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Alexis Gomez

Dans le mouv’

 

Magnifique cadeau offert au festival Komm, Bach! par le quatuor Akos, feat. Alexis Gomez, Aya Murakami, Théo Delianne et Cyrielle Golin : un bout de quatuor abandonné là par Franz Schubert. Alors que nous nous préparons à déguster le dernier concert de la saison, retour sur un des beaux moments de l’histoire du plus petit festival international d’orgue-et-pas-que.

 

 

Splendeurs de la catastrophe : l’intégrale

Cyrielle Golin by Cyrielle Golin, for Komm, Bach!

Ce samedi, no matter le Grand Confinement, on les avait réunis tous les huit. La violoncelliste Cyrielle Golin avait saisi son instrument DeLuxe.

Jean Dubois by Jean Dubois for Komm, Bach!

Jean Dubois, avec sa guitare à la main, n’avait presque peur de rien.

Jasmina Kulaglich by Jasmina Kulaglich for Komm, Bach!

Jasmina Kulaglich, attentive et sereine, patientait devant son piano.

Jean-Luc Thellin by Jean-Luc Thellin for Komm, Bach!

Jean-Luc Thellin attendait dans son jardin que fût venue l’heure de demander à son clavecin de pincer quelques cordes.

Vincent Crosnier by Vincent Crosnier for Komm, Bach!

Chargé de lancer le show par un lâcher de ténèbres, Vincent Crosnier n’était que concentration.

Akos Quartet by Akos Quartet for Komm, Bach!. Feat.: Alexis Gomez, Cyrielle Golin, Théo Delianne et Aya Murakami.

Il semble que les p’tits jeunes du quatuor Akos, ayant alors récupéré leur violoncelliste, n’étaient pas tout à fait traumatisés par la perspective de prendre bientôt l’antenne. Et tout ça réuni, ç’a donné ce qui suit.

 

 

Splendeurs de la catastrophe, les artistes : le quatuor Akos

Alexis Gomez, Aya Murakami, Théo Delianne et Cyrielle Golin. Photo estivale diffusée avec l’autorisation des artistes.

On va pas se mentir, le quatuor Akos, c’est des jeunots, quasiment des zoulous chargés de venir booster le concert des Splendeurs de la catastrophe en Première YT samedi 9 mai à 20 h 30.
Depuis cinq ans, pourtant, ces gamins fonctionnent en quadrinome (même si, comme dans tous les grands ensembles, la composition du combo a déjà connu une mutation). Cinq ans déjà que, pour l’essentiel, ils pivotent autour de la charismatique violoncelliste – et notre chouchoute,  on peut le dire, Cyrielle Golin – tout lauréats qu’ils furent du mégaprestigieux Treizième concours Mozart en 2018.

 

 

En temps de Grand Confinement, les zozos paritaires jouent deux fois par semaine devant les caméras informées de l’altiste, afin d’offrir à leurs nombreux fans des concerts issus de leur travail collectif en Franche-Comté. C’est puissant, varié, impressionnant.
Prochain rendez-vous exclusivement quatuorique le dimanche 10 mai à 20 h 30 sur la chaîne du quatuor. Et surtout le 9 mai, bien sûr. Tsss, tsss.

Vous avez un ticket

 

Samedi 9 mai, à 20 h 30, deuxième édition des concerts Komm, Bach! sur YouTube suite au succès de la première édition.

Le thème

Splendeurs de la catastrophe

Le pitch

Les compositeurs ont toujours réagi à des catastrophes d’ampleur variée, transformant l’effondrement en beauté. Ainsi, la guerre, la mort, la fin d’un amour ou la perte d’un sou ont été mis en musique. D’autres bouleversements secouent le répertoire : compositeurs disparus à la fleur de l’âge, partitions inachevées ou gloires posthumes liées à des fakes – l’Adagio dit d’Albinoni ou l’Ave Maria dit de Caccini en sont des exemples célèbres.
Enfin, des bouleversements pragmatiques peuvent être constitutifs d’un morceau. Pensons aux conditions de composition de certaines pièces, tel  le « Quatuor pour la fin des temps », ou aux accidents instrumentaux comme ces notes coincées qui inspirent à Jehan Alain la « Berceuse sur une note qui corne ». En s’appropriant librement l’idée de « catastrophe », les artistes de ce concert illustrent, à leur manière, comment la musique peut, parfois, sublimer les bouleversements intimes et extérieurs – jusqu’à, peut-être, inspirer positivement ceux qui l’écoutent et se sentent, eux aussi, bouleversés.

Le contexte

Le projet s’inscrit dans le cadre du festival Kom, Bach!, fondé en octobre 2016 pour célébrer le come-back de l’orgue après restauration… et la musique de Johann Sebastian Bach. Environ 21 concerts par saison, du 21 septembre au 21 juin, constituent le « plus petit festival international d’orgue-et-pas-que », sis physiquement en l’église Saint-André de l’Europe (Paris). Ces concerts veulent être accessibles aux mélomanes (seuls de grands musiciens y sont programmés) comme aux curieux, car ils sont

  • courts (en général 1 h 10 maximum),
  • variés (morceaux de durée et d’esprit contrastés, compositeurs métissés, instruments changeants – de l’orgue seul à l’orgue associé avec un chœur, un saxophone, une bombarde, un ensemble de cuivres, un récitant, un film ou des lumières créées pour l’occasion, par ex.),
  • clairs (un programme détaillé est offert aux spectateurs),
  • intrigants (récitals retransmis sur écran géant),
  • gratuits (à l’entrée et à la sortie) mais drôlement biens quand même.

Depuis la création du festival, 81 concerts ont été donnés.
Cependant, en raison du Grand Confinement, les concerts vivants sont momentanément annulés. Pour que la musique ne s’arrête pas au gré des décisions opportunistes prises par le gouvernement, des artistes invités se mobilisent et, autour d’un thème proposé par le programmateur, enregistrent des pièces spécialement pour l’occasion… donc en mode confinement. La Première YouTube de l’événement est diffusée à l’heure initialement prévue pour le concert physique – donc le samedi 9 mai à 20 h 30 tintinnabulantes.

Au programme

Bach, Borodine, Božiċ, Eötvös, Hindemith, Khatchaturian, Kirchner, Messiaen, Mozart, Schubert, surprises et improvisations.

Avec la participation de

Vincent Crosnier (orgue), Jean Dubois (chanson), Cyrielle Golin (violoncelle), Jasmina Kulaglich (piano), Jean-Luc Thellin (clavecin) + un caméo du quatuor Akos. Présentation des artistes à venir !
Avec, en back-up technique et arty, la musicienne, femme de lettres et néanmoins vidéaste Esther Assuied, le graphiste Ludovic Nowicki et, en feat., Rozenn Douerin la cadreuse live du festival. Et, peut-être, vous derrière l’écran !