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Orgue et soprano

À la recherche du salut

Photo : Jacques Bon (http://www.cafcom.net/)

 

On n’est pas près de s’incliner devant les ordures qui assassinent la culture, fussent-elles pharmaciennes sarkozystes reconverties dans la télé de merde puis dans le lèche-culisme profitable (comme quoi, y a une cohérence).
En revanche, d’un salut à la Vierge avec la soprano américaine Jennifer Young, on ne sera jamais marri.

 

 


Communiqué du festival Komm, Bach!

Afin de respecter les décrets gouvernementaux interdisant les rassemblements non liés au culte dans les églises, les concerts du « mois des quatre samedis » mitonnés par le festival Komm, Bach! sont annulés. Certains feront l’objet de captations sans public, qui seront diffusées ultérieurement.
Vous trouverez bientôt les dates des nouveaux concerts YouTube du festival sur cette page.
D’ici là, vous pouvez profiter d’extraits de concerts passés sur la chaîne du festival, et retrouver les huit précédentes expériences musicales proposées sur YouTube avec, notamment, orgue, trompe de chasse, flûte, peinture (si), piano, violoncelle, saxophone, chanson, clavecin, alto et quatuor à cordes !

La fin est proche

Photo : Rozenn Douerin

Tube de la musique classique, somptueusement interprété par Emmanuelle Isenmann assistée de son fidèle destrier, le PLDV (petit lutin discrètement virtuose) Jorris Sauquet, voici la « Danse macabre » qui concluait l’antépénultième concert organisé par Komm, Bach! durant le Grand Confinement sous le titre « Racontez-moi une autre histoire (au moins) ».

  • Réinvestir les frontières de nos fragilités,
  • réenchanter nos fears of the dark,
  • se réjouir grâce à la mort tant que nous sommes vivants :

autant de défis relevés, ici, par la musique et ses interprètes.
Bonne danse et longue vie aux curieux !

Éloge de l’arc-en-ciel

Photo : Rozenn Douerin

Un tube rarement donné en version orgue et soprano ? C’est la proposition de Jorris Sauquet et d’Emmanuelle Isenmann, chargés de nous raconter une autre histoire. Une autre transcription, donc. Et l’espoir d’un autre monde, à condition que nous dénichions l’arc-en-ciel indispensable.
Dans le carquois où nous fourbissons nos armes contre les dangers permanents de la morosité et le médiocre, faisons flèche de ce moment de grâce mijoté par deux complices : la sensibilité d’une interprète à la voix d’une plasticité spectaculaire s’y acoquine avec la science d’un accompagnateur DeLuxe, et c’est délicieux.

Retrouver le concert du festival Komm, Bach! en intégralité : https://youtu.be/GUAY5APlCn4.
Découvrir la chaîne de Jorris : https://www.youtube.com/channel/UCuyFhUcubx2lOlb75Prafwg.

 

 

Komm, Bach!, épisode 77

Ariane Zanatta. Photo : Rozenn Douerin.

C’était le deuxième épisode du « Mois des quatre samedis ». Un samedi soir entre filles, en somme, avec quelques invités mâles de premier rang, feat. la vedette des tribunes d’orgue de l’année, M. Louis Vierne en personne.

 

 

Pour inviter Louisou, on avait sélectionné des commensales à la hauteur. Faut être technique, faut être musical, et faut croire à ce que l’on propulse, surtout si l’on chante les mots de Jehan Lepovremoyne. Assurément, ces dames ont vraiment rendu hommage au parolier comme au metteur en musique.

 

 

Peut-être, soit, certes, le son ne valorise pas à sa juste valeur la projection chaude et sans concession de la soprano – plus que peut-être ; mais, dès que l’on a les moyens de mieux, on fait, promis ! En attendant, on laisse la part belle aux plus belles dimensions du mélomane curieux :

  • son imagination et
  • sa joie de profiter avec bienveillance d’un témoignage impressionnant.
Coralie Amedjkane. Photo : Rozenn Douerin.

D’autant que miss Amedjkane a accepté de claquer the « Pastorius toccata », partition spécialement éditée par le festival Komm, Bach! et disponible ici. Une pièce dans laquelle

  • des doigts solides,
  • une excellente indépendance,
  • un puissant sens du swing et
  • une belle personnalité

trouvent à repousser les limites du répertoire de la musique savante pour orgue en allant farfouiner aux confins du jazz funk. Sous les doigts de la grande Coralie, en dépit de l’apparence stricte et sévère de la virtuose, ça le fait grave.

 

 

Et comme Ariane Zanatta et Coralie Amedjkane ont le sens de la personnalisation, elles nous ont autorisé à mettre en ligne l’hymne de Saint-André d’André Jolivet, œuvre rarement donnée et pourtant secouante, qui allait comment un cierge à la paroisse qui accueillait ce concert (et non « qui allait comme un cerf à la paroisse qui accueillait ce concierge », bien entendu, c’est le cas de le dire).

 

 

Pour les Franciliens qui veulent savoir ou réentendre comment sonne ce duo en vrai, sans la modestie technique de ces souvenirs pétillants, bonne nouvelle : séquence de rattrapage au temple de l’Étoile ce samedi 29 février à 18 h autour de Franck, Vierne, Alain, Jolivet et Gandrille !

