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Le blog de Bertrand Ferrier, page 49

En attendant le silence

Debussy de la Lorette en Cornouailles, le 9 août 2022 (Paris 17). Photo : Bertrand Ferrier.

 

On fait des chansons comme on se tend la main,
on n’garantit pas l’grand frisson Ă  chaque refrain,

 

fredonnait Michel BĂ¼hler. Alors, on bricole aussi quelques couplets. Un temps, on respire ensemble. Parfois, plus tard, on se souvient et, patatras ! on refait des chansons. Donc, Ă  l’occasion d’une causerie ou d’une autre, on les fredonne. C’est la catastrophe que documente, Ă  sa manière, la vidĂ©o ci-d’ssous.

 

 

Il Viaggio, Dante, Garnier, 21 mars 2025

Le 21 mars 2025 Ă  l’opĂ©ra Garnier. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Devant un rideau vert moche, un micro attend. L’opĂ©ra national de Paris lance ainsi, modestement, sa nouvelle crĂ©ation Ă  Garnier – cet Ă©tablissement oĂ¹ les minettes de presque tout Ă¢ge arrivent plus tĂ´t pour se dĂ©nuder et Ăªtre prises en photo autour de l’escalier monumental avant, hĂ©las, le plus souvent, de se rhabiller – pour sept reprĂ©sentations qui, après avoir longtemps Ă©tĂ© annoncĂ©es complètes, ne l’Ă©taient plus au soir de la première. Pour cet Ă©vĂ©nement, car c’en est un, FrĂ©dĂ©ric Boyer, engagĂ© comme librettiste, s’est inspirĂ© de Vita nova et de Divina Commedia de Dante Alighieri afin d’inspirer Ă  son tour Pascal Dusapin. L’opĂ©ra est monobloc :

  • un prologue (sans sous-titre) et sept scènes,
  • 1 h 50,
  • pas d’entracte.

Comme d’habitude sur les deux scène de l’opĂ©ra national parisien, les Français ne sont pas les bienvenus.

  • L’opĂ©ra, mĂªme Ă©crit par des Français, est bien sĂ»r en italien (le français, c’est caca),
  • le chef d’orchestre – Kent Nagano himself – est amĂ©ricain (les Français sont nuls), et
  • les solistes sont Ă©trangers (les Français n’ont pas le niveau), Ă  l’exception de Dominique Visse, le haute-contre qui fait entendre la voix des damnĂ©s – hasard ou rĂ©alitĂ© scientifique ?

Dans ces conditions, je propose et repropose que l’État arrĂªte de sponsoriser une institution qui rejette avec autant de systĂ©matisme les forces vives artistiques issues de l’Hexagone. En sus, ma suggestion me semble très opportune Ă  un moment oĂ¹, après avoir piĂ©tinĂ© l’action culturelle  (le seul fait de nommer et renommer ministre de la culture l’inculte mairesse pensionnĂ©e des ultrariches en est une belle illustration), la clique rotschildienne souhaite rebasculer tout le pognon dans le financement des copains de l’armement, les banques Ă©tant très fortuitement appelĂ©es Ă  profiter au passage des crĂ©dits de 800 milliards d’euros envisagĂ©s pour tuer les clampins… en attendant davantage puisque Kyriakos Miotsotakis, premier ministre grec, estimait que « nous devons peut-Ăªtre Ăªtre plus ambitieux », in : Le Monde, 22 mars 2025, p. 3.
Soit, j’admets que l’agacement, souvent renouvelĂ© par des constats similaires d’exclusion des artistes français, est peut-Ăªtre un peu plus vif après la triple dĂ©ception que nous inspire le nouvel opĂ©ra de Pascal Dusapin – lequel, lui, est bien français, tout arrive parfois.

 

1.

La première dĂ©ception est dramatique : utiliser une Å“uvre censĂ©e Ăªtre fort importante et non moins connue ne garantit pas que le rĂ©sultat soit sinon aussi estimable, du moins aussi stimulant. L’histoire suit Dante (le Danois Bo Skovhus) et son double le jeune Dante (l’Allemande Christel Loetzch, en impeccable costume cravate qui donne une idĂ©e de la crĂ©ativitĂ© de l’Allemande Gesine Völlm, costumière de la production) frappĂ©s par la mort de BĂ©atrice (l’Anglaise Jennifer France). Ce dĂ©cès, dans la mise en scène de l’Allemand Claude Guth et d’après la vidĂ©o liminaire, semble faire suite Ă  un accident-suicide survenu sur une route de forĂªt alors qu’Alighieri Ă©tait au volant. PoussĂ© par santa Lucia (la Grecque Danae Kontora), Dante se laisse guider par Virgilio (l’AmĂ©ricain David Leigh) dans un pĂ©riple Ă  travers

  • les limbes,
  • les Enfers,
  • le purgatoire et
  • le paradis

pour espérer retrouver la bien-aimée décédée. Le tout se joue en dialogue

  • avec le chÅ“ur, installĂ© dans la fosse oĂ¹ il chante des hymnes sacrĂ©es, et
  • avec un dispositif Ă©lectroacoustique manigancĂ© par Thierry Coduys.

