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Naomi Shemer

Pierre Réach et Liza Kerob, ECUJE, 8 novembre 2023 – 4

Pierre Réach aux Batignolles (Paris 17), le 14 avril 2022. Photo : Bertrand Ferrier.

 

D’un chef-d’œuvre l’autre : même dans les petites salles (ce n’est pas faire offense à l’ECUJE que d’admettre qu’il n’est ni Pierre-Boulez ni Gaveau…), Pierre Réach ose des programmes majuscules. Souvent, quand il est tout seul comme un grand, il y propose

  • sa spécialité,
  • sa passion et
  • son obsession actuelle

que sont les sonates de Ludwig van Beethoven. Cette fois, néanmoins, il franchit un step dans l’audace en embarquant la violoniste Liza Kerob dans un grand saut allant de la Neuvième sonate de Beethoven à la sonate de César Franck.
L’Allegretto ben moderato de la « sonate de Vinteuil » est donc l’occasion d’un saisissant changement de couleur sous les doigts des musiciens. N’en croirait-on pas nos yeux, on douterait qu’ils aient conservé les mêmes outils de travail. Le rapprochement entre les deux mastodontes

  • est audacieux,
  • surprend et
  • convainc.

Bien que le héros programmé de la pièce soit le violon en général et les mannes d’Eugène Ysaÿe en particulier, le compositeur offre un solo solide au piano. Pierre Réach le libère de tout risque de guimauve.

  • Le toucher est solide,
  • le discours est fluide, et
  • le retour de Liza Kerob est pensé

grâce à un habile tuilage (le piano ne s’effondre pas, ne s’efface pas, ne se cache pas, il dialogue). Forte d’un back-up de cette trempe, qui préserve le swing du 9/8 pas si fréquent pour un incipit chambriste, la violoniste

  • exalte son vibrato,
  • choie ses attaques et
  • réfléchit les mutations de caractère
    • en les mettant en regard (par un parallélisme de nuances ou d’intentions),
    • en les atténuant ou
    • en les accentuant

selon la logique de l’écriture. À Pierre Réach d’injecter le surcroît de pulsation qui fait passer de l’Allegretto à l’Allegro.

  • Virtuosité tranquille (amateurs d’esbroufe, passez votre chemin),
  • nuances délicates (ces piani !),
  • conviction des phrasés,
  • délicatesse des nombreuses modulations,
  • symbiose des musiciens dans les moments pacifiés (remarquables
    • respirations,
    • cuts et
    • unissons synchrones)

séduisent et entraînent le public dans un tourbillon de rêves agités – les meilleurs songes, le doit-on stipuler ? Tout à la musique, Pierre Réach a l’intelligence de ne pas attendre la fin des applaudissements intempestifs pour

  • engager le Recitativo-fantasia,
  • lancer la méditation et
  • adresser une passe musicale à sa complice,

qui la réceptionne avec adresse. En rrrrrrru(g)by, les jargonneux parleraient d’une transmission positive ; en musique, on se contente de savourer comme du petit lait les highlights de ce moment :

  • habiles suspensions et brisures de la narration propre à l’esprit de la fantasia,
  • richesse de son notamment lors du solo de violon,
  • investissement des passages à faible intensité sonore qu’il faut habiter par une virtuosité plus intérieure que digitale

sont au rendez-vous, confirmant la puissante et pérenne intériorité des interprètes. L’affaire se conclut sur un Allegretto poco mosso aux modulations palpitantes. Ce soir-là, le mouvement a la légèreté d’une pastorale, contredisant les propos à notre sens un rien trop alkaniens tendant à présenter l’œuvre comme une « sonate des âges de la vie ». Si le quatrième mouvement illustre la vieillesse, c’est d’une vieillesse certes sereine mais sous stéroïde qu’il s’agit.

  • Les contrastes,
  • la force des accents chromatiques,
  • les questions-réponses (parfois même les réponses-réponses…),
  • les échos,
  • l’efficacité du motorisme,
  • la puissance des longs crescendi et des piani subito (ça marche à chaque fois !)

agrippent l’auditeur et ne le lâchent pas avant la dernière notre de cette partition

  • aussi mélodieuse que dense,
  • aussi virtuose que poétique,
  • interprétée ici avec une franchise qui exclut, alléluia ! le sirupeux mais jamais la musicalité.

