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La musique de moi page 14

Siffler, c’est travailler

Boubou la perruche. Photo : Bertrand Ferrier.

 

– Et alors, ce concert sauvage et secret du dimanche, c’était bien ?
– Carrément ! Dans la chambre qui nous servait de loges, y avait un wazo.
– Un ?
– Un wazo. Il s’appelait Boubou et il avait l’air super sympa.
– Nous n’avons pas d’autre question, Votre Honneur.

Restons en feu

 

L’heure des concerts interdits devient enfin l’heure des concerts sauvages. La révolte gronde. Avant qu’elle n’explose, voici 30′ de paroles et musiques en guise de grondement.

 

 

Être ou ne pas être sauvage

« Rester par habitude » (Jann Halexander) – Pendant le déchiffrage

 

Aujourd’hui, c’est jour de concert sauvage : je ploum-ploume au service du chanteur Jann Halexander. Les répétitions ont donc été à la hauteur de la sauvagerie annoncée, avant de revenir à une clarté pour le moins remarquable.

 

« Rester par habitude » (Jann Halexander) – Après le déchiffrage

Le clair de l’embrouillé

Photo : Bertrand Ferrier

 

Bientôt, le prochain concert sauvage où, pour un public choisi et masqué, je ploum-ploumerai tandis que fredonnera Jann Halexander. Après la phase travail perso, la phase mise en place du duo mérite souvent quelques graffiti pour que tout soit pimpant le jour où.

Après ou avant, son

Photo : Rozenn Douerin

 

C’est toute la morale de l’histoire.
Quand les préfets autorisent des carnavals « faits main » (pour ceux qui n’ont pas les codes, bien sûr), les gouvernants des déplacements en groupes assis sur de longues périodes, alors que la culture est interdite et ses acteurs sont assassinés économiquement par le pouvoir, tentons encore d’avancer – comme on peut, avec les moyens du bord, dans les conditions envisageables, mais avancer. Ne serait-ce que pour faire bisquer les hauts merdeux qui nous détruisent pendant que nous les payons plus de 10 000 € le mois, comme leurs conseillers et sans que ça leur suggère de faire bravo des fesses – c’est bien la moindre des causes.
Penser que l’inepte Pharmacienne est toujours là à se faire dorer les tailleurs avec ses p’tits copains pour nous détruire n’est pas sans m’escagasser, je l’admets. Alors voilà, quoi, on fait c’qu’on peut dans les parkings, c’est notre d(r)oigt d’honneur à nous, voilà tout.

 

 

Un problème à la foi

Jann Halexander au théâtre du Gouvernail (Paris 19). Photo : Rozenn Douerin.

 

D’accord, d’accord : ce ne sont pas les conditions les plus chicosses-chicosses pour chanter et ploum-ploumer.
Mais c’est déjà l’occasion de partager quelques sons devant de vrais gens, donc, in a way, de garder la foi !

 

 

Gastronomie marine

 

… et toujours cette lutte pour faire de la musique malgré les absurdités anticulturelles du gouvernement.
Pour chanter, partager, réfléchir et s’émouvoir ensemble avant d’être noyés
par les décisions des puissants ou, simplement, la vie.
D’où la présente vidéo.

 

D’autres théâtres sont possibles

 

Depuis que l’État cadenasse les lieux culturels, depuis qu’il interdit l’art dans les lieux cultuels, depuis qu’il tente de pulvériser les acteurs du milieu artistique, les lignes de fuite existent pour ne pas mourir la gueule fermée. Parmi elles, les concerts sauvages, dans des lieux improbables, devant un public compté qui ne découvre souvent l’adresse qu’au dernier moment, afin d’éviter du travail aux pauvres CRS ou aux braves flics en civil.
Le 30 janvier, un propriétaire de théâtre avignonnais a proposé aux volontaires de partager quelques vibrations avec leurs fans. Jann Halexander a sauté sur l’occasion. En voici un premier extrait, sauvage et improbable.

 

 

Cultivons nos jardinières

Photo : Bertrand Ferrier

 

En concert (ha, nostalgie !) ou dans les chansons que je moule à la louche artisanale depuis le premier confinement, j’aime bien raconter des histoires, mais j’aime bien aussi raconter des géographies. Voici un mix’n’match : une histoire de géographie ratée ou la géographie d’une histoire ratée.
Bref, pour être persil et précis, restons dans les Lumières et tâchons de cultiver nos jardins voire, si nous trouvons un accord avec elles, nos jardinières.

 

 

Refaisons les niveaux du bonheur

Photo : Jacques Bon (http://www.cafcom.net/)

 

Une hymne. De la pétillance. Du tube et des tuyaux.
Ainsi s’achevait le concert « Y a d’la joie ! » qui, lui-même concluait la quatrième saison du festival Komm, Bach!.
Les snobs peuvent bien faire la moue ou la molle : on ne jouera jamais pour eux.