En dĂ©pit d’un dispositif scĂ©nique en arche d’Étienne Pluss, qui tente de clarifier le propos (dĂ©but dans l’antre de Dante, ouverture sur d’autres espaces, retour vers l’appartement in fine), la mise en scène Ă©choue totalement Ă  dynamiser la triple difficultĂ© qu’elle affronte.

  • D’abord, il n’y a pas de scĂ©nario, c’est un road-movie plus descriptif que secouĂ© par un rĂ©cit avec
    • twists,
    • cliffhangers et
    • autres cahots Ă  mĂªme de captiver le mĂ©lomane.
  • Ensuite, il n’y a pas de personnages Ă©volutifs, chacun Ă©tant d’emblĂ©e figĂ© dans une posture et une personnalitĂ© dont il ne bougera jamais.
  • Enfin, il n’y a pas de suspense, prĂ©cisĂ©ment parce que l’histoire de Dante est Ă©ventĂ©e de sorte que, rĂ©duite Ă  peau de chagrin pour la nĂ©cessitĂ© de l’opĂ©ra, sans prisme singulier ou stimulant, elle finit par ressembler Ă  un « Profil » de chez Hatier, la seule bonne nouvelle Ă©tant la suppression de la description de certains des huit cercles, oĂ¹ l’on craignait de s’envaser comme dans l’interminable Ă©numĂ©ration ornithologique qui fracasse mĂªme les plus fanatiques d’Olivier Messiaen dans Saint François d’Assise (qu’a aussi dirigĂ© Kent Nagano, il y a quarante-deux ans, au grĂ© des huit reprĂ©sentations de la crĂ©ation).

 

Le 21 mars 2025, Ă  l’opĂ©ra Garnier (Paris 8), au deuxième rang, Christel Loetzsch, Pascal Dusapin passablement surpris d’Ăªtre au deuxième rang, et Bo Skovhus. Au premier rang, des gens. Photo : Bertrand Ferrier.

 

2.

La deuxième dĂ©ception, qui renforce la première, est liĂ©e Ă  l’Ă©criture musicale elle-mĂªme. Le plus souvent, elle transforme les qualitĂ©s du compositeur en reproches que l’on peut envisager d’adresser Ă  la partition. Pascal Dusapin est un maĂ®tre de l’orchestre. Il sait tirer de la phalange qu’il constitue pour partie

  • des sonoritĂ©s rares (tĂ¢chons nĂ©anmoins d’oublier les sons très vilains Ă©mis par l’orgue en plastique du soir),
  • des harmonies envoĂ»tantes et
  • des rapports entre pupitres particulièrement maĂ®trisĂ©s.

De surcroĂ®t, dans Il Viaggio, Dante, son travail s’appuie sur

  • des instruments rares (dont l’orgue en plastique, hĂ©las) ou non mĂ©lodiques, avec
    • frottements,
    • froissements,
    • glissements,
  • la transformation du chÅ“ur en un instrument d’orchestre comme un autre, et
  • l’augmentation de l’ensemble par le dispositif Ă©lectroacoustique.

Cette masse de possibles achoppe pourtant sur l’absence de narrativitĂ©. En d’autres termes,

  • la part instrumentale de la musique paraĂ®t souvent illustrative ;
  • elle manque de prises d’initiative face Ă  la sagesse planplan du livret ;
  • elle engonce les chanteurs dans une espèce d’ouate sonore bien conçue mais souvent cotonneuse ; et, au final,
  • elle semble essentiellement se rĂ©duire Ă  un projet d’illustration ou d’accompagnement qui empĂªche l’orchestre d’Ăªtre un personnage Ă  part entière de l’histoire qu’il contribue Ă  narrer.

 

Le 21 mars 2025, Ă  l’opĂ©ra Garnier (Paris 8), Kent Nagano, Jennifer France et un bout de David Leigh. Photo : Bertrand Ferrier.

 

3.

La troisième dĂ©ception est une consĂ©quence des deux autres : elle est interprĂ©tative. En dehors de l’affinement de certains calages dont devraient bĂ©nĂ©ficier les prochaines reprĂ©sentations, tant la partition a dĂ» Ăªtre complexe Ă 

  • apprendre,
  • mĂ©moriser et
  • ressentir,

les chanteurs n’ont pas de place pour incarner.

  • Au livret plouf-plouf et
  • Ă  la musique trop fonctionnelle s’ajoute
  • une mise en scène
    • poussive,
    • sans souffle,
    • dĂ©nuĂ©e d’inventivitĂ©.

Pas un personnage ne passe au travers de cette vacuité.

