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Le blog de Bertrand Ferrier, page 195

Petites symphonies pour un nouveau monde : Paule Maurice

Capture d’Ă©cran de la vidĂ©o d’Inna Ouvaroff

Originellement Ă©crit pour piano et saxophone, voici un extrait des « Tableaux de Provence » adaptĂ© pour orgue et saxophone par Anna Homenya et Dmitry Uvarov. L’occasion pour chacun de dĂ©couvrir ou rĂ©entendre Paule Maurice, une compositrice guère prisĂ©e des programmateurs en quĂªte de noms bankable.
Les amateurs de trouvailles harmoniques et d’ambiances goĂ»tues le regretteront – mais ils auront, a minima, cette vidĂ©o pour rĂªver au riche rĂ©pertoire laissĂ© par la crĂ©atrice !

 

Petites symphonies pour un nouveau monde : Hélène de Montgeroult

Nicolas Horvath Ă  la Philharmonie de Paris lors de l’intĂ©grale des « Études » de Philip Glass, en prĂ©sence du compositeur. Photo : Bertrand Ferrier.

Parmi les virtuoses qui ont participĂ© au concert du 28 mars, le plus dingue, et de loin, s’appelle Nicolas Horvath. Redoutable manipulateur de clavier, l’homme ajoute Ă  cette caractĂ©ristique une forte dilection pour la musique minimaliste, l’exploration de rĂ©pertoires multiples et les concerts de plus de douze heures. Mais mĂªme les miniatures d’1’40, ça lui fait pas peur. La preuve.

 

Petites symphonies pour un nouveau monde : « Intermezzo »

Jasmina Kulaglich. Photo : Laura Cortès, by courtesy of the model.

Pianiste concentrĂ©e, intĂ©rieure, intense, Jasmina Kulaglich a rĂ©cemment fait son entrĂ©e dans le catalogue Naxos en solo, tout en continuant de sĂ©vir comme chambriste et comme enseignante. Ă€ l’occasion des Petites symphonies pour un nouveau monde, elle a offert aux curieux deux pièces de Borodine. En voici la savoureuse première.

 

Petites symphonies pour un nouveau monde : « Oh, ne sois pas triste »

Vittorio Forte. Rozenn Douerin, la photographe, voulait pas que je publiasse le clichĂ©. Je l’fais quand mĂªme : c’est mon prĂ©fĂ©rĂ©.

Quand un pianiste exceptionnel est confinĂ©, lui souvent faire ainsi. Pour, juste, le plaisir du partage. Par consĂ©quent, en attendant le disque retardĂ© par le Grand Confinement, please, rumble for the first out of four lieder by Rachmaninoff & Wild… & Vittorio Forte.

 

Petites symphonies pour un nouveau monde : « Mouka »

Anna Homenya et Dmitry Uvarov (aperçu). Photo : Bertrand Ferrier.

Après avoir mis en ligne la première version YouTube de Tanets de Naji Hakim par Marie-Agnès Grall-Menet, en prĂ©sence du compositeur…

 

 

… le festival Komm, Bach! est tout frĂ©tillant de prĂ©senter en crĂ©ation mondiale une miniature Ă©crite spĂ©cialement par le chef et compositeur Nikita Sorokine pour le concert des Petites symphonies pour un nouveau monde. Bonne dĂ©couverte ou réécoute de cette petite perle apte Ă  pimper le collier de nos habitudes !

 

On peut pas parler d’autre chose que d’orgue sur ce site ?

Photo : Bertrand Ferrier

Si, bien sûr.

Petites symphonies pour un nouveau monde : le concert

 

Ce n’Ă©tait pas le premier concert collectif, mais c’Ă©tait le premier concert dotĂ© d’ubiquitĂ© du festival Komm, Bach! : ce samedi 28 mars, a Ă©tĂ© diffusĂ© pour la première fois sur YouTube le film des Petites symphonies pour un nouveau monde, avec six artistes internationaux. Voici le rĂ©sultat.

 

 

Les curieux de belle musique peuvent prolonger l’expĂ©rience Ă  travers les derniers disques des musiciens, comme…

Belles écoutes à chacun.

 

Petites symphonies pour un nouveau monde : les artistes (3)

Christian Chamorel ou presque. Photo : Bertrand Ferrier.

