
Pour la santé de nos lecteurs (donc pour nous assurer de leur survie à long terme), nous éprouvons le besoin de leur rappeler les données essentielles à savoir afin de déterminer quelle attitude adopter en presque toute circonstance, tout en se protégeant et en protégeant les autres croyants de façon citoyenne, républicaine, crédule, responsable et passablement virtuose.
Dans le mĂ©tro et le train, Ăªtre assis près de quelqu’un, c’est dangereux ; dans un avion, au contraire.
Au spectacle, Ăªtre debout est dangereux ; assis, ça peut passer si on s’est lavĂ© les mains et qu’on n’est pas trop de fous, sauf si l’on est au Puy du Fou le 15 aoĂ»t (après, moins).
Dans la rue, Ăªtre debout avec un masque est autorisĂ© sauf en cas d’attroupement, Ă moins que ce ne soit pour un motif communautariste racisĂ© ; en revanche, si vous Ăªtes assis, sur un vĂ©lo ou dans une voiture, ça passe sans masque. Ça marche aussi pour les terrasses dites « éphĂ©mères » qui ne sont rien moins que la prĂ©emption sauvage par le privĂ© des espaces publics, avec la complicitĂ© des salopards qui dirigent : mĂªme si elles sont en pleine rue, dans des zones oĂ¹ il est obligatoirede porter un masque, le consommateur est dispensĂ© d’Ăªtre masquĂ©. En rĂ©sumĂ©, si vous consommez (de la voiture, du vĂ©lo, du bistro, du resto, etc.), vous Ăªtes protĂ©gĂ©s du virus.
Une telle prĂ©cision, ça rend fier d’Ăªtre Français. J’imagine que le mec qui a conçu le coronavirus ne s’attendait pas Ă ce que l’on dĂ©cryptĂ¢t si prĂ©cisĂ©ment ses intentions. Dans ta face, maudit !