
Ester Pineda est une pianiste solidement ancrée en France où elle enseigne et poursuit ses recherches en « musicologie systématique », domaine – associant la neuropsychologie à l’étude des partitions et de leur pratique, ai-je cru comprendre – dans lequel elle jouit d’un doctorat. Avec ce nouveau disque, paru en novembre 2025 (oui, je sais, parfois, je ne suis pas très, très rapide à recenser…), c’est pourtant son hispanisme qu’elle décide d’explorer et de remettre à l’honneur, après un premier disque sur cette thématique, entre
- vedettes du genre et compositeurs peu connus,
- classiques du dix-huitième et pépites du vingtième,
- sonates post-baroques et microfulgurance contemporaine.
L’album, disponible en disque compact ou vinyle ainsi que sur les plateformes de streaming, se présente comme une série de feuillets dont l’incipit n’est autre que la sonate en Ré du rare Mateo Pérez de Albeniz (1755-1831).
Ce « presto e gaio » à six croches la mesure dispense un dynamisme pimpant, avec
- fanfares de tierces,
- batteries de basses obstinées et d’accords répétés, et
- changements thymiques mordant presque ironiquement dans le mineur comme pour mieux revenir à la jubilation sereine du mode majeur.
L’interprète évite tout
- flonflon,
- coup de Stabylo ou
- sentimentalisme,
ce qui est d’autant plus nécessaire que la partition comprend des indications ne laissant aucun doute sur son caractère (« poco pedale », « senza ritardare », etc.). Pour autant, elle déploie l’arsenal indispensable pour pimper cette musique joyeuse et la rendre moins exotique ou anecdotique que pétillante :
- le phrasé et les attaques sont léchés,
- les nuances habiles,
- les traces d’agogique aussi légères que précieuses sur les fins de partie.
On apprécie
- les choix de détaché,
- le sens de la respiration et
- une capacité à habiter la simplicité qui rend le feuillet fort agréable à écouter.
D’Antonio Soler (1729-1783), Ester Pineda a choisi d’interpréter la vingt-cinquième sonate « en mode dorien » (c’est-à-dire que la sixième note de la gamme de ré mineur, qui devrait être un si bémol, est un si naturel, de sorte que le mode mineur est comme travesti par une incongruité ambiguë qui titille l’oreille). La tonalité de ré, cette fois plutôt mineure, peut donc paraître prolonger le premier feuillet, auquel le dynamisme du présent allegro ne cède en rien.
- Trilles,
- traits,
- basses tonifiantes
font pétarader le piano et donnent à entendre le mélange très particulier – qui fait le sel de cette musique – entre un côté très baroque finissant et un autre très classique dans son goût pour la conversation voire le bavardage.
- Tentations de modulation et modulations,
- suspensions du discours et
- chromatisme surprenant
soutiennent l’intérêt, d’autant que l’instrumentiste a la bonne idée de ne pas faire la reprise, laquelle aurait dissipé l’impression de jaillissement d’un discours en perpétuel renouvellement.
Ester Pineda laisse crépiter
- les bariolages guère sapides et les harmonies étranges de ce qui est souvent un duo (c’est cette association entre apparente platitude et étincelles sonores qui nous plaît bien…),
- les dissonances audacieuses qui, associées aux résolutions retardées des appogiatures longues, donnent du cachet à la sonate (qui ne bondit pas en entendant la friction entre la et si, par exemple, au deuxième temps de la mesure 136 ?), et
- la liberté que laisse à l’interprète la partition dans son choix entre legato et staccato, liberté dont la pianiste se délecte pour notre plus grande satisfaction.
Puis la musicienne extirpe d’un certain oubli Sebastián de Albero (1722-1756), qui ne peut pas avoir été qu’un mauvais bougre puisqu’il a sévi comme organiste, et à la chapelle royale de Madrid s’il-vous-plaît. L’interprète choisit la pièce la plus basique qui puisse être : une sonate en Ut, la deuxième de son recueil principal. Do, c’est vraiment la tonalité de base : pas d’altération, éventuellement quelques accidents. On attendra quelques siècles avant de s’imposer des farces comme les tonalités de la bémol mineur ou de Sol bémol. Ô temps béni de l’harmonie !