En attendant Pascal-Henri Polo…

La photo n’est pas bonne, mais on peut y voir le bonheur en personne et la douceur d’un soir : la reine Isenmann chante non pas Goldmann mais Purcell. Photo moche : Bertrand Ferrier.

Même quand tu organises les concerts et que tu es censé connaître au moins une partie des artistes, c’est toujours un plaisir d’être impressionné par ces humains qui font, malgré que l’on en ait, des trucs improbables et beaux. Devant un public important (on n’avait pas prévu assez de programmes papier, c’est dire), la soprano-chef Emmanuelle Isenmann et l’organiste-improvisateur-compositeur Olivier Willemin ont dévalé la route qui conduit des mélodies séfarades et d’Hildegarde von Bingen jusqu’à Olivier Messiaen.

Olivier Willemin. Photo faite vite fait pour pas trop ennuyer l’artiss en plein concert : Bertrand Ferrier.

La pertinence des improvisations, de l’ABA liminaire au brillant exercice de style final, la finesse des interprétations d’Emmanuelle Isenmann, soucieuse de trouver de la musique là où d’autres se contentent de faire entendre des cadences consonantes, la qualité d’un programme de quinze titres variés et brefs ont stupéfié un public où curieux, aficionados et vedettes de la musique d’église se mélangeaient avec cette simplicité des gens apparemment heureux. Malgré le talent des musiciens, tout cela aurait été moins bien valorisé sans l’aide de la cadreuse, assistante au montage donc au démontage technique, qui a aidé à prendre les bonnes décisions et a fait vivre de près le concert aux spectateurs, attisant leur enthousiasme par ses options pertinentes.

La caméra basique mais fonctionnelle du festival, manipulée avec subtilité, autant que faire se peut, par Rozenn Douerin.

Bref, quel concert émouvant, tenu avec passion par Emmanuelle et offert en hommage posthume à Pierre Pincemaille, d’autant que ce gig fut donné malgré les tensions qui secouent autant Saint-André de l’Europe que le festival. L’espoir, c’est que moult vous soyez à venir applaudir un jeune talent non-conformiste qui vous propose, ce samedi 20 janvier, d’entendre les plus grandes pièces de Johann Sebastian Bach. Pascal-Henri Polo jouera notamment les plus belles Toccata et la grande Passacaille. OK, c’est pas une superstar, mais, comme nous non plus, on a pensé que c’était une raison de plus de l’inviter à prouver son talent. On a tellement hâte d’y être que l’on voulait quand même écrire ce petit post pour ne pas garder trace du grand concert Isenmann – Willemin QUE dans nos cœurs.

Emmanuelle Isenmann et son double. Vidéo live : Rozenn Douerin. Horloge locale mais heure indéfendable. Photo : Bertrand Ferrier.

Vous connaissiez le jour et l’heure, voici donc l’programme

La soprano Emmanuelle Isenmann et son complice Olivier Willemin à l’orgue vous attendent pour un programme riche et varié d’environ une heure. Entrée libre, écran géant a priori, grande musique à la portée de tous, et programme papier offert aux cinquante premiers spectateurs. En plus, on est plutôt sympa. Enfin, en général. Alors, prêts ?

Ça approche…

Musique séfarade, Purcell, Vivaldi, Haendel, Pergolese, Bach, Fauré, Alain, Messiaen, improvisations… On voulait faire plus chic, ce samedi. Une fois encore, on a lamentablement échoué. Comme l’entrée est libre, vous pouvez quand même venir ouh-ouhter à peu de frais la soprano Emmanuelle Isenmann et son fidèle complice Olivier Willemin à l’orgue. Si on ne nous met pas trop de bâtons dans les roues, on essayera de monter l’écran géant promis, voire : l’écran géant, promis. Paraît qu’un peu de suspense n’a jamais nui, alors bienvenue.

En attendant Emmanuelle Isenmann et Olivier Willemin

Komm Bach!, Noël 2017

Malgré une sourde-et-pas-que-sourde hostilité de tel ou tel hurluberlu, gros succès de la visite de l’orgue…

Visite de l’orgue de la veille don’ Noé. Photo : d’après CCP.

… et du concert de la veille don’ Noé, avec la pétillante présence de Laure Striolo, du genre soprano qui chante l’intégralité de La Traviata, mais qui accepte aussi volontiers d’entraîner la foule dans un cantique populaire quand l’esprit du concert l’exige.

Laure Striolo à Saint-André de l’Europe. Photo : Hervé Dupuis.

Merci à elle et à toi, public !

Laure Striolo fête Noël à Saint-André de l’Europe

Visite de l’orgue commentée pour tous, enfants et animaux compris, à 15 h 30 pétantes. P’tit concert participatif à 16 h, avec grands airs, chants populaires, noëls pour orgue et improvisations. De rien, c’est cadeau, même si on peut lâcher un p’tit billet de cinq cents bouboules à la sortie.
Bon, sinon, y a les magasins bondés. C’est un choix.

Façon DIY

Y a plus qu’à mettre tout ça soixante-six fois dans l’ordre pour le concert de demain !