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Le blog de Bertrand Ferrier, page 130

Une bonne habitude

Avec Jann Halexander, au thĂ©Ă¢tre de l’Ă®le-Saint-Louis (Paris 4), le 10 juin 2022. Photo : Rozenn Douerin.

 

Au long de son « Consolatio Tour » qui vient de s’achever après de longs mois de prestations joyeuses et applaudies, Jann Halexander m’a souvent invitĂ© Ă  ploum-ploumer pendant qu’il wowowait. Preuve qu’il ne s’en mord pas trop menottes ou babines, il a acceptĂ© de venir donner une confĂ©rence Ă  sa façon sur l‘art de prolonger sinon l’amour, du moins le couple. VoilĂ  une souvenance du rĂ©sultat !

 

 

 

 

Albert Edelfelt, Petit Palais, 7 juillet 2022 – 1

Albert Edelfelt, « PĂªcheurs finlandais » (1898, dĂ©tail). Photo : Rozenn Douerin.

 

Et si la peinture posait moins la question de la reprĂ©sentation que celle de l’expression ? Telle est la question que semble nous poser l’exposition Albert Edelfelt, inscrite dans la folie nordique qui a agitĂ© les musĂ©es parisiens ces derniers mois.
Pour caractĂ©riser le style et l’Ă©volution du peintre finlandais, les spĂ©cialistes ont leurs outils. Ils Ă©voquent notamment son naturalisme, sa tentation d’impressionnisme et son pleinarisme, autant d’isthmes joignant des peintures finalement pas si Ă©loignĂ©es les unes des autres. Par-delĂ  la chapellisation de l’artiste, entendue comme l’insertion de chaque Å“uvre dans des chapelles rĂ©pondant aux dogmes plus ou moins prĂ©cis de tel ou tel mouvement artistique,

  • la prĂ©cision du trait,
  • le travail de la matière et
  • l’art de saisir la lumière

participent d’une quĂªte de l’expressivitĂ© portĂ©e par des visages et des paysages autour de trois thĂ©matiques :

  • les portraits en gĂ©nĂ©ral et celui des familiers en particulier,
  • les scènes historiques et
  • les scènes patriotiques – qu’elles tĂ¢chent de mettre en scène le folklore ou d’Ă©voquer la nature.

Le portrait a longtemps Ă©tĂ© le fond de sauce de la peinture. On reprĂ©sente soi-mĂªme-en-personne, des proches, des modèles, des personnalitĂ©s et des collègues qui, Ă  leur tour, vous reprĂ©sentent ou reprĂ©sentent les modèles que vous engagez Ă©galement. L’exposition s’ouvre donc censĂ©ment sur des tableaux ressortissant de cette catĂ©gorie, proposant un aller-retour – oscillant entre richesse et risque de confusion – entre le travail d’Albert Endefelt et celui de ses pairs tels que Pascal Dagnan-Bouveret et Hugo Birger. Le cadrage, la mise en scène, le costume, le lieu, l’attitude, l’Ă©clairage contribuent Ă  croquer Ă  la fois

  • une personne,
  • un archĂ©type social et
  • un microcosme clairement dĂ©finissable.

 

Albert Edelfelt, « Autoportrait au bureau » (1903). Photo : Rozenn Douerin.

 

Le portrait associe l’exercice de dĂ©finition graphique d’une personne Ă  l’obligation de dĂ©finition sociale du personnage. L’expressivitĂ© du tableau rĂ©side moins dans le regard de la personne croquĂ©e que dans sa capacitĂ© Ă  Ă©voquer le cadre dans lequel s’insère le personnage, comme un tableau. Chez Edelfelt, la rigueur du trait accompagne la solennitĂ© des modèles choisis. En tĂ©moignent

  • la raideur posturale,
  • la verticalitĂ© serrĂ©e des costumes,
  • la simplicitĂ© apparente des rapports de couleur entre Ellen et le fond sombre, rappelĂ©e par
    • son mĂ©daillon,
    • le ruban qui l’attache, et
    • les liserĂ©s renforçant le dialogue entre verticalitĂ© et horizontalitĂ© du tissu.