  • Dante, Ă´tant ou traĂ®nant sa veste Ă  nous en fatiguer les orbites, semble passer son temps Ă  se traĂ®ner par terre ;
  • BĂ©atrice est rĂ©duite Ă  une nana en robe rouge qui, dès qu’elle entre sur scène, fume et enlève ses sandales rouges que Dante s’empresse de humer comme dans « Le chat botté » de Thomas Fersen ;
  • le jeune Dante est l’Ă©ternel chougneur dont les plaintes perpĂ©tuelles escagassent au lieu d’Ă©mouvoir ;
  • la voix des damnĂ©s (nom d’un rĂ´le) rĂ©duit Dominique Visse Ă  jouer une folle façon Michel Fau – l’obligation d’avoir un travesti, en sus d’une femme chantant un homme, sur la scène opĂ©ratique, prolonge le/la consternant.e.x.y.z Falsacappa de Barrie Kosky, et c’est tellement pfff que je ne veux mĂªme pas chercher un mot plus noble pour remplacer l’interjection ;
  • Virgilio, avec ses faux airs d’un Christ ou d’un Jean-Baptiste caricatural, gronde comme une basse sans jamais paraĂ®tre dotĂ© d’une personnalitĂ© spĂ©cifique ;
  • en dĂ©pit de ses prouesses vocales, Lucia, paillettes et aurĂ©ole clignotante, est contrainte Ă  jouer une nana bourrĂ©e et/ou handicapĂ©e ; et
  • le narrateur n’est qu’un M. Loyal pailletĂ© lui aussi et parfois affublĂ© de claudettes, pour une raison qui, je le reconnais, m’a Ă©chappĂ©.

Ă€ ces stĂ©rĂ©otypes dĂ©pourvus de la moindre Ă©paisseur, s’ajoute la prĂ©sence de figurants niveau MJC en dĂ©crĂ©pitude, aussi inutiles (par exemple quand ils traversent la scène de jardin Ă  cour trrrrrès lentement

  • en slip,
  • en soutif,
  • en nuisette ou
  • nichons apparents,

alors que le gars de l’Enfer censĂ© choquer Dante parce qu’il est nu est, lui, vĂªtu d’un boxer, allez comprendre…) que gĂªnants (la caricature des fous, mĂªme alternĂ©e avec des moments chorĂ©graphiĂ©s tentant de distancer l’insulte, est quelque chose entre malvenue et malaisante). C’est d’autant plus dommage qu’il est exigĂ© de tous les chanteurs une performance technique sans rĂ©pit. Or,

  • au lieu de vibrer Ă  l’incarnation d’artistes qui se sont fadĂ©s un travail de fous furieux,
  • au lieu de se laisser emporter par une maĂ®trise vocale qui semble faire fi des contraintes et difficultĂ©s techniques,
  • au lieu de dĂ©coller de la chaise de bar d’oĂ¹ l’on se dĂ©boite le cou pour voir la moitiĂ© gauche de la scène du fond d’une « loge » et de se laisser peu Ă  peu envoler par le show,

on en est rĂ©duit Ă  constater la performance technique des chanteurs. Pendant 1 h 50, c’est peu. Certes, Danae Kontora et Jennifer France font preuve d’une constance wow et d’une maĂ®trise infaillible des registres extrĂªmes, sooo « musique contemporaine », mais cet extrĂ©misme des suraigus est tellement systĂ©matique qu’elle donne envie d’applaudir les cantatrices pour l’exploit, pas de les remercier pour la vibe qui nous Ă©vaderait et que l’on attend toujours.
Ă€ leur tour, par leur prĂ©sence presque constante pendant près de deux heures, Bo Skovhus, si recherchĂ© par les scènes parisiennes pour les crĂ©ations opĂ©ratiques, et son double Christel Loetzch (il faut bien sĂ»r une soprano pour jouer un homme, sinon, on n’est pas en 2025, mon poussin) tĂ©moignent d’un savoir-faire et d’un mĂ©tier remarquables sans nous arracher un frisson. Et l’on sent bien que ni les uns ni les autres ne peuvent faire plus, engoncĂ©s qu’ils sont dans un carcan stĂ©rilisant et sans issue. VoilĂ  peut-Ăªtre ce qui est le plus Ă©baubissant, dans ce Viaggio : il est incroyable qu’un vivier artistique d’une exigence et d’une conviction patentes ne soit pas en capacitĂ© de nous arracher la moindre larmichette intĂ©rieure.

 

En conclusion

Les faits sont tĂªtus. En cent dix minutes, jamais l’on n’aura eu l’impression d’Ăªtre pris dans le tourbillon

  • d’un amour plus fort que la mort,
  • d’un espoir plus terrifiant que la finitude,
  • d’une friction vitale entre impossible et nĂ©cessaire.

La dĂ©sertion de nombreux spectateurs autour de nous et les maigres applaudissements recueillis aux saluts par des artistes pourtant valeureux nous laissent supposer que notre dĂ©sarroi a Ă©tĂ© largement partagĂ©. Sans doute est-ce le lot des crĂ©ations : certaines convainquent, d’autres dĂ©samorcent toute tentative de s’enthousiasmer. Ce 21 mars, nous avons Ă©tĂ© dĂ©samorcĂ©.

