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Granularité sonore

Bien accompagné 34 : église Saint-Eugène-Sainte-Cécile (Paris 9)

Mulk à Saint-Eugène (Paris 9), le 30 décembre 2024. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Expertiser l’organologie dans sa réalité factuelle comme dans sa potentialité virtuelle : telle semble être la problématique – un rien tarabiscotée, soit – de la compagnie de sachants répondant au nom de Sleepy & Partners, spécialisée dans la « granularité sonore », domaine confidentiel où seules quelques personnalités ont accès, mais domaine essentiel puisque, s’il est confidentiel, c’est sans doute qu’il est essentiel. Pour son trente-quatrième mandat, l’entreprise a mandaté Mulk, dont l’expertise de l’orgue de la collégiale de Vernon semble avoir été fructueuse puisque, depuis, il a tâché moyen de revêtir un coquet costume de travail. Jusque-là, ne circulaient que des photos de lui dans le plus simple appareil – ici, on ne parle donc pas de l’orgue, machine complexe s’il en est.
Mais soyons précis : qu’est-ce donc à dire de quoi ça parle à propos de, l’expertise selon Sleepy & Partners ?

 

Le projet d’une expertise granulaire est d’abord de jauger la sonorité du son en tant qu’il est son et non dans sa finalisation englobante,

 

nous a-t-il confié, pour expliciter (pensait-il) sa démarche, avec cet air mystérieux propre aux experts en général et aux organologues en particulier. Le Merklin désormais confié au sieur Vincent Rigot, ouï tantôt en récital, est un majestueux instrument au buffet conçu sur mesure pour l’église et aux claviers augmentés pour sa transformation d’orgue d’exposition en orgue d’église. Son Excellence l’Expert Mulk a écouté et testé presque religieusement et sans exclusivité

  • les jeux de fonds,
  • les jeux solistes,
  • le crescendo,
  • la joie du laïc apportant une missive à monsieur le titulaire (« ha, vous n’êtes pas lui ? / – Non, c’est moi »)
  • les différences d’accord des anches consubstantielles au genre de l’orgue,
  • les facéties secrètes que seuls les initiés du grade de titulaire peuvent connaître,
  • la voix des mystiques tentant une prière commune alors que le chapelet est encore loin,
  • la raison d’être du très curieux manque de cuillère I/II,
  • le suspense créé par le crantage des registres, et
  • le ressenti acoustique depuis la tribune.

 

Mulk à Saint-Eugène (Paris 9), le 30 décembre 2024. Photo : Bertrand Ferrier.

 

L’absolue exigence d’indépendance du gredin n’est pas allée jusqu’à l’obliger à refuser un first drink en compagnie du titulaire après l’effort, « mais seulement à des fins de complémentation d’enquête », a-t-il stipulé en sirotant la minable arnaque du « Bistro de la banque », cet éloge – assumé – du shrinking réduisant la pinte à 45 cl (y a pas de petits profits chez les gredins vu que, au bout de dix arnaques, t’as gagné une pinte, ça vaut la peine de l’assumer). L’atmosphère locale semblait aussi l’inspirer quand, peu après qu’il a goûté sa blonde, en TBTH, un couple à l’accent plus snob que prout-prout est venu rapporter deux chaises au bistrotier

 

sans doute prélevées en toute innocence par des jeunes souhaitant passer un moment paisible dans notre cité.

 

Sa Majesté l’Expert a soupiré et détourné la tête. Par la vitrine, il a constaté, rassuré, que, malgré les personnages grotesques qui peuplent notre quotidien (nous, ça va, on est normalses, mais les gens, pardon), le monde continuait à préparer son passage vers 2025, année alors en gestation ; et il en a déduit, pragmatique, que, comme l’orgue, le réel n’est pas ailleurs : il est simplement multiple. Resterait à savoir multiple de combien, mais cela n’entre pas dans le champ de son expertise, hélas. Allez, patron, apportez la petite sœur. Non, pas pour moi, pour Mulk, évidemment ! Quoique…