Triomphe assuré et valse des bis plaisir : à la « Méditation » de Thaïs de Jules Massenet succède l’Andante de la Deuxième sonatine de Franz Schubert avant le tube fédérateur pour la communauté émue, « Yeroushalayim shel zahav » de Naomi Shemer (« Jérusalem », demande le refrain, « pour toutes tes chansons, ne suis-je pas le violon ? »). Une soirée à la fois musicalement riche et rageusement politique, non pas au sens où y assister contraindrait à accorder un blanc-seing à Israël ou à abonder dans le sens des propos anti-arabes répugnants proférés avec la fatuité dégueulasse propre aux gros cons par des spectateurs (du danger de la communauté, qu’elle soit religieuse, politique ou whatever), mais au sens où elle rappelle que la culture en général et la musique en particulier sont avant tout politiques.
En effet, n’en déplaise, si tant est que distinguer ces salopards soit encore possible, aux adeptes de Pharaon Ier de la Pensée complexe à la Laïcité variable et – tralalala – itou aux promoteurs de l’abrutissement de ces masses que nous sommes fièrement, culture donc musique ne sont pas un à-côté de la cité. Elles ne sont pas le pis-aller accordé à quelques inessentiels qui se font mousser et moussent en échange une poignée

  • de snobs,
  • de bourgeois et
  • d’abrutis aux lèvres pincées en lèvres de gallinacées.

Elles ne portent pas un discours aisément adaptable aux va-t-en-guerre, aux banquiers et aux cabinets de conseil. Pourtant, elles sont au cœur de ce qui constitue l’humanité de l’humain. Elles sont

  • la stimulation de l’émotion intérieure,
  • l’indispensable questionnement de notre existence,
  • le rappel de cette aspiration à la transcendance que tendent à masquer, par exemple,
    • les trajets en métro dans la ligne 13,
    • la fréquentation souvent exténuante de nos pairs et de nous donc de la médiocrité,
    • le réveil de 7 h du matin,
    • l’absence de nécessité de réveil ou
    • la trop grande conscience de notre ensuquante finitude.

Elles sont ce moment où les mots s’épuisent et où autre chose advient – tel ce « morceau de nature » érotique dont Ariane Dreyfus écrivait, avec la parataxe impliquée par la suspension de la ponctuation trop explicite :

 

Ne parle pas la bouche le porte en elle.
(Nous nous attendons précédé de Iris, c’est votre bleu [2008-2012], Gallimard, « Poésie », 2023, p. 145)

 

La culture en général et la musique en particulier sont le mystère qui unit les hommes sans forcément les rapprocher – le plus beau de la politique, en somme.

 

 


Pour retrouver les premiers épisodes de cette chronique :

Pour retrouver la chronique du deuxième tome
de l’intégrale des sonates de Beethoven par Pierre Réach : c’est

Pour retrouver le grand entretien accordé par Pierre Réach
à l’occasion de la sortie du premier tome de son intégrale des sonates de Beethoven : c’est ici.

 

Faîtes de la musique – Le programme (2/3)

 

Sous le coup d’une menace d’extinction pour ses prochaines saisons, le festival Komm, Bach! a résolu de répondre à sa façon par un (possible) dernier concert YouTube en forme de feu d’artifice. Au programme : un cyberconcert, possiblement le dernier, d’une durée de 24 h, incluant

  • un florilège thématisé des dernières années de concerts ;
  • des vidéos non encore publiées issues des cent concerts fomentés depuis octobre 2016 ; et
  • des cyberconcerts inédits, offerts par les artistes passés par le festival.

Sur la platine du vidéo jockey, de l’orgue et pas que, du Bach et pas que, du partage et des propositions. Hauts les cœurs, et rendez-vous le lundi 21 juin, sur la chaîne YouTube du festival, dès la minuit du 21 juin ! Pour se mettre en appétit, après l’apéritif de huit heures proposé tantôt, voici la set-list de la deuxième partie de huit heures…

 

Deuxième partie
Les instruments du plaisir

 

Neuvième concert
Komm, Bach! fête l’orgue (1 h)

