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Le blog de Bertrand Ferrier, page 176

Chantons sous l’appli

La vie vue du métro chic. Photo : Bertrand Ferrier.

 

ParaĂ®t que, dans les magasins non essentiels, seule la clique se connecte. Ça tombe bien, ceux qui cliquent ci-après se pourront connecter Ă  une chanson inĂ©dite moulĂ©e Ă  la louche pour ne pas laisser le Petit confinement – cette infamie qui tĂ¢che de sĂ©parer les gens, de les humilier Ă©conomiquement et de les asservir socialement – grignoter outre mesure crĂ©ativitĂ© ou envie de dĂ©couverte.
Non mais.

 

 

Nouveau coming-out

 

Comme quoi que mon bureau ne serait pas parfaitement rangé et que le seul interclassement lisible serait inattendu. Les gens sont bizarres, non ?

PaĂ®tre, peut-Ăªtre

Jorris Sauquet Ă  l’orgue Delmotte de Saint-AndrĂ© de l’Europe. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Jorris Sauquet, le merveilleux lutin des orgues parisiens, a tantĂ´t claquĂ© pour le festival Komm, Bach, dans les conditions du direct, une version isoirienne d’une splendeur grattĂ©e par Johann Sebastian Bach – fĂ»t-ce en l’honneur de cette pleutrerie qui pue bien du cul, aka la chasse.
Le contexte immonde exclu, qu’il s’adresse aux riches seigneurs ou Ă  leurs Ă©quivalents ploucs, les poètes amis de la chiasse, bienvenue dans un petit cocon de bonheur offert aux gens normaux que nous sommes, par un virtuose qui nous illumine.

 

 

Restons vivants

Soleil de Gap. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Une chanson sans gros mot, je crois. Moulée à la louche pour passer le reconfinement avec ou sans couvre-feu. Comme ça, en passant.

 

 

Un peu de beau au cœur

Christophe Guida et Pierre Makarenko en concert le 10 octobre 2020 en l’Ă©glise Saint-AndrĂ© de l’Europe. Photo : Rozenn Douerin.

 

Tensions, haines, absurditĂ©s, angoisses, difficultĂ©s, souffrances : la musique n’efface rien, mais elle laisse imaginer qu’un monde beau est possible.
Surtout quand Christophe Guida et Pierre Makarenko offrent, en bis, une pièce magnifique de Johann Ludwig Krebs lors d’un concert donnĂ© – le mot n’est pas anodin – Ă  qui le voulait ouĂ¯r. C’est beau, c’est chaud, c’est joyeux. That’s music for us, anyway.

 

 

Sauvons les cordes

 

Avec le Nouveau grand confinement, voici le retour des chansons moulĂ©es Ă  la louche pour ne pas laisser s’Ă©vaporer notre envie de partager sons et sourires. Première Ă©tape aujourd’hui !

 

 

It may be the end of the world…

Photo : Bertrand Ferrier


… as we know it, till there, I don’t feel fine but doing my best.

Circonvolutions et fumerolles fantasques

Christophe Guida assisté par Bertrand Ferrier. Photo : Rozenn Douerin.


C’Ă©tait un temps très raisonnable : on avait mis le beau Ă  table. Pour le dernier concert avant le Nouveau Confinement, Christophe Guida avait entraĂ®nĂ© avec lui un rĂ©pertoire l’associant au hautbois magnifique de Pierre Makarenko… tout en rĂ©servant une place prĂ©cieuse comme une pierre (ha, ha) pour l’orgue seul.
Parmi ces moments en solitaire, l’artiste marseillais a choisi les guirlandes et festons lancĂ©s, tels des serpentins, par Abraham van der Kerckhoven. En voici le rĂ©sultat.

 

La promo du Deuxième Emprisonnement est en ligne !

 

Aujourd’hui et pour quelques jours seulement, « afin de vous faire passer un agrĂ©able confinement et de partager un bijou d’expĂ©rience aussi jubilatoire que ciselĂ©e », tous les romans disponibles sur la boutique sont Ă  dix euros, port compris, mĂªme les gros pavĂ©s de 580 pages (faut bien soutenir les transporteurs, tu penses). Il n’est pas jusqu’au disque de 4 X 11 chansons et 160′ dont le prix n’ait dĂ©gringolĂ© pour se cramponner in extremis Ă  vingt balluches. Bonnes emplettes sur l’Ă©choppe !
Toutefois, si vous ne trouvez rien qui vous sĂ©duise, vous pouvez toujours acheter sur Amazon le dernier livre de Jean-Pierre Chevènement, un bon vieux Guillaume Musso, une honteuse sequel plus con que sensuelle de Lucky Luke ou l’un des quelque zĂ©ro chef-d’Å“uvre conseillĂ© par France Inter. C’est vraiment Ă  la guise de l’imaginaire.

Voyage au bout d’avant la nuit

Photo du dernier filage, d’après Jack Good


Ils auront fait leur possible mais, ce jeudi soir, nous gagnerons au sprint.
Ă€ 19 h, je donnerai le dernier concert d’avant le Deuxième Grand Confinement. Le cÅ“ur lourd, car

  • il devait y en avoir deux,
  • le concert est amputĂ© (y compris de l’after) pour permettre aux spectateurs de rentrer avant le pot-au-feu,
  • des projets s’effondrent,
  • la vie culturelle – la vraie, pas que la mienne – est massacrĂ©e par ce nouveau crachat de Fofotteur Ier de la PenfĂ©e Complekfe et de ses sbires.

Mais j’aurai aussi le cÅ“ur lĂ©ger car le concert aura bien lieu. GrĂ¢ce Ă  la tĂ©nacitĂ© du ThĂ©Ă¢tre du Gouvernail et du chanteur-producteur Jann Halexander via Purple Shadow Agency, je chanterai – nous chanterons, faites-moi confiance – Michel BĂ¼hler en prĂ©sence de Michel BĂ¼hler et de son pianiste iconique, le pianiste Claude Arini… et peut-Ăªtre avec leur participation. Nous serons portĂ©s par le rĂ©pertoire forgĂ© pendant cinquante ans par le chanteur et Ă©crivain vaudois, associant chansons drĂ´les, puissantes, teigneuses, poĂ©tiques et capables de nous donner envie de retomber en amour. Nous saurons pourquoi nous serons lĂ  : pour la musique, pour la chanson, et contre l’assassinat de toute manifestation artistique par les banquiers qui nous gouvernent.
Il y aura de la joie, de la colère et, j’espère, de l’Ă©motion. Compter sur votre prĂ©sence serait un plus : vous pouvez donc rĂ©server ici. HĂ¢te de vous recroiser !

Photo d’après dernier filage : Bertrand Ferrier