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Le blog de Bertrand Ferrier, page 182

… explosante-mouvante

Photo : Rozenn Douerin

Pendant le Grand Confinement Universel, David Sampson et Brett Douglas Deubner ont fait cadeau d’une Première mondiale au festival Komm, Bach! que je phagocyte avec une touchante modestie. Cet Ă©vĂ©nement persistant tient Ă  brasser un rĂ©pertoire large allant de jadis aux aujourd’huis en passant Ă©videmment par JSB. Dans la tradition des pièces contemporaines volontiers accueillies ici, en reprises et en crĂ©ations, ce Short clip s’avance fièrement, sous l’archet et les doigts d’un dĂ©fricheur infatigable (le mot est faible) de nouvelles partitions.
Se percutent surgissements, glissades, contrastes, rebonds, suspensions, harmoniques, récurrences, confrontations entre

  • pizz et archets,
  • graves et aigus,
  • profusion et silences,
  • suspensions et percussivitĂ©…

Par cette variĂ©tĂ© de modes, exigeant toute la virtuositĂ© vigilante de l’interprète, le compositeur se propose de concentrer l’ensemble des outils expressifs de l’alto dans une miniature Ă  la fois maĂ®trisĂ©e et Ă©nigmatique. Une boule d’Ă©nergie Ă  gober pour sentir Ă  la fois

  • le smile remonter ses commissures de lèvres, et
  • un souffle de mystère grattouiller agrĂ©ablement les neurones.

Retrouver le concert en intégralité : https://youtu.be/GUAY5APlCn4.
Site de Brett :
https://www.brettdeubner.com/.
Site de David :
http://www.davidsampsoncomposer.com/.

 

 

Splendeurs du confinement

Photo : Rozenn Douerin

La violoncelliste Hannah Holman, de l’Orchestre , claque vec sa « partenaire de quarantaine » un gros mouvement d’une magnifique sonate de LvB. Gratis pro Deo et pour les invitĂ©s du festival Komm, Bach!, vous compris. C’est chouette, donc on partage pour faire passer le message.
Site de Hannah : https://www.hannahholmancello.com/.
Site de l’orchestre : https://www.nycballet.com/discover/our-orchestra.

 

 

Truc pour vieux

Photo : Rozenn Douerin

Le petit lutin du festival Komm, Bach! (le rĂ´le du lutin Ă©tant dĂ©finitivement dĂ©volu Ă  Julien Bret, le rĂ´le du petit lutin Ă©tait libre et dĂ©sormais occupĂ©) a souhaitĂ© claquer son tube avec son style particulier : une virtuositĂ© discrète, toujours plus cachĂ©e que crachĂ©e. C’est fin, c’est joyeux, et ça ouvrait avec gourmandise le premier concert du Grand Confinement intitulĂ© Racontez-moi une autre histoire.

 

 

Pic of the day

Photo : Bertrand Ferrier

Come as you are

Photo : Rozenn Douerin

C’est le petit plaisir de la fin du rĂ©cital. Après avoir jouĂ© ce que je voulais, je pouvais jouer ce que je voulais encore grĂ¢ce Ă  l’improvisation conclusive. En m’appuyant sur un thème cĂ©lèbre, je voulais baguenauder dans les riches sonoritĂ©s de la BĂªte. Disons que la BĂªte a souhaitĂ© manifester sa propre volontĂ©. Le rĂ©sultat est un dialogue entre le prĂ©vu et le donnĂ©. Une improvisation, donc.

 

 

Ça ira mieux plus tard (peut-Ăªtre)

Photo : Bertrand Ferrier

Un temps pour soie

 

Le retour de la canicule n’y pourra mais : le beau, mĂªme so russian, n’attend pas l’hiver pour nous faire vibrer. Explorant leurs – donc nos – paysages intĂ©rieurs, Anna Homenya et Dmitri Ouvaroff nous offraient, en plein Grand Confinement, une plongĂ©e dans l’imaginaire mĂ©diĂ©vialisant d’un Glazounov fantasmant un mĂ©nestrel très personnel. C’est beau, riche, variĂ©, et ça concluait supĂ©rieurement le concert du festival Komm, Bach! intitulĂ© Paysages intĂ©rieurs.
(Pour les curieux, un bis magnifique – qui ne sera jamais diffusĂ© en pièce dĂ©tachĂ©e – figure dans la version intĂ©grale. Bonne dĂ©couverte ou réécoute ici !)

 

 

On vous fait de gros bis

Photo : Rozenn Douerin

Après avoir secouĂ© le thĂ©Ă¢tre du Gouvernail avec ses chansons chaudes et colorĂ©es, en coplateau avec Jann Halexander, Claudio Zaretti concluait le set du 9 juillet en reprenant un titre qui, officiellement, ne fait pas partie de ses golden hits mais, en vrai, si.

 

 

Je hais d’amour les chats de hasard

Photo : Bertrand Ferrier

Quand je remplace le titulaire de Notre-Dame (j’ai pas fini) de Vincennes, en sortant du RER, je passe toujours par la petite rue parce qu’il y a un vĂ©to et, parfois, quand il fait beau mais pas trop, il laisse un chat ou deux dans une espèce de petit jardin, Ă  l’entrĂ©e – comme ici. Quand y a patcha, c’est un peu triste ; mais quand y en a, aussi, parce que vient toujours ce moment du :
– Sans dĂ©conner, tu t’barres ? Comme ça ? Et moi, je reste lĂ , c’est ça ?

Photo : Bertrand Ferrier

Alors, t’expliques que, par ta musique encore plus que par ta beautĂ©, tu dois apporter du rĂ©confort Ă  une famille en deuil (et, accessoirement, gagner quelques picaillons). Et, Ă  tous les coups, le tibonom qui n’aurait pas hĂ©sitĂ© Ă  t’arracher le bras deux secondes plus tĂ´t, insiste :
– T’es sĂ»r que tu vas m’abandonner ? J’veux pas rester lĂ , moi ! Chu mignon !
Argh.

Points de suspension

 

DĂ©fricheur de rĂ©pertoires rares, contemporains et souvent minimalistes, Nicolas Horvath explore avec gourmandise les trouvailles de jeunes compositeurs Ă  qui il offre une vitrine luxueuse. En tĂ©moigne cette proposition de Melaine Dalibert, mise en valeur – pour le concert des Paysages intĂ©rieurs – par un jeu associant concentration et veloutĂ©.