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Jann Halexander page 11

À la suite était le verbe

 

Après un passage à l’atelier, le Verbe revient sur le chemin de nos vies. Les premières dates du spectacle de Jann Halexander intitulé Consolatio, inspiré par son disque fraîchement paru, ont rencontré un succès assez réjouissant pour se prolonger hors de son cocon initial, la Rare Gallery.
Direction le quatorzième arrondissement, non loin de Montparnasse, pour une représentation éclairée par la présence de Michael Bond (pour un duo avec l’artiste consolateur) et par la survenue de Sultana-la-rayonnante. J’y ploum-ploumerai derrière la voix de Jann, et je me réjouirais que cela tombe, entre autres, dans vos oreilles !
Bref, pour réserver, c’est ici.

 

 

Le temps des lichettes

 

Dès la première date du nouveau spectacle, intitulé Consolatio, le phénomène Jann Halexander se confirme. Même si le processus semble bien en place (petites salles atypiques et sympathiques, public mixant fidèles et curieux, succession de dates au long desquelles le programme se lisse et se renouvelle), c’est joyeux de voir que les spectateurs sont toujours aussi avides d’entendre cet étrange olibrius, sorte d’Anne Sylvestre qui se prendrait pour une Mylène Ribeiro ou une Catherine Farmer à la sauce gabonaise. Articulé autour de ses nouvelles chansons, la première du récital 2021 sacrifiait à quelques « tubes » attendus (donc partiellement revisités) et au jeu des petites raretés.
Ce sera encore le cas ce week-end puisque le succès conduit l’artiste à proposer deux nouvelles dates, samedi et dimanche, pendant lesquelles Michael Bond fredonnera un drôle de western avec la vedette, tandis que Sebastyen Defiolle – le réalisateur du nouveau maxi Consolatio – gling-glinguera et que je ploum-ploumerai. Pour tous ceux à la recherche d’un moment sapide, original et malin, renseignements et billets ici.

 

 

 

Best of the best

Photo : Bertrand Ferrier

 

Le nouveau disque de Jann Halexander est arrivé. Explorant une vaste palette de possibles chansonniques, l’opus 2021 est surtout désirable pour ses pistes 5 et 6, les meilleures, même si les autres sont tout aussi meilleures.
Envie de découvrir le disque en avant-première ? Profitez des dernières places disponibles pour le concert de lancement de l’album et de la tournée !

D’oreille et d’encre

« Avant » de Jann Halexander, détail. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Carrément heureux et carrément fier d’être conservé (j’ai pas fini) dans l’équipe qui entoure Jann Halexander : je ploum-ploumerai pour son nouveau tour de chant, issu de son nouveau disque. En conséquence, il me revient de prendre quelques notes à partir dudit disque – j’aime bien la sonorité du syntagme du dudit disque – afin de ne pas ploum-ploumer que n’importe quoi.
Étant nul en dictée musicale, entre autres, j’assume une remotivation sporadique du propos de l’artiste, d’autant que je sais que, quand il sera au comble de l’exaspération, lors des répétitions d’une série de concerts commençant le 12 juin, il lâchera, très zen :
– Alors, j’aime beaucoup, mais je ne suis pas sûr que ce soit tout à fait ça…

équivalent franco-gabonais du suisse :
– C’est spécial.

Allégeons nos peines

 

L’histoire ne s’est pas vraiment arrêtée. Jamais. Malgré Pharaon Ier de la Pensée complexe et la Pharmacienne de C8. Dès qu’il y a eu un interstice pour chanter, pas même une fenêtre, à peine une meurtrière, Jann Halexander a chanté et, bien sûr, je l’ai accompagné. Quand plus d’interstices, Jann en a profité pour enregistrer un disque concentré sur sept chansons intitulé Consolatio. Quand toujours pas d’interstices, il a pris le chemin des concerts sauvages ; j’étais dans ses bagages. À présent qu’une fenêtre de tir s’ouvre, il tente de se consoler de ce temps passé loin des fans et des curieux.
Ce samedi 12 juin, il donnera la première représentation de son nouveau tour de chant, qui fait la part belle aux nouvelles chansons et aux raretés de son répertoire… notamment. Soucieux d’ouvrir son univers, il invite pour une chanson le protéiforme Michael Bond, avec lequel il s’est produit tantôt pour un one-shot. Le reste ? Chansons avec du texte, de la musique, des sautes d’humeur et d’humour, des vibrations à partager avec ce zozo aussi énigmatique qu’accessible, ce même hurluberlu qui traîne ses guêtres sur les scènes francophones depuis, pfffiou, dix-huit ans, le bel âge.
Pour ma part, hâte de refaire ploum-ploum pour ce nouveau défi et de retrouver un public masqué associant connaisseurs experts et p’tits nouveaux intrigués. L’ambiance des concerts de Jann est toujours chaleureuse, entre les spectateurs et l’artiste mais aussi entre les spectateurs. Je ne sais pas si ça console, j’imagine que ça dépend de quoi ou de qui ; en revanche, j’ai bien constaté que c’est pomme-pet-deupe à tous les coups. Pour réserver moyennant moins de 13 €, c’est ici.

 

 

… and nothing matters

Jann Halexander, Claudio Zaretti et Bertrand Ferrier
Jann Halexander, Claudio Zaretti et Bertrand Ferrier, le 24 avril 2021

 

J’ai failli ajouter un commentaire, mais la chanson suivante semble stipuler qu’on s’en tampiponne le bibobéchon, alors bon.

 

 

Joyeux tropiques d’Ivry

Claudio Zaretti, Jann Halexander et Bertrand Ferrier, le 24 avril 2021

 

Laissons la tristesse tropicale aux ethnologues sans imagination, et balançons-nous d’à peu près tout, le temps d’une chanson…

 

 

Claudio Zaretti nous envoie au grand coin

Claudio Zaretti, Jann Halexander et Bertrand Ferrier en concert sauvage, le 24 avril 2021

 

La fin du spectacle approchait. Comme chante Michel Bühler, on a fait des chansons comme on se tend la main. On les a partagées sur scène et dans la salle. Sans limitation de durée : sur le moment, dans le souvenir et maintenant sur YouTube. Notre coin est petit, mais il est partout où quelqu’un emporte une p’tite tune de Claudio Zaretti. Alors, si le cœur vous en dit, insert coin!

 

 

Des nouvelles de la politique piscicole commune

Claudio Zaretti, Jann Halexander et Bertrand Ferrier en concert, le 24 avril 2021.

 

Il n’est pas toujours frais, mon poisson. Mais ce n’est pas que de ma faute, non plus.

 

 

Inventer d’autres ailleurs : projet

Avec Claudio Zaretti et Jann Halexander, le 24 avril 2021. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Jann Halexander propose d’inventer d’autres ailleurs pour arriver à se trouver à sa place : chiches ?