Retrouvez les aventures de Sleepy & Partners…

  1. … aux grandes orgues de la collégiale de Montmorency.
  2. … à l’église Saint-Marcel (Paris 13).
  3. … à l’église Sainte-Marie-Madeleine de Domont.
  4. … à l’église Saint-Martin de Groslay.
  5. … à l’église Saint-Louis de Vincennes.
  6. … à l’église Saint-Joseph d’Enghien-les-Bains.
  7. … sur l’orgue provisoire loué par Notre-Dame de Vincennes.
  8. … aux grandes orgues de la cathédrale de Gap.
  9. … aux grandes orgues de Sainte-Julienne de Namur puis de la cathédrale de Namur.
  10. … à l’église Notre-Dame de Beauchamp.
  11. … sur l’harmonium du temple protestant du Saint-Esprit (Paris 8).
  12. … à l’église de Taverny et à l’église de Bessancourt.
  13. … à l’église du Raincy.
  14. … à l’église de Notre-Dame du Rosaire.
  15. … aux grandes orgues de l’église Sainte-Marie des Batignolles (Paris 17).
  16. … aux grandes orgues de la chapelle du Val-de-Grâce (Paris 5).
  17. … aux grandes orgues de la basilique d’Argenteuil.
  18. … sur l’orgue Cattin de Notre-Dame de Vincennes.
  19. … sur l’orgue Mutin-Cavaillé-Coll de Saint-Georges de la Villette (Paris 19).
  20. … sur l’orgue Merklin de Saint-Dominique (Paris 14), une fois ou deux.
  21. … sur l’orgue Delmotte de Saint-André de l’Europe (Paris 8).
  22. … aux grandes orgues de la collégiale Saint-Jean de Pézenas.
  23. … aux orgues de l’Immaculée Conception (Paris 12).
  24. … sur l’orgue de l’église Sainte-Claire (Paris 19).
  25. … sur l’orgue de l’église Saint-Denis de Gerstheim.
  26. … sur l’orgue de l’église Saint-Saturnin de Nogent-sur-Marne.
  27. … sur l’orgue de Bécon-les-Bruyères.
  28. … sur l’orgue de Saint-Serge d’Angers.
  29. … sur l’orgue de la chapelle Ozanam (Paris 17).
  30. … sur l’orgue de la collégiale Notre-Dame de Vernon.
  31. … sur l’orgue du temple du Saint-Esprit (Paris 8).
  32. … aux deux orgues de la Madeleine (Paris 8).
  33. … sur l’orgue de la basilique Notre-Dame du Perpétuel Secours (Paris 11).

 

Bien accompagné 32 : église de la Madeleine (Paris 8)

Sleepy à l’orgue de chœur de la Madeleine (Paris 8), le 27 août 2023. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Ce dimanche, à l’occasion du concert du Duo éolien d’Aurélien Fillion et Mélanie Filipiak, Sleepy n’avait pas du boulot en perspective mais des boulots. En tant que fondateur, coordinateur, responsable pragmatique et prospective de la compagnie Sleepy & Partners, il lui incombait – voire il lui décombait – l’expertise des instruments de la Madeleine, « le grantogre et le rikiki ». Quand d’autres essayent de décrocher la Lune, le plus iconique des organologues a d’abord décidé de se pencher puis de marcher sur l’orgue de chœur.

 

Sleepy à l’orgue de chœur de la Madeleine (Paris 8), le 27 août 2023. Photo : Bertrand Ferrier.

 

En théorie, son rôle est simple en dépit de sa complexité. Le connaisseur doit expertiser l’instrument d’un point de vue de la granularité sonore, ce puissant et mystérieux concept théorisé, développé et monétisé par sa start-up. Il s’agirait, si nous avons bien feint de comprendre, d’évaluer la spécificité de la couleur instrumentale en tant que ledit résultat de la proposition n’est pas seulement un espace mais aussi un temps, une texture, un devenir, un grain d’éphémère dans une bruiterie en extension, une symbiose vibratoire perçue en tant que tel par des singularités subjectives qu’il convient, évidemment, d’objectiver dans la limite où l’objectivation n’est pas la trahison de ce que la subjectivité a d’ontologiquement subjective (« et non subjectiviste ! », glisse-t-il en s’autorisant un petit rire). Dans cette perspective, le spécialiste expertologue a su une fois de plus, et c’est tout à son honneur, faire un pas de côté. Un élément en particulier a retenu son attention : le banc.

 

Sleepy à l’orgue de chœur de la Madeleine (Paris 8), le 27 août 2023. Photo : Bertrand Ferrier.

 

« L’orgue est l’un des rares instruments que l’on est obligé de jouer assis, nous a-t-il expliqué. C’est sa principale différence avec le piano, dont l’utilisateur est parfaitement habilité à jouer debout. S’il en joue assis, pardon de fracasser ce vieux mythe propre au petit monde de la musique savante, c’est essentiellement par flemme. Ce n’est pas du tout le cas pour l’organiste. D’où l’importance du banc. » L’expert spécialiste a donc fort apprécié la structure destinée au postérieur du musicien et, au premier chef, le petit trou qui permet de vérifier au centimètre près si la hauteur du siège est celle que souhaite l’artiste. Tout en prenant des notes, il a posé que « la musique, c’est comme la vie : on ne peut l’apprécier et donner le maximum de soi que lorsque l’on est bien installé. » Puis il a exigé de monter sur-le-champ au grand orgue. Il en avait vu et ouï assez.