La peinture est aussi boutonnĂ©e que la robe de la sÅ“ur de l’artiste, assumant le paradoxe qui se tend entre maĂ®trise de l’art pictural et refus d’un embellissement esthĂ©tisant. Cette tension est fondĂ©e sur le rayonnement social que cherche Ă  capter ce type de portrait : la dignitĂ© du modèle est proportionnelle Ă  sa capacitĂ© Ă  renvoyer une idĂ©e de sa maĂ®trise et de sa soumission aux codes en vigueur.

 

Albert Edelfelt, « Portrait d’Ellen Edelfelt » (1876). Photo : Rozenn Douerin.

 

Mère et sÅ“urs de l’artiste (Berta, plus jeune, ayant droit Ă  un chapeau colorĂ© et Ă  de superbes volutes dentelĂ©es) sont fixĂ©es dans une iconographie stricte, que l’on pourrait juger corsetĂ©e si ce terme n’Ă©tait pĂ©joratif. En effet, l’expressivitĂ© de la peinture sourd de la corrĂ©lation entre l’individu et le groupe dans lequel il s’intègre. En quelque sorte, Albert Edelfelt paraĂ®t moins peindre un modèle familier que le rĂ©gime de conventions auquel ledit modèle est soumis. De mĂªme qu’ils aspireront plus tard Ă  une portĂ©e folklorique, cherchant Ă  fixer des traditions en les reconstituant pour l’occasion, les portraits d’Albert Edelfelt brossent avec vivacitĂ© la socialisation des individus, assignĂ©s Ă  leurs tĂ¢ches, Ă  leurs rĂ´les et Ă  leurs obligation d’incarner un topos.
Le portrait d’Erik Edelfelt dans un landau en est une saisissante illustration : une grande partie du tableau est blanche. Robe blanche, tulle blanc, draps blancs, bonnet blanc sont encadrĂ©s par un landau Ă  la fois sommaire et strict, ainsi que par un fond mouvant. La contrainte sociale est moindre pour le bĂ©bĂ© ; les limites pesant sur lui restent Ă  Ă©crire ; le spectre des couleurs en tĂ©moigne. C’est aussi cela ce que paraissent raconter les portraits de familiers exĂ©cutĂ©s par Albert Edelfelt. Ils montrent que la pression sociale, Ă  l’Ă©vidence, contraint et limite, mais, de l’autre cĂ´tĂ©, peut aussi donner l’impression de protĂ©ger ceux qui s’y soumettent en leur assurant d’Ăªtre entourĂ© de toute part par un garde-fou.

 

Albert Edelfelt, « Erik dans un landau » (1889, détail). Photo : Rozenn Douerin.

 

Dans le prochain épisode, nous confronterons ces portraits de familiers à trois autres catégories de portraits :

  • le portrait officiel (personnalitĂ© posant),
  • le portrait d’archĂ©type (personne incarnant un personnage) et
  • le portrait de modèle hors cercle familial.

 

Ă€ suivre !

 

Cyprien Katsaris, Salle Gaveau, 15 juin 2022 – 1/2

Cyprien Katsaris Ă  la Salle Gaveau (Paris 8), le 15 juin 2022. Photo : Rozenn Douerin.

 

Le 15 juin avait lieu le rendez-vous parisien des katsarissophiles. Promesse d’un moment de musique et de joie, chaque rĂ©cital du Malto-GrĂ©co-Français est attendu avec impatience. Cette annĂ©e, il est d’autant plus espĂ©rĂ© que deux circonstances le pimpent : les soixante-dix ans du zozo et l’interprĂ©tation de la BO prĂ©vue par Camille Saint-SaĂ«ns pour un film muet. Ă€ peine si, avant les premières notes, notre enthousiasme est douchĂ© par un accueil assez minable puisque, en sus du billet, il faut rĂ©munĂ©rer l’ouvreuse et, en sus, rĂ©gler deux euros pour un vague programme A4 : puisse la production du concert pĂ©rir, confinĂ©e dans sa vergogne, pour cette dernière mesquinerie. Si, en termes d’expĂ©rience spectateur, au cas oĂ¹ c’est que personne leur aurait signifiĂ©, c’est Ă  la fois grotesque, saugrenu et tout pourri.
En revanche, on apprĂ©cie que, pour une fois, les micros n’envahissent pas la scène et ne perturbent pas le regard – ce qui n’empĂªche point, autour de nous, maints katsarissovores de filmer. D’autant plus inquiet, sans doute, lorsque la salle s’Ă©teint, un vieux type de nos voisins enfile son masque FFP2. Jusqu’Ă  prĂ©sent, sans doute, il ne risquait rien ; dĂ©sormais, le spectacle peut commencer, le virus du Covid-19 serait presque fort marri si le flippĂ© ne dĂ©cidait de laisser ses naseaux Ă  l’air libre – entre le confort et la peur, il est parfois difficile de choisir…
Dès son entrĂ©e sur scène, Cyprien Katsaris s’adonne Ă  son exercice favori : la foucade. Hors programme, il propose de « penser Ă  ceux qui souffrent Ă  moins de 2 h 30 de Paris » en improvisant autour de thèmes de SergueĂ¯ Bortkiewicz, un Ukrainien autrichisĂ©, et SergueĂ¯ Rachmaninov, un Russe amĂ©ricanisĂ©. RĂ©ponse Ă  la censure dont des cultureux dĂ©cĂ©rĂ©brĂ©s ont frappĂ© d’aussi dangereux ambassadeurs de Vladimir Poutine que TchaĂ¯kovski ou Chostakovitch, ce bis anticipĂ© convoque les marques de fabrique post-lisztienne qui ravissent Ă  coup sĂ»r les fans du pianiste.

