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La musique de moi page 9

Jouets de la musique

Avec l’ensemble StaccaToy (Paris 20), le 12 juin 2023. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Aujourd’hui, j’avais jouet de la musique. D’abord avec l’ensemble StaccaToy pour une première répétition associant Bach, Scarlatti et… Markeas – pour l’occasion, on m’a confié un piano à queue et quelques accessoires. Après quoi, j’ai pris la direction d’un jouet un peu plus grand qu’il convenait d’accorder. La musique est dans les détails et dans toutes les tailles !

 

Accord de l’orgue Delmotte de Saint-André de l’Europe (Paris 8), le 12 juin 2023. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Couleurs cosmiques

Ogier Jenevein au théâtre du Gouvernail (Paris 19) le 1er juin 2023. Photo : Rozenn Douerin.

 

Avec mon orchestre symphonique à lui tout seul (Ogier Jenevein) et mon premier violon à la guitare (Sébastyén Defiolle), on a lancé mon nouveau tour de chant ainsi. New York était prévenu.

 

 

 

Dans la forêt noire et ensoleillée

Forêt d’Écouen, le 4 juin 2023. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Quand vous concertez, il arrive que l’on vous vienne quérir en carrosse, décapotable, traîneau à chiens, dirigeable et autres vistemboires à réaction. Il arrive aussi que vous soyez amenés à mouvoir vos propres pattounettes comme un grand afin de gagner le lieu où vous devez donner la première de Soleil noir, récital pour orgue et contreténor fomenté et fermenté avec Michaël Koné. Par chance, en dépit de l’absence de canidé sauvage, le chemin ni la tribune n’étaient désagréables.
Comme quoi, même sans esclave, il est parfois loisible de se gouleyer d’être vivant.

 

Tribune de Saint-Acceul d’Écouen, juste avant le récital du 4 juin 2023. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Rougir de plaisir

Répétition au studio Jack Good (Paris 18), le 28 mai 2023. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Jeudi, à 19 h, nouveau récital de chansons au théâtre du Gouvernail (Paris 19). Tout seul au piano comme un grand, donc pas tout seul. Il y aura des musiciens pour agrémenter cette heure de fredonneries, dont M. Ogier Jenevein qui, sans barguigner, nous montrera son cor.
Réserver sans plus tarder pour ce moment où se mêleront chansons

  • neuves et patinées,
  • sémillantes et polies,
  • rugueuses et mignonnes,
  • rive gauche et r’n’b,
  • réminiscentes et mozartiennes,

et, là, je crois qu’il est temps de passer à la chute de cette phrase, se peut faire en cliquant ici afin de dépenser un nombre de sesterces presque cocasse tant sa modestie le pare d’un moiré saugrenu, et hop.

 

 

Éclats des soleils noirs

Avec Soleil noir, le contreténor Michaël Koné me propose de l’accompagner, avec ses auditeurs, dans une plongée très personnelle au cœur des émotions extrêmes qui ont inspiré les plus grands compositeurs baroques. À rebours de ceux qui voient dans les oeuvres de Dowland, Haendel, Purcell, Scarlatti ou Vivaldi une musique sépia et compassée, Michaël libère les partitions de la couche de poussière soi-disant respectueuse sous laquelle certains musiciens ont cru bon de la recouvrir. Avec vigueur et rigueur, Michaël nourrit son art au sein nourricier des grands élans de nos âmes, de nos coeurs, de nos corps, tels que les peignent ces génies des siècles passés.

  • Désir irrépressible,
  • effroi absolu,
  • espoir ineffable,
  • mélancolie sans fond et
  • fureur inarrêtable

habillent envolées et piqués vertigineux dans les diaprures du soleil triomphant qui irradie nos joies, et les froufrous affriolants des obscurités éclatantes qui aspirent nos vies vers le néant.

 

 

Considérant que la musique n’est pas un enchaînement de notes mais « une succession d’opacités et de transparences« , selon l’expression de Vénus Khoury-Ghata, l’olibrius souhaite proposer bien plus qu’un récital : une expérience vibrante, secouante et habitée, pensée autant pour les mélomanes chevronnés que pour les curieux de passage, et traversée à la fois par l’intensité baroque et par la fulgurance de la musique improvisée. Je suis fort ravi d’être de l’aventure. Avec vous serait évidemment un sus.


Dimanche 4 juin à 17 h | Église Saint-Acceul | 2, rue Jean Bullant | Écouen (Val-d’Oise) |Durée : 1 h

 

Et pourtant…

Claudio Zaretti le 16 mars 2023 au théâtre du Gouvernail (Paris 19). Photo : Rozenn Douerin.

