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Paradis des edelweiss

Utopie, J+22

Utopie du Paradis des edelweiss le 6 juin 2023. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Herbe à la bouche, la boule de poils continue et d’être un bébé, et de se transformer.

 

Utopie du Paradis des edelweiss le 6 juin 2023. Photo : Bertrand Ferrier.

 

En quoi se transforme-t-elle ? Vaste question, cher lecteur. Selon les oreilles, elle peut muter en danseuse…

 

Utopie du Paradis des edelweiss le 6 juin 2023. Photo : Bertrand Ferrier.

 

… en bolide profilé…

 

Utopie du Paradis des edelweiss le 6 juin 2023. Photo : Bertrand Ferrier.

 

… en crapaud aérodynamique aux pouvoirs suintant le mystère…

 

Utopie du Paradis des edelweiss le 6 juin 2023. Photo : Bertrand Ferrier.

 

… ou en boa constrictor quasi indétectable par les radars.

 

Utopie du Paradis des edelweiss le 6 juin 2023. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Le berger belge est encore loin, mais on n’a pas fini de chercher.

 

Utopie du Paradis des edelweiss le 6 juin 2023. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Utopie, J+14

Utopie du Paradis des edelweiss le 28 mai 2023. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Le monstre poursuit sa mutation de Boule de poils à Bête terrifiante. Il a eu la malchance de tomber sur des maîtres aussi têtus que lui, caractéristique utile pour tenir le cap en dépit des stagnations et régressions dans les premiers acquis éducatifs. Grandir n’est pas simple, aider à grandir non plus – sinon, j’imagine que l’on s’ennuierait. Toutefois, une question demeure : cette chienne n’est-elle point complètement siphonnée ? Certains documents confidentiels justifient de ne pas apporter sur-le-champ, de façon ferme et définitive, une réponse négative à cette interrogation.

 

Utopie du Paradis des edelweiss le 27 mai 2023. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Utopie, J+7

Utopie du Paradis des edelweiss, le 22 mai 2023. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Sept jours après son arrivée à la capitale, la demoiselle est désormais capable de galoper avec enthousiasme dans les rues, bien qu’elle aime prendre le temps de s’asseoir pour dévisager avec insistance certains passants. La propreté est en place (à la toute petite condition de respecter les nombreuses sorties nécessaires), et l’environnement triple (rue, jardin collectif et appartement) paraît bien assimilé.
Bien sûr, j’ai eu vent qu’elle envisageait avec mademoiselle Chonchon, en arrière-plan sur la photo, de monter un comité de sensibilisation, de protestation et d’action pour dénoncer un « manque de confort caractérisé confinant à la souffrance animale ». L’objectif final est de demander réparation et subsides, mais j’imagine que c’est bon signe : la sournoisité et le perversisme parisiens commencent d’infuser dans l’Utopie – en d’autres termes, elle s’adapte !