  1. Vincent Crosnier improvise sur la fin du Grand Déconfinement
  2. Hervé Désarbre joue « Gamay » extrait de la California Wine Suite de Hans Uwe Hielscher (né en 1945)
  3. Bruno Beaufils de Guérigny joue « Réflexion et lumière (Hommage à Albert Schweitzer) » de Robert Maximilian Helmschrott (né en 1938)
  4. François-Xavier Grandjean joue la Troisième toccata sur Big Ben, op. 154, de Jean-Marie Plum (1899-1944)
  5. Jean-Luc Thellin joue les Prélude et fugue BWV 539 de Johann Sebastian Bach (1685-1750)
  6. Bertrand Ferrier improvise sur les « Souvenirs des dernières joies du petit vieux qui ne reviendra plus prendre le soleil sur le banc en fumant son cigarillo»
  7. Georges Bessonnet joue le Troisième choral de César Franck (1833-1890)
  8. Benjamin Pras joue « Tico tico no Fubá » de Zequinha de Abreu (1880-1935)

Dixième concert
Komm, Bach! fête les claviers (1 h)

  1. Christian Chamorel joue l’Étude op. 104 n°1 de Felix Mendelssohn Bartholdy (1809-1847)
  2. Anna Homenya joue les Prélude et fugue en do dièse mineur (BWV 873) de Johann Sebastian Bach (1685-1750)
  3. Jasmina Kulaglich joue « Erdenklavier – Himmelklavier » (version n°2) de Peter Eötvös (né en 1944)
  4. Vittorio Forte joue « Как мне больно » [Chagrin de printemps] de Sergueï V. Rachmaninoff (1873-1943), extrait des Quatorze romances op. 34 n°1, sur un texte de Glafira A. Galina (1873-1942) et dans une transcription d’Earl Wild (1915-2010)
  5. Nicolas Horvath joue « Arteeman 8 » de Morteza Shirkoohi (né en 1978)
  6. Jasmina Kulaglich joue « Rêverie » de Claude-Achille Debussy (1862-1918)
  7. Jean-Luc Thellin joue trois extraits de la Deuxième suite anglaise en la mineur (BWV 807) de Johann Sebastian Bach : allemande…
  8. … courante et…
  9. sarabande
  10. Jasmina Kulaglich joue la Toccata, extraite de la Suite en trois mouvements d’Aram Khatchatourian (1903-1978)
  11. Anna Homenya joue « Les Grâces » de Jacques Duphly (1715-1789), extrait du Troisième livre des pièces pour clavecin
  12. Jasmina Kulaglich joue « Souvenirs des ancêtres » de Svetislav Božiċ (né en 1954)
  13. Nicolas Horvath joue « Une barque sur le Niger », extrait des Petits préludes pour les petites mains de Denis Levaillant (né en 1952)
  14. Jasmina Kulaglich joue « Lacrimosa », extrait du Requiem de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) transcrit par Mikako Matsumoto
  15. Nicolas Horvath joue « Arteeman 9 » Morteza Shirkoohi (né en 1978)
  16. Anna Homenya joue « Médée » de Jacques Duphly (1715-1789), extrait du Troisième livre des pièces pour clavecin
  17. Nicolas Horvath joue « Orphee’s Bedroom » composé par Philip Glass (né en 1937) et transcrit par Paul Barnes (né en 1961)
  18. Vittorio Forte joue « О, не тоскуй по мне! » [Oh, ne sois pas triste !], op. 14 n°8, mélodie de Sergueï V. Rachmaninoff (1873-1943) sur un texte d’Aleksei N. Apukhtin (1841-1893), transcrite par Earl Wild (1915-2010)

Onzième concert
Komm, Bach! fête les cordes (1 h)

  1. Cyrielle Golin joue « Und Salomo sprach » de Volker David Kirchner (1942-2020)
  2. Brett Douglas Deubner joue « Four outlines out of five » (création mondiale de la version pour alto) de Patrick O’Malley (né en 1989)
  3. Hannah Holman joue « Graduale on DDs » de Barry Lloyd Vercoe (né en 1937)
  4. Emmanuel Acurero joue « Now II », extrait de Profiles of light de Mathias Pintscher (né en 1971)
  5. Brett Douglas Deubner joue la Sonate pour alto de Franz Ezra Levy (1930-2017)
  6. Hannah Holman joue le Prélude de la Première suite pour violoncelle (BWV 1007) de Johann Sebastian Bach (1685-1750)
  7. Emmanuel Acurero joue « Quatre études brèves » de Bernd Alois Zimmermann (1918-1970)
  8. Brett Douglas Deubner joue « Trois miniatures » (création mondiale) de Judith Markovitch (née en 1949)
  9. Hannah Holman joue la Sarabande de la Cinquième suite pour violoncelle (BWV 1011) de Johann Sebastian Bach
  10. Laurent Valero et Bertrand Ferrier esquissent une « Sinfonietta improvvisata per la notte di Natale » en trois mouvements et pour quatre instruments

