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Monaco

Petits papiers – 26

Après, on va pas s’mentir, avec ou sans IA, on pourra pas sauver tous les traducteurs. Photo : Bertrand Ferrier.

En attendant un nouveau post, quelques nouvelles du monde. À commencer par quand t’es pas sûr, sûr, que, après 3615 Ulla, t’as le meilleur service à vendre aux consommateurs, et donc tu te dis : « Tiens, si j’anticipais sur le prochain banc d’essai des opérateurs télécom ? »

 

 

Et maintenant, un mode de rien (comme un mode d’emploi, mais sans emploi) pour « redevenir plus agile et séduire ». Environ.

 

 

Être agile, toujours. Moi, je sais marcher, mais je sais pas si ça suffit pour prétendre que je suis agile.

 

 

Être agile mais chic, dénudée et fétiche : projet pour, enfin, avoir les déshonneurs de l’actualité culturelle selon Le Figaro.

 

 

En revanche, pour être agile avec la grammaire, sans faute d’orthographe, suffit parfois de savoir que deux négations valent une affirmation. Next.

 

 

Sinon, c’est bien, maire ? Je veux dire, comme source de revenus payés par les clampins dont Bibi ? C’est pas pour moi, c’est pour Bibi.

 

 

Ou fédérateur espagnol. Ç’a l’air pas mal.

 

 

Puisqu’on en est aux highlights de l’exercice physique, voici un premier hommage aux sportifrançais, ces grotesques personnages qui vont gagner mais.

 

 

En tout cas, même quand on est Allemand comme Alexander Zverev, faut pas discuter avec Poutine parce qu’il est méchant. Alors pourquoi on n’a toujours pas banni le facho de Washington ?

 

 

D’autant que, en France, on peut donner des leçons. Au moins en matière d’absurdie et de présomption d’innocence des puissants. C’est déjà ça.

 

 

Et puis, faut pas faire de complexes ! Grâce aux Polonais gallois et au journalisme du Monde, on sait que ladite France se redresse au niveau productif grâce à une Canadienne jadis propulsée par un vieux pervers laquelle, après avoir fait chougner dans les chaumières, se refait une cerise financière dans un palace sur le dos des gogos (je synthétise).

 

 

Et puis, il y a l’amour. Ah, l’amour !

 

 

Ou les idées. C’est bien les idées, non ?

 

 

Ou la démocratie à la botte des rien-du-tout qui ont juste du pognon, beaucoup de pognon qu’ils n’ont pas gagné. La démocratie française en 2026, en somme.

 

 

Après, c’est vrai que, parmi les dégueulasses qui puent les tulipes et le plastique, d’une part, et, d’autre part, les gourmands chargés de bien lécher entre les deux globes fessiers contre dix millions de sub nationales annuelles pour le torchon qui les finance, difficile de déterminer qui est le plus digoulasse. Mais le faut-il ?

 

 

Profitons de cet intermède pour saluer les intégristes et ceux qui les laissent exclure les meufs en toute impunité. Un entraînement pour placer une autre charia avant les bœufs nouveaux ?

 

 

Découpure de presse titulée : « Je vois pas pourquoi. Vraiment. »

 

 

Dans ce contexte, c’est sûr, on sauvera pas tout le monde. Par exemple, ce serait cool qu’une partie des médias coule. Typiquement ceux qui publient ce qui suit.

 

 

Et ce serait juste de sourdiner les farceuses qui, sans doute, défendent la pluralité d’opinion à condition qu’elle aille dans leur sens. Il est vrai qu’une démocratie qui laisse les citoyens exprimer leur choix – aussi subtil ou crétin soit-il – et non celui des francinters du monde entier, on a pas trop l’habitude.

 

 

Mais baste, baste, concentrons-nous sur de bonnes nouvelles (au moins pour l’heureux nommé)…

 

 

… et tâchons d’expliquer aux gueux que, quand un pays ne veut pas adhérer à une arnaque, c’est parce que l’arnaque est très attractive. Le monde et Le Monde sont décidément fouyouyous.

 

 

Une autre bonne nouvelle ? Bon, si vous insistez.

 

 

En attendant le Grand Chambardement, je peus ètr journaliste aléquipe ?

 

 

À L’Équipe, hein, pas au Figaro. J’aurais pas assez d’épithètes pour sucer le SIF du Qatar.

 

 

Pour l’autre culture, celle sans ballon où des gueux financent des millionnaires et des milliardaires, c’est autre chose. Je dis pas que, pour un opéra de 1860 environ, le décor et les costumes semblent dauber du séant. Opéra de Paris, nuance, est-ce qu’il serait pas temps de ?

 

 

Pour ceux qui n’en aurait pas eu assez, quelques nouvelle du mondes.

 

 

Mais, parfois, ces nouveauté peuvent être des ancienneté, comme le sous-entend ce sportifrançais.

 

 

Il est vrai que, sur la mayo, tout était dit.