Ce soir, Ă  20 h 30, ils seront six Ă  se produire pour un concert exclusif diffusĂ© sur la chaĂ®ne YT du festival Komm, Bach!. Les quatre premiers zozos ont Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©s ici et lĂ . SubsĂ©quemment, il nous reste deux olibrius Ă  dĂ©couvrir. « Olibrius », le terme n’est point trop saugrenu.
Pourtant, Christian Chamorel, le premier des deux, est Suisse et a un chien, ce qui reprĂ©sente plus de garantie qu’il n’en faut pour lui accorder quelque bondieuserie sans concession – au point qu’il a Ă©tĂ© question du spĂ©cimen ici mĂªme, lĂ  aussi puis, trala, lĂ  itou.. Ă€ 17 ans, au conservatoire de Lausanne, l’ex-gamin a raflĂ© une VirtuositĂ© avec fĂ©licitations du jury. Insuffisant pour l’hurluberlu. Entre 2004 et 2006, il dĂ©croche deux diplĂ´mes de soliste Ă  Munich puis Ă  Zurich. Enquillant les victoires dans des concours internationaux, il enchaĂ®ne itou les concerts en vedette avec orchestre.

Christian Chamorel en concert Ă  l’institut Goethe. Photo : Rozenn Douerin.

Ă€ vrai dire, le Romand est sans tabou. Il aime le lied, la musique de chambre, le solo devant l’orchestre et le solo tout seul comme un grand. InvitĂ© de grands festivals worldwide, le musculeux musicien sĂ©vit de Gstaad Ă  PĂ©kin, en passant par l’Allemagne, l’Italie, le Japon, l’Angleterre, les États-Unis et mĂªme, folie, la France.
Incandescent en concert, il rayonne au disque, de Liszt Ă  Mozart en passant par Franck et le tout nouveau Mendelssohn, Ă  paraĂ®tre fin avril après qu’il a jetĂ© maintes autres pierres dans le jardin de Felix. En sus, Christian Chamorel dirige le Mont musical, un festival qu’il a fondĂ© au Mont-sur-Lausanne.

Nicolas Horvath. Photo : Bertrand Ferrier.

L’ultime gaillard est improbable. C’est un type qu’on a dialoguĂ© avec d’abord Ă  propos de Claude François, alors bon. Comme quoi, faut pas se fier aux apparences. M. Gendre IdĂ©al pourrait n’Ăªtre qu’un spĂ©cialiste du brushing impeccable. AllĂ©luia, Nicolas Horvath est un tout p’tit peu plus que ça. Le monsieur sĂ©vit d’abord en pays monĂ©gasque oĂ¹ il Ă©blouit le chef Lawrence Foster.
FormĂ© auprès des plus grands, dont Philippe Entremont et Leslie Howard, il refuse de s’enfermer dans la caricature du parfait virtuose soumis tout plein. En dĂ©pit d’un disque Liszt ultra-acclamĂ©, l’homme ose le pas de cĂ´tĂ©.  RedĂ©couvreur de compositeurs mĂ©connus, dĂ©fendeur de crĂ©ateurs aussi divers que Terry Riley, RĂ©gis Campo et Valentyn Silvvestrov, il multiplie les disques et les concerts mĂ©morables.

Nicolas Horvath, Debussy de la Lorette en Cornouailles et des gens. Photo : Bertrand Ferrier.

SpĂ©cialiste de Philip Glass (qu’il joue pendant douze heures, non stop, devant 14 000 personnes Ă  la Philharmonie de Paris – oui, dans la grande salle, et qu’il re-joue devant le maĂ®tre lors d’une intĂ©grale mĂ©morable), il claque aussi des rĂ©citals hors norme autour d’Erik Satie – mais pas que – tout en fricotant avec Czerny et Debussy.

 

 

Nicolas Horvath est aussi un compositeur Ă©poustouflant, oscillant entre Scriabine et l’Ă©lectro hyper dark, selon les circonstances. L’homme refuse de se cantonner dans des cases mignonnettes Ă  souhait. On suppose que, du coup, sa vie est hypermoins simple que s’il Ă©tait un pur produit immĂ©diatement intelligible, genre gentil virtuose mignonnet tout plein.
Faut l’admettre, bien qu’il soit un grand virtuose, il est tout sauf ça. AssociĂ©e Ă  sa crĂ©ativitĂ© et Ă  sa folie intrinsèque, c’est cette dichotomie aussi qui le rend croustillant et qui nous rend très heureux qu’il participe au concert de ce 28 mars.