 

Sleepy au grand orgue de la Madeleine (Paris 8), le 27 août 2023. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Arrivé au sommet de la vertigineuse tribune, l’expert spécialiste triomphe, exulte, éructe presque : « Voilà ce que je disais ! Voilà ce que je disais ! » En effet, il appert que, au grantogre si prestigieux, le banc exprime une fragilité qui n’est pas corrélée à la solennité de l’instrument. Toutefois, le petit ours refuse de s’en offusquer. Il n’est pas là pour juger, souligne-t-il, mais pour « jauger tout un certain nombre de caractéristiques permettant de cerner la proposition fomentée et/ou fermentée par les ondulations acoustiques de l’instrument, tant dans sa fermeté directement perceptible que dans ce que l’on pourrait synthétiser, d’un point de vue structurel, voire physiostructurel, comme une facture de l’aléatoire. »

 

Sleepy au grand orgue de la Madeleine (Paris 8), le 27 août 2023. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Aussi a-t-il particulièrement apprécié le troisième clavier, actuellement muet puisque ses tuyaux ont été ôtés le temps de travaux sur la façade. « Il s’agit d’une stratégie culottée – comme une pipe, ce qui est cohérent avec un pipe organ, hihihi – d’ouvrir l’espace de l’imaginaire, de confronter le possible au perçu, de rééchelonner les deux cosmos que sont l’inouï et l’accessible », s’est-il enthousiasmé. Avant de lâcher, épuisé par sa tâche colossale : « C’est bon, j’ai fini, vous pouvez commencer le concert. » Bien que nous redoutions son silence, nous avons posé la question qui aimante tous les esprits : « Alors, cette granularité sonore, que pouvez-vous nous en dire ? » Il a souri, hoché la tête et murmuré : « Oui, oui. » Hélas, nous n’en saurons pas plus pour le moment, confidentialité oblige. La compagnie Sleepy & Partners n’est pas prête à révéler tous ces petits rien qui font des petitd tout et s’appellent, délicatement, des secrets.


Retrouvez les aventures de Sleepy & Partners…

  1. … aux grandes orgues de la collégiale de Montmorency.
  2. … à l’église Saint-Marcel (Paris 13).
  3. … à l’église Sainte-Marie-Madeleine de Domont.
  4. … à l’église Saint-Martin de Groslay.
  5. … à l’église Saint-Louis de Vincennes.
  6. … à l’église Saint-Joseph d’Enghien-les-Bains.
  7. … sur l’orgue provisoire loué par Notre-Dame de Vincennes.
  8. … aux grandes orgues de la cathédrale de Gap.
  9. … aux grandes orgues de Sainte-Julienne de Namur puis de la cathédrale de Namur.
  10. … à l’église Notre-Dame de Beauchamp.
  11. … sur l’harmonium du temple protestant du Saint-Esprit (Paris 8).
  12. … à l’église de Taverny et à l’église de Bessancourt.
  13. … à l’église du Raincy.
  14. … à l’église de Notre-Dame du Rosaire.
  15. … aux grandes orgues de l’église Sainte-Marie des Batignolles (Paris 17).
  16. … aux grandes orgues de la chapelle du Val-de-Grâce (Paris 5).
  17. … aux grandes orgues de la basilique d’Argenteuil.
  18. … sur l’orgue Cattin de Notre-Dame de Vincennes.
  19. … sur l’orgue Mutin-Cavaillé-Coll de Saint-Georges de la Villette (Paris 19).
  20. … sur l’orgue Merklin de Saint-Dominique (Paris 14), une fois ou deux.
  21. … sur l’orgue Delmotte de Saint-André de l’Europe (Paris 8).
  22. … aux grandes orgues de la collégiale Saint-Jean de Pézenas.
  23. … aux orgues de l’Immaculée Conception (Paris 12).
  24. … sur l’orgue de l’église Sainte-Claire (Paris 19).
  25. … sur l’orgue de l’église Saint-Denis de Gerstheim.
  26. … sur l’orgue de l’église Saint-Saturnin de Nogent-sur-Marne.
  27. … sur l’orgue de Bécon-les-Bruyères.
  28. … sur l’orgue de Saint-Serge d’Angers.
  29. … sur l’orgue de la chapelle Ozanam (Paris 17).
  30. … sur l’orgue de la collégiale Notre-Dame de Vernon.
  31. … sur l’orgue du temple du Saint-Esprit (Paris 8).

 

Bien accompagné 30 : collégiale Notre-Dame de Vernon

Mulk. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Une nouvelle mission a été échue à Sleepy & Partners, experts en granularité sonore. Elle a été confiée à Mulk, le quatorzième partenaire à avoir signé avec la célèbre firme qui fait référence en matière d’examen organistologique. En une répétition, un raccord et un concert, le spécialiste doit parvenir à

  • cerner la spécificité de l’orgue Kern soumis à sa sagacité,
  • l’évaluer
    • « en tant que tel,
    • en relation avec son environnement et
    • en rapport avec les autres instruments équivalents ou similaires », avant de
  • « déterminer une posture proactive permettant d’être force de proposition tout en respectant le logiciel diachronique qui préside à l’alchimie sonore représentée en l’espèce par cette actualisation d’un projet organistique multiséculaire ».