 

 

En sport, en dehors des fougères, le gros des bas consiste à ne pas « sexualiser les athlètes ». Parfois, je me demande si y a quand même pas des collabos. Une idée, comme ça.

 

 

Après les fesses, une histoire de chiottes, sans doute, mais quelles sont les bonnes lunettes pour l’analyser ?

 

 

Dans un monde aussi impitoyable, il faut se féliciter et se réjouir quand on lit des propositions qui font rêver…

 

 

… et, à l’inverse, il faut éviter de rire de tout, même avec n’importe qui.

 

 

Heureusement, face à la violence ambiante, certains hommes admettent leur sensibilité. Bon, ils l’admettent pour essayer de s’faire un p’tit billet avec ça, mais la vie est dure, que voulez-vous ?

 

 

L’important est de bien dissocier les actes que nous posons.

 

 

En attendant, en France, ça bat du record en veux-tu à l’vaut-l’eau.

 

 

Du coup, posons-nous tranquillou et osons les vraies questions. Les vraies questions du Figaro, oui, mais qui nous concernent tous, j’imagine. Et toutes. Et tous.t.es.x.y. oh pis marde. (En plus, moi, je voulais bien prendre mes profits, mais il paraît qu’il faut avoir des actions pour ça. Aïe.)

 

 

Soyons synthétiques : le monde est un kaléidoscope de bonheur, de respect et de joie. Non ?

 

 

Je conclurai en stipulant que, avec cette notule, point ne voudrais créer de polémiques. En tout cas, pas celle-là. Quand même, quoi. Faut rester digne.

 

 

À suivre !

Petits papiers – 22

Dans une salle paroissiale, le 6 août 2026. Cherchez l’erreur. Photo non truquée (pourquoi, fallait ?) : Bertrand Ferrier.

Le lecteur qui veut faire une pause, en ce jour Ferrier, le peut à nouveau. Nous reprendrons prochainement la lecture du livre émoustillant de David Dupuis, mais préférons profiter de ce 15 août pour provoquer une nouvelle séance de découpures de presse. À commencer par un scoupe de l’homme qui jouait du piano avec sa bite alors que, selon plusieurs sources, le piano ne lui avait rien fait – certains ajoutent : « Au contraire. »

 

 

Diable ! La Russie mobiliserait des soldats ? C’est étonnant ? Pourquoi ça ? Pour que soient libérés des milliards à destination d’un gouvernement corrompu jusqu’à la moelle contre une promesse d’adhérer à l’Union européenne ? Hum, pourquoi pas, en effet… Pendant ce temps, il s’en passe, des choses, dans le monde.

 

 

Il se passe surtout des drames. Hélas, ô combien hélas.

 

 

Et puis, y a des secrets. Par exemple, d’où vient l’argent, surtout pour des gens qui ne travaillent pas. C’est souvent ça, les secrets. Enfin, tant qu’il vient…

 

 

Tout cela n’obère pas les vraies questions qu’il faudrait oser affronter aujourd’hui, même si cela suppose de parler manière d’anglichme.

 

 

P.a.r e.x.e.m.p.l.e, j.e v.o.u.l.a.i.s v.o.i.r ce que donnerait une phrase avec plein de points au milieu, voir si ça ramenait des clics ou des subventions. Las, clairement, j’ai pas le level.e pour écrire dans L’Équip.e. Aï.e.

 

 

Cela n’ôte rien au charme des thérapies alternatives promues par Le Monde (26-27 juillet 2026, p. 16).

 

 

Aux championnats de France d’athlétisme, certains ont dû mal comprendre les consignes pour que les filles en petite tenue ne soient pas « sexualisées ». Notez bien que j’ignore ce que signifie « ne pas sexualiser », déjà, des filles ainsi vêtues, ensuite, mais bon, j’ai rien ni contre, ni tout contre.

 

 

Heureusement, face aux aléas de la vie en général et à ce qui m’attend en particulier, notre médecine est de plus en plus efficace. Bientôt, on pourrait voir un vaccin contre le Covid première génération empêcher d’avoir des gonocoques, et une pilule abortive

  • guérir du cancer du foie,
  • éliminer des staphylocoques dorés et
  • ralentir la dyslexie des patients atteints du trouble de l’attention hyperactive.

L’avenir s’annonce radieux. Hâte !

 

 

En attendant, répétons sans désemparer que les moyens alloués par les gouvernements de Sosotteur Ier de la Pensée complexe, dans tous les domaines, surtout ceux qui ne l’intéressent pas le moins du monde, sont TOUJOURS plus que suffisants (les moyens, pas les gouvernements, tsss, tsss). Le reste n’est que complotisme de comptoir de Master Poulet. Sans alcool, donc. Les pires.

 

 

La drogue et la fraude étant sous contrôle dans notre beau pays, des faits fâcheux ne sauraient être envisagés sans que l’on plaidât un viol dans ‘enfance et la légitime défense parce que la victime traversait sur un passage-piétons, ce qui est devenu extrêmement rare (on comprend pourquoi). En tout cas, c’est mon espérance.