L’allegro ternaire revendique sinon une urgence, du moins une envie voire une énergie. Il y a
- des appogiatures fondues dans le mouvement (donc des contretemps),
- des trilles impatientées,
- des sautes d’octaves réjouissantes en questions-réponses.
Rien d’hispanisant mais, justement, sans doute une volonté de la pianiste de sortir le stéréotype hispanico-ibérique
- des castagnettes,
- de la pompe du soleil et
- des massacres de taureaux
pour l’inscrire dans une histoire musicale plus occidentale que nationalement excentrée.
- Les ajouts opportuns d’ornementation aux reprises,
- les variations d’accents,
- l’art de glisser les modulations de tonalité et de mode
contribuent à l’intérêt guilleret de cette découverte.
Organiste itou, ce qui dit beaucoup de bien de lui, José de Larrañaga (1728-1806) était un moine basque dont un florilège a été édité et adapté par Antonio Ruiz-Pipó – certes, en soi, c’est pas une information super intéressante, mais ça le devient un peu plus quand on sait que l’arrangeur est aussi le gars qui a composé le bis, dédié à l’interprète, qui conclura le disque – résultat, la partition n’est pas trouvable en liberté sur Internet ce qui, pour un mec mort il y a 220 ans, est un rien dommage. D’emblée, Ester Pineda envoie du peps d’emblée :
- netteté de l’articulation,
- tonicité du bariolage,
- différenciation des registres (basses sacrément funky, aigus joliment émoustillants).
L’interprète galbe
- nuances,
- tenues et
- attaques.
En dépit d’un propos peu saisissant, l’écoute permet de savourer
- des unissons gourmands,
- des répétitions étincelantes et
- des trilles toujours fringantes.
Autant les quatre sonates qui ouvrent le disque d’Ester Pineda évoquent un patrimoine ibérique plus ou moins connu, autant le saut dans le temps que nous effectuons en passant de José Larrañaga à Isaac Albéniz s’inscrit davantage dans une évocation de l’Espagne typique – de l’Andalousie, dirons certains en pointant les autres morceaux du cycle Iberia dont « Evocación » est le premier numéro. Avec son balancement ternaire presque façon barcarolle et sa tonalité de la bémol mineur donc sept bémols (la totale) à la clef, la pièce, siglée « allegretto espressivo », déploie une mélancolie so(m)brement répartie avec la pulse à la senestre et la mélodie ondulante à la dextre.
- Mordants aiguisés,
- nuances fines,
- pédalisation ciselée pour, sans noyer le propos, prolonger la basse de la bémol, longtemps obsessionnelle avant de s’enfoncer progressivement jusque dans les abysses de la quinte inférieure,
permettent d’apprécier pleinement
- le chromatisme,
- les trouvailles harmoniques,
- l’ambiguïté quasi rhapsodique qui se profile… et
- l’inattendue modulation en Mi bémol mineur.
Il faut de la finesse pour rendre
- les mutations tourbillonnantes de tonalité, parfois pour deux mesures seulement,
- l’émotion contenue dans l’élargissement des registres quittant le médium pour s’enivrer d’accords aigus, jusqu’à abandonner les graves, et
- la diversité de tempi nécessaire pour évoquer sans alourdir ni perdre le fil.
Soyons clair : la dame, la finesse, elle l’a. Et elle déploie – avec une autre qualité : l’élégance – son métier, dans une pièce enfin ambitieuse après des miniatures intéressantes mais limitées, quand Isaac Albéniz multiplie
- les déséquilibres rythmiques,
- les retournements thymiques et
- les changements de narrateur (la main gauche prend le lead à la mesure 55 avant de se disputer avec sa collègue).