Petites symphonies pour un nouveau monde : les artistes (2)

Vittorio Forte. Photo : Rozenn Douerin.

Le samedi 28 mars, Ă  20 h 30, le festival Komm, Bach! rĂ©unit six concertistes internationaux pour un concert exceptionnel diffusĂ© sur YouTube et intitulĂ© Petites symphonies pour un nouveau monde. Le concert s’articulera autour de pièces pour orgue et saxophone, prĂ©sentĂ©s tantĂ´t, et pivotera autour de pastilles distillĂ©es par pianos et clavecin. Quatre invitĂ©s VIP ont acceptĂ© de participer au projet : aujourd’hui, nous allons dĂ©couvrir les deux premiers (par ordre d’apparition Ă  l’Ă©cran). Les deux suivants dĂ©barouleront demain.
Le premier nommĂ© est un quasi habituĂ© des habituĂ©s (j’ai pas fini) de ce site. Vittorio Forte est l’un des secrets les mieux gardĂ©s du piano virtuose et nĂ©anmoins musical, puissant et cependant subtil. En dĂ©pit de sa modestie envahissante, c’est un hĂ©naurme pianiste, aussi brillant techniquement que gĂ©nĂ©reux humainement, aussi curieux musicalement que sidĂ©rant digitalement. De ce grand escogriffe, il nous est mĂªme arrivĂ© de dire plus que du bien, chose si rare paraĂ®t-il, çà et lĂ .

Photo : Bertrand Ferrier

GuidĂ© par un pĂ©dagogue argentin, le zozo ne s’est consacrĂ© au piano qu’Ă  17 ans, quasiment Ă  l’Ă¢ge de la retraite chez certains. En quelques annĂ©es, il a raflĂ© moult prix de concours nationaux, avant d’aller se perfectionner auprès de pianistes prestigieux, de la trempe de György SĂ¡ndor ou Mikhail Petukhov. En 1996, il glane le premier prix du concours international de Zumaia (en Espagne, Ă©videmment), donc le droit de jouer son premier concerto avec orchestre – le mozartien Jeunehomme. En 1998, un nouveau concours lui permet de quitter l’Italie pour gagner les rives (françaises) du LĂ©man. Une tournĂ©e de concerts europĂ©ens passant par la Bulgarie et Toulon, si si, lui permet de dĂ©crocher une bourse.
De la sorte, le voici grenouillant au conservatoire de Lausanne, puis auprès d’hurluberlus notoires feat. Paul Badura-Skoda et Jean-Marc Luisada. Quant Ă  François-RenĂ© Duchable, c’est pire : il choisit Vittorio pour interprĂ©ter le Cinquième concerto dit « Empereur » de LvB avec rien moins que l’Orchestre de chambre de Lausanne.

Photo : Bertrand Ferrier

Le sommet ? Que nenni. L’EuropĂ©en Forte continue de gagner des concours, d’intĂ©grer des classes de maĂ®tre spectaculaires avec, entre autres, des mentors de l’acabit d’un Andreas Staier ou d’un Menahem Pressler. Au Grand Prix Vlado Perlemuter, il rĂ©colte deux prix, dont le prix Chopin pour la meilleure interprĂ©tation d’une pièce du compositeur polonais. Lyrinx l’alpague, et son disque Clementi (ne vous fiez pas Ă  la pochette pourrie, c’est wow) remporte, notamment 5 diapasons. S’ensuivent de nombreux enregistrements vite considĂ©rĂ©s comme des rĂ©fĂ©rences, dont un disque Schumann, un disque Couperin-Chopin, un disque Carl Philip Emmanuel Bach, des intĂ©grales et des rĂ©citals comme ce « Voyage mĂ©lodique de Schubert Ă  Gershwin » qui alpague aussitĂ´t ses cinq diapasons.
Ses innombrables rĂ©citals ne l’empĂªchent pas de dĂ©livrer de nombreuses classes de maĂ®tre Ă  son tour, et de susciter l’admiration incrĂ©dule de tous ceux qui assistent Ă  ses concerts. Ne croyez rien au marketing : oui, Volodos, ça joue superbement ; mais Forte, c’est au moins aussi magnifique.

 

Jasmina Kulaglich. Photo : Laura Cortès, by courtesy of the model.