 

 

Pour nos lecteurs mauvais esprits, rappelons qu’il n’y a pas d’augmentation des prix, juste une sensation d’inflation. De même que la guerre, c’est la paix ; la liberté, c’est l’esclavage ; l’ignorance, c’est la force. Merci à tous de le rappeler aux fauteurs de langage.

 

 

Alors, l’on me dira : « Mais que faire quand un crime, pardon, un acte, pourrait laisser entendre que certains problèmes peuvent survenir dans une France pourtant

  • apaisée,
  • rayonnante et
  • sublimeuse ? »

Eh bien, je répondrai que, comme chacun, je danse la vie et j’aime, par exemple, quand un suspect déclare qu’il a commis un crime parce qu’Allah le lui a ordonné, puis qu’un ministre arrive pour dire qu’il faut être « très prudent sur le mobile de cet acte violent ». Je l’imagine trier ses éléments de langage, exclure « les heures les plus sombres de notre Histoire nauséabonde » pour en venir à « l’acte isolé d’un déséquilibré ». Ce serait presque amusant par le seul fait qu’il s’agit d’un running gag. Ça ne l’est pas, non, ça ne l’est pas du tout et, ce nonobstant, ça l’est presque. C’est même ça qui est dégueulasse.

 

 

Je vous propose de lire une réflexion assez concon à prononcer quand tu fais de la perche et que tu ne veux pas qu’on te voie de dessous. À moins que… À moins que, si, remarque…
Si tu tiens à ton sport bizarre, j’ai une soluce : mets un survêtement et un fichu ample par-dessus avec des adhésifs aux chevilles. Tu monteras moins haut, mais tu pourras justifier tes contreperformances par le male gaze. Ou alors, plus simple, fais de l’athlé sans essayer de monter à cinq mètres, tu t’habilles décemment comme disaient nos grands-mères, et tu n’auras plus à pousser des cris du cul. Du cœur, pardon, c’est à s’y méprendre.

 

 

L’information selon Le Figaro, niveau d’indécence maximale.

 

 

Depuis le temps que Vladimir Poutine a perdu la guerre, le pouvoir et son combat contre le cancer, on se réjouit que la lutte contre les fake news persiste à être aussi peu crédible ou efficace, on ne sait plus !

 

 

Jean-Jacques G., mon philosophe préféré, décrivait ces moments de « conscience un peu sourde » où l’on n’est « pas très fier de soi ». Heureusement, certaine est plus cool avec ça et, après avoir entubé ses derniers fanatiques avec son spectacle de merde (c’est elle qui le dit), affiche clairement son absence de dignité. C’est osé mais ça en devient presque beau.

 

 

Quand le sous-titreur exprimer un tipeu son racimse. Ou être aussi roumain (donc moins cher qu’un francophone d’origine) que le dealer, va savoir. Ou avoir oublié « suis », soit, mais c’était moins rigolant dans cette découpure de presse sous-titrée.

 

 

Pendant ce temps, dans le monde, des gens inventent de nouvelles activités qui valent la prison (pas en France, évidemment).

 

 

Ha,

  • les engrais contre la nature,
  • les cancérigènes contre la santé,
  • l’eau pour inonder du maïs pourri au détriment de la préservation du bien commun,

ha ! Et le lobby de la FNSEA en prime…

 

 

Allez, pour terminer, saluons l’exigence des farceurs politiques comme ce cocu qui veut « intensifier la lutte contre la maltraitance animale »… en promouvant une loi d’il y a cinq ans rendue sciemment inapplicable parce que, avec ses petits copains, il a pété les moyens de l’action publique pour des causes vraiment importantes. Comme l’eût proposé Redouane Harjane, « j’espère qu’il est mort, ce bouffon », ne serait-ce que par respect pour tous les animaux qu’il a laissé maltraiter tout en jouant le kéké.

 


À suivre !

Petits papiers – 21

Ha, c’est vrai, on n’y aurait pas pensé.

En attendant un prochain post, quelques nouvelles du monde. À commencer par l’art du cut avant « aux œufs d’or », histoire de créer une polémique.

 

Non, ça, c’est juste une pub, mais faut bien vivre, hein (l’excellent produit vanté ici est à retrouver chez votre libraire préféré ou, par exemple, ici).

 

Là, on est plus sur de l’info by Le Figaro. Un truc où tu t’installes dans le canap’ et tu regardes l’écran. Mais avec dix millions de subventions d’État pour ça, c’est pas rien.

 

La médecine sportive des fouteboleurs sénégalais, niveau expert relatif. Bon, du moment que le praticien n’est pas homosexuel…

 

Moi, ça va, chacun sache que je suis normalse ; mais la FIFA ?

 

Tutoyer la base d’un poteau gauche, ou l’art grotesque de rédiger l’éloge d’un imbécile qui a réussi.

