préalable le résultat, pan sur mes doigts). Ce nonobstant, si des curieux veulent suivre mon enquête sur le blondinet le plus rentable de la littérature française, ça se passe ci-d’sous !