En clair, il doit bosser.

 

Mulk à l’orgue Kern de la collégiale de Vernon (27). Photo : Bertrand Ferrier.

 

L’examen de l’instrument est chose complexe… et en partie secrète. L’expert assume le parfum de mystère que sa discrétion suscite. La part scientifique, technique et régulée de son travail n’empêche nullement le développement d’une indispensable part plus subjective, où le ressenti expérimental le dispute à une perspective observationnelle où, selon les dires du spécialiste, « l’objectivité dépasse l’objet ». Il s’agit de caractériser le son non pas en tant que son, mais en tant qu’il n’est pas seulement – par un tour de passe-passe, un torero dirait grâce à une véronique – son son. Là pointerait la fameuse, l’indiscutable et la néanmoins nébuleuse granularité.
Aussi la quête d’un partenaire dépasse-t-elle la seule intelligence d’une onde ou la simple couleur d’un registre. Il lui incombe et lui décombe même d’être « agent de la perspective avant tout », c’est-à-dire de définir à la fois le texte, le contexte et le métatexte qui s’articule dans la vibration que chacun entend. Cette déconstruction constructive semble au cœur de l’expertise granulaire.

 

 

Mulk à l’orgue Kern de la collégiale de Vernon (27). Photo : Bertrand Ferrier.

 

Ces perspectives transcendantes n’exonèrent pas le travailleur d’une exploration classique du potentiel de l’orgue. L’expert a insisté pour dénoncer toute « impression d’impressionnisme ». Selon lui, on ne peut envisager une dissection granulaire sans exiger la plus grande exigence. « Il n’y a pas de fastueux qui ne soit, initialement, fastidieux », nous a glissé celui qui se présente comme un humble examinateur de réalités ondulatoires.
En dépit du prestige de sa fonction, le partenaire s’oppose à toute idéalisation de sa mission. Investigateur tapi dans l’ombre et dérobé aux vivats depuis la haute tribune où il officie, il déboulonne volontiers les statues du Commandeur que son statut l’amène à voir dressées sur son chemin. « Nous sommes au service du son, martèle-t-il, parce que nous sommes au service du grain – celui qui est, celui qui pourrait être et celui que nous avons tous. » Comme en écho, Wisława Szymborska écrivait dans le poème « Découverte » (De la mort sans exagérer. Poèmes, 1957-2009, trad. Piotr Kaminski, « Gallimard », « Poésie », 2018, p. 122) :

Ces mots planent très haut au-dessus des formules,
Ne cherchent nul appui sur un quelconque exemple.
Ma foi est forte, aveugle, sans aucun fondement.

 

Mulk à l’orgue Kern de la collégiale de Vernon (27). Photo : Bertrand Ferrier.

 

En témoigne le fameux exercice obligé et ô combien redouté du tape-cul… que d’autres exécutent aussi à leur façon.

 

 

 

 


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  1. … aux grandes orgues de la collégiale de Montmorency.
  2. … à l’église Saint-Marcel (Paris 13).
  3. … à l’église Sainte-Marie-Madeleine de Domont.
  4. … à l’église Saint-Martin de Groslay.
  5. … à l’église Saint-Louis de Vincennes.
  6. … à l’église Saint-Joseph d’Enghien-les-Bains.
  7. … sur l’orgue provisoire loué par Notre-Dame de Vincennes.
  8. … aux grandes orgues de la cathédrale de Gap.
  9. … aux grandes orgues de Sainte-Julienne de Namur puis de la cathédrale de Namur.
  10. … à l’église Notre-Dame de Beauchamp.
  11. … sur l’harmonium du temple protestant du Saint-Esprit (Paris 8).
  12. … à l’église de Taverny et à l’église de Bessancourt.
  13. … à l’église du Raincy.
  14. … à l’église de Notre-Dame du Rosaire.
  15. … aux grandes orgues de l’église Sainte-Marie des Batignolles (Paris 17).
  16. … aux grandes orgues de la chapelle du Val-de-Grâce (Paris 5).
  17. … aux grandes orgues de la basilique d’Argenteuil.
  18. … sur l’orgue Cattin de Notre-Dame de Vincennes.
  19. … sur l’orgue Mutin-Cavaillé-Coll de Saint-Georges de la Villette (Paris 19).
  20. … sur l’orgue Merklin de Saint-Dominique (Paris 14), une fois ou deux.
  21. … sur l’orgue Delmotte de Saint-André de l’Europe (Paris 8).
  22. … aux grandes orgues de la collégiale Saint-Jean de Pézenas.
  23. … aux orgues de l’Immaculée Conception (Paris 12).
  24. … sur l’orgue de l’église Sainte-Claire (Paris 19).
  25. … sur l’orgue de l’église Saint-Denis de Gerstheim.
  26. … sur l’orgue de l’église Saint-Saturnin de Nogent-sur-Marne.
  27. … sur l’orgue de Bécon-les-Bruyères.
  28. … sur l’orgue de Saint-Serge d’Angers.
  29. … sur l’orgue de la chapelle Ozanam (Paris 17).