 

Pelléas et Mélisande, Bastille, 28 février 2025 – 2/4

Huw Montague Rendall (PellĂ©as) aux saluts, devant le cheval Ă©viscĂ©rĂ© de Golaud, le 28 fĂ©vrier 2025 Ă  l’opĂ©ra Bastille (Paris 11). Photo : Bertrand Ferrier.

 

Après que nous avons dĂ©couvert le dispositif scĂ©nique au long du premier acte, le prĂ©lude du deuxième nous fait glisser avec fluiditĂ© dans la suite du drame, avec des couleurs orchestrales de toute beautĂ©. Wajdi Mouawad explore la mĂ©taphore de la vue en montrant, devant la fontaine des aveugles, MĂ©lisande (Sabine Devieilhe) qui joue Ă  colin-maillard avec PellĂ©as (Huw Montague Rendall). Un cheval renversĂ© descend des cintres. On comprendra plus tard que c’est le cheval qui a failli descendre (haha) Golaud.
Sur la vidĂ©o, une actrice jouant MĂ©lisande marche au fond des eaux car c’est au fond de la fontaine que la MĂ©lisande en chair et en os perd de vue la bague la liant Ă  Golaud pour « l’avoir jetĂ©e trop haut, du cĂ´tĂ© du soleil ». Au tableau suivant, on apprend que, au mĂªme moment, Golaud (Gordon Bintner) est renversĂ© par son cheval. Le timbre du chanteur, Ă  dĂ©faut de sĂ©duire, contraste efficacement avec le cristal de MĂ©lisande. Or, fors la musique, le texte, ici, a toute son importance. En effet, Maurice Maeterlinck dĂ©veloppe le champ de la vue :

  • Golaud soupçonne son cheval d’avoir vu « quelque chose d’extraordinaire » juste avant de le dĂ©sarçonner ;
  • MĂ©lisande confie Ă  son Ă©poux qu’elle voit dans les yeux de PellĂ©as qu’il ne l’aime pas, sans que l’on sache
    • si c’est mensonge,
    • si c’est qu’il ne l’aime pas assez pour renverser la table, ou
    • si c’est un aveu saveur antiphrase ; de mĂªme,
  • l’Ă©pouse avoue dĂ©pĂ©rir de tristesse car « on ne voit jamais le ciel ici », elle l’a « vu pour la première fois ce matin » en se libĂ©rant de l’anneau ;
  • Golaud ne voit plus la bague au doigt de son Ă©pouse ;
  • il lui intime d’aller la chercher « tout de suite, dans l’obscurité ».

Ce n’est plus une ambiance claire-obscure : dĂ©sormais, une chape sombre – le « couvercle Ă  Baudelaire » eĂ»t fredonnĂ© Alain Souchon – est tombĂ©e sur le drame, dĂ©passant l’onirisme intrigant du dĂ©but. L’orchestre laisse cependant planer un faux suspense. Il soigne le riche bouillonnement des interludes instrumentaux

  • en sculptant les contrastes,
  • en forgeant d’habiles nuances et
  • en caractĂ©risant les effets d’Ă©criture
    • (ensembles,
    • alternance des pupitres,
    • soli…).

 

 

Dans la grotte oĂ¹ PellĂ©as accompagne MĂ©lisande pour chercher l’anneau qu’ils ne peuvent pas trouver, l’expressivitĂ© de Huw Montague Rendall fait merveille. On goĂ»te

  • la souplesse de son phrasĂ©,
  • le soin apportĂ© Ă  la prononciation, voyelles comprises (ce n’est pas si frĂ©quent),
  • la capacitĂ© Ă  incarner son personnage dans les silences, et
  • les qualitĂ©s vocales proprement dites, parmi lesquelles
    • la sĂ»retĂ© des aigus,
    • la nettetĂ© des graves,
    • la complĂ©tude des registres et
    • la longueur du souffle.

La vue, cependant, continue d’Ăªtre interrogĂ©e avec insistance.

  • PellĂ©as n’a « pas songĂ© Ă  emporter une torche ou une lanterne » ;
  • il dĂ©crit malgrĂ© tout la grotte Ă  MĂ©lisande comme si elle Ă©tait aveugle (« elle est pleine de tĂ©nèbres bleues ») ;
  • il trouve « la clarté »… et s’en effraie aussitĂ´t puisqu’elle risque de rendre visibles aux trois pauvres affamĂ©s venus se rĂ©fugier dans l’anfractuositĂ© le couple de chercheurs de bagues.