 

Quand tu penses à la prime qui te passe sous le pif et que tu rappelles au monde entier que t’es une sombre cacacterie faisant honte à la France.

 

Mais pète un coup, enlève tes pin’s et ferme-la, farceur qui s’ignore mais cherche du pognon.

 

C’est vrai que, après les armes, je me demandais ce que les néolibéraux macroniens pourraient bien financer, juste avant de réautoriser des saloperies cancéreuses.

 

Vous pouvez répéter la question ?

 

Abaya pour tous.te.s.x.a.etc., allez ouste.

 

Quand t’as trop picolé au coquetèle et que tu travailles pour Le Figaro, ça donne ce genre de blague sur ce à quoi on rêve, nous les ploucs.

 

« Fucking Jesus » en traduction Arte.

 

L’info, niveau Le Figaro.

 

Vivre ensemble ? Oui. Mais séparément de préférence.

 

Vivre ensemble ? Oui. Mais séparément de préférence, ou dans les centres commerciaux sponsorisés par ces petites fèces d’élu local désinhibé.

 

La musique, selon la coulante qui préside la France. Mais j’aime bien le lien pour un autre article sous la pub pour M. Brigitte, qui parle de la police de la vie fors l’Élysée.

 

Sera-ce la charia avant la beuh ?

 

L’inflation. La putain d’inflation. Ou les putain d’actionnaires, for that matters.

 

L’info by Le Figaro.

 

J’aime bien remettre ce genre de léchage d’anus après que rien, en fait.

 

J’aime bien aussi la concaténation des informations.

 

Quand ton seul argument de merde, copié-collé par un journaliste de même niveau, c’est la chougne.

 

Le théâtre contemporain selon Le Monde.

 

Une propagande pro-matcha et poussette. Ça change de la propagande pro-industrie de l’armement pratiquée par le même pays, mais ça donne pas hyperplus envie. De quoi, je sais pas. De Suède, peut-être.

 

Non, rien, tout va bien, t’inquiète.

 

Le milliardaire « banquier de la gauche radicale », gros « actionnaire » de médias et pote de dictateurs qu’il conseille annonce qu’il va être président : OK, on rembobine et on m’explique, j’ai pas tout, tout compris. C’est comme l’autre banquier qui est devenu président avant lui ou bien ?

 

Trop de houblon, sans doute, à lequipe.fr.

 

Super idée du ministère de l’inculture : « Maintenant qu’ils sont parvenus à leurs fins, voyons voir comment faire pour qu’ils ne parviennent pas à leurs fins. Oups. »

 

Le génie qui joue du piano avec sa bite et n’est entouré que par une flopée de corrompus (pas comme en France, tu penses) a une intuition scientifique. Pour une fois, il paraît moins con qu’il ne l’est. À mon avis, depuis quelques années, il aurait pu se douter du scoop, mais bon, tant qu’on peut aller gratter quelques milliards pour les copains…

 

Grand reportage, niveau Le Figaro téléréalité.

 

Vous pouvez répéter la question, L’Équipe ?

 

Heureusement, le vote maastrichtien suivant a répondu ainsi qu’il était demandé. Bienvenue en démocratie.

 

La vache ! Et, sinon, vous faites quoi, comme métier ?

 

L’inspiration est-elle une question d’orientation sexuelle ? Arte a bien sa p’tite idée, mais.

 

Six buts dans l’anus et une seconde défaite d’affilée. Le chauvinisme de merde – le chauvinisme, donc – n’a pas de limite. Surtout devant l’imbécile qui a réussi.

 

Peut-être un fantasme de blogueur sportif : entrer « très vite au cœur de la zone de vérité ». Nous ne voyons pas d’autre explication. Bonsoir.

 

Peut-être un autre fantasme – sémiologique, cette fois – de blogueur sportif : « Être servi dans l’axe entre les signes ». Pas les lignes, hein, les signes. Bref, nous (qui ne faisons jamais de faute de grappe, tsss, tsss) ne voyons pas d’autre explication. Bonsoir.

 

Bienvenue dans la start-up nation, qui a des idées pour éviter que les matons ne désertent.

 

FAKE NEWS! Finale Argentine – Espagne, une équipe africaine en quart de finale (qui était en demi lors de la précédente édition), une équipe officielle grotesque éliminée par le futur champion : Yves Thréard, t’as faux sur tout. Sérieux, petit farceur, dénonce les redressements fiscaux des milliardaires et la phobie française des riches, ça, au moins, ça nous fait béger et golri, puis tais-toi définitivement à tout jamais et jusqu’à ce que plus rien ne s’ensuive tant ta prose fleure le purin de l’incompétence mielleuse.

 

« Probablement » : la lucidité du parquet italien est quand même something else !

 

Quand le mec aux costumes gratos et à la femme vénale ne sait plus comment exister mais confirme qu’il est, juste, un gros dégueulasse de m’as-tu-vu sans vergogne dont on se demande pourquoi son nom est doté de deux « l ».

