Blog

Le blog de Bertrand Ferrier, page 174

Plaque et or

Photo : Rozenn Douerin

 

Rendant hommage Ă  son complice Yannick Le Nagard Ă  l’occasion du Premier grand confinement, Jean Dubois a proposĂ© aux spectateurs du festival Komm, Bach! d’explorer une autre histoire, une nĂ´tre histoire. Et ça donne ça.

 

 

Amenez-y

Photo : Bertrand Ferrier

 

La chanson de confinement du jour : j’ai failli l’oublier !

 

 

Contours de l’alto nouveau

« Contours » par Rozenn Douerin

 

Il n’y a pas de solutions. Il n’y a qu’un peu d’avenir. Juste – et c’est tant – du possible Ă  susciter, des Ă©motions Ă  fomenter, de la musique Ă  partager. Si vous partagez cette dĂ©sillusion joyeuse, bienvenue sur mon boulevard… et celui de Brett & Pat.

 

 

Ces petits rien qui font des petits tours

« Un petit tour, et puis… » Photo : Rozenn Douerin.

 

Le Deuxième confinement empĂªche artistes et fredonneurs de tourner. Pas de petit-tournoyer. Donc : voici une chanson du petit-tournoiement. Na, forcĂ©ment na.

 

 

Un tube des cordes (vocales)

Photo : Rozenn Douerin

 

Tu sais que tu n’as jamais ouĂ¯ la moindre mĂ©lodie française tubesque si, dès les premières notes de ce tube de la mĂ©lodie française, tu n’as pas envie de crier : « GNAGNAGNAAAA… ILS MÉDIIIIIIIITEUH… »

 

 

Ces liens que l’on sĂ©crète et qui joignent les Ăªtres

Eugène Delacroix, « Femme nue allongée vue de dos » (1826). Photo : Rozenn Douerin.

 

Dans la série inédite des « chansons malgré le confinement », en voici une sur quelques raisons qui font que nos raisons sont vaines. Veillons tard !

 

 

Ça va crépiter

 

Dictateur inavouĂ© de la PensĂ©e complexe essaye d’Ă©craser les libertĂ©s des individus et la possibilitĂ© de partager le beau ensemble, les deux Ă©tant consubstantiels ontologiquement.
Avec nos moyens moyens, nous aurons donc le plaisir de lui adresser un p’tit doigt en propulsant ce samedi un concert de confinement sur YouTube, allant et venant entre la musique de Bach et la musique contemporaine.

 

« Now II » de Matthias Pintscher (dĂ©tail) Ă  Saint-AndrĂ© de l’Europe. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Au programme, violoncelle, orgue et trompe de chasse… et invitĂ©s surprise.

 

Gustave Cuypers en l’Ă©glise Saint-AndrĂ© de l’Europe Ă  Saint-AndrĂ© de l’Europe. Photo : Bertrand Ferrier.

 

En vedette, le jeune Gustave Cuypers. Il joue de cet Ă©trange instrument qu’est la trompe de chasse. Champion de Flandres dans cette catĂ©gorie dès ses treize ans, il enquille ensuite les titres du Benelux, de Normandie et mĂªme de France.
Élève organiste, il est surtout passionnĂ© de vieux cyclomoteurs et des moteurs thermiques, bien que son jeu s’en ressente finalement assez peu, surtout dans une première approche.

 

Gustave Cuypers et 2BdG Ă  Saint-AndrĂ© de l’Europe. Photo : Bertrand Ferrier.

 

En vedette aussi, le jeune Bruno Beaufils de GuĂ©rigny, aka 2BdG, l’organiste le mieux habillĂ© de France (au moins). Moins Ă©lève qu’ami de grandes figures de l’orgue, il a glanĂ© des prix de grands conservatoires avant de laisser libre cours Ă  son tempĂ©rament d’artiste dans des disques (dont l’intĂ©grale des cĂ©lèbres noĂ«ls de Balbastre) et un livre dont le diocèse d’Évreux a gardĂ© un cuisant souvenir.
ConfĂ©rencier car musicologue, il joue rĂ©gulièrement le remplaçant de luxe sur quelques-unes des plus grandes tribunes franciliennes, notamment Ă  Saint-Germain-des-PrĂ©s dont il est l’un des substituts iconiques. HabituĂ© du festival Komm, Bach!, il y vient pour la première fois en chaussant sa casaque d’interprète et son bob de compositeur.