Jasmina Kulaglich est moins explosive. Plus intĂ©rieure. Pas moins volontaire, c’est un fait. Ă€ Belgrade, oĂ¹ la concurrence est rude, elle toque un Premier prix Ă  l’unanimitĂ© au Conservatoire national supĂ©rieur de musique. Plus le Grand prix de l’universitĂ© des arts. Plus le Premier prix au concours des jeunes pianistes serbes. Plus le Prix d’octobre de Belgrade. Rien que ça…
La jeune femme est volontaire, elle souhaite encore se perfectionner auprès – notamment – de disciples d’un certain Claudio Arrau. Son aura grandit et l’amène Ă  se produire en France, en Suisse, en Italie et en Hollande.

 

 

Mais la dame n’est pas univoque. Soliste ? Soit. Chambriste itou. Elle se produit en petit comitĂ© – mais quel « petit » comitĂ© – avec les solistes et membres du Philhar de Radio France, de l’ONF, de l’Orchestre de Paris et de l’ONIF. Elle fracasse Londres avec l’Orchestre romantique europĂ©en, elle envahit le clavier devant l’Ensemble symphonique de Paris et l’Orchestre de chambre Dionysos. Elle gagne le New Jersey avec le trio Botticelli et la presse avec le trio Bohème, autour d’un excitant programme saisonnier disponible ici.
Chambriste, soit ? Soliste avant tout. Elle a notamment créé Byzantine Mosaic de Svetislav BožiÄ‹, Å“uvre et disque inspirĂ©s par les monastères orthodoxes des Balkans. Le disque est un choc saluĂ© notamment par Radio Classique, France Musique et la Radio Suisse romande.

 

 

Critiques et experts se gobergent et s’Ă©charpent pour savoir qui louera le mieux sa sonoritĂ© fruitĂ©e (si), sa sonoritĂ© idĂ©ale, son aisance diabolique, son intĂ©rioritĂ© sensible ou son don innĂ© pour la beautĂ©. Insatiable, la dame sĂ©duit la Radio TĂ©lĂ©vision de Belgrade et la Radio Suisse Romande qui l’enregistre avec admiration, et elle poursuit son projet musical doublement : d’une part en tant que prof (au Conservatoire Ă  Rayonnement RĂ©gional d’Aubervilliers et au PĂ´le Sup’ 93), d’autre part en… mais oui, en participant au concert du 28 mars oĂ¹, par ma foi, l’on vous attend !

Petites symphonies pour un nouveau monde : les artistes (1)

Anna Homenya. Photo : Nikita Sorokine pour le festival Komm, Bach! (détail).

Le samedi 28 mars, Ă  20 h 30, le festival Komm, Bach! rĂ©unit six concertistes internationaux pour un concert exceptionnel diffusĂ© sur YouTube et intitulĂ© Petites symphonies pour un nouveau monde. Le concert s’articulera autour de pièces pour orgue et saxophone – nous prĂ©senterons leurs manipulateurs dans ce post. Il pivotera autour de pastilles distillĂ©es par pianos et clavecin – nous prĂ©senterons demain les VIP qui ont acceptĂ© de participer au projet.
Première Ă  entrer en lice, Anna Homenya avait dĂ©jĂ  cochĂ© la date et l’heure : elle devait se produire avec sa complice ce soir-lĂ , en direct, pour un concert d’orgue Ă  huit pieds et mains. Camille DĂ©ruelle Ă©tant contrainte de rester chez elle pour garder sa fille, Anna a dĂ©cidĂ© de maintenir sa participation avec un autre complice – un saxophoniste, pour changer. C’est une joyeuse nouvelle car la demoiselle vaut le coup d’oreilles.
En 2013, elle dĂ©croche le Premier prix d’orgue et de clavecin au conservatoire Rimsky-Korsakov de Saint-PĂ©tersbourg et, dans la foulĂ©e, soutient son doctorat de musicologie – il porte sur les symphonies de Bruckner. Elle poursuit sa formation auprès de grands maĂ®tres de l’orgue – comme Michel Bouvard et Louis Robilliard – et du clavcein – comme Christophe Rousset, Andrea Steier et Skip SempĂ© ; et elle la termine au Conservatoire Ă  Rayonnement RĂ©gional de Paris, dans les classes de Christophe Mantoux (orgue) et NoĂ«lle Spieth (clavecin). Parallèlement, elle multiplie les concerts DeLuxe en se faisant entendre Ă  la Chapelle acadĂ©mique de Saint-PĂ©tersbourg, Ă  la Marienkirche de Stralsund, en Allemagne et, Ă  Paris, aux grandes orgues des Ă©glises Saint-SĂ©verin, Saint-Gervais, Saint-Augustin et des Billettes Ă  Paris.