 

Quand tu dénonces un environnement irrespirable qui t’a fait respirer et ta fortune (oh, un zeugme) pendant quatorze ans : meurs, meurs, meurs bien !

 

Un « incident ». Un peu comme la brûlation de Notre-Dame pour une mégotion. Mais, ici, tout s’explique, le fautif était bourré. Et puis, c’était un « petit monument ». Alors ça va, merde.

 

Ce racisme et ce sexisme, t’as le droit.

 

Ben, parce que.

 

Comment ferrer un milliardaire, la version pour les femmes qui veulent croire que l’arnaque peut être sincère – alors que l’article est une nécro.

 

Le même jour sur le même média, comment ferrer un milliardaire, la version pour les fans.

 

Quand t’as pas d’honneur tant que t’as les honneurs.

 

Grand reportage, niveau Le Figaro. Rien sur les temps faibles de la soirée, hélas.

 

Bref, let me summarize : on ne pourra pas sauver tout le monde. Surtout pas tous les chirurgiens.

 

D’ici le prochain post, survivons-nous autant que nous pouvons, et hauts les cœurs malgré que !

Petits papiers – 9

Un peu de sport avec « La Médecine végétale » du docteur A. Narodetzki, éidtions La grande pharmacie du globe, 1910. Photo : Bertrand Ferrier.

En attendant un prochain post, quelques nouvelles du monde. À commencer par le niveau d’expertise des experts qui sachent grâce à leur expertise.

 

Hors de question, néanmoins, d’oublier les femmes. Enfin, les femmes… c’est plus compliqué que ça.

 

150 millions pour essayer de nous faire manger des insectes ? A pu. Je suis pas spécialiste des investissements, mais on m’aurait demandé, j’aurais flairé l’entourloupe. Pour moins de 150 millions d’euros, notez bien.

 

Le sens du privé et de la pudeur versus le besoin de faire du fric, niveau Tony Yoka.

 

C’est donc ce genre de machin qui va inclusiver achement davantage les femmes ? Ha d’accord.e.x.s.etc.

 

J’avoue que, pour aller en urgence se balader à Monaco afin d’y défendre la justice sociale, faut les avoir bien accrochées. Mais prétendre être un journal quand on n’est qu’un torche-cul posant des questions essentielles dans ses articles, c’est pas mal non plus.

 

Quand c’est pas que t’espères une rente à vie mais pas très, très loin quand même.

 

Il semblerait que le spécialiste de détournement de fonds publics eût des amis au Figaro. Une idée, comme ça.

 

Bientôt les trois prochains épisodes : « Uriner de temps en temps aide à moins attraper la sclérose en plaques » ; « Se sécher après la douche évite de mouiller ses vêtements » ; et « Respirer contribue à retarder la mort ». Une saison 2 serait en train d’être négociée.

 

Comme je n’ai que 48 ans, je vais attendre un peu pour me faire amputer et tomber une infirmière de 35 ans ma cadette. Quoique.

 

Bientôt les trois prochains épisodes : « Faire la vaisselle régulièrement contribuerait à moins remplir l’évier » ; « Pratiquer un instrument aiderait à en jouer moins mal » ; « Élire Lionel Jospin en 2027 empêcherait le nouveau président de faire trop de conneries ». Une saison 2 serait en train d’être négociée.

 

Je ne voudrais pas que mes lecteurs ratassent l’info du siècle, goût lèche-entre-fesses inclus.

 

C’est sûr que, quand t’es pas dans la finance, tu sais pas vraiment ce que c’est, la rentabilité.

 

Rien pour Macron ?

 

En dire plus sur le dit aurait été redondant.

 

C’est sûr qu’au lieu d’envoyer des gens sur la Lune…

 

Les temps sont durs et les p’tits poissons font la gueule. Mais il semblerait qu’un comique se préparât à l’oral de l’élection de miss France, et ça, ça change tout. Enfin presque.

 

À suivre !

Slava Guerchovitch, « Born in Monaco » (Odradek) – 1/4

Première du disque

 

Un pianiste né à Monaco enregistre à Monaco son disque et l’intitule Born in Monaco : rien de furieusement original, rien de très stimulant non plus, mais une volonté – dont le musicien s’explique dans le livret – de saupoudrer la musique d’un double engagement autobiographique. D’une part, comme disent à peu près tous les artistes de chaque album qu’ils enregistrent, les œuvres qui le composent ont accompagné sa formation et son perfectionnement depuis long de temps ; d’autre part, les trois pièces choisies pour ce premier disque, enregistré en 2022 – par Gaëtan Juge, assisté de Louis Vitteaud, avec un mastering et une postproduction de Slava Poprugin – mais publié en janvier 2025, départ de l’aventure discographique de Slava Guerchovitch, sont liées selon lui au départ dans de multiples acceptions :

  • mutation professionnelle pour le Bach,
  • mort pour le Ravel,
  • « perte de la muse » pour le Liszt dantesque.