La lumière, source

  • de chaleur,
  • de dĂ©couvertes ou de redĂ©couvertes heureuses, et
  • de quiĂ©tude,

est devenue un danger. Quand le deuxième acte s’achève, une certitude :

  • entrer dans la lumière comme un insecte fou,
  • avouer et s’avouer – autant dire : mettre en pleine lumière – l’amour interdit qui brĂ»le plus qu’il ne point, et
  • chercher la lumière au bout du tunnel

sont d’ores et dĂ©jĂ  des pistes vouĂ©es Ă  l’Ă©chec ultime. Le piège s’est refermĂ© sur la prison des hommes.

 

Ă€ suivre !

 

L’orchestre du CRR de Paris joue Mozart, Chopin et Beethoven, 17 mars 2025 – 3/3

… et Ă  la fin, tout le monde s’aime. (Orchestre du CRR, le 17 mai 2025, photographiĂ© par Rozenn Douerin.)

 

Après deux concerti pour piano, l’un de Mozart, l’autre de Chopin, l’orchestre du conservatoire de la rue de Madrid continuait d’envoyer du pĂ¢tĂ© en s’attaquant Ă  rien moins que la septième symphonie de Ludwig van Beethoven. Dès le premier mouvement, oscillant du poco sostenuto au vivace, la phalange dirigĂ©e par Pierre-Michel Durand dĂ©montre sa volontĂ© de jouer sur

  • les diffĂ©rences d’intensitĂ©,
  • le tuilage des nuances et
  • une certaine rigueur qui l’Ă©loigne du sentimental et de l’onctueux pour privilĂ©gier une impression de mouvement et d’inĂ©luctable.

La partition semble donner raison à ce choix certes un brin démonstratif voire guindé, mais qui peut séduire par son envie

  • d’Ă©largir le spectre de nuances,
  • de crĂ©er une palette variĂ©e d’intentions et
  • de souligner les tension narratives si beethovĂ©niennes avec
    • Ă -coups,
    • progressions,
    • twists et
    • rĂ©currences parfois grisantes.

L’allegretto, tubissime, est abordĂ© sans lenteur.

  • Les crescendi sont joliment menĂ©s.
  • Les changements de rythmes sont bien conduits par une clarinettiste solide.
  • La polyphonie de la fugue des cordes est nette.

Soit, il ne faut pas attendre un Beethoven

  • rutilant,
  • vrombissant ou
  • Ă©clatant ;

on n’en devine pas moins

  • l’exigence de la mise en place,
  • l’engagement des musiciens et
  • l’apprentissage in progress du collectif,

ce dernier point Ă©tant l’un des objectifs d’un orchestre de conservatoire, lieu de l’excellence personnelle plus que collĂ©giale, en sus de l’apport d’une expĂ©rience potentiellement utile aux futurs professionnels du rang. Le presto en Fa et son assai meno presto en RĂ© Ă©tincelle davantage. Les portugaises savourent

  • la tonicitĂ© de l’ensemble,
  • son explosivitĂ© et
  • la mallĂ©abilitĂ© du son dans les passages paisibles.

Les musiciens parviennent Ă  exprimer

  • tendresse,
  • majestĂ© et
  • versatilitĂ©

avec un aplomb qui séduit.

  • La dynamique est bonne,
  • l’ensemble est cohĂ©rent,
  • les dĂ©parts sont assurĂ©s.

De quoi faire passer les redites de la partition pour des bonbons déguisés en refrain ! Le finale, allegro con brio allant de La vers Ut et retour,

  • Ă©vite astucieusement de finasser,
  • avance sans minauder et
  • module avec appĂ©tit.

L’orchestre est Ă  son affaire.

  • Les accents sont tonifiants,
  • les silences bondissants,
  • les transitions rĂ©ussies et
  • les contrastes entraĂ®nants,
    • qu’ils soient progressifs,
    • qu’ils s’enroulent autour de l’intervention d’un pupitre en particulier ou
    • qu’ils glissent d’une nuance Ă  l’autre.

Pierre-Michel Durand fait habilement coulisser

  • les dialogues par blocs,
  • les tutti et
  • les mutations de caractère,

dessinant ainsi un finale

  • vivace,
  • vivant et
  • vivifiant.

Une manière roborative de conclure joyeusement un concert ambitieux !

 

Le masque est un visage, et retour

Utopie du Paradis des edelweiss le 28 juillet 2024 Ă  la tribune de Saint-AndrĂ© de l’Europe (Paris 8). Photo : Bertrand Ferrier.

 

Comme le veut notre nouvelle sĂ©rie, voici une improvisation du samedi soir enregistrĂ©e le dimanche midi. Une transfiguration, sans doute ou peut-Ăªtre, gravĂ©e dans le recueillement et l’enthousiasme gĂ©nĂ©ral, a minima. En tout cas, le projet ne manque pas de chien et donne ce qui suit…

 

 

L’orchestre du CRR de Paris joue Mozart, Chopin et Beethoven, 17 mars 2025 – 2/3

Yves Henry Ă  l’auditorium du CRR de Paris (Paris 8), le 17 mars 2025. Photo : Rozenn Douerin.

