
De l’air. Des airs du désert. Lâchés lors du dernier concert autorisé dans une salle de spectacles, le 29 octobre 2020.
Une chanson géographique du voyageur Michel Bühler, un peu saucée à ma façon, rien de plus.
Une respiration. En passant.

De l’air. Des airs du désert. Lâchés lors du dernier concert autorisé dans une salle de spectacles, le 29 octobre 2020.
Une chanson géographique du voyageur Michel Bühler, un peu saucée à ma façon, rien de plus.
Une respiration. En passant.

… tu penses. Tsss, tsss. Just music.

Alors que le gouvernement a sorti son marteau-piqueur contre la culture, beaucoup d’acteurs de ce petit monde essentiel sont morts ou en cours d’agonie.
A priori, Alain Souchon, non.
Ça tombe bien, c’est pas du tout le sujet de cette vingt-neuvième chanson de confinement ou d’entre-confinement, va savoir.

L’année dernière, on avait associé visite de l’ogre, grande zizique et improvisations, et les nombreux gens étaient contents.
Alors, on récidive.
16 h, visite de l’ogre pour petits et grands (ouverts aux 20 premiers visiteurs.
16 h 30, concert de la veille don’ Noé, avec chants de Noël traditionnels et grande musique (45′).
17 h 30, pour les gourmands, messe de la nuit anticipée pour les familles.
Cherchez pas, on est au moins les seuls dans le monde à oser ça, mais notez que l’on n’en tire aucun orgueil.
Enfin, si peu.
Surtout si vous venez, pensez.
(Cliquez sur les images infra pour découvrir en grand le programme du récital.)

Le concert YouTubé pour cause de blabla sanitaire s’intitulait « Y a d’la joie ».
Mais faut toujours se méfier des Américains, ils en font toujours plus.
Alors, pensez, une Américaine. Enfin, une. Disons trois Américaines, mais une quand même.

C’était le début d’un concert quasi impromptu. Il fallait qu’il fût donné vite et tôt et, malheur, sans after – mais il pouvait être donné, ô miracle surplombant l’incompétence éhontée des politocards en blues blanc.
Alors, avec le théâtre du Gouvernail et le chanteur Jann Halexander, assez frappadingue pour coproduire la représentation on a dit : on y va. On va chanter Michel Bühler.
Soyons poètes : évidemment, on va perdre de l’argent et, à notre échelle, beaucoup d’argent – moins de public, moins de représentations que prévu, alors que les frais fixes, eux, ne risquent pas de diminuer. Mais tellement important de remercier ceux qui viennent – masque au visage, gel sur les mains, distances de rigueur – pour résister, vibrer et chanter.
Certes, Michel B. avait dû repartir en pays vaudois avant que ne se fermassent les frontières, et c’était un peu plus qu’un peu triste de ne pas se goberger de sa présence bienveillante ; mais moult gens étaient là, par curiosité, fidélité à Jann Halexander ou admiration d’un répertoire exceptionnel – celui de Michel B. Donc on y fut.
Voici le premier éclat de ce moment improbable, volé au massacre de la culture et des cultureux par un gouvernement de banquiers, de justiciables, d’incompétents patentés et de wannabe dictateurs. C’est perfectible, c’est brut, mais c’est joliment capté par Jacques Bon, et c’était le début du dernier concert parisien. Pas prévu d’ouvrir le récital avec cette hymne, mais ça s’imposait : je suis vulgaire.

César finit d’écrire son impressionnant Troisième choral un 30 septembre.
Il meurt le 8 novembre.
L’urgence d’écrire vit toujours dans la virtuosité douce et décidée de Midori Abe ; et c’est chouette !

– Et donc, vous avez accompagné Mylène Farmer ?
– Quasiment. Oui, c’est ça, notez : quasiment.

C’est cette punchline du poète Paul Valet qui nous guidera vers la lumière musicale, ce soir. Alors que l’organisation des concerts est toujours bridée par les décisions gouvernementales qui mettent à mal, euphémisme, le milieu culturel et nombre de ses acteurs, quatre artistes viennent chez nous grâce à la magie d’Internet.
Le festival Komm, Bach! est donc heureux et fier de présenter son quatre-vingt-dixième concert, avec toujours cette même faim de partages et d’émotions, de joies réconfortantes et de frictions régénérantes, de découvertes et de saisissements infatigables. Pour en savoir plus, RCF Liège, par la voix de Marc Steffens, nous a fait l’honneur de nous convier ce vendredi pour évoquer le festival en général et ce concert en particulier. Voilà le résultat.
Pour suivre les artistes du festival et spécifiquement ceux évoqués voire ouïs dans l’émission, quelques liens.
Et, pour suivre le concert, lors de sa première diffusion ou en streaming, voici le lien !
Mesure d'audience (Google Analytics), si vous le voulez bien. En savoir plus
Votre adresse sert uniquement à l'envoi de la lettre, par le service Brevo. Un lien de désinscription figure dans chaque envoi. Politique de confidentialité.