Ce nonobstant, même dans les moments d’emportement, Ester Pineda choisit de privilégier
- la clarté plutôt que la pétarade,
- la netteté plutôt que les grands effets,
- l’intime plutôt que le spectaculaire.
Les amateurs de sensations fortes resteront peut-être sur leur faim devant la sobriété qui semble caractériser l’interprète. Pour autant, les mélomanes moins friands de fougue démonstrative savoureront
- la différenciation des touchers,
- l’art du legato et
- la science de la nuance comme de la respiration
qui permettent à la pianiste de rendre justice d’une partition sans cesse mutante, partant toujours palpitante.
- Souplesse du phrasé,
- clarté de la polyphonie,
- sens du groove
servent joliment Isaac Albéniz jusque dans la quasi inextinguible coda.
Si le plus modeste tango en Ré du même compositeur – œuvre extraite d’un autre cycle, ce qu’omet curieusement de préciser la set-list – est désormais surtout célébré par les guitaristes, il n’en a pas moins la sapidité de la musique populaire quand l’écriture savante la régurgite. Ester Pineda
- swingue avec talent le dialogue entre ternaire et binaire (pointé ou non),
- fait astucieusement résonner les belles basses de son piano – capté et mastérisé avec la finesse imparable de Jean-Pierre Bouquet – et
- veille à laisser dialoguer posément soprano et alto.
Une évocation charmante d’un hispanisme teinté de l’italianité des Argentins ! À la suite s’avance « El pelele » d’Enrique Granados. Sous-titré « escena goyesca », l’œuvre ne fait pas partie des Goyescas d’Enrique Granadaos, une série de six pièces réparties en deux livres, mais elle en reprend le principe synesthésique tâchant de faire résonner la peinture dans la musique. Ester Pineda y confirme sa recherche d’une interprétation libérée du clinquant, y compris dans le prélude « brillant ».
- Les notes,
- la célérité et
- l’esprit
sont là, mais tout se passe comme si l’interprète préférait se concentrer sur le texte plutôt que sur l’effet que sa dextérité produira sur l’auditeur. Rien de spectaculaire, donc, si ce n’est
- l’efficacité du staccato,
- la vigueur des
- trilles,
- mordants et
- appogiatures, et
- la justesse des choix d’agogique.
La pédalisation titille l’oreille par sa générosité. Elle semble nimber le pantin évoqué par le titre dans une atmosphère onirique fort intrigante. N’en demeurent pas moins
- l’efficacité des octaves ascendantes,
- le vrombissement des fusées montant vers les suraigus puis redescendant, et
- la netteté roborative des accords répétés.
On goûte
- les nuances, jamais criardes,
- la place accordée à la respiration qui rend vivante l’évocation, et
- la manière
- de poser ici la phrase, là l’harmonie,
- d’étager les plans sonores,
- d’introduire gracieusement une modulation, bref,
- d’associer
- lisibilité,
- caractérisation et
- cohérence dans la diversité, autant d’éléments qui constituent la musicalité spécifique de cette version.
Le programme Granados est complété par les quatre miniatures des Cartas de amor. En effet, à côté des huit « valses poétiques », le compositeur a griffonné quatre « valses intimes » surtitrées Lettres d’amour, à commencer par un « Cadencioso » (rythmé) en La. C’est mignon tout plein et agréablement contrasté entre l’élégiaque partie A confrontée à la tonique partie B.
« Suspirante » est un soupir en Mi qui joue sur le contraste entre les moments a tempo et les ralentissements de pulsation. « Dolente », plainte en la mineur, joue sur les notes additionnelles et, çà et là, des harmonies chopiniennes. « Appassionato » en ré mineur, tierce picarde exclue, se nourrit
- de la souplesse rythmique,
- des contrastes de registre et
- des chocs rythmiques.