 

Après le vingt-troisième concerto pour piano de Mozart, l’orchestre du conservatoire Ă  rayonnement rĂ©gional de Paris (CRR) se fait – avec audace – les quenottes sur le deuxième concerto pour piano de Chopin, eĂ»t-il Ă©tĂ© Ă©crit avant le premier. Dans un monde clivant, il assume une certaine diversitĂ©, en dĂ©pit de la prééminence d’instrumentistes blancs si honnie par les bien-pensants :

  • clarinettiste « racisé »,
  • premier violon genrĂ© LGBTQIA+ ;
  • nombreuses musiciennes d’origine asiatique,
  • violoniste voilĂ©e avec, curieusement, des cheveux dĂ©couverts,
  • violoncelliste en nuisette…

Autant pour le racisme univoque censĂ© Ăªtre consubstantiel de la musique savante. Cependant, ce stress test passĂ©, reste Ă  dĂ©livrer. On connaĂ®t la vulgate : Chopin est nul en orchestration. La bande Ă  Pierre-Michel Durand va tenter de prouver que this is bullshit. Leur atout-maĂ®tre est Yves Henry, un prof autochtone qui est sans doute le maĂ®tre de la discipline Chopin. Mais l’investissement de l’orchestre n’est pas pour autant un atout nĂ©gligeable ! Dans le maestoso en fa mineur,

  • l’allure dĂ©cidĂ©e,
  • le bon groove des basses, et
  • les accents dynamisants

signalent que, pour le bonheur de l’auditeur, l’orchestre s’en donne Ă  cÅ“ur joie, la prĂ©paration de la banda n’y Ă©tant sans doute pas pour rien. Certes, le cor aigu, qui prend tous les risques, reste fragile, mais il tente, il ose, il sait que l’on entendra ses moindres couacs et pourtant il est lĂ , digne et honnĂªte. Ces ratĂ©s vivants sont constitutifs du concert d’un orchestre de conservatoire, aussi huppĂ© fĂ»t-il. Ă€ peine les signale-t-on pour prouver une prĂ©sence et saluer un projet professionnel en cours de perfectionnement. Pour un musicien vieux, c’est carrĂ©ment presque joyeux. Cependant, l’entrĂ©e d’Yves Henry change le niveau d’exigence. VoilĂ  un artiste qui sait allier, contre toute attente,

  • autoritĂ© et sensibilitĂ©,
  • rigueur et souplesse,
  • Ă©vidence et profondeur.

La virtuositĂ© est intĂ©riorisĂ©e. Elle passerait presque inaperçue tant la digitalitĂ© s’abstrait du cĂ´tĂ© circassien du piano pour rĂ©vĂ©ler Ă  celui qui Ă©coute

  • une pĂ©dalisation au cordeau,
  • une attention puissante Ă  l’Ă©quilibre des registres,
  • une science subtile du mĂ©lange chopinien qui unit
    • mesure,
    • dĂ©bordement et
    • agogique induite par l’Ă©criture.

Une façon de rappeler que, chez Yves Henry, l’aisance ne sent pas le cĂ´tĂ© circassien des Victoires de la musique pour mĂ©nagère occidentale de plus de cinquante ans ou le rĂ©cital d’Ă©tĂ© suintant l’inabsolu (mot qui n’existe pas, c’est vrai, et pourtant, la chose, elle, Ă´ combien). L’orchestre semble Ă©lever son niveau pour rejoindre l’interprète d’exception. Le voici manigançant un joli miroitement

  • de couleurs,
  • d’humeurs et
  • d’Ă©nergies

qui fait si bien scintiller ce mouvement que des spectateurs osent le blasphème absolu : battre des mimines entre les mouvements. Le larghetto en La bĂ©mol se dĂ©capsule sur une envie patente de l’orchestre de fomenter

  • une atmosphère,
  • un climat,
  • une ambiance

grĂ¢ce aux piani qui sertissent la mĂ©lodie. La partie du soliste rĂ©fute toute mollesse de l’Ă¢me. Elle exprime une tension fructueuses entre

  • tempo apaisĂ©,
  • traits virevoltants de la dextre et
  • impression diffuse que l’on Ă©coute une suspension aussi provisoire que tranquille.

L’orchestre surpasse une justesse des cordes qui semble parfois sujette Ă  caution pour valoriser avec habiletĂ©

  • frĂ©missement,
  • Ă©coute et
  • jubilation du pianissimo.

La prĂ©sence de solistes rouĂ©s (première bassonniste, par exemple), contribue Ă  l’Ă©motion du mouvement. L’allegro vivace, attaquĂ© dans la foulĂ©e, valse puis se cabre. Les saucisses s’agitent, les pupitres des vents s’affirment, Yves Henry impulse les changements de direction

  • rythmique,
  • thymique et
  • Ă©motionnelle,

joliment suivis par les Ă©lèves du CRR. Le pupitre de clarinettes tente de chiper le lead au soliste, qui retourne la situation en relançant la valse liminaire jusqu’aux dernières folies du faux finale majeur, prolongĂ© par les cors et par les dernières agitations pianistiques. Avec

  • envie,
  • lyrisme et
  • poĂ©sie,

Yves Henry offre aux Ă©lèves de son Ă©tablissement une leçon vibrante de musicalitĂ©. Et dire que le concert n’est point fini… Sans doute dans une prochaine notule apprendra-t-on l’issue de l’histoire ?