 

Bien accompagné 26

Le Roy en l’église Saint-Saturnin de Nogent-sur-Marne. Photo : Bertrand Ferrier.

 

À l’enterrement d’une feuille morte voulurent se rendre deux escargots. À l’enterrement d’un grand musicien de la chanson française, je me rendis en compagnie du Roy, expert organier en granularité sonore, membre de la confrérie Sleepy & Partners. Sa mission : examiner l’orgue local afin de rendre un rapport précis et circonstancié sur, eh bien, comme il se doit, sa granularité sonore.

 

Photo : Bertrand Ferrier

 

Selon le savant, à l’œuvre pour la première fois, le projet est avant tout « d’esquisser de façon systématique une morphologie analytique des jugements – tâche spéciale qui a une portée universelle » précise cet husserlien en allusionnant, eh oui, la p. 416 des Idées directrices pour une phénoménologie citées tantôt par son confrère. À l’en croire, la perception d’une morphogénèse logique ambitionnant la perspective préanalytique de l’étant – en postulant, de façon schématique, une dichotomie systémique entre signe sonore et signification évaluante – permettrait de penser le grain du son non plus en tant que grain ou en tant que son, mais en tant que tel, c’est-à-dire en tant que la substance sonore n’est rien d’autre que le réel conçu comme le son dégagé de la perception relativiste. (Enfin, c’est ce que j’ai cru comprendre.)

 

Photo : Bertrand Ferrier

 

Analyse faisante, le Roy se risque à sourire : « Il me souvient, glisse-t-il, d’une anecdote quelque peu cocasse. En lisant les aventures de Martinzoust narrées par Italo Calvino dans Le Chevalier inexistant – les non-italianistes la peuvent lire [p. 43] dans la traduction de Maurice Javion et Mario Fusco [2001], publiée chez Gallimard dans la collection Folio en 2012 –, je compris pleinement comment donner à saisir la granularité sonore aux manants. Depuis, j’explique que, comme ce brave hurluberlu qui, à force de rouler, disparut, la granularité sonore est seulement quelque chose qui existe sans s’en douter. Et notre rôle, par ma foi, est de rendre justice à cette existence pure au sens où elle n’a pas conscience d’elle-même. »

 

Le Roy sur les bords de Marne, le 16 novembre 2021. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Cette extrême générosité de la pensée se traduit, chez l’expert granurologue, par un besoin de se ressourcer à soi-même et à la nature. Il s’agit évidemment d’un hasard si la promenade revigorante qu’il fit le conduisit, par la suite, à des libations en joyeuse, musicale et œnologique compagnie. Le stipuler relève de l’évidence, mais il est sain, parfois, de relever de l’évidence plutôt que d’une méchante maladie. (En gros, hein.)

 

Le Roy au Val de Beauté, à Nogent-sur-Marne, le 16 novembre 2021. Photo : Bertrand Ferrier.


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  1. … aux grandes orgues de la collégiale de Montmorency.
  2. … à l’église Saint-Marcel (Paris 13).
  3. … à l’église Sainte-Marie-Madeleine de Domont.
  4. … à l’église Saint-Martin de Groslay.
  5. … à l’église Saint-Louis de Vincennes.
  6. … à l’église Saint-Joseph d’Enghien-les-Bains.
  7. … sur l’orgue provisoire loué par Notre-Dame de Vincennes.
  8. … aux grandes orgues de la cathédrale de Gap.
  9. … aux grandes orgues de Sainte-Julienne de Namur puis de la cathédrale de Namur.
  10. … à l’église Notre-Dame de Beauchamp.
  11. … sur l’harmonium du temple protestant du Saint-Esprit (Paris 8).
  12. … à l’église de Taverny et à l’église de Bessancourt.
  13. … à l’église du Raincy.
  14. … à l’église de Notre-Dame du Rosaire.
  15. … aux grandes orgues de l’église Sainte-Marie des Batignolles (Paris 17).
  16. … aux grandes orgues de la chapelle du Val-de-Grâce (Paris 5).
  17. … aux grandes orgues de la basilique d’Argenteuil.
  18. … sur l’orgue Cattin de Notre-Dame de Vincennes.
  19. … sur l’orgue Mutin-Cavaillé-Coll de Saint-Georges de la Villette (Paris 19).
  20. … sur l’orgue Merklin de Saint-Dominique (Paris 14), une fois ou deux.
  21. … sur l’orgue Delmotte de Saint-André de l’Europe (Paris 8).
  22. … aux grandes orgues de la collégiale Saint-Jean de Pézenas.
  23. … aux orgues de l’Immaculée Conception (Paris 12).
  24. … sur l’orgue de l’église Sainte-Claire (Paris 19).
  25. … sur l’orgue de l’église Saint-Denis de Gerstheim.