  • Gourmandise des arpèges,
  • Ă©noncĂ© du thème sur diffĂ©rents registres,
  • recours aux octaves pyrotechniques et aux tremblements de dramatisation,
  • mutations de nuances subito ou progressivement,
  • tuilage mĂ©lodique ou juxtaposition flagrante façon rhapsodie

construisent un moment brillant techniquement, musicalement et intellectuellement.

 

 

 

 

La set-list officielle s’ouvre par le PrĂ©lude-fantaisie BWV 921 de Johann Sebastian Bach. Les adeptes d’une musique emperruquĂ©e et aussi passionnante qu’un coup de règle sur les doigts n’auront d’autre choix de fuir la salle ou de sombrer direct dans quelque micro-coma. Cyprien Katsaris anime la partition avec cÅ“ur et dĂ©sir narratif. La première partie ne rechigne point devant rubato, suspensions et accents. Le clapotis qui suit paraĂ®t presque sage en comparaison mĂªme si, comme la Marche vivace, il ne renonce point aux respirations et aux contrastes Ă  la fois clarifiant et habitant le discours.

  • Les mutations de couleurs sĂ©duisent ;
  • le rythme Ă  la fois rigide et mutant se dĂ©coupe avec dĂ©licatesse et prĂ©cision ;
  • les nuances happent l’auditeur.

Le sens du ritenuto ainsi que le goĂ»t pour l’association entre senza rigore et a tempo nourrissent une introduction sĂ©duisante au rĂ©cital.

 

 

 

 

La Quarante-huitième sonate (Ho. 16/35) de Joseph Haydn pourrait paraĂ®tre anecdotique dans le rĂ©pertoire de l’interprète… si elle n’en constituait pas un cheval de bataille souvent enfourchĂ© par l’artiste – tantĂ´t paisiblement, comme dans son disque enregistrĂ© en concert Ă  Moscou, tantĂ´t davantage bille en tĂªte, comme dans la version LVMH. L’Allegro se goberge de bariolages et d’ornementations lĂ©gères. Le rythme s’appuie sur des deux-en-deux presque haletants, des changements de nuances, des respirations et des contrastes lors des reprises. Pendant la musique, le jeu social continue. Se souvenant que la canicule est annoncĂ©e pour les jours suivants, les dames très chic s’Ă©ventent bruyamment en faisant tinter librement leurs putain de bracelets. Pas sĂ»r que cela les aide Ă  apprĂ©cier le rĂ´le de la pĂ©dale, chargĂ©e d’aurĂ©oler le matĂ©riau sans Ă©touffer la dynamique, mais on ne pourra pas sauver toutes les imbĂ©ciles – au reste, Ă  ce stade de grossièretĂ©, faut-il en sauver une ?
Libre de ces considĂ©rations poussiĂ©reuses, Cyprien Katsaris glisse un Adagio qu’il parvient Ă  rendre Ă  la fois contemplatif et animĂ© grĂ¢ce

  • aux choix de toucher,
  • aux nuances (ha ! ces piani subito !) et
  • Ă  la distinction des plans sonores.