 

Chanter, c’est tirer des balles

L’affiche (best of)

 

Elles n’ont jamais Ă©tĂ© rĂ©unies sur la mĂªme scène, mais elles ont toutes deux Ă©taient des Mata Hari de la chanson, tirant, chacune Ă  sa manière, sur

  • les injustices de l’injustice,
  • le mĂ©susage du pouvoir au dĂ©triment des faibles – nul doute que, en lisant la dix-septième page du Monde de ce 15 mars 2025, elles auraient Ă©tĂ© inspirĂ©es par la domination des banquiers, qu’illustrent parmi d’autres les règnes
    • d’Emmanuel Macron (Rotschild),
    • d’Éric Lombard (Bercy, BNP Paribas),
    • de Friedrich Merz (Allemagne, BlackRock),
    • de Mark Carney (Goldman Sachs, Canada), ou
    • de Mario Draghi (Europe, Goldman Sachs itou),
  • les mille mĂ©lodies que sait utiliser « l’air de la bĂªtise » pour essayer de nous abrutir,
  • la nĂ©cessitĂ© d’Ăªtre follement fou donc, bien sĂ»r,
  • l’amour, aussi irrĂ©pressible qu’inaccessible, ce qui le rend encore plus affriolant.

BĂ©atrice Tekielski, dite Mama BĂ©a, et feue Catherine Ribeiro, dite Catherine Ribeiro, ont rendez-vous sur scène ce mardi 18 mars, Ă  19 h et Ă  la librairie Publico (145, rue Amelot | Paris 11) par le truchement de deux zozos qui ont dĂ©cidĂ© de les interprĂ©ter respectueusement ET Ă  leur façon. On n’entendra donc pas de reprise (ces dames ne sont pas des chaussettes) mais des monuments plus ou moins connus du rĂ©pertoire. CĂ´tĂ© Catherine,

  • « La vie en bref » cĂ´toiera « Infinie tendresse »,
  • « Jusqu’Ă  ce que la force de t’aimer me manque » fricotera avec « Elles »,
  • le cantique sylvestre « Racines » se frottera Ă  « Qui a parlĂ© de fin ? », et
  • les mĂ©lancolies de « Carrefour de la solitude » et de « L’enfant du soleil couchant » se mĂªleront.

 

 

Côté MBT,

  • on se souviendra des annĂ©es 1970, le temps de regarder par « La fenĂªtre » ;
  • on plongera dans les annĂ©es 1980 en tentant de survivre
    • Ă  la « Lobotomie » ambiante,
    • Ă  « La visite » toujours reportĂ©e du Père NoĂ«l, et
    • Ă  la peur qui me fait dissimuler « Mon cul » (et je crois que je ne suis pas le seul) ; enfin,
  • on s’arrĂªtera Ă  la fin des annĂ©es 1990 pour prendre des nouvelles de « L’Indienne ».

Ce double concert veut sonner moins comme un hommage que comme

  • un compagnonnage,
  • un partage qui raisonne et
  • un prolongement qui rĂ©sonne.

PrĂ©parĂ© par les dynamiques libertaires du groupe Louise Michel mais pensĂ© pour tous les amateurs de chanson française avec du texte et de la musique dedans, sans limitation de chapelle, confrĂ©rie et autres convictions dures ou molles, il sera gratuit avec sĂ©bile Ă  la sortie. HĂ¢te de vous y retrouver !

 

L’orchestre du CRR de Paris joue Mozart, Chopin et Beethoven, 17 mars 2025 – 1

Romain Descharmes Ă  l’auditorium du CRR de Paris (Paris 8), le 17 mars 2025. Photo : Rozenn Douerin.

 

Jouant Ă  domicile devant les pairs des instrumentistes, l’orchestre du Conservatoire Ă  rayonnement rĂ©gional (CRR) de Paris a droit Ă  un triomphe pour son entrĂ©e sur scène. Dans sa ligne de mire, deux concerti et une symphonie tubesque, soit une grosse set-list d’environ 1 h 45 de musique sans entracte. Regrettons que l’Ă©tablissement n’ait pas fait l’effort de proposer un programme aux spectateurs, d’autant que celui qui Ă©tait annoncĂ© sur l’agenda trimestriel Ă©tait complètement diffĂ©rent de ce qui se fomentait
Pour lancer les joyeuses hostilitĂ©s, le vingt-troisième concerto pour piano de Wolfgang Amadeus Mozart dĂ©bute sur un allegro en La qui ne manque pas d’allant, malgrĂ© une justesse et une prĂ©cision assez perfectibles, comme si la phalange n’Ă©tait pas encore assez Ă©chauffĂ©e. L’entrĂ©e en lice du piano de Romain Descharmes – l’homme au nom quĂ©bĂ©cois, au minois poelvoordien, et qui joue, Ă´ scandaaaale, avec partition digitale – tĂ©moigne d’un souci rĂ©ciproque de distribuer la parole pour construire les conditions d’une conversation. Pierre-Michel Durand conduit ses ouailles avec une nettetĂ© qui permet Ă  l’auditeur, par-delĂ  les dĂ©calages sporadiques, de profiter