 

Bien accompagné 25

Figus à l’orgue Kern de Gerstheim. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Depuis sa célèbre inspection des deux grandes orgues de la ville de Namur, Figus, expert organier en granularité sonore, lutte contre sa réputation de spécialiste des orgues du Norrrrd. Après avoir prouvé que les orgues du Sud (de Paris) étaient un terrain pour le moins adapté à son savoir-faire, voici que le partner historique de la firme Sleepy & Partners (onze membres de la confrérie sont recensés à cette heure) a décidé de faire le voyage de l’Est. C’est lui qui a été désigné par ses pairs pour scruter le dernier orgue siglé Kern.
À l’occasion du concert orgue et saxophone programmé en l’église Saint-Denis de Gerstheim par l’association qui s’échine ambitieusement pour valoriser sa Bête, l’expert parisien est descendu en Alsace pour examiner cette fameuse granularité sonore dont sa confrérie s’est fait une spécialité. Comme de coutume, le résultat de ses investigations sur cette console mobile agrémentée de tuyaux en nid d’hirondelle est extrêmement confidentiel. Même quand il sera achevé, le rapport ne pourra être divulgué sur ce site. Tout juste avons-nous pu arracher quelques bribes d’appréciation au spécialiste, selon lequel « la structure de l’appréciation phonique doit être pensée comme une globalité perçue et non comme une réalité directement provoquée par une action du musicien ». En effet,

l’orgue, peut-être plus qu’aucun autre instrument, est un ensemble intégrant l’instrument, l’architecture, le projet musical, l’effet et la gestion du rapport entre suscitation du son et perception.

D’où l’importance vitale de la granularité sonore – et de la question qui lui est consubstantielle : qu’est-ce que la granularité sonore ?

 

Photo : Bertrand Ferrier

 

En dépit de sa concentration, le sachant accepte de prendre au sérieux notre question sempiternelle. Après un soupir, il nous propose une analogie : « Prenez le biopouvoir… »

Michel Foucault pose que le pouvoir sur la vie s’est développé au long des siècles : d’une part, le biopouvoir du corps-machine, qu’il s’agit de dresser et d’optimiser ; d’autre part, le biopouvoir du corps-espèce, qui s’intéresse à la prolifération des corps (et, soit dit en passant, les problématiques sanitaires actuellement si politisées semblent tenter une inquiétante synthèse de ces deux pôles). Pardon de rappeler ces évidences que nous connaissons tous – les plus jeunes d’entre nous qui, sous prétexte qu’ils ne sont qu’en CE1 n’auraient pas encore lu cette minisomme, lui préférant un maxisomme, gagneront à se reporter à la douzième page de l’édition « Folio plus » initialement parue en 2006, trente ans après l’édition originale, comme nous le savons tous. Or, il appert que la logique du son – en tant que son, évidemment – n’est pas si différente. Cela n’étonnera que les benêts oublieux de l’ontologie vivante du son. Le son peut être conçu comme une machine qu’il s’agit de dresser et d’optimiser. Il s’agit alors d’obtenir un beau ou un grand son. Mais le son peut aussi être conçu comme une espèce dont il s’agit de gérer la prolifération et, si je puis m’exprimer de la sorte, la cohabitation. Penser la granularité sonore, c’est donc essentiellement creuser la jointure entre la machine et l’espèce, et réfléchir sur l’art de cocréer l’être dans, avec, contre, malgré et pour l’être-autre du son – que ce son soit, puisse être ou ne puisse être, cela va de soi.

Aussi l’expert semble-t-il moins chercher à cerner le son qu’à le mentaliser dans l’espace du possible, en tant que cet espace est une résonance de ce qui adviendrait si ce qui pouvait advenir était une entité susceptible d’être, ce qui, comme chacun sait, est loin d’être le cas.

 

Photo : Bertrand Ferrier

En dépit de sa discrétion qu’il stipule contractuelle, l’expert admet être lui-même sujet à certaines inclinations. Pour autant, il affirme pouvoir tenir à distance ses goûts afin de ciseler l’objectivation contenue dans ses observations, nous assène-t-il peu ou prou. Aussitôt, la référence qu’affectionnent les partners fuse : Husserl, encore et toujours.