Ce parcours dans la partie peu connue du catalogue d’Enrique Granados n’est pas sans charme ; il est même cohérent avec le refus de l’artiste de partir dans des interprétations enflammées. Néanmoins, un p’tit mot dans un livret moins étique que le feuillet offert avec l’album physique aurait pu expliquer le choix de l’interprète d’offrir un voyage en terra rara plutôt qu’un parcours dans des steppes moins anecdotiques et potentiellement plus conformes au projet annoncé par le titre du disque.
De Manuel de Falla, Ester Pineda choisit deux pièces, dont celle qui ouvre le cycle des Pièces espagnoles. Après l’Andalousie d’Isaac Albéniz, voici un hommage à la province d’Aragon, un trois temps en Ut. Comme dans l’ensemble de ces Évocations ibériques, on y goûte
- la fluidité du geste,
- le souci du dialogue entre les voix, et
- cette science de l’agogique qu’a développée l’interprète à un degré plus qu’élevé.
De quoi permettre à l’oreille de goûter avec délectation
- les habiles dissonances,
- le chromatisme modulant et
- les arabesques lancées par les triolets de doubles.
La clarté du discours n’enlève rien
- à la richesse harmonique,
- à l’inventivité frottée au motif obsessionnel, ni
- au bouillonnement qui déborde dans cette pièce jusqu’à l’extinction des feux.
Une œuvre de premier plan rendue avec une sobriété qui devient écrin pour elle !
Après l’Argentine du tango d’Isaac Albéniz, voici une autre facette de l’ibérisme avec la « Cubana », deuxième des Quatre pièces espagnoles. Marquée par
- le balancement,
- la polyrythmie théorique et
- les mutations de tempo,
la pièce associe
- complexité d’écriture et fluidité d’interprétation,
- charme mélodique et trouvailles harmoniques,
- plaisir d’un discours coloré et jubilation des ruptures d’énonciation (ha, l’arrivée des staccati, ha !).
Incapable d’en rajouter sur le localisme supposé de l’œuvre (ce serait un défaut dans l’inestimable mais mésestimé Louis Moreau Gottschalk, c’est ici absolument indispensable), Ester Pineda valorise cette qualité inestimable par
- une rigueur sensible,
- des accents aux puissances variables, et
- une maîtrise technique qui lui permet de faire résonner parfaitement trois à cinq notes différentes simultanément de manière parfaitement distincte.
La tentation rhapsodique rappelle la puissance d’inspiration qui porte – souvent – Manuel de Falla. Le quant-à-soi dont semble dotée la pianiste lustre cette inventivité qui se joue des contraintes jusqu’à la faire briller de mille feux… suscitant le regret de n’entendre que deux des quatre Pièces, ce qui est, in fine, plus que bon signe !
Un bouquet de préludes extraits des douze que Frederic Mompou a composés au fil du temps et rassemblés en deux cahiers (les trois choisis datent sans doute des années 1950) : voilà comment Ester Pineda se propose de conclure le récital concocté pour son disque Évocations ibériques.
Premier sur le pupitre, le neuvième prélude est annoncé « languide » et à penser « molto cantabile espressivo ma non troppo lento ». Résolument chromatique, la miniature exprime
- une quête intérieure,
- une curiosité prête à s’enflammer (jusqu’à s’exprimer sur trois portées au lieu des deux habituelles, afin de laisser place
- à la mélodie,
- à l’harmonie arpégée et
- à la basse), et
- manière de tension entre contemplation lasse et volonté têtue.
C’est du pain bénit pour Ester Pineda dont on a salué dans les précédentes notules l’inclination
- à la méditation,
- au retenu et
- à la recherche d’expressivité sans escarbille.
L’interprète est ici à son affaire, entre
- résonance maîtrisée,
- suspensions prolongeant le propos, et
- clarté du discours que nimbe le mystère de l’inachèvement consubstantiel au projet de « prélude »,
comme autant de moyens de donner corps à une rêverie et à sa forme en arche.