Douzième concert
Komm, Bach! fête les aérophones (1 h)

  1. Les Trompettes de Versailles jouent le Menuet pour le coucher du roy de Jean-Baptiste Lully (1632-1687)
  2. Dmitry Ouvaroff joue les deux derniers mouvements de la Sonatine pour clarinette de Csaba Deák (1932-2018)
  3. Guy Angelloz et Gilles Rancitelli jouent « Le vol du bourdon » de Nikolaï Rimsky-Korsakov (1844-1909)
  4. Pierre Makarenko et Christophe Guida jouent la Fantaisie pour hautbois et orgue en fa mineur (KWV 604) de Johann Ludwig Krebs (1713-1780)
  5. Jean-Michel Alhaits et Jean-Pierre Rolland jouent la Marche montagne
  6. Guy Angelloz joue le vingt-quatrième Caprice de Niccolò Paganini (1782-1840)
  7. Dmitry Ouvaroff et Anna Homenya jouent le Quatrième tango-étude d’Astor Piazzolla (1921-1992)
  8. Jacques Bon joue « Pan » extrait des Métamorphoses d’Ovide de Benjamin Britten (1913-1976)
  9. Jean-Michel Alhaits et Jean-Pierre Rolland jouent une Marche de la Renaissance
  10. Les Trompettes de Versailles jouent deux extraits d’Orfeo de Claudio Monteverdi (1567-1643), arrangés par Georges Bessonnet
  11. Guy Angelloz joue la Fantaisie hongroise de Joachim Andersen (1847-1905)
  12. Pierre Makarenko (hautbois) et Christophe Guida (orgue) jouent l’Adagio du Concerto en ré mineur BWV 156 de Johann Sebastian Bach (1685-1750)
  13. Dmitry Ouvaroff et Anna Homenya jouent « Des Alyscamps, l’âme soupire », extrait des Tableaux de Provence de Paule Maurice (1910-1967)
  14. Charlotte Isenmann improvise sur une œuvre de Javier Portuez filmée par Nicolas Fiery
  15. Pierre Makarenko et Christophe Guida jouent la Sinfonia de la cantate BWV 21, « Ich hatte viel Bekümmernis » (« J’avais grande affliction en mon coeur ») de Johann Sebastian Bach
  16. Vidéo inédite | Fabrice Dupray et Bertrand Ferrier jouent Svetsade Fragments (Fragments soudés) de Kristian Kristiansson (né en 1967). Création mondiale. [Motif (fragment) – En développement – Conflit – Orgue – En fusion – Trompette – Sous un piédestal – Vers l’explosion]

Treizième concert
Komm, Bach! fête les voix lyriques (1 h)