 

On l’aura compris : Mama Béatrice Tekielski contribue à structurer ma conception de la chanson, et hop. Partager cette idée avec le chanteur Claudio Zaretti à l’occasion d’une session chez Radio Libertaire donne envie de creuser l’idée que des chansons de madame MBT n’en sont pas encore mais presque. La preuve.

 

 

 

Pat Metheny version saxorgue !

 

Quand un saxophoniste de jazz et un organiste se rencontrent, ils ont souvent des idées saugrenues. Après avoir mêlé des standards de jazz à leurs récitals « classiques », Pierre-Marie Bonafos et moi avons fini par nous avouer un désir commun : « Et si on fomentait tout un concert à partir des thèmes de Pat Metheny et Lyle Mays ? »

 

 

L’hommage à ces maîtres du jazz contemporain est issu d’une passion assez forte pour rassembler l’huile et l’eau, en l’espèce un jazzeux et un classicos. Le répertoire que cette association fait flotter sur l’acoustique délectable de Saint-André de l’Europe se nourrit de mélodies imparables, de rythmes ébouriffants, de riffs saisissants et d’harmonies éblouissantes… d’autant que le duo sera accompagné par la voix aérienne du contre-ténor Michaël Koné, et par les machines magiques de Jacques Bon, maître ès électronique musicale. Avec vous serait un plus.
Nota bene : les Val-d’Oisiens pourront profiter d’une première en trio le samedi 17 juin, à 20 h 30, en la collégiale de Montmorency !

 

 

Mama Béa, Louise Michel et moi

Bertrand Ferrier et Claudio Zaretti au théâtre du Gouvernail (Paris 19) le 16 mars 2023. Photo : Marcelle Martin.

 

Mariama m’a invité sur Radio libertaire pour parler de Mama Béa Tekielski et de Dis-moi pourquoi tu cries, le spectacle que j’ai créé autour du répertoire de la folle. C’était chouette et rigolo et re-chouette derrière à enregistrer en direct. J’espère que cela peut l’être aussi à l’ouïr.
Merci à Claudio Zaretti qui m’y a boosté, et grâces à François qui a assisté la grande Mariama et à Nicolas qui, à la régie, a fait au-delà du pomme-pet-deupe.

 

 

 

La terre est bleue, le ciel est rouge

 

Nouveau tour de chant en approche.

Parce que notre envie de vivre et d’être heureux et d’être libres, soit, mais c’est pas si simple,
parce que chanter, c’est lancer des balles, mais vivre, c’est parfois en recevoir,
parce que le soleil se lève, paraît-il, mais tant de poussières nous collent encore au cœur et au corps,
parce que nous étions faits pour vivre nus mais, chez nous, l’été est trop court,
le ciel est rouge (ou il devrait).

Parce que nous ne sommes pas des marchandises mais, en fait, si,
parce que, si l’on ne pense pas, moins de détresses, moins de fatigues, mais c’est mieux de penser,
parce que ça pourrait presque toujours être pire, mais tu parles d’une consolatio,
et parce que, en même temps et quoi qu’il en coûte, nous sommes encore là, donc tout espoir n’est pas perdu, hélas,
le ciel est rouge (ou il devrait).

Après douze ans de chansons, de scènes en bistros et retour,
après les récitals À tout hasard (2021) et Sur le plancher des chiens (2022),
après le spectacle Dis-moi pourquoi tu cries autour de l’œuvre de Mama Béa Tekielski (2023),
Bertrand Ferrier revient en version piano-voix avec un nouveau tour de chant d’une heure au théâtre du Gouvernail (Paris 19). Autour de lui, des musiciens, des vrais, (Ogier Jenevein au cor et Sébastyén Defiolle à la guitare) et des chanteurs, des vrais (Jean Dubois et Jann Halexander sont annoncés), viendront brûler la scène et enflammer le public. Dehors, le ciel sera rouge, il n’aura pas l’choix car

 

Quand nous saurons ce que je sais : comme un’ chanson, tout se termine.
Le futur comme le passé disparaît dans le temps vermine.
Oserons-nous, malgré tout, voir le sang dans les cheveux du blé ?
derrièr’ l’azur, le désespoir ? Saurons-nous crier sans trembler [que]
le ciel est rouge (ou il devrait).

 

Pour réserver à moindres frais, c’est ici.

 

Avec Mama Béa Tekielski, ah, ça ira !

 

À moins d’un mois du concert, un petit apéritif à découvrir dès tout de suite sur YouTube ! Pour réserver en vue du concert du 16 mars, c’est ici.