Nous n’avons qu’une façon de nous tourner vers les choses : c’est en les saisissant. Il en est de même de toutes les objectivités justiciables d’une représentation simple : se tourner vers elles (serait-ce même en imagination), c’est ipso facto les saisir, les observer. Mais, dans l’acte d’évaluer, nous sommes tournés vers la valeur. (…) L’objet (…), ce qui est évalué, devient un objet-que-l’on-saisit à la faveur d’une conversion originale qui l’objective.
(Edmund Husserl, Idées directrices pour une phénoménologie, trad. Paul Ricœur, Gallimard [1950], « Tel » [1985], 1993, p. 119)

Or, nous précise le savant en finissant ses relevés, la question de la granularité sonore est celle de l’objectivation de la perception d’une ondulation spatiale. Tout, évidemment, sauf évident.

 

Figus en pause à Gerstheim. Photo : Bertrand Ferrier.

 

D’où la nécessité de la pause – au chaud, surtout quand la température intérieure de l’église est inférieure à 10°, panne de chauffage oblige. Mais quitte-t-on jamais ses réflexes d’expert, fût-ce devant un kouglehopf ou une bretzel ?
Sans se départir de son sérieux, l’expert proteste devant le simplisme de notre question : « Il n’y a pas de réflexes d’expert, il y a un être-là, qui implique un étant à la fois dans la présence et dans l’absence. L’instant de l’expertise, dans sa concentration et sa dilatation, est une présence apparente. L’après-expertise est une absence apparente. Le terme de réflexe se réfère à une synchronicité utopique. Il faut du temps pour penser. Comme écrivait Bernard Noël dans Extraits du corps ([2002], Gallimard, « Poésie », 2006, p. 130), au cœur d’un poème qui ne siérait peut-être pas aux plus pudibonds d’entre nous,

comprendre, c’est décréer
– le regard est acide

Et d’ajouter : « La granularité sonore décante le réel. Elle ne s’arrête pas sur le seuil de la maison-sacristie… ni en sirotant une flûte de champagne devant un hérisson ! »
Nous croyions à une facétie. Loin s’en faut : quelques temps après la prophétie de Figus, nous avons bien siroté une flûte de champagne avec un expert en granularité sonore et un bébé nérisson. Comme si, à notre rythme, nous aussi avions décanté le réel grâce à l’acidité de la granularité sonore. Non, je suis pas sûr ce que ça veut dire, mais ça valait la peine.

 

Avec Pierre-Marie Bonafos, Figus et un bébé zérisson autochtone. Photo : Hélène Fritsch.

 


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  1. … aux grandes orgues de la collégiale de Montmorency.
  2. … à l’église Saint-Marcel (Paris 13).
  3. … à l’église Sainte-Marie-Madeleine de Domont.
  4. … à l’église Saint-Martin de Groslay.
  5. … à l’église Saint-Louis de Vincennes.
  6. … à l’église Saint-Joseph d’Enghien-les-Bains.
  7. … sur l’orgue provisoire loué par Notre-Dame de Vincennes.
  8. … aux grandes orgues de la cathédrale de Gap.
  9. … aux grandes orgues de Sainte-Julienne de Namur puis de la cathédrale de Namur.
  10. … à l’église Notre-Dame de Beauchamp.
  11. … sur l’harmonium du temple protestant du Saint-Esprit (Paris 8).
  12. … à l’église de Taverny et à l’église de Bessancourt.
  13. … à l’église du Raincy.
  14. … à l’église de Notre-Dame du Rosaire.
  15. … aux grandes orgues de l’église Sainte-Marie des Batignolles (Paris 17).
  16. … aux grandes orgues de la chapelle du Val-de-Grâce (Paris 5).
  17. … aux grandes orgues de la basilique d’Argenteuil.
  18. … sur l’orgue Cattin de Notre-Dame de Vincennes.
  19. … sur l’orgue Mutin-Cavaillé-Coll de Saint-Georges de la Villette (Paris 19).
  20. … sur l’orgue Merklin de Saint-Dominique (Paris 14), une fois ou deux.
  21. … sur l’orgue Delmotte de Saint-André de l’Europe (Paris 8).
  22. … aux grandes orgues de la collégiale Saint-Jean de Pézenas.
  23. … aux orgues de l’Immaculée Conception (Paris 12).
  24. … sur l’orgue de l’église Sainte-Claire (Paris 19).

 

Les aventures de Jamel 4

Photo : Bertrand Ferrier

 

Au début était la méditation, nous a expliqué Jamel, expert organologue envoyé spécialement de la capitale pour examiner l’instrument de la collégiale Saint-Jean de Pézenas. Rien de surprenant pour ceux qui l’ont déjà suivi lors de ses crapahutages dans la clape ou sur la plage matinale. « La granularité sonore est d’abord un être-là », pose le Parisien d’adoption en ajoutant, patte pointée vers son bidon tout rond :

Analyser, quel que soit l’objet de l’analyse, suppose d’être ancré en soi-même. Dans cette perspective, il est sain que la nature soit la bitte qui nous rattache à notre propre nature.