  1. Le chœur des Polysons, dirigé par Elisabeth Trigo et accompagné par Jorris Sauquet, interprètent « Cantate domino » de Jean-Christophe Rosaz (né en 1961)
  2. Jennifer Young chante « How merrily we live » de Michael East (ca. 1590-1648)
  3. Emmanuelle Isenmann et Jorris Sauquet interprètent « Youkali (tango-habanera) » de Roger Fernay (1905-1983) et Kurt Weill (1900-1950)
  4. Le chœur des Polysons, dirigé par Elisabeth Trigo et accompagné par Jorris Sauquet, interprètent « I have a dream » de Jean-Christophe Rosaz (with Martin Luther King)
  5. Ariane Zanatta et Coralie Amedjkane interprètent l’« Hymne à Saint-André » d’André Jolivet (1905-1974).
  6. Vidéo inédite | Michaël Koné et Bertrand Ferrier interprètent « Cold Song » de John Dryden (1631-1700) et Henry Purcell (1659-1695)
  7. Le chœur des Polysons, dirigé par Elisabeth Trigo et accompagné par Jorris Sauquet, interprètent la Prière des Pueri cantores pour la paix de Jean-Christophe Rosaz, d’après un texte attribué à saint François d’Assise
  8. Emmanuelle Isenmann et Jorris Sauquet interprètent l’Ave Maria de Louis Vierne (1870-1934)
  9. Vidéo inédite | Naoum Khoury et Bertrand Ferrier interprètent le Noël à l’enfant d’Henri Martin (dates inconnues)
  10. Le chœur des Polysons, dirigé par Elisabeth Trigo et accompagné par Jorris Sauquet, interprètent « Aube printanière » de Jean-Christophe Rosaz, d’après une comptine traditionnelle chinoise
  11. Ariane Zanatta et Coralie Amedjkane interprètent « Au matin », extrait des « Angélus » d’Ernest Eugène Coquin, dit Jean Lepovremoyne (1903-1970) et Louis Vierne (1870-1937)
  12. Emmanuelle Isenmann et Jorris Sauquet interprètent « Yeroushalayim shel zahav » de Naomi Shemer (1930-2004)
  13. Vidéo inédite | Tanaquil Ollivier et Bertrand Ferrier interprètent « Nun beut die Flur das frische Grün » [air de Gabriel], extrait de La Création de Joseph Haydn (1732-1809)
  14. Le chœur des Polysons, dirigé par Elisabeth Trigo et accompagné par Jorris Sauquet, interprètent « Jesu bleibet meine Freude » (extrait de la cantate BWV 147) de Martin Jahn (1620-1682) et Johann Sebastian Bach (1685-1750)
  15. Jennifer Young et Bertrand Ferrier interprètent « A nun takes the veil (Heaven-Haven) » de Gerald Manley Hopkins (1844-1889) et Samuel Barber (1910-1981)
  16. Emmanuelle Isenmann et Jorris Sauquet interprètent « Over the Rainbow » d’Isidore Hochberg dit Edgar Yipsel Harburg (1896-1981) et Harold Arlen (1905-1986)

Quatorzième concert
Komm, Bach! fête les voix chantantes (1 h)

  1. Jean Dubois chante « Il faut qu’j’te voie » de Jean Dubois
  2. Claudio Zaretti chante « Il y a » de Claudio Zaretti
  3. Jean Dubois chante « Jean Dubois » de Jean Dubois avec Jean Dubois
  4. Romain Watson chante « C’est tous les jours dimanche » de Romain Watson
  5. Jean Dubois chante « Le roi boiteux » de Georges Brassens (1921-1981) et Gustave Nadaud (1820-1893)
  6. Claudio Zaretti chante « Depuis le temps » de Claudio Zaretti
  7. Jean Dubois chante « Je rigole » de Jean Dubois
  8. Romain Watson chante « Notre secret » de Romain Watson
  9. Jean Dubois chante « Mon enfance » de Jacques Brel (1929-1978)
  10. Claudio Zaretti chante « Dans les gares » de Claudio Zaretti
  11. Jean Dubois chante « La petite plaque » de Yannick Le Nagard (né en 1966)
  12. Romain Watson chante « Wrapped in your arms » de Romain Watson
  13. Jean Dubois chante « Je chante » de Charles Trenet (1913-2001) et Paul Misraki (1908-1998)
  14. Claudio Zaretti chante « Liberté, ma statue »de Claudio Zaretti
  15. Jean Dubois chante « Splash » de Jean Dubois
  16. Romain Watson « One big family » de Romain Watson

Quinzième concert
Komm, Bach! fête la musique sans instrument fixe (1 h 30)
L’art de la transcription