Le Finale, prĂ©cĂ©dĂ© par des applaudissements saugrenus, se dĂ©ploie autour d’un ternaire Ă©lĂ©gant qui permet de s’impatienter en se promenant dans les allĂ©es bien taillĂ©es d’un jardin luxueux. Les modulations de couleur donnent grĂ¢ce et finesse Ă  ce qui passe ainsi du statut de bluette apparente Ă  celui de moment charmant tout plein.

 

 

 

 

Le Deuxième KlavierstĂ¼ck D. 946 de Franz Schubert est, lui aussi, une connaissance familière du pianiste qui l’a souvent portĂ© sur les scènes et l’a Ă©galement captĂ© sur un disque Schubert rééditĂ© par son label Piano 21. Sur son Bechstein du soir, Cyprien Katsaris y dĂ©montre ses qualitĂ©s coutumières dans la pièce :

  • modĂ©ration et sĂ©rĂ©nitĂ©,
  • Ă©quilibre entre accompagnement et lead,
  • large palette de nuances lors des reprises.

La deuxième partie, tendue comme un tambour soucieux de changer de peau, travaille pourtant la tension de l’intĂ©rieur. Des crescendi sciemment condensĂ©s l’habillent avec tact. La réénonciation du thème, sans prĂ©cipitation, permet de rendre plus Ă©clatant le retour de la tension que notes et accords rĂ©pĂ©tĂ©s exacerbent.
Entre souci de cohérence et désir de contrastes narratifs, Cyprien Katsaris tire le plus touchant des passages animés comme du dernier retour au calme que porte le balancement ternaire liminaire.

  • Les doigts,
  • l’articulation et
  • les suspensions

achèvent de sĂ©duire l’auditoire.

 

 

 

 

La SĂ©rĂ©nade  (« Ständchen » pour les spĂ©cialistes), un classique en gĂ©nĂ©ral et un classique katsarissien en particulier (près d’une demi-douzaine de versions par l’artiste habille YT), rappelle la soliditĂ© du zozo. Rien de spectaculaire, heureusement, plutĂ´t une main gauche solide, une droite sans mignardise et un modèle d’Ă©quilibre quand le thème passe l’arme Ă  gauche. En terrain familier, le musicien dompte son instrument pour dĂ©livrer de très fins effets d’Ă©cho entre mĂ©diums et aigus.
EnchaĂ®nĂ©e, la CsĂ¡rdĂ¡s obstinĂ©e de Franz Liszt, dans la transcription d’un certain Cyprien K., dĂ©ploie une ambiance instantanĂ©ment hongroise, curieusement pas encore interdite par l’Union europĂ©enne, cette spĂ©cialiste de la dĂ©mocratie s’il en est. Le pianiste en souligne la variĂ©tĂ© des Ă©lĂ©ments dont

  • les modes,
  • les rythmes,
  • les irrĂ©gularitĂ©s apparentes et
  • les passages martiaux.

Main gauche tonique et main droite exacerbĂ©e dessinent une partition Ă©lectrique, mĂªme dans les passages moins virtuoses. Agogique katsarissiene et caractĂ©risation des moments spĂ©cifiques rendent raison d’une composition savoureuse et mĂ©tisse.

 

 

 

 

Trois Å“uvres de FrĂ©dĂ©ric Chopin concluent la première partie. La valse opus 64 n°2 diffuse avec un tact dĂ©licieux son mĂ©lange faussement humble de naphtaline, de swing et d’Ă©lĂ©gance. L’auditoire ne peut qu’Ăªtre Ă©bloui par

  • la lĂ©gèretĂ© digitale,
  • le refus de la mièvrerie (incluant excès, minauderie et mollesse appropriĂ©e pour les dames du troisième Ă¢ge physique ou mental) et
  • le sens des accents distillĂ©s au grĂ© de l’accompagnement.

Dans la (posthume) fantaisie-impromptu op. 66, les petits doigts courent sans complexe. Il revient Ă  Cyprien Katsaris de nuancer, donc de caractĂ©riser les diffĂ©rents segments afin de colorer l’Ă©coute par-delĂ  la virtuositĂ© première et remarquable. L’hurluberlu ne s’Ă©chappe pas et use de ses doigts rageurs chauds patate pour attaquer la Polonaise hĂ©roĂ¯que. L’art du showman que maĂ®trise le concertiste lui permet d’associer doigts rageurs et coup d’Å“il rigolard au public. Derrière l’apparence d’un gala de croisière, pointe l’exigence du musicien dans la manière d’Ă©noncer le texte (apport entre dĂ©tachĂ©, legato et pĂ©dale de sustain), de soutenir l’indispensable Ă©nergie portĂ©e par le perpetuum motorique de la main gauche dans la partie centrale, et d’assurer le crescendo qui va bien ainsi que la personnalisation des redites.