A priori, le huitième prélude tranche par son caractère puisqu’il sied de le jouer « con lirica espressione ». Là encore, il faut se méfier des apparences car le lyrisme expressif n’entraîne pas forcément un débordement verdien d’émotivité éclatante. De fait, non mesurée, la miniature se déploie avec un mélange
- de grâce aérienne et d’empêchement terrien (l’obsédant motif ascendant de quatre à huit croches est sans cesse brisé),
- de rigueur dans l’énoncé et de changement de tempo,
- d’unité de ton et de nuances faisant habilement miroiter le mezzo forte général.
On goûte
- les variations de registre bien valorisées par un piano coloré et fort bien réglé,
- les dialogues entre les différentes voix, et
- ce sens de la respiration qui éclaire et amplifie – une constante chez cette interprète.
Le septième prélude, seul des trois à être doté d’un titre omis par le livret (« Palmier d’étoiles ») s’annonce « deciso ». Il s’ouvre sur une section théoriquement à quatre temps, mais le tempo ne cesse de voler en éclats
- (changements métronomiques,
- points d’orgue et
- ritendo
sont de sortie).
- Pédalisation précise,
- opposition entre graves telluriques et aigus liquides,
- contraste entre fusées et tenues
dessinent un chemin escarpé dont la destination est délicieusement mystérieuse. La deuxième section, un 6/8 exigé « molto tranquillo », tranche avec ce démarrage tourmenté sans pour autant se poser.
- Le tempo s’accélère,
- la battue fluctue,
- les motifs changent, et
- des à-coups (sforzendi, piano subito…) détricotent l’apparente tranquillité debussyste du passage.
Le texte oscille entre aspiration scriabinienne à l’envol et implacable gravité, contradiction très humaine s’il en est que l’art d’Ester Pineda rend palpitante à examiner, façon entomologie musicale, sous l’angle Mompou.
En guise de bis, la pianiste offre une miniature qu’Antonio Ruiz-Pipó lui a dédiée. La quatrième des Ventanas (fenêtre) donne sur un paysage sautillant où
- structure obstinée,
- accents groovy et
- crescendo
finissent par provoquer une explosion bientôt contenue mais n’aspirant qu’à se reproduire. Une jolie fin qui a l’élégance de nous laisser sur notre faim – d’autant que le disque dure 49′ : il y avait de la place pour ouvrir d’autres fenêtres ! Mais quel musicien n’est pas fier d’entendre à la fin de son concert que « c’était bien mais trop court » ?
En conclusion, ce disque déjoue les topoi que son titre pouvait laisser entrevoir. L’espagnolade n’est guère au rendez-vous ; et quand l’interprète cède au genre, comme pour ne pas décevoir l’auditeur, elle métisse aussitôt son hispanisme – le « tango » d’Isaac Albéniz » tempère son « Evocación », la « Cubana » de Manuel de Falla colore son « Aragonesa ». L’album est à l’image du pianisme d’Ester Pineda, lequel manifeste
- un savoir-jouer qui ne gonfle pas le torse,
- un souci de la caractérisation qui permet d’interpréter – au sens fort – des musiques très différentes,
- une volonté d’intériorité qui privilégie la partition à la démonstration grandiloquente, et peut-être aussi
- une certaine timidité ou humilité – en rien contradictoire avec des convictions esthétiques fortes et assumées – qui conduit Ester Pineda à opter pour un pointillisme très personnel (plutôt de petites pièces et de brefs aperçus de compositeurs que des gros patouillis de vingt minutes ou plus).
En somme, loin de l’effet wow souvent recherché par les interprètes quand ils gagnent un studio,
- la singularité de la set-list,
- l’habileté à évoquer tout en évitant les poncifs, et
- l’art de jouer du piano sans avoir besoin de tartiner sa virtuosité à longueur de disque
ne laissent pas en repos
- la curiosité,
- l’intérêt et
- le plaisir d’écoute
de l’auditeur. On en conviendra, ce n’est pas une mince performance !
Pour écouter gracieusement le disque en intégrale, c’est ici.
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