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Jennifer Young page 2

Refaisons les niveaux du bonheur

Photo : Jacques Bon (http://www.cafcom.net/)

 

Une hymne. De la pétillance. Du tube et des tuyaux.
Ainsi s’achevait le concert « Y a d’la joie ! » qui, lui-même concluait la quatrième saison du festival Komm, Bach!.
Les snobs peuvent bien faire la moue ou la molle : on ne jouera jamais pour eux.

 

 

À la recherche du salut

Photo : Jacques Bon (http://www.cafcom.net/)

 

On n’est pas près de s’incliner devant les ordures qui assassinent la culture, fussent-elles pharmaciennes sarkozystes reconverties dans la télé de merde puis dans le lèche-culisme profitable (comme quoi, y a une cohérence).
En revanche, d’un salut à la Vierge avec la soprano américaine Jennifer Young, on ne sera jamais marri.

 

 


Communiqué du festival Komm, Bach!

Afin de respecter les décrets gouvernementaux interdisant les rassemblements non liés au culte dans les églises, les concerts du « mois des quatre samedis » mitonnés par le festival Komm, Bach! sont annulés. Certains feront l’objet de captations sans public, qui seront diffusées ultérieurement.
Vous trouverez bientôt les dates des nouveaux concerts YouTube du festival sur cette page.
D’ici là, vous pouvez profiter d’extraits de concerts passés sur la chaîne du festival, et retrouver les huit précédentes expériences musicales proposées sur YouTube avec, notamment, orgue, trompe de chasse, flûte, peinture (si), piano, violoncelle, saxophone, chanson, clavecin, alto et quatuor à cordes !

Un éloge de la conserve

Photo : Jacques Bon (http://www.cafcom.net/)

 

Petites et grandes joies,
extases ou gourmandises,
réelles ou imaginaires,
puissiez-vous demeurer.
Allez, parfois, quoi. Un peu.
Sans déconner, ça serait sympa.

 

 

Que mes trois joies demeurent

 

Photo : Jacques Bon (http://www.cafcom.net/)

 

Le concert YouTubé pour cause de blabla sanitaire s’intitulait « Y a d’la joie ».
Mais faut toujours se méfier des Américains, ils en font toujours plus.
Alors, pensez, une Américaine. Enfin, une. Disons trois Américaines, mais une quand même.

 

 

Le paradis est possible…

Photo : Jacques Bon (http://www.cafcom.net/)

 

… mais, apparemment, faut se voiler la face capillaire.
C’est ça, le problème, dans la vie telle qu’elle est.
Quand on a des cheveux, bien sûr.

 

 

Y a d’la joie : les artistes

 

Pour le dernier concert de sa quatrième saison – rendez-vous ce soir à 20 h 30 précisément ici – et peut-être dernier concert YouTube, le festival Komm, Bach! s’enjaille en osant une thématique à contre-courant de la morne morosité ambiante. Une demi-douzaine d’artistes ont été convoqués pour nous rappeler que, malgré tout, malgré nous parfois, y a d’la joie !
Au piano, Jasmina Kulaglich nous fait le plaisir et l’honneur de rrrrevenir. De cette pépite du piano serbe, honorée des plus grandes récompenses dans un pays réputé pour son exigence et son très haut niveau musical, devenue à la fois l’une des pédagogues les plus recherchées, une soliste singulière et une chambriste gourmande d’expériences formidablement abouties, nous avons déjà tressé quelques louanges. Laissons parler la musique pour esquisser la puissance sans afféterie de cette artiste qui nous a, toujours, proposé un programme inédit et sur-mesure. Sans trop en révéler, disons que cette fois-ci ne sera pas, et c’est joyeux, une exception.

 

 

Comme le propose Komm, Bach!, revendiquant d’être le plus petit festival international d’orgue-et-pas-que, le concert ne s’arrêtera pas en Serbie. Il passera par le Japon d’où nous vient un « jeune talent » considéré comme l’une des plus belles pépites de l’impressionnante écurie d’excellents élèves formés par Christophe Mantoux. Midori Abe. Écoutée et acclamée dans quelques-unes des plus belles églises de Paris, la virtuose cèle à peine un tempérament de musicienne incandescente sous une modestie qui refuse effets et effusions. Ce qu’elle nous propose en cette Fête de la musique – la relecture pertinente d’un monument du répertoire – porte la marque délicate d’une exigence émoustillante et d’une sobriété bienvenue.

Midori Abe. Photographie : Bertrand Ferrier.

