
Comme précisait Ricet Barrier, « putain, le beau métier ! » Accompagner un chanteur que l’on aime dans une de ses chansons que l’on préfère, quel travail harassant. Que fait la peau lisse ?

Comme précisait Ricet Barrier, « putain, le beau métier ! » Accompagner un chanteur que l’on aime dans une de ses chansons que l’on préfère, quel travail harassant. Que fait la peau lisse ?

Bienvenue dans les théâtres d’Aurélien Makosso-Akendengué, quand vient la nuit, quand la raison s’égare… mais aussi en plein jour, chez l’habitant, pour partager, malgré que, et pour vivre joyeusement l’attente de jours meilleurs où le plaisir du partage aura écrasé la peur malsaine que nos gouvernants et quelques gougnafiers ont transformé en sinistre fond de commerce.
La chanson ci-dessous est devenue le lever de rideau traditionnel du chanteur Jann Halexander que j’ai la joie de ploum-ploumer depuis quelques lustres et spots. En attendant que les rideaux s’écartent de nouveau, quelle jubilation d’encourager ces lourdes tentures de velours et de leur susurrer, à notre façon, combien nous avons hâte de les retrouver, nous aussi !

C’est un concert mystérieux. Nébuleux. Sauvage mais républicain.
Un concert qui, contrairement aux teufs avec ministres trop riches rêvant de tutoyer Leroy ou aux technodances du ministère de l’Enseignement supérieur, respecte le port du masque pour les participants (partant, Sibeth la bien nommée n’est pas invitée).
Un qui affirme, juste, résolument, que les musiciens ne sont pas morts, malgré les efforts du gouvernement.
Un qui adresse un doigt dodu, préalablement humecté et tendu bien haut, à ceux qui veulent séparer les gens selon leur pedigree, par exemple les Gabonais, les Italo-suisses et les franchouillards.
Un qui perpétue, à sa mesure, l’esprit de chanson, de musique et de partage qui anime, notamment, les trois zozos le fomentant en vraie vérité.
Il sera bientôt donné quelque part à Paris. Avec clarinette, guitare, piano et voix. Comme un trio pour la suite des temps.

L’heure des concerts interdits devient enfin l’heure des concerts sauvages. La révolte gronde. Avant qu’elle n’explose, voici 30′ de paroles et musiques en guise de grondement.

Aujourd’hui, c’est jour de concert sauvage : je ploum-ploume au service du chanteur Jann Halexander. Les répétitions ont donc été à la hauteur de la sauvagerie annoncée, avant de revenir à une clarté pour le moins remarquable.


Bientôt, le prochain concert sauvage où, pour un public choisi et masqué, je ploum-ploumerai tandis que fredonnera Jann Halexander. Après la phase travail perso, la phase mise en place du duo mérite souvent quelques graffiti pour que tout soit pimpant le jour où.

C’est toute la morale de l’histoire.
Quand les préfets autorisent des carnavals « faits main » (pour ceux qui n’ont pas les codes, bien sûr), les gouvernants des déplacements en groupes assis sur de longues périodes, alors que la culture est interdite et ses acteurs sont assassinés économiquement par le pouvoir, tentons encore d’avancer – comme on peut, avec les moyens du bord, dans les conditions envisageables, mais avancer. Ne serait-ce que pour faire bisquer les hauts merdeux qui nous détruisent pendant que nous les payons plus de 10 000 € le mois, comme leurs conseillers et sans que ça leur suggère de faire bravo des fesses – c’est bien la moindre des causes.
Penser que l’inepte Pharmacienne est toujours là à se faire dorer les tailleurs avec ses p’tits copains pour nous détruire n’est pas sans m’escagasser, je l’admets. Alors voilà, quoi, on fait c’qu’on peut dans les parkings, c’est notre d(r)oigt d’honneur à nous, voilà tout.

D’accord, d’accord : ce ne sont pas les conditions les plus chicosses-chicosses pour chanter et ploum-ploumer.
Mais c’est déjà l’occasion de partager quelques sons devant de vrais gens, donc, in a way, de garder la foi !

… et toujours cette lutte pour faire de la musique malgré les absurdités anticulturelles du gouvernement.
Pour chanter, partager, réfléchir et s’émouvoir ensemble avant d’être noyés
par les décisions des puissants ou, simplement, la vie.
D’où la présente vidéo.

Depuis que l’État cadenasse les lieux culturels, depuis qu’il interdit l’art dans les lieux cultuels, depuis qu’il tente de pulvériser les acteurs du milieu artistique, les lignes de fuite existent pour ne pas mourir la gueule fermée. Parmi elles, les concerts sauvages, dans des lieux improbables, devant un public compté qui ne découvre souvent l’adresse qu’au dernier moment, afin d’éviter du travail aux pauvres CRS ou aux braves flics en civil.
Le 30 janvier, un propriétaire de théâtre avignonnais a proposé aux volontaires de partager quelques vibrations avec leurs fans. Jann Halexander a sauté sur l’occasion. En voici un premier extrait, sauvage et improbable.
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