 

Photo : Bertrand Ferrier

 

Avant et après l’expertise, Jamel privilégie donc une intériorisation visant à accumuler l’énergie pour le moment-clé où il va devoir agir, c’est-à-dire « être l’écoute plus que l’écoutant ». Et de préciser :

Pour moi, le grain est la rencontre entre le temps et l’espace. Il n’est pas à proprement vibration ou ondulation, il est cet interstice où se doit jointoyer le projet musical et sa mise à l’épreuve face au concret. En tant qu’experts, notre rôle est donc de saisir ce jeu, sa pertinence et son potentiel, et d’en être, mutatis mutandis, le maillon véhiculatoire.

 

La collégiale Saint-Jean de Pézenas. Photo nocturne : Bertrand Ferrier.

 

En dépit de sa puissance intérieure, le sachant de la capitale ne manque pas d’humilité. Il l’avoue sans ambage :

La granularité sonore est une exigence, une ascèse, un rapport entre son et soi. Aussi est-il important d’être aussi dans l’écoute des autres, avant et après le travail. C’est dans l’échange que peut s’élaborer, se fomenter, se mettre en place, fût-ce de façon embryonnaire, ce que nous autres musicologues appelons une espèce de vérité. En ce sens, l’after est à l’évidence la suite logique de l’expertise. Le dialogue après le son, c’est encore de la granularité.

 

À Pézenas, rencontre entre l’expert ès granularité sonore Jamel l’ours et Lours Mathieu, organiste et historien de l’architecture. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Las, même le travail a une fin ! L’envoyé de la firme Sleepy & Partners n’a pas manqué de se ressourcer une dernière fois en marchant dans les arbres avant de regagner la capitale, son job accompli. Lui reste à rédiger son rapport – sur lequel il n’a rien pu nous dire, confidentialité oblige, sinon qu’il chercherait à y décrypter « la spécificité et la polymorphie de la granularité sonore de l’orgue de la collégiale Saint-Jean ». Encore et toujours cette fameuse granularité sonore… Gageons que nous continuerons de l’explorer grâce aux enquêtes minutieuses et sacrément secrètes de ces experts !

 

Photo : Bertrand Ferrier

 

Bien accompagné 22 | Les aventures de Jamel 3

Orgue de la collégiale Saint-Jean de Pézenas. Photo : Bertrand Ferrier.

 

À la base, c’était ça, l’histoire. Mais, inévitablement, tout se complique. Qui dit nouvel orgue, dit intervention de l’expert, en l’espèce le zozo croisé çà et là. Le spécialiste est chargé d’estimer la braoumitude du machin. Dont acte, voire tact.

 

Jamel from Sleepy & Partners à l’orgue Lépine-Cavaillé-Coll de la collégiale Saint-Jean de Pézenas. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Le potentiel est riche, incontestablement. Mais il nécessite un examen complexe, surtout sur un orgue aussi polymorphe « et dont la polymorphie signifiante est précisément partie prenante de son organicité », stipule le  professionnel sans rigoler…

 

Jamel from Sleepy & Partners à l’orgue Lépine-Cavaillé-Coll de la collégiale Saint-Jean de Pézenas. Photo : Bertrand Ferrier.

 

… même s’il stipule qu’il ne veut pas se la péter, fût-ce quand il bombarde.

 

Jamel from Sleepy & Partners à l’orgue Lépine-Cavaillé-Coll de la collégiale Saint-Jean de Pézenas. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Restons sérieux, de grâce.

 

Jamel from Sleepy & Partners à l’orgue Lépine-Cavaillé-Coll de la collégiale Saint-Jean de Pézenas. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Rentrons plutôt pour discuter organologie avec le Dom Bedos de Nizas, môssieur Avril.

 

Photo : Bertrand Ferrier

 

Donc, d’abord, se relaxer, puisque c’est la meilleure façon de penser.

 

Photo : Bertrand Ferrier

 

Il se trouve que l’expert est logé dans une salle où il peut travailler son goût sonore sur un Sonata d’occasion.

 

Photo : Bertrand Ferrier

 

Après, il est vrai que sur le détail de la registration, bon, chacun son boulot…

 

Jamel changeant les registrations à Pézenas. Photo : Bertrand Ferrier.

 

Conclusion : « La poétisation du propos ne doit pas contrevenir à une historicité structurante qui, intrinsèquement, porte sens à l’être-là quasi heideggérien du propos, en tant qu’il propose une vision structurale tout en offrant une idéité momentanée de la granularité sonore. » Toujours, toujours, et même encore cette mystérieuse granularité sonore…