À peine posés au cœur battant du pays du Soleil levant, nous voilà repartis. Direction les États-Unis, plus précisément la Californie, avec Jennifer Young.
Titulaire d’un Bachelor cum laude en musique à l’université de Harvard, qu’elle prolongera d’un master de musique avec mention en chant à Longy, la soprano se produit en récital de Boston à La Haye, de San Francisco à Boston en passant par le Japon. Chef de chœur auprès d’enfants (mais pas que), elle s’est produite avec de nombreux ensembles vocaux réputés sous la baguette de zozos de l’acabit d’un Riccardo Muti ou d’un Zubin Mehta, de Tel Aviv à Salzbourg… Pour la Fête de la musique 2020, elle a choisi Saint-André de l’Europe et Komm, Bach! en signant une proposition festive, entre golden hits et suggestions inattendues. Accrochez-vous, ça va vibrer !

Jennifer Young. Photographie : Bertrand Ferrier.

Côté franchouillard, je viendrai poser quelques sons à l’improviste, en tant que titulaire de l’orgue de Saint-André de l’Europe. Mais nous aurons surtout la joie d’accueillir des artistes à la fois presque français et un peu spéciaux quand même puisqu’ils sont du Ch’Nord. Oh, rassurez-vous, ça ne se voit presque pas – si, en ces temps de pudibonderie nauséabonde, on peut encore faire ce genre de facéties sur les Nordistes sans avoir cette ignominie de Big Mama aviaire sur le râble.
Néanmoins, on est fort tout ravis, voire tout fort ravis, de compter sur la présence de Romain Watson, musicien professionnel (guitariste, chanteur, lead ou sideman, vidéaste itou), fomenteur de mille projets dont le groupe Atlantys qui claqua quelques albums au retentissement certain, et membre éminent du combo Old Tree’z en plein boom. Musicien atypique dont les mélodies fricotent avec les charmes des tubes pop, métisseur de styles capable de travailler avec d’autres artistes de sensibilités très différentes, Romain W. travaille souvent, c’en devient suspect, en complicité avec Magic Mélanie, chanteuse, batteuse et percussionniste dans la vraie vie – ça existe. Leur spécialité : la chanson en un jour. Pour savoir comment on fait « une chanson en un jour » (en l’espèce, celle-ci) quand on est secoué et que l’on a une machine à laver voire une cuisinière, merci de visionner le mode d’emploi ci-dessous.

 

 

Bref, c’est avec de joyeux drilles, de grands musiciens et un projet pétillant que nous avons rendez-vous ce dimanche 21 juin à 20 h 30 pour vibrer ensemble, en présence digitale des artistes avec qui vous pourrez échanger pendant le concert grâce au tchat !

 

 

N’attendez plus que la joie revienne…

 

… elle arrive. Rendez-vous ce dimanche 21 juin à 20 h 30.

 

 

Sous-rions

Capture d’écran de contrôle, feat. Jennifer Young : Bertrand Ferrier.

Tu connais ce moment, oh, tu connais ce moment où, quand tu enregistres, alors que ce sera reproduit sans patch, id est comme en concert, la prise est plutôt correcte jusque-là, et tu ripes à une mesure de la fin.
Ce semi-sourire dit « aux lèvres mordues » n’est rien moins qu’une promesse de suicide pour échapper à la honte éternelle – promesse d’autant plus triste que tu ne la mettras même pas à exécution. La moue de la soprano dit, avec une sobriété toute américaine, ce qu’elle ne te dira jamais car, elle, a de l’élégance.

80, le bientôt bel âge

Photo : Bertrand Ferrier

La quatre-vingtième approche. La soixante-dix-neuvième d’abord, mais bientôt quand même.
Merci aux artistes, au public, aux artisans, à la paroisse et aux instigateurs.
Let’s get going.

C’est la fêteuh, la fêteuh

Et voilà, la troisième saison de Komm, Bach! s’achève presque. Cependant, avant d’entendre filer la dernière note du soixante-sixième concert, il reste un peu de pain sur la planche… ou sur l’orgue, tout juste accordé par le facteur Yves Fossaert en personne.
Depuis l’affiche, quelques rebondissements ont défrisé le programme des cinq concerts offerts ce jour, mais l’entrée reste gratuite, la sortie aussi ; les concerts seront bien diffusés sur écran géant sous le regard attentif et expérimenté de la cadreuse du festival, Rozenn Douerin ; et ce qui attend les curieux reste fort croquignolesque, crois-je.



Pour voir tout cela plus en détail, cliquer sur les images ci-d’sous… ou venir, simplement, au 24 bis, rue de Saint-Pétersbourg (Paris 8, proche métros Place de Clichy – Europe et pas loin Saint-Lazare) partager tout ou partie de ces cinq heures de musique !