 

Emmanuel Acurero Ă  Saint-AndrĂ© de l’Europe. Photo : Bertrand Ferrier.

 

En vedette aussi, le jeune Emmanuel Acurero. Ils ne sont pas nombreux Ă  Ăªtre, comme ce jeune VĂ©nĂ©zuĂ©lien, inscrit dans la filière la plus prestigieuse du CSNMDP, en fin de troisième cycle, Ă  la fois en tant qu’interprète et en tant qu’interprète spĂ©cialiste de l’art contemporain.
Comme il ne sait pas grimper aux balcons et qu’il ne prĂ©tend pas Ăªtre un mineur isolĂ©, sa situation personnelle est toujours sur le fil ; mais son talent de violoncelliste et son tempĂ©rament de dĂ©fricheur tout azimut devraient lui valoir une citoyennetĂ© d’honneur dĂ©finitive, si la France Ă©tait gouvernĂ©e par de moins imbĂ©ciles que le Sosotteur et, pour la partie culturelle, la Pharmacienne trop fardĂ©e.

 

Emmanuel Acurero Ă  Saint-AndrĂ© de l’Europe (dĂ©tail). Photo : Bertrand Ferrier.

 

Enfin, comme il y a des invitĂ©s surprise, on peut aussi Ă©voquer la prĂ©sence de – oups, non, Ă©videmment, on ne peut pas. C’est dommage, mais bon.
Le tout ficelle un concert d’1 h 08′ protĂ©iforme, pĂ©tillant et secouĂ©, offert Ă  qui le souhaite et disponible en Première YouTube dès 20 h 30 sur le lien ci-dessous. Et, comme pour chaque rĂ©cital du festival, l’adage devrait Ăªtre respectĂ© : c’est pas parce que c’est gratuit que c’est pas bien – d’autant que l’on peut soutenir le festival en donnant d’abondance ici mĂªme.

 

 

Simplicité du wow

Photo : Rozenn Douerin

 

Lors du premier Grand confinement, Hannah Holman, violoncelliste iconique du New York City Ballet, a offert une série de pièces de Bach pour les spectateurs du festival Komm, Bach! que je machinchose.
Aujourd’hui, nous en extirpons la première. The tube. En français : le hit. Bienvenue, en toute simplicitĂ©, chez une des grandes violoncellistes amĂ©ricaines.

 

 

Une ligne de bling, une ligne de blang

Cette envie de plein air que crĂ©e le huis clos… Studio RĂªve le jour, Drancy (aperçu). Photo : Bertrand Ferrier.

 

Steve Vai, tiens-toĂ© ben, j’arriiiiive !
C’Ă©tait un jour de beau temps, vers la fin de la semaine oĂ¹ l’on enregistrait 44 chansons. Il faisait beau, y avait un jardin. On s’est dit qu’on pourrait bien s’en enregistrer une petite dehors. Comme on pouvait pas sortir le clavier, on a sorti la guitare. Et ç’a donnĂ© ceci, très exactement.

 

 

Rendez-vous Ă  Youkali

Photo : Rozenn Douerin

 

Dans un monde oĂ¹ l’on nous intime de rester chez nous en attendant le nouveau Youkali (le vaccin, donc), il est temps de penser que d’autres youkalis sont possibles. La magie du duo formĂ© par Emmanuelle Isenmann et Jorris Sauquet nous y invite.
Non, il n’y a pas de Youkali ; n’empĂªche ! Certains youkalis sont rĂ©solument plus beaux que d’autres.