Certes, ce liant théorique semble un rien forcé tant la réalité musicale et le projet des compositeurs semblent divergents ; néanmoins, l’on apprécie l’effort d’unité dans la diversité dont témoigne le jeune musicien, et l’on se réjouit d’écouter un disque à la set-list aussi variée et aux rapprochements somme toute inattendus.

 

 

De Johann Sebastian Bach, qui nous intéressera dans la présente notule, Slava Guerchovitch a choisi le Capriccio en Si bémol « sopra la lontanaza del suo fratello dilettissimo » [sur le départ de son frère chéri] (BWV 992). Le narratif qui accompagne l’œuvre est aujourd’hui remis en cause – ce ne serait peut-être pas de Johann Jakob l’hautboïste qu’il s’agirait ici. Reste une volonté à la fois diégétique (ça raconte une histoire) et programmatique (ce qu’évoque la musique est décrit en tête de chacun des six mouvements).
L’arioso liminaire fait écho aux tentatives des amis pour dissuader le voyageur de, eh bien, voyager. Adagio posé, le mouvement associe

  • une ligne mélodique,
  • son doublement fréquent à la sixte inférieure, et
  • une basse.

Il est habillé par

  • des appogiatures,
  • des mordants et
  • des trilles

que Slava Guerchovitch coule dans le flux principal. Pour l’interprète, ces indications ne sont pas des bonus mais des suppléments d’âme consubstantiellement intégrés au discours. De même, les nuances sont comme contenues, en dépit de crescendi maîtrisés, comme si l’interprète voulait faire résonner

  • la dignité de cette visite de la dernière chance,
  • la fatalité d’une décision malgré tout intégrée par les amis, et
  • la tentation, cependant, de croire qu’il est encore possible que le partant change d’avis et devienne un restant.

 

 

D’ailleurs, l’andante qui suit présente une nouvelle tentative désespérée de dissuader le future exilé de s’éloigner. Elle consiste à essayer de lui faire prendre conscience au partant des dangers qui le guettent au tournant. Très abondamment orné par l’interprète, et animé par une sorte de fugato comme aimait en esquisser Johann Jakob Froberger, le mouvement est joué avec un mélange

  • de retenue (comme s’il s’agissait de retenir le partant),
  • de liberté (comme s’il s’agissait de rappeler que, jusqu’au bout, une autre décision que le départ est possible) et
  • d’agogique (comme s’il s’agissait de retarder l’inéluctable
    • en élargissant la mesure,
    • en faisant attendre l’entrée de chaque voix et
    • en osant un dernier très long silence qui simule sans doute une dernière possibilité de convaincre le partant de ne pas partir,

d’où la tierce picarde qui conclut l’épisode avec un optimisme un brin forcé. Peine perdue, en effet.

 

 

Dans l’adagissimo suivant, où la réalisation de la partition laisse une part supplémentaire de liberté à l’interprète, le chœur et le cœur des copains en prennent acte. En témoignent

  • le passage du binaire au ternaire pouvant évoquer un changement d’attitude, de la volonté de convaincre à l’acceptation du chagrin,
  • la modulation et le passage en mineur qui ajoute un peu de grisaille à la déploration,
  • l’utilisation du chromatisme descendant et d’une boucle de chaconne enfermant le texte dans une dégringolade quasi sisyphienne conduisant, sans cesse, du fa au do.

Sans quitter sa ligne directrice qui associe

  • agogique appuyée,
  • clarté de la pédalisation et
  • attention particulière portée aux phrasés,

l’interprète travaille

  • les accents,
  • les contretemps et
  • les couleurs des nuances piano dont il utilise une belle variété.

 

 

Le bref andante con moto qui enquille revient en Si bémol pour raconter que, les dés étant jetés, plus d’amis débaroulent pour donner une dernière accolade au lâcheur. Les embrassades arpégées laissent place à une énergie presque staccato qui se laisse emporter par la sérénité du Fa majeur.
L’air du postillon (en clair : du cocher) réaffiche néanmoins le Si bémol. Cette fois, on a quitté l’affliction de l’affection, et hop, pour basculer dans la célébration du départ.

  • Rebonds digitaux,
  • octaves égrenés,
  • effets d’écho et
  • personnalisation guerchovitchienne
    • (reprise une octave au-dessus,
    • importance de l’agogique,
    • ornementation libre, et même
    • ajout d’un fa dièse à la fois bienvenu et audacieux à la huitième mesure)

caractérisent un changement d’atmosphère radical. L’investissement de l’artiste tranche avec une conception souvent rigide de l’interprétation de JSB. Si son insistance surprend, elle se peut justifier

  • la place de l’œuvre dans la production du compositeur (c’est une pièce de jeunesse, qui revendique sa liberté),
  • par le fait qu’il s’agit d’un caprice et que celui-ci se plie à un scénario qui incite le musicien à investir la partition en fonction des indications ouvrant le mouvement, et
  • par l’autre fait qui place, cette fois, l’enregistrement au début de la carrière discographique du pianiste, ce qui amène sans doute le débutant à vouloir marquer plus fortement non pas son style, ce serait offenser la partition, mais sa griffe.