  1. Esther Assuied joue et transcrit pour orgue le Concerto pour clavecin dit « dans le goût italien » (BWV 971) de Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Allegro – Andante – Presto
  2. Dmitry Ouvaroff et Anna Homenya jouent et transcrivent pour orgue et saxophone la Canzona de Sergueï Taneïev (1856-1915) pour clarinette et orchestre à corde
  3. François-Xavier Grandjean joue et transcrit pour orgue le Prélude en do dièse mineur pour piano, op.3 n°2, de Sergueï Rachmaninoff (1873-1943)
  4. Vidéo inédite | Michaël Koné et Bertrand Ferrier interprètent deux extraits du Nisi dominus d’Antonio Vivaldi (1678-1741), cantate pour voix soliste, viole d’amour et orchestre à cordes, transcrite pour contre-ténor et orgue
  5. Vittorio Forte joue « Как мне больно » [Chagrin de printemps], mélodie pour voix soliste et piano de Sergueï V. Rachmaninoff (1873-1943), extrait des Quatorze romances op. 34 n°1, sur un texte de Glafira A. Galina (1873-1942) et dans une transcription pour piano seul d’Earl Wild (1915-2010)
  6. Esther Assuied et Emmanuel Acurero jouent et transcrivent pour violoncelle et orgue l’Élégie pour violoncelle et piano de Gabriel Fauré (1845-1924)
  7. Jasmina Kulaglich joue le Lacrimosa extrait de la messe de la messe de Requiem pour solistes, chœur et orchestre de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) et Franz Xaver Süßmayr (1766-1803), transcrit par Mikako Matsumoto
  8. Marie-Agnès Grall-Menet interprète le Concerto en sol (BWV 592) de Johann Sebastian Bach, d’après un Concerto grosso pour violon, cordes et continuo de Johann Ernst de Saxe-Weimar 8 février 2020
  9. Vittorio Forte joue « О, не тоскуй по мне! » [Oh, ne sois pas triste !], op. 14 n°8, mélodie pour voix soliste et piano de Sergueï V. Rachmaninoff (1873-1943) sur un texte d’Aleksei N. Apukhtin (1841-1893), transcrite pour piano seul par Earl Wild (1915-2010)
  10. Jorris Sauquet joue « Le cygne » de Camille Saint-Saëns (1835-1921) extrait du Carnaval des animaux, suite pour ensemble instrumental, transcrit par Heinz-Peter Kortmann
  11. Brett Douglas Deubner joue « Four outlines out of five » pour hautbois de Patrick O’Malley (né en 1989), transcrit pour alto par le compositeur (première mondiale donnée à l’occasion du festival)
  12. Dmitry Ouvaroff et Anna Homenya jouent et transcrivent pour saxophone et orgue « Des alyscamps, l’âme soupire », extrait des Tableaux de Provence, suite pour saxophone et orchestre de Paule Maurice (1910-1967)
  13. Vittorio Forte joue « Ici, il fait bon », une mélodie pour voix soliste et piano de Sergueï V. Rachmaninoff, extraite des Quatorze romances op. 34 n°1, sur un texte de Glafira A. Galina et dans une transcription pour piano seul d’Earl Wild
  14. Esther Assuied transcrit et joue la Danse de la fée Dragée, extraite de Casse-noisette, ballet-féérie pour orchestre et chœur de Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893)
  15. Hervé Désarbre joue la Cavatine pour violon et orchestre op. 85 n°3 de Joachim Raff (1822-1882), transcrite pour orgue par Aloÿs Claussmann (1850-1926)
  16. Vittorio Forte joue« Муза » [La muse], mélodie pour voix soliste et piano de Sergueï V. Rachmaninoff (1873-1943) extraite des Quatorze romances op. 34 n°1, sur un texte d’Alexandre S. Pouchkine (1799-1837) et dans une transcription pour piano seul d’Earl Wild (1915-2010)
  17. Esther Assuied transcrit et interprète le Chœur des pèlerins, pour chœur et orchestre symphonique, extrait de l’opéra Tannhäuser de Richard Wagner (1813-1883)

Quinzième concert
Komm, Bach! fête l’improvisation, instrument des possibles (30’)

  1. Bertrand Ferrier improvise une suite en quatre mouvements sur « L’éveil du square des Batignolles »
  2. Charlotte Isenmann improvise sur une peinture de Javier Portuez filmée par Nicolas Fiery
  3. Bertrand Ferrier improvise une « Suite de la joie minaudante » en six mouvements
  4. Vincent Crosnier improvise sur le thème « Splendeurs de la catastrophe »

 

 

Le mont d’or

Photo : Rozenn Douerin

Emmanuelle Isenmann voulait raconter une autre histoire. Elle y était obligée, contrainte et forcée par le projet du concert de Grand Confinement auquel elle avait, dans un moment de folie, accepté de participer.
Elle a convaincu son complice Jorris Sauquet de proposer une image idyllique de Jérusalem.
Heureuse.
Épanouie.
En paix.
Côté Komm, Bach!, nous avons accueilli ce tube israélien avec joie. Pour une raison simple : c’est vrai que ce serait a priori chouette si le monde était heureux, en paix et doré – pas comme julien cependant. À la première condition non exclusive et non négociable que, autour, volettent la voix magique d’Emmanuelle et le sens de l’accompagnement si discrètement virtuose – donc si virtuose et pertinent de Jorris.

Retrouver le concert du festival Komm, Bach! en intégralité : https://youtu.be/GUAY5APlCn4.
Découvrir la chaîne de Jorris : https://www.youtube.com/channel/UCuyFhUcubx2lOlb75Prafwg.