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Le blog de Bertrand Ferrier, page 184

Avec Jann Halexander Ă  Angers, 3 juillet 2020 (2/2)

Photo : Monique Hottier

Tous, nous avons nos petites appartenances. Tous, nous sommes donc un peu mulĂ¢tres. C’Ă©tait le sens du tour de chant « Revivre. » dont tantĂ´t s’ouvrit le premier volet.

 

 

Demeure ce paradoxe : comment Ăªtre et mulĂ¢tre et de quelque part en prioritĂ© ?

 

 

Peut-Ăªtre manière d’explication : nous ne sommes que d’oĂ¹ nous nous sentons bien. Ne le dites pas Ă  Jann, mais la vidĂ©o qui suit capture peut-Ăªtre l’une de mes chansons prĂ©fĂ©rĂ©es dans son rĂ©pertoire.

 

 

Partant, j’espère ce tantĂ´t la venir accompagner dans vos thĂ©Ă¢tres.

 

 

… and nothing else matters

 

C’est un peu l’avantage du clavecin. D’emblĂ©e, t’es hors jeu. Dans un monde autre. Inactuel, quelque moderne soit ta musique. Et ça, dans un « écosystème culturel » obsĂ©dĂ© par l’actualitĂ©, rĂ©elle ou fantasmĂ©e, mazette, ça fait du bien.
Par exemple, quand Anna Homenya incarne digitalement les grooves du sieur Couperin, ça donne cinq feelings diffĂ©rents en huit minutes. Don’t listen to the assholes, just be yourself and let’s feel the beats & vibes.

 

 

Dandinons-nous

 

Pour la première fois, la « Chanson des îles » de Claudio Zaretti, fagotée en trio avec Jann Halexander et votre serviteur. Et le public pour se dandiner avec nous.

 

 

C’Ă©tait une joyeuse façon de prolonger la relance post-Grand Confinement, qui suscita cet entretien…

 

Invitation à la lévitation

 

Quand un grand virtuose joue la musique qu’il aime, parfois, on se dit que tout le monde pourrait la jouer. Puis, quand il la joue, on se dit que l’on s’est bien trompĂ©, y a quand mĂªme de la plus-value dans l’air. Nicolas Horvath fait partie de ces frustrateurs. MalgrĂ© nous, on s’en rĂ©jouit.

 

 

Tunisie angevine

Photo : Monique Hottier

Un jour (un peu plus, en fait), jadis, je suis allĂ© en Tunisie. Pour le travail, bien sĂ»r, pensez. J’en ai rapportĂ© des lumières, des rigolades, des incomprĂ©hensions, de beaux et baroques souvenirs, des regrets d’ignorance, des amitiĂ©s Ă©phĂ©mères, des rencontres ineffaçables… et une chanson que j’ai promenĂ©e, tantĂ´t, Ă  Angers, grĂ¢ce Ă  Jann Halexander.

 

 

Synesthésiquement vôtre

 

Avide de paysages intĂ©rieurs, Charlotte Isenmann a poussĂ© – par le truchement de Nicolas Fiery – l’audace jusqu’Ă  traduire en notes, selon ses propres battements de cÅ“ur, les impressions d’un peintre costaricien. Le rĂ©sultat saisit d’un bout Ă  l’autre. Au festival Komm, Bach!, nous sommes heureux d’avoir recueilli ce tĂ©moignage d’une jeune danseuse, comĂ©dienne, instrumentiste, improvisatrice – bref, artiste multifacettes. Donc, le voici.

 

 

Un de mes programmes préférés

Photo : Rozenn Douerin

C’est une sorte d’histoire que nous raconte la superstar worlwide de son Ă©poque : cette Douzième grande Ă©tude pour orgue est la plus narrative, la plus longue et la plus trop courte du recueil plaisant Ă  souhait grattĂ© par le dĂ©sormais sous-estimĂ© (pensez, il Ă©crit de la musique plaisante) Sigismond Neukomm. Ă€ l’invitation de Christophe Martin-MaĂ«der, titulaire des grandes orgues de Saint-Augustin, j’en ai proposĂ© une interprĂ©tation lors de mon rĂ©cital in situ. Voici le rĂ©sultat.

 

 

Avec Jann Halexander Ă  Angers, 3 juillet 2020 (1/2)

Sur le Steinbach de L’Entre 2 (Angers). Photo : Monique Hottier.

Suite de la minitournĂ©e « Revivre. » de Jann Halexander pour visiter brasseries, cabarets et thĂ©Ă¢tres.

 

 

L’occasion de rendre visite Ă  la dame qui dit si bien « Je t’aime » aux gens comme aux animaux.

 

 

Tout’ manières, hormis partager des notes tant que l’on est Ă  peu près vivants et, si possible, faire vibrer grĂ¢ce Ă  elles ceux qui les reçoivent, peu de projets semblent importants.

 

 

Si, y a bien un truc qui compte car, ça aussi, ça se partage (ou ça devrait se partager) : la mangeation. Ça tombe bien, Jann est un joyeux luron dès qu’il s’agit de passer Ă  table.

 

 

De quoi remettre – ou presque – des couleurs Ă  la vie et aux rĂªves, ce qui n’est pas rien.

 

 

Bad news are just bad news…

Photo : Bertrand Ferrier

… as long as life still goes on, et nous avec. Let’s help it.

Une once de grĂ¢ce dans ce monde de patapoufs

 

Les clichĂ©s sur les Russes n’y peuvent mais : de ce que nous connaissons d’elle, Anna Homenya est une femme tout aussi « bien tempĂ©rĂ©e » que son clavecin. Par chance, sous ce maintien bouillonne la lave musicienne. TĂ©moin ce diptyque contrastĂ© Ă©voquant ses paysages intĂ©rieurs…