 

 

La fugue « imitant le cor du postillon » part sur les bases toniques nécessaires avec un joli sens du swing délectable – le swing se caractérisant par

  • l’allant rythmique régulier,
  • l’utilisation à bon escient des accents, et
  • la mise en place de nuances permettant une sensation de flux et de reflux qui dynamise le geste interprétatif.

Slava Guerchovitch y démontre

  • une grande sûreté digitale,
  • un plaisir évident de laisser pétiller une forme souvent considérée comme guindée, et
  • un sens de la musicalité essentiel pour permettre à l’auditeur de goûter la polyphonie roborative du mouvement.

Peut-être au péril d’un excès d’incarnation qui risque de donner sporadiquement l’impression que l’interprète guerchovitche trop la partition, au détriment d’une simplicité qui sied même au jeune Bach, l’ensemble reste

  • pensé et prenant,
  • organisé et vibrant,
  • investi et mouvant, donc émouvant,

jusqu’à l’accord final qui suspend la pièce dans, si l’on croit le storytelling, manière d’espoir de revoyure. Voilà donc une étonnante entrée en matière qui, en effet, nous pousse à la revoyure. La prochaine étape de notre découverte guerchovitchologique se penchera donc sur Le Tombeau de Couperin de Maurice Ravel. Youpi !

 

 


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Myster Ezin, « Espoirs »

 

Béninois « de mère catholique », Myster Ezin se faufile dans le monde du slam avec son premier disque, Espoirs,

  • pulsé par des beats de Sébastien Zacharie, avec harmonies et sons fonctionnels sertis de choristes féminines miaulant assez souvent pour nous inspirer un chouïa de gêne, Sébastien Zacharie étant remplacé çà par Afo Monga et là par Florian Perdrizot,
  • masterisé par la superstar sempervirens Dominique Blanc-Francard et
  • valorisé dans l’Hexagone par le chanteur franco-gabonais Jann Halexander et Purple Shadow Agency.

Le tout est assez étrangement subventionné par « le laboratoire de recherche PRISM-CNRS » visant, dans le cadre de ses productions artistiques, à « faire dialoguer l’art avec les sciences fondamentales avec les sciences humaines » (avouons que, au vu de la production, cette justification laisse en l’espèce un rien sceptique, mais nous n’avons pu en parler avec l’artiste parti tourner l’album en Afrique du 3 novembre à Abidjan à ce jour). Ici, autant que nous en puissions juger, point de sciences fondamentales. Quant aux sciences humaines, c’est à l’exploration de l’African lover topique qu’est consacré cet opus.

 

 

En effet, Myster Ezin est amoureux de nature mais certainement pas amoureux fou – sinon, suppute-t-on, il émargerait dans la rubrique faits divers, pas dans la rubrique culture. Le ténébreux beau gosse raisonne. Il

  • connaît les cadres,
  • maîtrise les codes,
  • jauge l’audace à l’aune du concrétisable.

Passionné, oui, mais sans réelle altération de son discernement, diraient Dominique Hondelatte et Christophe Rizet. Le mec veut construire. Un soir, une vie, une éternité, mais construire.
Dès le titre d’ouverture, il donne le ton entre

  • rimes évidentes comme un coup de foudre (« Dans les épreuves les plus difficiles / Tu as ce quelque chose qui rend tout facile », « C’est avec toi que je veux revivre / Tu as réveillé ma soif de survivre »),
  • parophonies sans fard (« Avec toi, je m’éclate, je ris aux éclats », « Loin de toi, je perds tout repère ») et
  • inclination pour le rythme ternaire des scansions.

Son africanité, le slameur l’assume par

  • son refus d’aimer à moitié,
  • son envie affirmée d’être le meilleur malgré ses erreurs et
  • sa vision de la mère.

En effet, dans sa poétique, la mère est la femme suprême, à la fois mère (si), père et repère malgré « les offenses répétées pendant ma puberté ». Sa mère étant la mère, elle a engendré Rosa Parks et Simone Weil (Veil, aurait-on tendance à penser, mais qui sait, pour un fils de catho ?). Elle est la matrice de toutes les grandes dames et de tous les grands hommes, amis ou stars, tels que Nelson Mandela et Martin Luther King côtoyant Michel Vallat et même le pourtant contesté par maints anticolonialistes Albert Schweitzer. On retrouve ici cette admiration africaine – un rien facétieuse car si la mère a engendré tous les grands hommes, elle a dû aussi porter quelques salopards, et je ne parle pas que de moi, hélas pour l’humanité – pour la maternité conçue comme un creuset, un modèle, un idéal – celle que chante aussi Tita Nzebi, expliquant aux Hexagonaux la générosité du concept.

