
Oui, il suffira d’un cygne, un mâtin. Un mâtin tout tranquille, et serein. Qui jouerait ce tube, l’air de rien. Et ça donnerait ça.

Oui, il suffira d’un cygne, un mâtin. Un mâtin tout tranquille, et serein. Qui jouerait ce tube, l’air de rien. Et ça donnerait ça.

Bach, et après ? Une suite en suscitant une autre, comme une matriochka en cèle une autre, Ernest Bloch en a claqué trois.
Deux éclats de la première saga surgissent ici, entre profondeur et tonicité, sous l’archet langoureux et rugueux de Hannah Holman, artiste du festival Komm, Bach!, et femme dont le dernier concert vivant était habité par… les suites de JSB.

Manifester contre la destruction de la culture et de ses agents est inutile.
Être artiste aujourd’hui est non-essentiel, mieux vaut se faire vacciner.
Donc, sous la pluie, l’observation des flics en civil et des CRS quasi plus nombreux que les manifestants, j’étais là. Car c’est encore plus beau lorsqu’on est inutile, et mon désir s’accroit quand les fesses reculent. Dans le monde politique où règnent les fesse-mathieu, ceux qui détruisent les droits sociaux et tentent d’asservir les travailleurs, artistes ou non, c’est pas rin.

… aucune.
Pas même le fait que tonton Georges est censé vivre encore 61 ans suite à une judicieuse erreur du « directeur artistique du festival Komm, Bach! ».
(C’est ça, suite à une erreur de Bertrand Ferrier, mais c’était pas forcément la peine de le stipuler.)

« Le rire est le propre de l’homme. Jacky lave plus propre. » C’est ce pitch hygiéniste et marrant qui préside à la gravitation de zozos artistes ou assimilés autour de la co-vedette de feu le Club Dorothée, pour une quotidienne de culture mêlant mainstream et underground, en français de préférence, et programmée à 17 h sur IDF 1, la chaîne chapeautée par la holding de Jean-Luc Azoulay.
Après y avoir accompagné à la guitare le chanteur Jann Halexander tantôt, j’y étais invité ce mardi avec mon piano à queue.

Bon, faute de piano à queue, j’ai trouvé un accessoire à ma hauteur pour participer à une émission qui mêlait, improbable en ces temps de promo convenue et d’émissions guindées,
Oui, mon but était, in fine, le fredon, selon le titre de l’exceptionnel roman d’Olivier Gadet, publié chez Climats avant que Flammarion ne prenne possession de la boîte et ne la détr – bref. Or, c’était fort chouette, de fredonner dans un décor noëllique !

Et le plus joyeux, il faut l’espérer, c’est que l’on peut acquérir l’objet du délit ou du délire, va savoir, ici même.

La vie en encore plus mieux, sans doute.


Dès le premier Grand confinement, Jasmina Kulaglich a accepté de raconter d’autres histoires pour le festival Komm, Bach!.
Dans cet épisode, la pianiste nous parle de pagodes à travers les estampes d’un certain Achille-Claude. Juste pour le plaisir du partage. Rater ce cadeau où l’élégance et la musicalité le disputent à la savante respiration et au toucher discrètement virtuose serait, juste, fort triste.

Ma place préférée : j’adore chanter, mais je crois que j’adore encore plus accompagner. Fier d’être dans le coup pour l’enregistrement en live de deux titres du nouvel album de Jann Halexander.

Il y a comme un air de funérailles, de mystère surtout, d’inspiration proposée aux oreilles qui passent. Et tout cela est produit par Hannah Holman, violoncelliste iconique du New York City Ballet, qui vient de célébrer son nouvel anniversaire (Hannah, pas le NYCB).
Fêtons l’artiste en la cyberapplaudissant pour cette pièce offerte au festival Komm, Bach! pendant le premier Grand confinement !

– Et donc, cette nouvelle chanson, je la mets en ligne, tu penses que c’est digne ?
– Analyse plus finement mon attitude et réponds-toi toi-même.
– Hé-hé ! Je savais pas que tu t’appelais Socrate, Debussy de la Lorette en Cornouailles.
Mesure d'audience (Google Analytics), si vous le voulez bien. En savoir plus
Votre adresse sert uniquement à l'envoi de la lettre, par le service Brevo. Un lien de désinscription figure dans chaque envoi. Politique de confidentialité.