 

 

 

 

De quoi conclure avec brio une première partie qui ne renouvelle pas le rĂ©pertoire de la star, certes pas, mais qui offre au public une palette de sonoritĂ©s, d’harmonisations et de traitements de l’instrument pour le moins pĂ©tillante. Et pour la suite, par ma foi, après tant d’Ă©motions subtilement agencĂ©es, on verra après l’entracte !

 

Un post plein de non-jugeotte

Au thĂ©Ă¢tre de l’Ă®le Saint-Louis, le 10 juin 2022

 

Il Ă©tait temps d’appeler Ă  plus de raison. Le jugement sur l’apparence a commis assez de dĂ©gĂ¢ts. Tançons PĂ©tronille, je vous prie.

 

 

 

 

Back to the game!

 

Après plus de deux cents traductions, dont des blockbusters de divertissement et quelques livres gĂ©niaux pas forcĂ©ment blockbustĂ©riques pour autant, croyait-on mon temps passĂ© ? Fichtre, sceptiques et malandrins, voilĂ  qui ne me dit rien qui vaille pour votre matricule. Et vous ancĂªtres et tendrons qui batifoliez dans mon domaine, m’imaginant mort, enterrĂ© et re-mort derrière, tremblez ! Trrrrremblez, vous dis-je !
Le roi est sur le point de faire son retour et il vient reprendre son sceptre ou, Ă  dĂ©faut, un apĂ©ro voire deux. (Une option n’empĂªche pas l’autre, notez bien.)

 

Une maison pour les bleus

Avec Claudio Zaretti au thĂ©Ă¢tre de l’Ă®le Saint-Louis (Paris 4). Photo : Marcelle Martin.

 

Parfois, comme dit la vieille dame selon Isabelle Mayereau, j’ai les bleus. Pourtant, j’Ă©tais dĂ©jĂ  fier d’avoir Ă©crit un tube – Ă  mes esgourdes. Alors, quand Claudio Zaretti a acceptĂ© de venir le duetter avec moi, j’Ă©tais FIER et sacrĂ©ment content en sus.
La modestie et le dĂ©tachement attendront bien quelques siècles. Ils n’ont que ça Ă  faire, après tout, s’ils sont modestes et dĂ©tachĂ©s.

 

 

 

Improvisons nos nuits

Dans la collégiale Saint-Martin de Montmorency, le 25 juin 2022. Photo : Bertrand Ferrier.

 

C’Ă©tait dans la nuit, dans la nuit noire et obscure du mois de juin, sur les coups de 23 h, au cours d’une mini-Nuit des Ă©glises sise en la collĂ©giale Saint-Martin de Montmorency (programme ici).
Des surgissements, des rugissements, des silences et des peintures. Une envie de musique dans un lieu magique jadis saccagĂ© par la RĂ©volution. Des spectateurs tenaces, des questions, des rencontres. Des notes qui restent, d’autres qui passent et, parmi elles, celles de cette improvisation sur les folies et les sentiments qui nous habitent, heureusement.

 

 

 

Le latin et l’art tapinent

Au thĂ©Ă¢tre de l’Ă®le Saint-Louis, le 10 juin 2022. Photo : Rozenn Douerin.

 

Un peu de zoologie appliquée sa mère et enveloppée dans une doulce panure : telle est la recette de la billevesée proposée dans ce post.

 

 

 

La femme, la femme, la femme, toujours recommencée

 

En ce moment, y a le choix entre le genre et la mixitĂ©. Ce soir, c’est genre.

 

 

On va quand mĂªme essayer de faire de la musique : le lieu, les instruments et l’excellente Catherine Gouillard en soutien des autochtones y incitent. Let’s groove it, BB.

 

 

 

Quatorze ans, le bel Ă¢ge

Debussy de la Lorette en Cornouailles, le 24 juin 2022. Photo : Bertrand Ferrier.

 

– J’suis vieux… mais j’suis mignon, quand mĂªme, hein ?

 

Debussy de la Lorette en Cornouailles, le 24 juin 2022. Photo : Bertrand Ferrier.