 

 

Pas étonnant si Myster Ezin entrelace ses suppliques amoureuses avec sa description des femmes de sa famille : il semble s’inscrire dans une pulsion de vie où l’homme doit composer avec la réalité tout en se laissant inspirer par l’idéal mythifié par une certaine tradition. Ainsi, « Destin commun » martèle la nécessité vitale de la femme. L’héroïne de « Te chérir » a « réveillé [s]a soif de survivre » en lui ? Celle (peut-être la même, mais pas sûr) de « Destin commun lui a « redonné goût à la vie ». Pulsion érotique, pulsion vitale, oui.
La topique africaniste est respectée avec l’importance de l’aspect pécuniaire (« Tu n’es pas la femme qui profite », compliment suprême, fût-ce pour proposer à la donzelle peu après d’aller faire les boutiques chez les Grimaldi) et un soupçon d’érotisme graveleux (ce qui « fait durer très bien nos ébats » étant forcément en relation avec : « Je le sens, tu me fais grandir », sciemment ambigu). Comme en écho à « Bilou » d’Allain Leprest, « Petite sœur » est un plaidoyer pour ne pas désespérer d’une contrariété amoureuse car, Myster Ezin l’admet en connaisseur, « Les hommes ne sont pas toujours sympa / Ils oublient parfois les grandes dates » ; mais, là encore, l’érotisme ambigu n’est jamais loin des grands sentiments, puisque si sa « petite sœur » et son habituel arrivent « si bien au septième ciel », c’est que la femme est « le bout du tunnel ». Voilà un tunnel lumineux…
L’intérêt textuel de ce diseur au verbe lent et réfléchi pourrait se nourrir de sa capacité à trifouiller l’ambiguïté structurelle de l’amour et du sexe, à la fois quête du sublime éternel et expérimentation du prosaïsme ancré dans l’éphémère. « Amour secret » fusionne ces thèmes quand Myster Ezin assume son paradoxe le plus cher : « Je dois t’avouer que je t’aime en secret », lâche-t-il, semblant évoquer la gêne de Michel Leiris pour qui vivre avec une femme n’est rien d’autre que le vivant proche d’avoir visé trop bas et d’avoir pu se contenter – ce que creusera « Ma beauté » où l’auteur supplie la nana de « rester » tout en précisant : « Je suis triste, es-tu la meilleure ? ». En réalité, le diseur revendique son désir, et le désir a trois axes :

  • un, il n’a pas de limites (la morale tâche de le contenir, mais elle ne l’éradique pas, heureusement) ;
  • deux, il est en prise avec la réalité (comme un rappeur bas de gamme, il invite sa « chérie » à partir à Monaco faire « du shopping toute la night » à moins d’aller faire « de l’oseille à Paname », sorte de fantasme pécuniaire se surimprimant sur le fantasme de cul) ;
  • trois, il est la principale crainte des religions, musulmane comme chrétienne.

 

 

Le surgissement de langues vernaculaires africaines pimente intelligemment « Amour secret », gardant de la sorte amoureusement secret le sens du texte face aux non-polyglottes. « Ma lumière » tente alors d’enjailler le disque presque alla Doc Gynéco, avec une métaphore foutchebolistique qui ne masque pas le projet : vêtir la donzelle de « Gucci, Dior et Chanel » pour qu’elle « frotte [s]on corps avec le mien » jusqu’à ce que Myster Ezin se sente « à jamais le premier ». La limite

  • de la métaphysique,
  • du respect de la tradition,
  • de l’amour vertueux,

semble stipuler le diseur, reste cisgenriquement l’envie de bander et plus si affinités.
« Espoir », que le titre de l’album étoffe d’un pluriel, renoue avec la veine dark du proférateur. Citant à peu près JFK, Myster Ezin rappelle la nécessite de se battre – nécessité qui vaut pour lui et pour ceux qui l’écoutent. Sur cette dernière chanson (avant une sympathique et inattendue reprise de « Caroline », la piqueuse de cœurs), la vedette préfère le pas de côté, celui de l’espoir qui consiste non pas à se pommader mais à attendre la rencontre de quelqu’un qui croit que, à défaut d’être Martin Luther King, tu seras Barack Obama, aka le king.
Presque rien d’égoïste, dans ce projet – même si, dans ce monde où les altruistes se mettent tant en avant, on finirait par s’intéresser davantage à ces centrés-sur-leur-nombril qui ne font sans doute guère plus de mal que les saints officiels, bref. Juste l’envie stellaire de briller pour attirer vers soi les regards de celle qui, après avoir shoppé chez Chanel sur le Rocher, rejoindra le statut vénérable de Mère. De la zoulette tendance zlatana à la meuf-maman, du lover au papa rangé quoique caliente, il n’y a peut-être qu’un pas si l’on garde des espoirs (en deux mots) ?


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