Insatiable, elle accumule les lauriers. Quelques exemples ? En 2017, elle est l’une des cinq finalistes du très prestigieux concours d’orgue de Dudelange (Luxembourg). En 2018, elle devient l’accompagnatrice de Quadrivium, un ensemble de musique baroque qui, avec le musĂ©e des Arts et mĂ©tiers, dĂ©ploie un programme de concerts autour des compositrices. Soliste, elle se plaĂ®t Ă  travailler aussi en duo. Avec la claveciniste Tatsiana Khalevo, elle joue François Couperin Ă  la Philharmonie de Minsk, en BiĂ©lorussie. En 2019, avec Camille DĂ©ruelle, elle s’aventure Ă  Annecy pour une première expĂ©rience autour de l’orgue Ă  huit pattes.
En 2019, elle participe au concert d’ouverture du festival Paris les Orgues parmi une plĂ©iade d’organistes qui, Ă  dĂ©faut d’Ăªtre des chaussures, sont dĂ©jĂ  des pointures connues et reconnues. La mĂªme annĂ©e, elle joue au festival d’orgue de Murcia, en Espagne, fait ses dĂ©buts au Royaume-Uni sur l’orgue historique d’August Gern abritĂ© Ă  Leven, et est invitĂ©e comme professeur d’orgue Ă  l’universitĂ© de Saint Andrews, en Écosse. Parallèlement, elle est l’organiste de l’Ă©glise parisienne de Sankt-Albert, grave la musique de Boris Tischchenko pour Naxos (disque paru dĂ©but 2020), et enseigne piano et solfège Ă  l’École russe des arts, cofondĂ©e en 2016 par Inna Ouvaroff – qui a rĂ©alisĂ© plusieurs sĂ©quences des Petites symphonies pour un nouveau monde – et Dmitri Ouvaroff, le saxophoniste du concert.

Dmitri Ouvaroff Ă  Saint-AndrĂ© de l’Europe. Photo : Inna Ouvaroff pour le festival Komm, Bach!.

Dmitri est nĂ© en 1985 Ă  Apatity (en Russie, comme chacun feindra de le savoir). Il obtient son diplĂ´me de saxophone – avec la mention Excellent, s’il vous plaĂ®t – au Collège d’État de musique de Saint-PĂ©tersbourg Modeste Moussorgski, se spĂ©cialise en saxophone classique en terminant ses Ă©tudes au conservatoire Rimsky-Korsakov de Saint-PĂ©tersbourg. Enfin, il ne termine pas vraiment puisque, en 2018, il soutient son master d’Arts, lettres et langues, mention musicologie Ă  l’universitĂ© de Versailles-Saint-Quentin.
Entre 2004 et 2014, il est laurĂ©at d’une dizaine de concours internationaux. Dès 2006, il intègre l’Orchestre symphonique de la chapelle d’État de Saint-PĂ©tersbourg. Rapidement, il est invitĂ© par les orchestres symphoniques du Mariinsky et de l’AcadĂ©mie philharmonique du Saint-PĂ©tersbourg. Tout en peaufinant son art auprès de grands musiciens (dont Jean-Denis Michat, qui sera jouĂ© lors des Petites symphonies pour un nouveau monde), il se produit dans de grands festivals internationaux comme Aix-en-Provence et Vittenberg. En Italie, il se produit dans le cadre des « Jeunes talents de Saint-PĂ©tersbourg » organisĂ© par l’État russe. En Chine, il participe aux JournĂ©es de Saint-PĂ©tersbourg. Ă€ Moscou, il joue pour le Festival de PĂ¢ques. Ă€ Paris, en sus d’avoir fondĂ© et de diriger l’École russe des arts, il devient l’artiste de DAU, le projet acoquinĂ© avec le festival de film de Berlin. Depuis cette annĂ©e, il est liĂ© Ă  l’Orchestre symphonique de Palerme. Bref, ça joue.
À demain pour partir à la découverte des invités VIP !