  • de bons breaks,
  • de jolis contrastes et
  • d’une envie patente de chacun de faire de la musique plutĂ´t que de se contenter de jouer des notes.

L’adagio en fa dièse mineur n’a certes pas la notoriĂ©tĂ© du mouvement lent du vingt-et-unième (Macha BĂ©ranger a durablement fait pencher la balance en faveur du second…) ; en revanche, Ă©lĂ©giaque en diable, il permet Ă  Romain Descharmes de dĂ©ployer un talent et un savoir-faire particulièrement apprĂ©ciables. On goĂ»te en l’Ă©coutant

  • la lĂ©gèretĂ© des attaques,
  • la finesse de la pĂ©dalisation,
  • l’onctuositĂ© des phrasĂ©s,
  • la variĂ©tĂ© des piani,
  • la justesse de l’agogique, et
  • la parfaite adaptation de la projection du son Ă  l’acoustique de la salle.

Moins de son cĂ´tĂ© qu’avec le pianiste, l’orchestre accompagne les intentions du soliste tout en conservant la retenue qui sied Ă  son rĂ´le. L’allegro assai en La est jouĂ© dans la foulĂ©e. Après le moment incitant Ă  allumer des briquets, pour les plus anciens, ou la lampe-torche de son cellulaire, pour les non-fumeurs, voici le moment zumba. Ça repart en effet avec

  • dĂ©licatesse,
  • Ă©nergie et
  • impulsions.

On s’Ă©tonnerait presque que les organisateurs n’aient pas Ă´tĂ© les fauteuils pour transformer le parterre en dancefloor. Romain Descharmes continue de charmer les esgourdes grĂ¢ce notamment

  • Ă  la tonicitĂ© de sa main gauche,
  • Ă  la soliditĂ© de sa main droite, et
  • Ă  son sens du rythme
    • (quand lĂ¢cher la note ?
    • comment la poser ?
    • comment l’effacer ?).

Attentif Ă  prĂ©server la musicalitĂ© par-delĂ  l’esprit festif et la virtuositĂ© de bon aloi, il Ă©vite de confondre

  • vitesse et prĂ©cipitation,
  • facilitĂ© apparente et esbroufe de jeune coq,
  • contrastes et excès d’intention.

Les échanges entre soliste et orchestre ne manquent pas de moments réussis, à mettre au crédit des trois entités :

  • le pianiste,
  • l’orchestre et
  • le chef.

En dĂ©pit de quelques approximations comprĂ©hensibles pour un orchestre de conservatoire, ledit conservatoire fĂ»t-il l’antichambre du CNSMDP, et de pupitres exposĂ©s qui ne peuvent dissimuler quelques couacs très humains (le cor aigu n’est pas encore très fiable…), l’ensemble est de belle facture. Loin de glisser sur l’auditeur sous prĂ©texte que ce n’est « que » du Mozart, ce premier en-cas se savoure plutĂ´t comme un apĂ©ritif gourmand ouvrant la porte au deuxième concerto de Chopin. Ă” surprise ! Ce sera l’objet d’une prochaine chronique…

 

De l’optimisme selon Jann Halexander

Jann Halexander Ă  la galerie Grand merci (Paris 6), le 15 mars 2025. Photo : Rozenn Douerin.

 

Ă€ l’occasion d’une causerie parlĂ©e mais aussi chantĂ©e, Jann Halexander est venu glisser une fredonnerie tirĂ©e de son disque Affidavit, publiĂ© en 2017. L’occasion pour les fans d’entendre une chanson rarement entonnĂ©e sur scène par l’artiste, et pour les nouveaux venus de dĂ©couvrir une facette de l’homme qui n’envisageait pas de sĂ©parer

  • l’amertume et le sourire,
  • l’angoisse et la certitude,
  • le dĂ©sir de transcendance et la conscience viscĂ©rale des limites humaines.

Ce que ça donne est dans la vidéo ci-dessous !

 

 

Nous y voilĂ  !

La mort en bref

 

Les derniers billets pour une visite du parc d’attractions le plus secret du monde, celui qui nous incite Ă  rĂ©flĂ©chir Ă  ce qui nous attend tous, sont disponibles ici. Rendez-vous au 14 bis, rue CoĂ«tlogon | Paris 6 !