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Le blog de Bertrand Ferrier, page 175

Ici, ailleurs, anywhere in the world

 

Photo nébuleuse : Rozenn Douerin.

 

En passant, en chantant.
Ă€ l’artisanal, au vivant.
Parce que la culture ne meurt pas malgrĂ© l’inculture des salopards qui nous gouvernent.
Créons, vivons, persistons, persiflons. Le reste ne sera jamais que billevesées.

 

 

L’homme qui zĂ©brait l’espace

« Encore une autre histoire. » Photo : Rozenn Douerin, reine du ballet.

 

Certains deviennent altistes parce qu’ils n’ont pas rĂ©ussi Ă  Ăªtre violonistes. D’autres parce que cet instrument leur paraĂ®t riche de possibles immenses qu’il convient d’explorer.
Concertiste international, Brett Douglas Deubner fait partie de ces solistes qui pensent que leur instrument est une chance Ă  explorer tous les jours. CrĂ©ateur de dizaines de pièces en solo ou avec orchestre, ce dĂ©fricheur de musiques part ici Ă  l’assaut (sans thĂ©rapie) d’une Å“uvre majeure du rĂ©pertoire contemporain. Gratis pro festival Komm, Bach!. Cadeau de Premier grand confinement. Heureux de le partager avec les curieux victimes du Deuxième petit emprisonnement.

 

 

Stop aux fuck news

Debussy de la Lorette en Cornouailles vaguant boulevard des Batignolles. Photo : Rozenn Douerin.

 

En tant qu’artiste, que crĂ©ateur, qu’idole des jeunes peut-Ăªtre, que gĂ©nie gĂ©nial Ă  coup sĂ»r, je me dois de m’engager publiquement et avec force.
Oh, bien sĂ»r, je pourrais rester entre mon yacht, mon hĂ´tel particulier et mon manoir ! HĂ©las, en ces temps troublĂ©s, il me faut dire Ă  chacun : ne croyons pas systĂ©matiquement les informations, nouvelles et rumeurs de quelque acabit que ce soit, Ă©voquassent-elles nos parties les plus fondementales. Et je le prouve avec cet inĂ©dit brut de cidre, qui serait restĂ© un mythe mystĂ©rieux n’eussent Ă©tĂ© ces Ă©pisodes de sinistre mĂ©moire que nous traversons, lesquels exigent que nous donnions des pistes voire des tubes pour sortir de l’obscuritĂ©. Voici, partant, ma part.

 

 

L’Indienne sort Dubois

 

Aujourd’hui, tout en mid-tempo, mettons en avant un cadeau fait par l’ami Jean pour aider le festival Komm, Bach! Ă  passer un Premier confinement aussi smooth que poĂ©tique.
Alors que les wannabe dictateurs fourbissent leurs armes, entre muselage, antimanifs, asservissement Ă©conomique, rhĂ©torique anxiogène, menaces et report des Ă©lections (parmi d’autres), coinçons la bulle le temps de rĂªver aux Indiennes. Belles de prĂ©fĂ©rence, on n’est pas des bÅ“ufs.

 

 

B. initial, B. initial, B. : initiales BF

 

… pis c’est tout, nan mais.

 

La vie est une bagatelle – parfois de Tomo Hirayama

 

Depuis la centaine de concerts d’orgue-et-pas-que organisĂ©s après la restauration de l’orgue en octobre 2016, le festival Komm, Bach! que je coordonne as much as possible espère offrir gratuitement aux mĂ©lomanes et aux curieux des musiques d’antan, de jadis, de tantĂ´t et d’aujourd’hui.
GrĂ¢ce Ă  Jasmina Kulaglich, le Premier confinement nous a permis de diffuser des premières interprĂ©tations mondiales – parfois accompagnĂ©es d’un tĂ©moignage amical des compositeurs. Le tout grĂ¢ce aux crĂ©ateurs et Ă  leurs interprètes, car le festival fonctionne sans subvention ni sponsoring, juste par le miracle des dons de curieux, qui permettent de payer prioritairement

  • la SACEM,
  • un Ă©cot Ă  la paroisse pour l’accueil, ainsi que
  • le graphisme indispensable Ă  la communication – lui-mĂªme nĂ©gociĂ© au plus bas, a-t-on honte de reconnaĂ®tre, avec la complicitĂ© de nos graphistes toujours mĂ©lomanes Ludovic, TomoĂ« et Marie-Aude.

Partant, ne le nions point : en dĂ©pit de nos finances plates comme une autorisation de dĂ©placement par temps de confinement, nous sommes fiers et heureux de diffuser, autant que nous le savons, en live et par internet, avec la libertĂ© ainsi fomentĂ©e, la musique archiconnue, bien patinĂ©e ou carrĂ©ment neuve – telle cette proposition chaleureuse et dĂ©capante de Tomo Hirayama – tout en nous inclinant devant la gĂ©nĂ©rositĂ© des musiciens et des assistants bĂ©nĂ©voles qui nous le permettent.

  • Parce que l’argent est indispensable mais pas toujours obligatoire,
  • parce que le beau subsume les dĂ©bats cherchant Ă  imposer une dichotomie fasciste entre essentiel et important,
  • parce que le talent des artistes nous renvoie sinon Ă  la transcendance, du moins vers l’idĂ©e que tout n’est pas rĂ©ductible au pragmatique ou Ă  la thĂ©saurisation parfois vitale des biens de première nĂ©cessitĂ©,

avec Tomo, restons connectĂ©s du cÅ“ur Ă  la musique !
(Psssitttt : si tout se boutique bien, prochain concert YouTube du festival en vue, avec orgue, trompe de chasse et violoncelle et cyberpremière exécution mondiale le samedi 21 novembre à 20 h 30 sur la chaîne du festival.)

 

 

Un passant qui ne passe pas

Photo de commande : Rozenn Douerin

 

Le nouveau confinement fracasse les artistes. Impossible de musiquer ou de chanter. Donc nous continuons de chanter en musiquant. Manquerait plus xo.

 

 

Orgasme du désespoir

Photo : Rozenn Douerin

 

RĂ©unir deux gĂ©nies de la chanson en français avec du texte dedans : le festival Komm, Bach! l’a fait, en convainquant Jean Dubois, exceptionnel « ACI » souvent louĂ© sur ce site (mĂªme ici), de fredonner du Charles Trenet – que nous pouçons en l’air et qui fut un tout p’tit peu plus connu mais est quand mĂªme beaucoup plus mort, alors bon.
Le résultat, doigtdhonneurant le Premier grand confinement, claque ci-dessous. Bon plaisir aux gourmands.

 

 

Le monde manque cruellement de « ce nonobstant »…

Debussy de la Lorette en Cornouailles. Photo : Bertrand Ferrier

 

… donc voilĂ , quoi. Aujourd’hui, on emploie « ce nonobstant », pis c’est tout.

 

 

Dansons, maintenant

« Bouton, m’sieur, j’ai dit bouton ». Photo : Rozenn Douerin

 

Sous l’archet souple et attentif de Hannah Holman, la vie danse doucement et joliment. Un cadeau offert pour le Premier grand confinement, qui n’en rĂ©sonne certes pas avec moins de force pendant ce Deuxième petit emprisonnement…